Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | MEDECINE DOUCE POUR LES CHIENS

 

Accuponcture pour chiens elevage du bois foucher

 

De plus en plus de maîtres de chiens ont recours aux médecines douces pour soigner leur animal. Il est toujours important de s'adresser d'abord à un vétérinaire avant de soigner son chien avec ce type de médecines. Elles peuvent soigner de nombreuses pathologies et améliorent le bien-être, la santé et l'équilibre général de votre chien.

Recourir à une médecine douce pour son chien, c'est faire le choix d'agir sur le long terme, d'opter pour une prise en charge globale de la santé, du bien-être et de l'équilibre. Les médecines douces nous rappellent que le chien est un animal qui, à l'origine, puise ses forces dans la nature. Elles procurent un réel bien-être mais doivent tout de même être utilisées avec discernement. Il faut faire attention à l'automédication, car les produits utilisés en médecine douce contiennent des principes actifs et les erreurs peuvent être plus ou moins graves.

Les médecines douces peuvent être utilisées lorsque le chien réagit mal aux traitements classiques. Elles viennent aussi en complément de la médecine traditionnelle pour limiter des effets secondaires mais aussi pour la prévention. 


 

L'Homéopathie

Au quotidien, l’homéopathie peut aider votre chien à guérir de nombreuses pathologies, que celles-ci soient physiques ou psychiques : traumatismes, démangeaisons, stress, vomissements, etc. Elle interviendra aussi, parfois, en traitement complémentaire. Gardez certains remèdes chez vous pour faire face aux urgences.

Tout comme l’homéopathie ne peut pas soigner un cancer chez l’homme, elle n’aura pas d’effets sur une maladie grave de votre chien, comme une tumeur ou la piroplasmose, pas plus qu’elle n’évitera à votre animal une intervention chirurgicale en cas de torsion de l’estomac. Elle s’avère en revanche très utile au quotidien, lorsqu’il s’agit de faire face à des pathologies courantes. L’homéopathie pourra également compléter un traitement allopathique prescrit par un vétérinaire.

En automédication, l’homéopathie peut traiter dans l’urgence une affection aiguë, une douleur consécutive à un choc, une piqûre d’insecte, des yeux irrités, etc. Le traitement, dit symptomatique, sera dans ce cas de courte durée et répondra à un besoin précis. L’homéopathie peut également agir en complément d’une médication traditionnelle (comme un vermifuge) ou pour atténuer les effets d’un vaccin ou d’une anesthésie. Elle favorisera également la cicatrisation d’une plaie, suite à une opération chirurgicale par exemple.

Pour un traitement de fond, si votre chien souffre de problèmes articulaires ou s’il présente des troubles du comportement, par exemple, il est recommandé de consulter un vétérinaire spécialisé. Il s’appuiera en effet sur ce que l’on nomme en homéopathie le "trépied d’appel" pour déterminer quelles sont les solutions les plus appropriées, avec quelles dilutions et à quelles doses. Pour ce faire, il prendra en considération les symptômes présentés par votre animal et les conditions dans lesquelles ils sont apparus, mais aussi le caractère du chien, son mode de vie et ses habitudes (alimentaires, de couchage, etc.).

Nul besoin de dévaliser votre pharmacien, les remèdes homéopathiques pour chiens peuvent se limiter à quelques tubes de couleur que vous avez même, peut-être, déjà chez vous. Si vous avez des enfants, il ne serait pas étonnant que de l’Arnica montana ou du Nux vomica soient déjà présents dans votre armoire à pharmacie.

Les solutions homéopathiques indispensables

  • Arnica montana : pour tous les chocs (physiques, mais aussi psychologiques) provoquant des douleurs, des courbatures ou des crampes.
  • Gelsemium : en cas de peur, de stress ou de troubles nerveux.
  • Nux vomica : lorsque le chien souffre de troubles digestifs, vomissements ou diarrhées, et/ou s’il a le mal des transports. À utiliser également en cas d’intoxication, avant une visite (d’urgence) chez le vétérinaire.
  • Apis mellifica : pour les inflammations, œdèmes et démangeaisons dus à une piqûre, mais aussi les allergies, les brûlures et l’urticaire.
  • La teinture mère de Calendula : pour désinfecter les plaies.

