Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | COMPORTEMENT DU CHIEN

Elevage du bois foucher comportement du chien

 

Comprendre son chien et son comportement est très important !

Petit chien, grand chien, junior ou senior, mâle ou femelle, tous les chiens font des bêtises, ou ont des réactions inattendues comme la peur, l'agressivité, les aboiements incessants, etc...

Pourquoi réagissent-ils ainsi, et comment y remédier ?


Comportements qui doivent alerter

 

Comportements du chien qui doivent vous alerter sur sa santé

La posture de la prière 

Quand un chien se met en « position de prière », il relève son arrière-train et pose ses pattes avant au sol. Si cette posture ressemble beaucoup à celle que le chien prend lorsqu’il veut jouer ou s’étirer, la posture de prière traduit des douleurs abdominales importantes chez le chien. Dans cette position, l’animal essaie simplement de soulager son inconfort. Si votre chien se place dans cette posture de façon récurrente, consultez rapidement votre vétérinaire afin d’identifier ce qui fait souffrir votre animal et de le délivrer de sa douleur au plus vite.

position de prière

Mon chien appuie sa tête contre un mur

Si votre chien appuie sa tête contre un mur ou toute autre surface verticale en faisant mine de la pousser, on parle du signe de la « pousse-au-mur ». Quand elle se produit et se répète sans raison apparente, cette attitude est malheureusement révélatrice d’un trouble neurologique chez le chien. Le plus souvent, cette posture est l’un des signes de la présence d’une tumeur au cerveau ou de la présence de métastases cérébrales d’une tumeur située ailleurs, dans le corps de l’animal. Si vous l’observez chez votre chien, parlez-en à votre vétérinaire sans tarder.

Mon chien fait la toupie

Si votre chien tourne en rond de manière incessante et/ou répétitive alors même qu’il n’est plus un chiot ou qu’il n’est pas en train de faire ses besoins ou avant de se coucher, c’est qu’il souffre d’une gêne ou d’une douleur à la queue, d’un trouble obsessionnel compulsif ou d’un trouble neurologique. Référez-en alors à votre vétérinaire sans attendre.
Plus généralement, toutes les stéréotypies du chien – c’est-à-dire des mouvements constants et répétitifs qui se produisent sans raisons ni fonctions évidentes – sont toujours préoccupantes et doivent vous inciter à consulter un vétérinaire dans les meilleurs délais.

Le signe du traîneau

Le signe du traîneau désigne le comportement selon lequel le chien avance, l’arrière-train au sol, à l’aide de ses pattes avant. En faisant cela, le chien chercher à se soulager d’un inconfort ou d’une d’une douleur ressentis au niveau de son arrière-train. Le plus souvent, il agit de la sorte quand il a des vers, une impaction de ses sacs anaux ou bien encore des fistules anales. Si la vermifugation de votre chien est très récente mais qu’il fait quand même le traîneau, rendez-vous vite chez votre vétérinaire pour savoir ce qui cloche chez votre chien !

Mon chien se lèche ou se mordille tout le temps les pattes

Lorsqu’un chien se lèche ou se mordille tout le temps les pattes, parfois même au point d’enlever tous ses poils ou de s’auto-infliger des plaies, c’est un comportement très préoccupant. Soit votre chien souffre physiquement d’une pododermatite dont il essaie de se soulager par le léchage, soit votre chien souffre psychiquement et essaye de « se changer les idées » et de s’apaiser en adoptant ce comportement...comme quelqu’un qui se rongerait les ongles jusqu’au sang. Dans ce second cas, le léchage est alors une activité de substitution pour l’animal anxieux ou stressé.

Que la souffrance du chien soit physique ou psychique, il faut agir en consultant un vétérinaire qui s’attachera à faire cesser immédiatement le léchage (généralement, avec l’aide d’une collerette) afin d’éviter la survenue de complications infectieuses. Dans un second temps, il s’intéressera aux causes profondes de ce comportement pour soulager durablement votre chien.

Mon chien gobe des mouches imaginaires

Le fait de gober des mouches imaginaires porte aussi le nom de « fly-biting » chez le chien. Il semble y avoir une prédisposition génétique pour ce trouble obsessionnel compulsif qui aurait des causes neurologiques chez le Cavalier King Charles. Pour certains auteurs, le gobage de mouche pourrait même relever de la crise d’épilepsie focale. Il s’accompagne généralement d’autres TOC comme le léchage des pattes ou le tournis.
Si votre chien présente ce trouble, un traitement est nécessaire afin de faire diminuer la survenue de ce trouble et sa durée.

Mon chien incline la tête

Lorsqu’un chien penche la tête sur le côté et qu’il reste dans cette position, c’est qu’il y a de grandes probabilités qu’il éprouve des douleurs au niveau d’une de ses oreilles. Si ce signe s’accompagne de pertes d’équilibre, c’est alors que votre chien est victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ou qu’il souffre d’un syndrome vestibulaire. Dans tous les cas, direction votre vétérinaire de toute urgence !