Des solutions homéopathiques à différentes pathologies

  • Arsenicum album : si vous constatez que votre chien est épuisé, s’il est victime d’une intoxication alimentaire ou s’il souffre de problèmes cardiaques ou respiratoires.
  • Belladonna : en cas de fièvre, de rougeurs ou d’otites congestives.
  • Bryonia : si le chien est dans un état fébrile et a très soif, ou bien s’il boîte.
  • Ignatia : en prévention ou lors d’une situation émotionnellement délicate pour le chien, par exemple un déménagement ou un deuil.
  • Cina : en traitement complémentaire lors d’une infestation aux vers, surtout si le chien maigrit ou se montre particulièrement nerveux.
  • Hepar sulfur : en cas d’abcès ou de furoncle.
  • Ledum palustre : en cas de démangeaisons (sans œdème).
  • Phosphorus : si vous avez un petit chien très craintif et hyper émotif.
  • Euphrasia : pour les problèmes oculaires comme les yeux irrités.
  • Rhus toxicodendron : si votre chien boîte et/ou a des douleurs articulaires.
  • Silicea : pour permettre l’écoulement du pus en cas de suppuration ou pour aider à éliminer une épine « coincée » sous la peau.

Quelles dilutions et quelles posologies ?

Un traitement homéopathique doit débuter dès les premiers symptômes. Une dilution haute à 5 CH est recommandée à raison de 3 à 5 granules toutes les demi-heures et toutes les heures, puis en prises plus espacées au fur et à mesure de l’amélioration de l’état de santé du chien. Si vous avez du mal à faire avaler les granules à votre chien (essayez d’abord avec un peu de nourriture ou diluées dans de l’eau), optez pour une dilution à 9 CH et donnez-lui 5 granules en une prise, une fois par jour.

Les basses dilutions (15 CH) sont utilisées en prévention ou dans le cadre de maladies chroniques. Leur prescription nécessite une consultation chez un vétérinaire homéopathe. D’une manière générale, un professionnel devra toujours poser un diagnostic en cas de traumatisme ou de maladie durant plusieurs jours. Attention, la consultation du vétérinaire est un préalable indispensable pour poser le bon diagnostic.


 

La Phytothérapie

La phytothérapie est la médecine fondée sur l’utilisation de plantes ou d’extraits de plantes. Elle repose sur les effets bénéfiques et l’interaction des nombreux principes actifs naturels contenus dans les plantes.

Les plantes sont utilisées depuis la nuit des temps par nos ancêtres pour soigner leurs maux et celles de leurs bêtes. Face à la prise de conscience des limites des traitements médicamenteux classiques et de leurs nombreux effets secondaires, on redécouvre de nos jours les innombrables qualités des plantes dans le traitement et la prévention des maladies en médecine humaine comme en médecine vétérinaire.
Là où un médicament « chimique » moderne n’est constitué que d’une seule molécule, une plante contient plusieurs principes actifs dont les effets s’additionnent et s’équilibrent. C’est précisément de cette interaction que naît l’efficacité thérapeutique des plantes et que s’explique la rareté de leurs effets indésirables.

Les plantes médicinales fraîches ou séchées

L’utilisation plantes médicinales fraîches ou séchées représentent la forme la plus ancienne et la plus traditionnelle de la phytothérapie. Mais, avant de pouvoir les utiliser comme remède, il est nécessaire d’en extraire les principes actifs. Ils peuvent se trouver dans la plante entière ou dans une partie de la plante : racines, feuilles, fleurs (appelées parfois sommités fleuries), graines ou fruits. Les méthodes d’extraction des principes actifs sont toutes réalisables à la maison. Elles diffèrent selon que l’actif à extraire soit soluble dans l’eau, dans l’huile ou dans l’alcool.

Utilisation de plantes fraiches : pourquoi pas mais…

Rien ne vous empêche de récolter vous-même les plantes que vous utiliserez en remèdes directement dans votre jardin ou dans la nature mais cette pratique devrait être réservée aux véritables experts en botanique. La nature est pleine de faux-amis ! Deux espèces de plantes très ressemblantes peuvent avoir des propriétés très différentes. Pire, la nature regorge de plantes toxiques ! Ne ramassez pas des plantes dont vous n’êtes pas sûr de l’espèce au risque d’administrer des plantes toxiques à votre animal. Si vous êtes sûr de tenir la bonne espèce, écartez les plantes qui ne vous semblent pas saines (feuilles tachées…) et soyez-sûr que votre lieu de récolte n’est pas régulièrement arrosé de pesticides.
Si vous n’êtes pas un expert en botanique, achetez plutôt vos plantes séchées en pharmacie. Vous serez sûr de leur origine et de leurs qualités.

Les tisanes

Bien connues de nos grands-mères, les tisanes regroupent en réalité 3 méthodes de préparation selon la partie de la plante à utiliser : l’infusion, la décoction et la macération. Elles servent à extraire les principes de la plante solubles dans l'eau.
On peut ensuite donner ces préparations, une fois refroidies, à boire au chien… s’il les accepte et s’il les apprécie. Eh oui, la tisane n’est pas forcément le moyen le plus facile d’administrer des remèdes de phytothérapie à un chien en raison du volume relativement important de liquide qu’il doit absorber et du goût de cette potion pas toujours très appréciée de nos compagnons à quatre pattes. Et, on peut les comprendre ! Les décoctions de racine ne sont généralement pas des boissons très agréables à déguster, souvent amères ou âpres ! Pour ces raisons, on préfère aujourd’hui aux traditionnelles tisanes des préparations toutes faites du commerce comme les extraits phytostandardisés (EPS), plus pratiques à administrer, à doser et dont on est sûr qu’ils contiennent les principes actifs d’intérêt.
On peut également utiliser une tisane comme lotion à appliquer sur la peau du chien à l’aide de compresses stériles en coton. Par exemple, une infusion de feuilles d’ortie (urtica dioica) peut aider à soulager des démangeaisons de la peau ou une infusion de fleurs de camomille romaine (chamaemelum nobile) peut servir à nettoyer naturellement des yeux qui coulent.

Les macérats huileux

La préparation de macérats huileux permet de solubiliser les principes actifs des plantes dans l’huile. Ils se préparent à partir d’huiles végétales et de plantes fraiches ou partiellement séchées au soleil. Ils s’utilisent principalement par voie externe, en application locale par des massages doux sur la peau de l’animal.

Les alcoolatures et les teintures

Les préparations d’alcoolature et de teinture permettent d’extraire les principes actifs des plantes solubles dans l’alcool. En raison de la présence d’alcool, on ne peut les utiliser que par voie externe chez le chien, en application locale après dilution au 1/10ème avec de l’eau.

Les nébulisâts en gélule

Le nébulisât correspond aux principes actifs de la plante réduits en poudre. Conditionnés en gélules à faire avaler au chien, les nébulisâts présentent l’énorme avantage d’être très pratiques d’utilisation.

Ne confondez pas poudre de plante et nébulisât

En phytothérapie, on trouve également des poudres de plante présentées en gélule. Les poudres de plantes sont beaucoup moins concentrées en principes actifs que les nébulisâts. On peut bien évidemment les utiliser chez un chien mais les quantités de poudre -et donc de gélules - à lui administrer seront par conséquent plus importantes. Certaines gélules de poudre peuvent d’ailleurs contenir jusqu’à 500mg de poudre de plante et ne sont pas adaptées aux tout petits chiens incapables de les avaler sans qu’il vous faille ouvrir la gélule.

Les EPS

EPS signifie « extraits fluides de plantes fraîches standardisés ». Ces produits sont considérés comme les produits de la phytothérapie moderne car ils n’ont été mis au point qu’au milieu des années 90 et ne sont commercialisés que depuis le début des années 2000. Pratiques et dépourvus d’alcool, c’est le plus souvent sous cette forme que les vétérinaires spécialisés en phytothérapie prescrivent des médicaments de plantes à leur patients à quatre pattes.

Les plantes sont-elles vraiment sans aucun danger pour le chien ?

Non !
S’il est vrai que les remèdes à base de plantes présentent beaucoup moins d’effets secondaires que les médicaments conventionnels, elles ne sont pas non plus totalement dépourvues d’effets indésirables. Après tout, il est vrai que la nature produit de nombreuses plantes-poisons : digitale, aconit, muguet…pour ne citer qu’elles ! Et, le chien peut être également intoxiqué par des plantes que, nous Humains, consommons sans problème comme l’oignon, l’ail ou bien encore le poireau.