 

Mon chien est peureux

 

Mon chien est peureux

Peur des personnes qui passent dans la rue, peur de l’aspirateur, peur d’un bruit, d’un coup de tonnerre, d’un vélo, d’une voiture, d’un joggeur, d’une feuille qui vole peut être ?

Votre chien a peur de tout ou d’un objet en particulier ? Pourquoi mon chien a  t-il peur et comment est ce que je peux l’apaiser ?

Tout d’abord, sachez que la peur fait partie d’un instinct naturel de survie. Que ce soit chez l’Homme ou l’animal, la peur est un comportement qui va permettre d’assurer la sauvegarde physique de l’être. Comme dirait l’autre : « La peur n’évite pas le danger », certes, mais elle permet de s’en éloigner et donc de se protéger.

La peur est une émotion engendrée par un élément nouveau, donc inconnu ou un élément connu ayant déjà eu une résonance désagréable pour le chien, ce qu’on appelle donc une mauvaise expérience.

Il faut tout de même garder à l’esprit que la peur optimise les sens, elle permet d’avoir une meilleure perception de l’environnement, il faut donc non pas la combattre mais la réguler, la contrôler car c’est une réaction parfois utile. Mais comme toutes les émotions, si elles sont poussées à l’extrême, elles deviennent ingérables.

Pourquoi mon chien a peur ?

Le syndrome de privation sensorielle

C’est un trouble qui est développé chez les chiens ayant eu lors de leurs 3 premiers mois un milieu pauvre en stimulation, comme pourrait l’être un chenil !

Un chiot qui a vécu dans un environnement pauvre en stimulation va développer ce que l’on appelle un seuil d’homéostasie sensoriel bas. Mais alors, qu’est ce c’est ? Et bien entre la 3ème et la 12ème semaine de la vie du chiot, il enregistre tout ce qu’il vit, que ce soit les bonnes ou les mauvaises expériences, un vrai disque dur ! Et une fois adulte, tout ce qu’il aura enregistré lui servira de base de données, de seuil de tolérance face à tout ce qui l’entoure.

De fait, plus il aura vécu de situations diverses jusqu'à ses 12 semaines, plus il arrivera à s’adapter aux situations nouvelles car il aura un seuil d’homéostasie sensoriel élevé.

A l’inverse, si votre chiot, lors de ses trois premiers mois ne vit aucune expérience, ne sort pas ou ne rencontre pas d’autres chiens, et bien il développera ce fameux syndrome du chenil dû à un seuil d’homéostasie sensoriel trop bas.

Il est donc très important de bien choisir son élevage, car, oui, les deux premiers mois de sa vie avant l’adoption sont fondamentaux et déterminants pour son développement. Malheureusement, dans de nombreux cas, les élevages sont éloignés de la ville à cause des nuisances sonores et organiser des sorties avec toute la fratrie est très compliqué.

C’est alors que votre rôle devient majeur dans le développement de votre chien. Vous avez un mois pour lui faire vivre le plus d’expériences diverses et positives possibles.

Ce syndrome a différents stades de gravité

  • Stade 1 : la peur d’un objet en particulier, ce que l’on appelle une phobie ontogénique, comme par exemple la peur d’un aspirateur en route ou d’une voiture. Cette peur concerne un élément identifiable. A ce stade, il est possible d’habituer le chiot à l’objet qu’il craint en faisant en sorte que cet élément qui déclenche chez lui une peur devienne tout a fait normal, faisant partie de son quotidien et son environnement. On appelle cela le processus d’habituation : on habitue le chiot a vivre en présence de cet élément, de manière douce, sans le forcer, en lui laissant la possibilité de s’enfuir et surtout à travers des séances courtes mais répétées régulièrement.
  • Stade 2 : la peur de l’environnement. Le chiot vit une anxiété permanente, tous les stimuli le font réagir. Il se cache sous les meubles, mange uniquement quand il est seul, souvent la nuit. Pour explorer son environnement il ne se déplace pas mais tend juste le cou et se tient prêt à fuir : on appelle cela l’exploration statique. Le chiot est toujours en posture expectative c’est à dire une posture d’attente, toujours prêt à réagir, à fuir. A ce stade, le processus d’habituation n’est plus possible et souvent on voit apparaitre des activités de substitution qui lui permettent de se détendre : léchage excessif du même membre par exemple. Ici on parle davantage de prévention et de travail par immersion contrôlée qui permettra au chien de se détendre progressivement. Il faut trouver la cause de cette anxiété et la traiter, parfois il faut accompagner le travail par un traitement vétérinaire.
  • Stade 3 : la phase ultime engendrant des problèmes de santé chez le chien. Le chien ne peut clairement plus s’adapter, ses émotions sont trop fortes et nuisent à sa santé. Peut s’en suivre une dépression qui engendre anorexie, trouble du sommeil, retard de croissance ou diminution des phases de sommeil profond et des malpropretés. Si c’est le cas : consultation vétérinaire impérative !