Plantes toxiques mises à part, de nombreuses plantes reconnues pour leur intérêt thérapeutique ont des principes actifs si puissants qu’ils peuvent interagir avec des traitements médicamenteux conventionnels ou être contre-indiqués dans certains cas bien particuliers. En médecine humaine, le millepertuis - utilisé comme anti-dépresseur naturel - est souvent cité en exemple pour annuler les effets de la pilule contraceptive. Il existe de nombreux autres exemples d’interaction plantes-médicaments en médecine vétérinaire ! Évitez donc toujours l'automédication et demandez toujours conseil à votre vétérinaire avant d'administrer des médicaments de plantes à votre chien.

Dans quels cas utiliser la phytothérapie pour chien ?

Notez que la phytothérapie permet de soigner de multiples problèmes de santé du chien.

On trouve en effet des solutions naturelles à la plupart des troubles de santé canins :

  • problèmes digestifs ;
  • troubles cutanés ;
  • stress ;
  • douleurs articulaires ;
  • parasites du chien, etc.

Selon les produits, les solutions de phytothérapie peuvent s'utiliser en prévention (dans le cadre d'un usage quotidien) ou en traitement.

Attention : toutes les maladies canines ne peuvent pas être traitées par les plantes ; certains problèmes de santé nécessitent en effet un traitement chirurgical ou encore l'utilisation d'antibiotiques.


 

L'Aromathérapie

En médecine vétérinaire, les huiles essentielles ont le vent en poupe depuis l’essor de l’agriculture biologique afin de trouver des alternatives efficaces aux médicaments conventionnels et de limiter la quantité d’antibiotiques distribués aux animaux d’élevage.

Aujourd’hui, face aux limites de certains traitements conventionnels et en réponse à la demande croissante des propriétaires, de plus en plus de vétérinaires « des villes » se tournent également vers les bienfaits de l’aromathérapie pour soigner nos animaux de compagnie… 

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

une huile essentielle est un mélange de substances naturellement présentes dans certains organes des plantes aromatiques et extraites de ces dernières par un procédé de distillation à l’alambic ou, dans le cas des essences d’agrumes, par pression à froid. Il s’agit donc de véritables concentrés de plantes aromatiques.

Une huile essentielle renferme ainsi plusieurs centaines de molécules aromatiques qui sont autant de principes actifs qui lui confèrent ses propriétés pharmacologiques. Ces puissantes propriétés sont d’ailleurs utilisées depuis des siècles, dans le cadre de l’aromathérapie, pour soigner diverses affections... chez l’être humain mais également chez nos animaux de compagnie.

Comment peut-on utiliser les huiles essentielles chez le chien ?

Avant tout, notez bien…

…de ne jamais utiliser d’huiles essentielles pour un usage thérapeutique sur votre chien sans l’avis d’un vétérinaire aromathérapeute. Bien que naturelles, les huiles essentielles sont des produits concentrés et complexes qui ne sont pas totalement sans danger pour eux.

Chez le chien, les huiles essentielles s’utilisent :

En application cutanée

Certaines huiles essentielles peuvent être appliquées sur la peau du chien dans de nombreux cas de problèmes dermatologiques. Attention, toutes les huiles essentielles ne peuvent pas être appliquées pures sur la peau du chien. En effet, certaines huiles essentielles sont irritantes, dermocaustiques ou photosensibilisantes et doivent impérativement être diluées dans une huile végétale (ou un autre support comme de l’argile verte, un shampooing, un dispersant…) avant leur application. N’appliquez jamais d’huile essentielle, pure ou diluée dans les yeux, le conduit auditif ou sur les muqueuses de votre animal et faites toujours un essai sur une toute petite zone de peau 48 heures avant son application sur une plus grande surface.

Par voie orale

Certaines huiles essentielles peuvent être administrées par voie orale. Le plus souvent, elles doivent être mélangées à un support comme de l'huile végétale, des extraits de plantes, du miel…Avant de pouvoir être administrées à un chien, les huiles essentielles irritantes pour les muqueuses (elles brûlent l’œsophage) devront être « enrobées » dans des gélules ou des capsules (à faire préparer par un pharmacien).

Par inhalation

Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées en diffusion atmosphérique à l’aide d’un diffuseur électrique adapté aux huiles essentielles.

A retenir !

Une huile essentielle s’utilise rarement pure (sauf cas particulier). Quelque soit la voie d’administration de l’huile essentielle chez le chien, il faut utiliser un support pour diluer l’huile essentielle ou « l’enrober ». Le plus souvent, on les dilue dans une huile végétale.

Quels sont les dangers des huiles essentielles chez le chien?

Ce n’est pas parce que les huiles essentielles sont issues de plantes qu’elles sont danger car :

  • tout comme l’homme, certains animaux peuvent être y allergiques ou sensibles,
  • elles peuvent présenter des contre-indications chez des animaux qui souffrent de certaines affections,
  • elles peuvent présenter des interactions avec des médicaments administrés au chien si ce dernier est déjà sous traitement,
  • elles peuvent avoir présenter une toxicité aigüe ou chronique sur le foie, les reins ou le système nerveux si elles sont utilisées à fortes doses ou sur une trop longue période.

N’utilisez jamais utiliser d’huiles essentielles chez les chiots de moins de 3 mois ou sur des femelles gestantes ou allaitantes. Attention également si votre chien partage la maison avec d’autres animaux comme un chat ou un furet : certaines huiles essentielles sont extrêmement dangereuses voire mortelles pour ces deux animaux.

Respectez scrupuleusement les conseils d’utilisation, restrictions d’usages et doses indiquées sur le flacon d’huile essentielle. Le moindre doute doit toujours vous inciter à demander l’avis d’un vétérinaire avant d’utiliser l’huile sur votre animal.

A noter également : les huiles essentielles ont une odeur forte qui peut aussi tout simplement être dérangeante pour l'odorat très développé du chien.

Quelles sont les propriétés des huiles essentielles pour les chiens ?

Antalgiques, anti-infectieuses, digestives, décongestionnantes, anxiolytiques…il y a presque autant de propriétés que d’huiles essentielles ! Et bien évidemment, ces propriétés sont directement liées à plante utilisée pour fabriquer l’huile essentielle. Une huile essentielle peut également à elle seule cumuler plusieurs bienfaits sur la santé du chien et être utilisée mélangée à d’autres plantes - sous forme d’huile essentielle ou non - pour en optimiser l’efficacité. On parle alors d’effet de synergie.

10 huiles essentielles pour soigner son chien

Voici donc un panorama (non exhaustif) des huiles essentielles utilisables chez le chien :

Huile essentielle Principales propriétés pharmacologiques Exemples d’indications Contre-indications et points de vigilance
Laurier noble (Laurus Nobilis) Anti-infectieuse
Anti-inflammatoire
Antalgique
Antispamodique
Expectorante
Infections
Toux du chenil
Massages des zones douloureuses
Possibles allergies cutanées
Lavande aspic (Lavandula latifolia spica) Anti-infectieuse (bactéricide et fongicide)
Expectorante
Cicatrisante
Anti-inflammatoire
Infections
Inflammations de la peau
Plaies
Interdite chez le chat, femelles gestantes/allaitantes et chiots de moins de 3 mois
Dilution à 10% max.
Menthe poivrée (Mentha piperita) Antispamodique et anti-inflammatoire intestinale
Tonique
Anti-infectieuse
Antinauséeuse
Antalgique par son effet « rafraîchissant »
Vomissements
Mal des transports
Inflammations de la peau
Œdèmes douloureux
Hématomes
Traumatismes musculaires
Interdite chez le chat, femelles gestantes/allaitantes et chiots de moins de 3 mois
Ne jamais utiliser sur de grandes surfaces du corps
Camomille noble (Chamaemelum nobile) Antalgique
Sédative
Anti-inflammatoire
Antispamodique
Anxiété, stress
Spasmes digestifs
Démangeaisons cutanées
Cannelle de Ceylan
(Cinnamom zeylanicum)
Anti-infectieuse (bactéricide et fongicide)
Antiparasitaire
Tonique, stimulante
Infections
Parasitisme
Verrues sur la peau
Interdite chez le chat, femelles gestantes/allaitantes et chiots de moins de 3 mois
Dermocaustique *
Dilution à 30% max.
Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) Puissant anti-inflammatoire
Antiseptique
Antalgique
Inflammations et douleurs articulaires et cutanées Possibilité d’allergies cutanées
Dilution à 10% max.
Eucalyptus radié (Eucalyptus radiata) Anti-infectieuse
Mucolytique et expectorante
Toux
Hélichryse italienne (Helichrysum italicum) Anti-hématome
Cicatrisante
Anti-coagulante
Anti-inflammatoire
Sédative
Hématomes, othématomes
Douleurs musculaires et articulaires
Plaies infectées et enflammées
Prudence chez le chat, femelles gestantes/allaitantes et chiots de moins de 3 mois et les animaux épileptiques
Ravintsara ou camphrier de Madagascar (Cinnamomum camphora) Antivirale et antibactérienne
Mucolytique et expectorante
Immunostimulante
Maladies virales et infectieuses
Arbre à thé - Tea tree (Melaleuca alternifolia) Anti-infectieuse (antivirale, bactéricide +++, fongicide)
Antiparasitaire
Immunostimulante
Infections et inflammations diverses
Piqûres d’insectes et démangeaisons
Verrues