Attention, que ce soit pour n’importe quel stade, si le chien a plus d’un an : ne vous attendez pas à un miracle, plus le chien s’est conforté dans ses peurs plus il sera difficile de l’apprivoiser. Il ne faut donc pas attendre ! Dès que vous détectez une peur d’un objet : travaillez par habituation, dès que vous détectez une peur liée à l’environnement : travaillez par immersion. Jamais longtemps, mais régulièrement.

En résumé, pour éviter ce trouble il faut :

  • Privilégier un élevage en adéquation avec votre mode de vie.
  • Lors du premier mois de vie du chiot avec vous : faites lui vivre plein de choses, emmenez le partout : ville, foule, marchés, foret, voiture, etc.
  • Attention ! On a longtemps préconisé d’attendre la vaccination complète du chiot avant de le sortir : Erreur ! Étant donné que la vaccination est efficace une dizaine de jours après la 2ème injection : cela voudrait dire qu’il faudrait idéalement attendre l’âge de 3 mois pour sortir votre chiot ? NON ! Votre chiot a besoin d’explorer l’environnement extérieur, évitez simplement les rassemblements de chiens ou les zones à l’hygiène insuffisante.
  • Ne pas réagir et ignorer toutes réactions de peur venant de votre chien. Surtout, n’évitez pas le problème.
  • Favoriser des rencontres (intra ou inter-spécifiques) toujours positives pour ne pas engendrer de mauvaises expériences.
  •  
  • Pour le 2ème et le 3ème stade : un traitement vétérinaire est conseillé.
  • N’oubliez pas : thérapie par habitude (stade 1) ou par immersion (stade 2) dès l’apparition des premières peurs.

En tant que maitre, vous avez un rôle majeur

Votre attitude est très importante : il faut ignorer complètement les réactions de peur, ne pas les renforcer ! Parfois, cela part d’une bonne intention, on veut rassurer son chien comme l’on rassurerait un enfant qui vient de tomber… Erreur, en caressant un chien qui a peur on valide son comportement, on lui indique que l’on a peur également et donc qu’il a raison d’adopter ce comportement. N’oubliez jamais que pour votre chien, vous n’avez pas le statut de sauveur mais de modèle. De fait, il faut être complètement neutre, ne pas montrer au chien qu’on a peur ou que l’on réagit pour qu’il puisse s’auto-rassurer : si mon maitre n’a pas peur, je n’ai pas peur.

Comment apaiser votre chien au quotidien ?

Pour aider votre chien à se sentir bien, dès son arrivée : proposez lui un endroit confortable et sécurisant dans une pièce calme.

Commencez les sorties de votre chiot dans des lieux calmes tout d’abord puis progressivement, rendez vous dans des endroits plus animés.

N’hésitez pas à faire des bruits soudains et inconnus pour votre chien, faire tomber vos clés, déballer un colis de manière très bruyante, etc.

Proposez lui des jouets qui font du bruit (oui, même si c’est très pénible pour nos oreilles…).

Vous pouvez également compléter cela avec un diffuseur de phéromones de synthèse qui se compare aux apaisines naturelles sécrétées par la mère. En effet, les apaisines sont des phéromones sécrétées au niveau du sillon intermammaire dès le troisième jour de la vie du chiot et qui permettent au chiot de se détendre et d’être apaisé lors de la tétée. Il existe donc des diffuseurs ou des colliers que vous trouverez chez votre vétérinaire ou en magasin spécialisé.

 

Mon chien a peur des gens

 

Mon chien a peur des gens

Votre chien a peur des gens et cela vous handicape fortement au quotidien car vous ne pouvez pas aller n’importe où. Vous êtes sans cesse obligé d’organiser des balades dans des endroits où vous serez presque certain de ne croiser personne, etc.

Les différentes peurs chez le chien

Tout d’abord, il y a différentes peurs et surtout différentes traductions de la peur chez le chien. Il y aura le chien qui n’est tout simplement pas à l’aise et qui préfère faire sa petite vie de chien tranquille en évitant tout contact humain. Il y a le chien qui panique complètement à la vue de personne, tente de fuir, de se cacher, etc. Il y a le chien qui prévient et avertit de son inconfort en aboyant ou grognant. Et puis il y a le chien qui a atteint un stade de « non retour » et qui préfère attaquer pour éviter de se faire embêter car il n’a plus d’autres choix.

Dans tous les cas, il y a une solution pour apaiser un chien craintif. Mais sachez que pour certain cas, on ne pourra que diminuer son inconfort mais on ne pourra pas le rendre complètement sociable avec l’humain.

De plus, sachez que la peur est un instinct naturel de survie chez le chien. En effet, ce comportement craintif permet au chien d’assurer sa sauvegarde. J’expliquais dernièrement dans l’article « Mon chien est peureux, pourquoi et comment l’apaiser » qu’il ne faut pas voir la peur comme quelque chose à combattre mais plutôt comme une émotion à réguler.

Pourquoi un chien est-il craintif vis-à-vis des gens ?

Voyons tout d’abord ce qui amène un chien à être craintif vis-à-vis de l’humain, plusieurs causes peuvent expliquer ce trouble, mais en voici les deux principales :

Cause n°1 : le chien en question a vécu une multitude (ou parfois même une seule suffit) de mauvaises expériences liées à l’humain (chien battu, chien maltraité, etc.). Le chien a donc associé l’humain à quelque chose de très négatif et préfère donc tout faire pour éviter le contact afin de se protéger et d’assurer sa sécurité.

Cause n°2 : le chien n’a tout simplement pas eu de contacts réguliers avec l’humain lors de son développement et n’a donc aucune confiance en lui. N’oubliez pas qu’un chien sera toujours méfiant face à quelque chose ou quelqu’un qu’il ne connaît pas, d’autant plus s’il n’a jamais été socialisé. On appelle ce trouble le syndrome de privation sensorielle qui est développé lorsque le chiot vit ses trois premiers mois dans un environnement pauvre en stimulations.

Comment éviter qu'un chien ait peur des Hommes ?

Pour éviter que votre chien ait peur de l’humain, vous devez veiller à plusieurs choses :

  • Bien choisir l’élevage dans lequel vous adoptez votre chiot, il faut que celui-ci propose, lors du développement du chiot, diverses expériences avec stimulations (autres chiens, différents environnements, humains, etc.). Sachez que la socialisation du chiot se fait principalement entre ses 1 et 3 mois. De fait, lorsque vous adoptez votre chiot à 2 mois, il ne vous reste qu’un mois pour lui faire découvrir un maximum de choses différentes. Ainsi, il est recommandé que ce travail de socialisation soit déjà amorcé par l’éleveur jusqu’aux deux mois du chiot.
  • Si votre chiot/chien montre un inconfort ou une inquiétude vis-à-vis de l’humain : ne le rassurez pas en la caressant abondamment car cela ne fera qu’augmenter et valider la légitimité de son inconfort. Restez simplement sûr de vous, faites comme si de rien n’était et votre chien pourra ressentir votre confiance.
  • Favorisez uniquement des rencontres inter spécifiques (entre plusieurs espèces, ici canine et humaine) positives afin de ne pas engendrer de mauvaises expériences liées à l’humain.
  • Ne forcez jamais le contact si votre chien est dans une situation d’inconfort !
  • Laissez toujours la possibilité à votre chien de fuir car la sensation « d’emprisonnement » pourrait développer chez lui des comportements agressifs afin de se protéger et (en gros) de dire « stop » au contact qui devient vraiment insupportable pour lui.

Comment aider un chien qui a peur des gens ?

  • Bien entendu, n’allez pas dans des endroits très fréquentés afin de le « désensibiliser ». C’est une grande erreur à ne vraiment pas commettre car cela renforcera la peur du chien. Commencez d’abord par des balades avec l’éventualité de croiser quelques personnes, au loin si possible et avec la possibilité de vous isoler avec votre chien pour qu’il puisse se détendre.
  • Faites appel à un éducateur canin comportementaliste afin qu’il puisse vous accompagner lors des différentes étapes car la moindre erreur de votre part pourrait aggraver la situation.
  • Travaillez également sur votre attitude car dans la majorité des cas, c’est l’émotion et l’attitude du maître qui déclenche la peur chez le chien. En clair, vous devez être sûr de vous et confiant afin que votre chien se fie à vous. Ne faites pas voir que vous avez plus peur que lui, car cela viendra le conforter dans son inconfort.
  • Proposez à votre chien de vraies balades où il pourra se détendre et profiter de sa vie de chien. Il ne s’agit pas de rendre toutes les balades insupportables pour lui. Il faut effectivement travailler au quotidien mais n’oubliez pas que votre chien a tout de même besoin de se défouler sereinement.
  • Les séances d’habituation doivent être très courtes mais répétées régulièrement. Et surtout, elles doivent toujours se terminer par quelque chose de positif et rassurant pour le chien.
  •  

Mon chien a peur des enfants

 

Mon chien a peur des enfants

Si votre chien a peur des enfants, il est nécessaire de trouver la cause de cette peur. Pour ce faire, vous vous devez de « fouiller » dans le passé plus ou moins proche de votre chien pour savoir ce qu’il a vécu ou ce qu’il n’a pas eu l’habitude de vivre, au contraire.