* très irritante pour la peau, elle peut la « brûler » si utilisée pure

Comment choisir une huile essentielle pour son chien ?

Assurez-vous, avant d’acheter une huile essentielle, que les mentions suivantes figurent sur son étiquette :

  • la dénomination botanique en français et en latin (exemple : Ravintsara - Cinnamomum camphora ),
  • la partie de la plante utilisée (ex : feuilles, zeste, fleur…),
  • les molécules principales (linalol, cinéol, eugénol…)
  • le chémotype (ou « race chimique ») de la plante s’il existe (ex : Romarin officinal CT camphre),
  • sa provenance (ex : Provence, Madagascar, Népal, Sri Lanka…),
  • l’indication « 100% pure et naturelle » pour les huiles non certifiées bio,
  • le numéro de lot

 

L'Ostéopathie

Depuis quelques années le réflexe de faire appel à un ostéopathe est devenu courant, que ce soit dans une dynamique préventive, pour soulager des maux divers, ou en accompagnement d’un traitement allopathique.

Cette thérapeutique a su  nous séduire notamment par son approche globale du corps, ainsi que ses techniques douces et non invasives. Bien menée, les consultations  ne peuvent apporter que des éléments positifs, physiquement et mentalement

Si l’ostéopathie est à présent un outil thérapeutique chez l’Homme, qu’en est-il pour nos amis à quatre pattes ? Quels sont les domaines d’application, comment travaille un ostéopathe et sur quoi agit-il ? Voici quelques réponses aux questions les plus courantes.

Consulter en ostéopathie c’est avant tout prendre le temps. En effet, une consultation dure environ une heure dans laquelle plusieurs phases se succèdent pour obtenir une vision globale et complète du chien.

La première étape est l’anamnèse de l’animal afin de cerner la plainte, décrire ses antécédents, ses habitudes de vie, le diagnostique et traitement vétérinaire déjà mise en place etc. Croisé au bilan clinique, le thérapeute décide alors de continuer la séance en ostéopathie, ou bien de rediriger le chien vers un vétérinaire si les symptômes présents nécessitent des examens complémentaires ou un suivi médical en première intention.

Vient alors le temps de l’observation de l’état général de l’animal, de la qualité de sa locomotion puis du bilan ostéopathique et de l’écoute des tissus. L’ostéopathie vise à restaurer la mobilité des différentes structures du corps, qui a pu être altérée par différents facteurs,  la vision est donc globale et ne se limite pas à la zone douloureuse.

Le travail est de libérer les zones « figées » afin de redonner une mobilité aux tissus et éviter la sollicitation manière excessive et non adaptée d’autres zones, qui peuvent à terme être en souffrance puis algiques (voir créer une usure prématurée des articulations par un déséquilibre postural).

Ce travail tissulaire demande une grande disponibilité du thérapeute afin d’être au plus près de la réalité tissulaire du chien et accompagner le travail des tissus.