  • Cas n°1 : Votre chien n’a pas eu l’occasion de rencontrer des enfants pendant sa période de socialisation lors des 3 premiers mois de sa vie. Cela a pour conséquence un seuil d’homéostasie sensorielle bas, c’est à dire un seuil de tolérance à ce qui est nouveau très compliqué à gérer. Par instinct, un chien sera méfiant de ce qu’il ne connait pas, c’est pour cela qu’il est important de faire vivre un maximum d’expériences diverses aux chiots lors de la période de socialisation, de leurs 1 mois à leurs 3 mois. Lors de cette période, les chiots engrangent énormément d’informations sur ce qui apporte du plaisir ou de l’inconfort. Ensuite, ils stockent l’ensemble de ces données dans une sorte de « disque dur » et s’y fient tout au long de leur vie. Ainsi, si votre chien n’a pas eu l’habitude de rencontrer des enfants lorsqu’il était chiot, la rééducation sera difficile et les résultats ne seront pas nécessairement optimaux. Si votre chien a plus d’un an, on pourra atténuer l’effet du mauvais comportement mais pas le supprimer complètement. En revanche, si votre chien n’a pas encore franchi le cap de sa première année, il est possible d’entreprendre un travail de désensibilisation.
  • Cas n°2 : Votre chien a vécu une mauvaise expérience avec un enfant, ce qui l’a donc potentiellement traumatisé et désormais il assimile tous les enfants à cette mauvaise expérience. Cela peut être néanmoins ciblé, votre chien peut avoir peur des enfants qui courent, qui crient ou qui portent des casquettes par exemple, si jamais ces éléments lui rappellent sa mauvaise expérience passée. Dans ce cas, un travail de désensibilisation sera à entreprendre. Néanmoins, il n’y a pas d’erreur possible lorsque l’on travaille une désensibilisation envers des enfants, il faut donc être très vigilant et ne pas prendre de risque inutilement.

Chaque peur est différente et il faut réussir à en trouver la cause exacte pour être certain d’adopter un plan de travail adapté. Vous devez donc trouver la raison qui pousse votre chien a avoir peur des enfants. Est-ce depuis toujours ? Et auquel cas il aurait fallu prendre le problème au sérieux dès le premier signe car plus le problème est pris tôt, plus il est facile à contrôler et résoudre. Est-ce arrivé subitement ? Auquel cas vous devez vous remémorer l’ensemble des expériences vécues par votre chien et déterminer celle qui l’aurait traumatisé.

Dans beaucoup de cas, les chiots sont les cibles rêvées des enfants pour faire des câlins, jouer et partager des moments d’euphories. Or, certains chiots ne sont pas prêts pour ça et vivent ce genre d’expérience de manière très brutale. De plus, les enfants, dans la plupart des cas, ne sont pas aptes à lire les signaux d’avertissement des chiens et dépassent parfois le seuil de tolérance de ces derniers.

Que votre chien ait subi une mauvaise expérience ou qu’il y ait eu un défaut dans sa socialisation, dans ces deux cas, cela engendre une méfiance spontanée qui est, d’un point de vue comportemental, une réaction normale et adaptée.

Dans ces deux cas également, le travail de désensibilisation doit se faire de manière progressive, il ne faut absolument pas avoir une approche brutale au risque de traumatiser davantage le chien en question.

10 conseils pour atténuer cette peur des enfants

Pour atténuer le problème ou, dans le meilleur des cas, le résoudre complètement, voici mes 10 conseils pour vous aider à y parvenir.

Conseil n°1 : Faites des rencontres contrôlées avec des enfants calmes qui ne viennent pas en contact direct avec le chien en question.

Conseil n°2 : Vous ne devez absolument jamais punir un chien qui a peur, cela ne ferait que renforcer le fait que la présence d’enfants auprès de lui n’engendre définitivement pas de bonnes choses pour lui.

Conseil n°3 : La peur peut se manifester de différentes manières. Un chien peut fuir, aller se cacher ou encore grogner pour intimider et donc éloigner l’objet de sa peur. Cependant, tous ces signaux ne sont parfois pas bien interprétés et parfois même complètement sous-estimés. Ainsi, c’est dans ce genre de situation que les chiens se retrouvent euthanasiés car ils ont mordu un enfant. Un chien ne naît pas agressif et ne l’est jamais pour rien. Si un chien en vient à mordre, c’est qu’il n’avait plus d’autres options, qu’il ne pouvait pas fuir (tenu en laisse par exemple) et que tous ces signaux (grognements, léchage de truffes, etc.) n’ont pas été pris en compte lors de la rencontre. Voici donc mon conseil : vous êtes responsable de votre chien et vous vous devez de savoir lire ses signaux d’avertissement pour éviter un accident pouvant être fatal. La peur n’est pas à prendre à la légère car si elle n’est pas contrôlée, elle peut très vite devenir dangereuse.

Conseil n°4 : Si vous avez des enfants au sein de votre foyer et que votre chien en a peur, ne les laissez jamais seuls avec lui. D’ailleurs, que ce soit pour tous les types de chiens (craintifs ou non), on ne laisse jamais un chien et un enfant seuls sans la présence d’un adulte.

Conseil n°5 : Si votre chien est déjà agressif envers vos enfants, consultez d’urgence un éducateur canin pour qu’il vous aide à entreprendre un travail de désensibilisation. Néanmoins, parfois, l’une des solutions la plus adaptée et surtout la plus sécurisée sera de placer le chien dans une famille sans enfant.

Conseil n°6 : Si votre chien n’adopte pas encore de signes d’agressivité envers vos enfants mais qu’il reste très méfiant, ne forcez surtout pas le contact. Je pense notamment à l’accès au panier du chien, il doit rester interdit pour tous les membres de la famille, et d’autant plus aux enfants. Le panier du chien doit être sa zone refuge, zone dans laquelle il sait qu’il sera tranquille et que l’on ne viendra pas le déranger.

Conseil n°7 : Malgré le fait que les enfants ne soient pas nécessairement aptes à décrypter le langage canin, il est nécessaire de leur apprendre « les bases » afin qu’ils ne se mettent pas en danger mais aussi pour qu’il ne pousse pas le chien en question à bout.

Voici les quelques règles principales à apprendre aux enfants :

  • Avant d’aller caresser un chien, on demande toujours à son propriétaire si cela est possible.
  • Lorsque l’on caresse un chien, on ne le caresse pas sur la tête, plutôt au niveau du cou ou sur le côté.
  • Si le chien tourne la tête et semble vouloir partir, on le laisse faire, on ne l’oblige pas à rester.
  • Si un chien ne veut pas jouer, on insiste pas et on ne lui court surtout pas après.
  • Dès que le chien est couché (que ce soit dans son panier ou ailleurs) on le laisse se reposer.
  • Si un chien grogne, on arrête de jouer ou de le caresser et on s’éloigne par sécurité.
  • Lorsque l’on est en présence d’un chien, il vaut mieux ne pas crier et courir dans tous les sens.
  • Il est déconseillé que l’enfant regarde un chien qui a peur dans les yeux car ce dernier considère déjà l’enfant comme une menace, alors le fait de le fixer dans les yeux pourrait renforcer ce sentiment.

Conseil n°8 : N’oubliez pas que vous ne devez absolument pas forcer une rencontre entre un chien craintif et un enfant. Vous devez tout d’abord trouver des enfants calmes et conscients du travail à entreprendre.

Conseil n°9 : N’hésitez pas à munir votre chien d’une muselière, par sécurité. Attention néanmoins à bien habituer positivement votre chien au port de cette muselière. Pourquoi pas lui mettre lorsque vous partez vous balader ensemble par exemple ? De plus, je vous conseille les muselières qui vous permettent de donner des friandises au chien et qui lui permette de boire plutôt qu'une muselière qui sert atrocement la gueule du chien sans lui donner la possibilité ne serait-ce que d’ouvrir la mâchoire.

Conseil/Technique n°10 : Organisez une rencontre contrôlée, placez-vous loin des enfants et faites des activités agréables pour votre chien : une séance de jeu, une distribution de friandises, etc. A vous de trouver ce qui fera vraiment plaisir à votre chien. Ensuite, n’hésitez pas à vous rapprocher, progressivement, en revanche, si vous voyez que votre chien réagit, reculez et reprenez à l’étape précédente. Surtout n’allez pas trop vite car vous risqueriez de brûler des étapes et de ruiner le travail accompli jusqu’alors.

Vous l’aurez compris, le tout est de faire comprendre à votre chien que la présence d’enfants engendre quelque chose de positif et d’agréable pour lui. Votre chien doit se souvenir, par exemple, que : la présence d’enfants = friandises ! Chouette alors !

 

Mon chien a peur des autres chiens

 

Mon chien a peur des autres chiens

Votre chien a peur de ses congénères ? Dès qu’il en voit un, il fait demi-tour instantanément, baisse les oreilles et rentre sa queue entre ses pattes ?

Peut être même qu’il grogne ou aboie contre les autres chiens pour leur faire comprendre qu’il ne vaut mieux pas s’approcher ?

Voici des clés pour éviter ce comportement très gênant au quotidien lors des balades.

La peur, qu’est-ce que c’est ?

Tout d’abord, il est important de souligner que la peur est une émotion engendrée par un élément inconnu ou par un élément connu ayant déjà eu une résonance désagréable pour le chien, ce qu’on appellera alors une mauvaise expérience.

N’oubliez jamais que la peur peut être parfois utile, elle permet d’optimiser les sens et de toujours être à l’affut du moindre danger. A mon sens, il ne faut donc pas chercher à tout prix que son chien n’ait plus peur, mais il faut trouver un juste équilibre afin que ses réactions ne soient pas disproportionnées et que la vie en société soit agréable, que ce soit pour vous ou pour lui.

Déterminer la cause du problème avant tout

De fait, lorsque l’on est face à un chien qui adopte un comportement que l’on appelle gênant, une attitude que l’on souhaiterait modifier ou atténuer, il faut toujours trouver la cause du problème car aucune solution ne pourra être apportée de manière efficace sans une observation des éléments déclencheurs et la recherche du passé du chien pouvant expliquer certains troubles.

Plusieurs causes peuvent amener un chien a avoir peur de ses congénères et l’une des plus fréquentes et le manque de socialisation lors des premiers mois de sa vie en tant que chiot, période pendant laquelle il se forge un caractère et enregistre toutes ses bonnes et mauvaises expériences. De fait, si votre chien, lorsqu’il était chiot, n’a eu aucun contact ou uniquement des contacts engendrant de mauvaises expériences, il est « normal » que ce dernier ait développé une crainte vis à vis de ses congénères.