Pour cela différentes techniques de traitement sont disponibles et permettent d’agir de manière ciblée ou globale sur le système musculo-squelettique du chien, les fascias, le système digestif, la qualité de vie des tissus (vasomotion, perfusion), etc.

Dans la palette d’outils, on retrouve notamment des manipulations structurelles : brèves, intenses, et localisées qui majorent les tensions ; et les manipulations dites fonctionnelles qui accompagnent la détente tissulaire.

Les indications à consulter en ostéopathie sont alors multiples, comme par exemple le suivi post opératoire pour travailler les adhérences et cicatrices (chirurgie digestive, rupture du LCA, post stérilisation chez la chienne, réduction de fracture) en accompagnement d’une pathologie neurologique ou de l’appareil locomoteur  (dysplasie, hernie discale, luxation, entorse), pour contribuer au rétablissement d’un animal après un accident ou une chute, suivre le chien sportif, etc.

La stratégie thérapeutique et le nombre de séances seront alors fonction de l’objectif vers lequel on veut tendre. Chaque cas étant particulier, un projet thérapeutique individualisé sera mis en place pour  chaque animal, allant de la simple consultation annuelle de prévention, au suivi régulier d’un chien vieillissant auquel on souhaite apporter du confort et redonner de la vitalité…


 

La kinésithérapie

La kinésithérapie pour chiens gagne à être connue ! Cette discipline peut faire des miracles et soulager un chien qui souffre de troubles moteurs, ou tout simplement permettre d'optimiser les performances d'un animal de compétition.

Pratiquée par un vétérinaire spécialisé, la kinésithérapie canine vise à améliorer la force musculaire, le soutien aux articulations et la proprioception de votre compagnon à quatre pattes. Cette discipline paramédicale à l'efficacité prouvée, s'avère très efficace dans bien des situations.

Les indications de la kinésithérapie pour chiens : la rééducation, mais pas seulement...

La kinésithérapie canine est avant tout une technique de rééducation. Elle est indiquée après une opération orthopédique, ou un traumatisme tel qu'une fracture ou une lésion des tendons. Elle apporte également de très bons résultats dans le cas de troubles locomoteurs causés par une dysplasie de la hanche, une paralysie ou de l'arthrose par exemple.

Mais elle a également d'autres champs d'application : c'est aussi un moyen permettant d'améliorer les performances d'un chien de concours, de chasse ou de travail. Ou tout simplement un outil de relaxation pour lutter contre le stress et augmenter le bien-être général de votre compagnon.

Les principes de la kinésithérapie canine

La kinésithérapie pour chiens reprend les mêmes principes que la version humaine. Elle repose sur la mobilisation des muscles et des articulations, des techniques de massage, et des exercices de proprioception (perception de la position des différentes parties de son corps). On distingue deux types de thérapies :

  • La thérapie active : le chien exerce lui-même les mouvements, d'une façon volontaire ;
  • La thérapie passive : les mouvements sont réalisés par le praticien.

Le poids du corps de l'animal est très utilisé, tout comme différents outils : barres, planches, ballon, tapis roulant... Les comportements acquis du chien (donner la patte, assis/couché...) sont également sollicités lors des activités de musculation. Le recours à des agents naturels, comme l'eau, la chaleur et le froid, est courant.

Quelle est l'efficacité de la kinésithérapie pour chiens ?

L'efficacité de la kinésithérapie canine est prouvée : c'est la garantie d'une rééducation réussie. Les massages et manipulations améliorent rapidement les fonctions locomotrices et circulatoires, tout en procurant à l'animal un effet apaisant. Les contractures musculaires et les œdèmes disparaissent progressivement au cours des séances.Pour des résultats optimaux, il s'agit de suivre un "plan d'exercice" spécifique au chien à traiter. Des séances régulières et adaptées à l'âge, à la race et à la condition de l'animal sont nécessaires, et peuvent être complétées par des sessions d'hydrothérapie par exemple.

Les bénéfices du tapis roulant :
Le tapis roulant est un appareil extrêmement utile en kinésithérapie canine. Il permet de canaliser le chien en le faisant marcher ou trotter en ligne droite, à vitesse constante et sans à-coups, en accentuant le travail sur les membres antérieurs ou postérieurs si nécessaire. Le praticien garde ainsi le contrôle de l'exercice à tout moment.