C’est pour cette raison que je recommande fortement aux nouveaux adoptants d’emmener leur chiot dans ce que l’on appelle des écoles du chiot. Mais faut-il encore trouver la bonne école car il ne suffit pas de mettre plein de chiots ensemble et d’attendre de voir ce qu’il se passe. Les rencontres doivent être réfléchies au préalable et contrôlées afin de ne pas renforcer inconsciemment une mauvaise attitude. Les rencontres doivent être régulières et toujours positives afin que votre chiot assimile ses congénères comme quelque chose de positif. On privilégiera d’ailleurs, au début, des rencontres avec des chiens de même gabarit car si l’on présente une petit chien peu rassuré à un chien de grande taille débordant d’énergie, cela pourrait provoquer un traumatisme, voire une phobie à terme.

Puis, ensuite, on ne s’arrête pas là, même une fois adulte, il est très important de ne pas laisser ses rencontres devenir rares car cela pourrait engendrer une perte des codes canins chez votre chien, n’ayant plus l’habitude de côtoyer d’autres toutous.

L’attitude du maître

Un autre élément très important dans l’éducation d’un chiot « timide » ou la rééducation d’un chien phobique : c’est l’attitude de ses maîtres. En effet, souvent, on a tendance a vouloir rassurer nos chiens en les caressant et en leur parlant très gentiment. Or, cette attitude aura davantage comme effet de renforcer leur comportement gênant et votre attitude ne fera que les valider dans leur peur. En clair, en caressant votre chien lorsqu’il a une attitude de peur, vous lui dites que son attitude est la bonne et qu’il pourra la réitérer pour avoir une caresse à nouveau.

Lorsque vous êtes face à une attitude de peur de votre chien, préférez rester calme et très détendue afin qu’il imite votre attitude. Et oui, le chien, en plus d’apprendre par association, apprend par imitation. Si, vous aussi, avez peur ou êtes dans un mauvais état d’esprit, votre chien le ressentira automatiquement, d’autant plus s’il est sensible.

N’oubliez jamais que nos amis à quatre pattes sont de vraies éponges à émotion, si vous êtes détendu, ils le seront, si vous n’êtes pas à l’aise, ils le ressentiront et agiront en fonction de cela. De plus, si vous le « réconfortez » en le caressant ou si vous même vous êtes en état de crainte, votre chien pourrait comprendre qu’il a toutes les raisons du monde d’avoir peur à cet instant précis. Or, c’est l’inverse que l’on veut lui apprendre, on veut lui apprendre à ne plus réagir à l’extrême et gérer les rencontres congénères comme des « non événements » finalement.

Comment faire ?

Que ce soit avec un chiot à éduquer ou avec un chien peureux à rééduquer, il faudra procéder par étapes. C’est un point très important en éducation : le fractionnement de chaque apprentissage par différentes étapes. Oui car, se confronter à sa phobie de manière brutale pour essayer de la vaincre, est souvent davantage traumatisant que productif, vous en conviendrez.

De fait, on commencera par un apprentissage à distance, de préférence avec un chien peu réactif, socialisé et équilibré en face. Puis, ensuite, on diminuera la distance entre les deux chiens. On récompensera le chien uniquement lorsqu’il ne montrera pas d’attitude de peur. On privilégiera le rythme d’apprentissage du chien, qui est propre à chacun. Pour certains, les différentes étapes seront franchies rapidement, pour d’autres, il faudra se montrer patient et respectueux, toujours.

Puis, on répétera de façon très régulière les séances pour permettre une habituation. Oui, le chien apprend également par habituation c'est à dire avec la répétition de l’exercice. On commencera par l’emmener régulièrement dans des endroits vastes où il pourra voir, au loin, des chiens, sans rentrer en contact avec eux. On restera à distance, et surtout, on ne fera pas durer la séance trop longtemps car on ne veut pas que notre chien assimile ces séances d’éducation ou rééducation à quelque chose de pénible et négatif.

Ensuite, si vous entreprenez d’emmener votre chien dans des endroits où il y a une forte fréquentation canine, pensez toujours à lui proposer des temps de détente, loin des autres chiens, afin qu’il puisse « souffler » un peu. Mais surtout, proposez des promenades régulières à votre chien afin qu’il comprenne que les sorties ne sont pas synonymes de danger, bien au contraire. Et c’est vraiment avec la répétition et la régularité que vous réussirez à obtenir des résultats. Vouloir aller trop vite n’est absolument pas adaptée à un apprentissage fiable et solide. C’est pour cela qu’il est très important de toujours bien observer et connaitre son chien afin de bien anticiper ses réactions et avoir conscience de ses limites.