 

L'Acuponcture

Si l’acupuncture est pratiquée couramment chez l’Homme, elle est bien moins connue chez l’animal. Elle est pourtant tout aussi utile et efficace !

L’acupuncture pour animaux, c’est quoi ?

L’acupuncture est l’un des cinq piliers de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Vieille de plusieurs millénaires, reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S), cette thérapeutique se développe depuis une trentaine d’année au sein de la profession vétérinaire.

Il s’agit, par l’implantation de très fines aiguilles stériles en des points précis, de rétablir les déséquilibres énergétiques responsables de la maladie. Ces points sont organisés en trajets, appelés « méridiens », cartographiés pour chaque espèce.

Comment se déroule une séance d’acupuncture vétérinaire ?

En pratique, l’examen clinique commence toujours par un questionnaire précis sur les troubles qui affectent l’animal. S’ensuit un examen attentif de la langue, du corps entier et des pouls du patient, pris au niveau des plis de l’aine pour le chien et le chat. Enfin, les vertèbres sont palpées une à une, car elles ont une correspondance avec les organes et les viscères.

Tous ces éléments réunis permettent de poser un diagnostic, et d’élaborer un plan de traitement. Le vétérinaire choisit alors les points des méridiens qui seront nécessaires pour retrouver l’équilibre, et donc l’état de santé.

L'acupuncture, est-ce douloureux pour l’animal ?

La finesse des aiguilles, lorsqu’elles sont nécessaires, facilitent une pose indolore. Cela permet aux tensions musculaires de se dénouer rapidement, et à l’animal, de se détendre.

Combien de séances d’acupuncture sont nécessaires ?

Une ou plusieurs séances peuvent être nécessaires, espacées de quelques jours à quelques semaines, en fonction de la pathologie et de son ancienneté.

Il est aussi possible de combiner acupuncture et pharmacopée, c’est-à-dire prescrire des plantes par voie orale. Ces médicaments de phytothérapie prennent le relais des séances de soins, pour recharger en profondeur les organes en déficience. Ainsi, le risque de rechute diminue considérablement.

A quels animaux l’acupuncture s’adresse-t-elle ?

Les domaines d’application de l’acupuncture vétérinaire sont très nombreux, depuis les problèmes locomoteurs jusqu’aux maladies de peau, en passant par l’insuffisance cardiaque.

Grâce à cette thérapie, un animal âgé peut gagner en qualité de vie, et une chimiothérapie, être mieux supportée.

Mais elle peut aussi nous surprendre, en apportant des résultats visibles et rapides sur des troubles neurologiques comme l’épilepsie, ou des déséquilibres hormonaux comme le diabète sucré.

Finalement, c’est notre patient à quatre pattes le meilleur juge d’efficacité, alors pourquoi limiter le champ des possibles ?


 

La Mésothérapie

La mésothérapie consiste à injecter localement des médicaments dans la peau. C’est une technique facile à utiliser et dont les résultats sont parfois spectaculaires.

La mésothérapie est une technique d’injection de médicaments à très petites doses et de manière sous-cutanée. Découverte au milieu du XXe siècle, la mésothérapie permet de réduire les douleurs physiques grâce à des injections localisées, au lieu d’avoir recours à une piqûre générale en intramusculaire ou intraveineuse. De fait, la douleur s’évanouit plus efficacement et rapidement en utilisant une dose moins importante. Conséquence immédiate : le patient reçoit moins de médicaments, ce qui est meilleur pour sa santé, réduisant les risques d’effets secondaires, et cela coûte moins cher.

Ses indications sont nombreuses : arthrose, coliques, pyodermites, etc. Pour réaliser les injections, on utilise différents types d’appareils. Les séances de mésothérapie sont renouvelées en général tous les quatre à cinq jours.

Les produits sont des corticoïdes, antibiotiques, vitamines, oligo-éléments ou même antalgiques… Les injections sont ciblées et ont pour objectif de soigner des pathologies très localisées. Par exemple, on traitera les troubles digestifs en piquant sur la ligne blanche (entre les muscles grands droits), tandis que les affections de la peau devront être traitées en périphérie des marques.


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