Enfin, vous pouvez apprendre à votre chien que la présence d’autres chiens engendre pour lui quelque chose de positif. On appelle cela le contre conditionnement afin qu’il puisse assimiler quelque chose, qui était à la base, négatif, à quelque chose de positif. Je m’explique : si vous avez peur des chevaux mais qu’à chaque fois que vous en voyez un, on vous donne un billet de 500€, je mets ma main à couper qu’au bout d’un certain temps, plus ou moins long selon les individus, voir des chevaux sera plutôt positif pour vous.

Et bien proposez la même chose à votre toutou, je pense notamment à une séance de jeu que vous pourriez proposer à votre chien lorsque vous voyez, au loin, d’autres chiens. Ainsi, il se fixera davantage sur vous et ne fera finalement plus attention aux autres chiens qui évoluent au loin. Cela aura comme double avantage, en plus, de renforcer votre relation car le jeu est un très bon moyen de création et/ou de renforcement de la relation maitre/chien.

Pour résumer

Si vous avez un chien craintif et qui a peur des autres chiens, pensez à :

  • Chercher la source, la cause du problème afin de le régler de manière efficace et adaptée.
  • Ne jamais valider / renforcer / caresser un chien qui a peur.
  • Éduquer ou rééduquer par étapes.
  • Ne pas aller trop vite dans l’apprentissage au risque de traumatiser davantage le chien.
  • S’adapter au rythme d’apprentissage du chien.
  • Proposer des rencontres congénères régulières et toujours positives.
  • Proposer des séances courtes mais répétées.
  • Être patient et assidu dans la démarche d’éducation ou rééducation.
  • Travailler par imitation, association et habituation.
  • Avoir toujours la bonne attitude, être maitre de soi avant d’être maitre de son chien.

 

Mon chien a peur en voiture

 

Mon chien a peur en voiture

Certains chiens adorent les voyages en voiture, à peine le coffre ouvert et hop, ils sont à leur place et attendent que vous les emmeniez vivre de nouvelles aventures. D'autres ont très peur, et peuvent même développer une réelle phobie.

Votre chien peut avoir peur de la voiture pour de multiples raisons, en voici les principales :

  • Votre chien est adulte et n’a jamais connu de trajets en voiture. Je pense notamment aux chiens de campagne pour qui la voiture n’est clairement pas un moyen de transport habituel.
  • Votre chien a vécu une expérience traumatisante en lien avec une voiture ou un simple bruit de moteur. Je pense notamment aux chiens ayant été percuté par une voiture par exemple.
  • Votre chien a associé la voiture aux visites annuelles auprès du vétérinaire : pas cool et plutôt anxiogène !
  • Votre chien ne supporte pas le « non-contrôle » qu’il a (ou plutôt qu’il n’a pas) sur ce qui l’entoure : ça va trop vite, il n’a même pas le temps de tout checker, c’est pas possible !!

La peur d’un chien peut se manifester de différentes manières :

  • Votre chien ne veut/peut même pas s’approcher d’une voiture, qu’elle ait le moteur allumé ou non.
  • Votre chien tolère les voitures à l’arrêt mais est incapable de monter dans l’une d’entre elles.
  • Votre chien arrive à monter dans le coffre mais une fois la voiture en mouvement, il « pleure », vomit, bave, urine ou défèque.

10 conseils pour parvenir à faire de vos trajets en voiture des moments agréables

Petite précision : ces 10 conseils concernent les chiens qui ont peur mais qui arrivent à monter dans une voiture sans trop de difficultés. Pour les chiens qui ont une réelle phobie des voitures et n’arrivent pas à les approcher, rendez-vous directement à la partie concernant la désensibilisation.

Conseil n°1 : Si vous venez d’adopter un chiot, n’hésitez pas à lui faire faire des voyages en voiture, même de 5 minutes. Le but ici est de l’habituer dès tout petit pour qu’il assimile ce moyen de transport à quelque chose de « normal » (notons néanmoins que le déplacement sur roue ne sera jamais un moyen de transport « normal » pour un chien, mais vous voyez l’idée, n’est-ce pas ?). Sachez que plus votre chien aura connu la voiture tôt, plus les voyages dans cette dernière seront bien vécus pour lui.

Conseil n°2 : Ne prenez pas la voiture uniquement pour aller chez le vétérinaire. Emmenez votre chien partout et le mieux est qu’une super balade suive un trajet en voiture. Ainsi, votre chien comprendra que s’il monte dans la voiture et qu’il se montre patient, il aura le droit à une balade digne de ce nom. De plus, emmener son chien se promener dans différents endroits est très recommandé car ainsi, votre chien découvre de nouveaux endroits et surtout de nouvelles odeurs régulièrement. Ainsi, vous répondez aux deux principaux besoins de dépenses de votre chien en même temps, à savoir une dépense à la fois physique et olfactive. Que demander de plus ? Vive la voiture alors !

Conseil n°3 : Ne rassurez pas votre chien lorsque vous l’entendez « pleurer » ou manifester des réactions de peur. Si vous le regardez, lui parlez ou, pire, si vous le caressez, il comprendra que ce comportement lui permet d’obtenir votre attention. De plus, la caresse ou la voix douce restent des récompenses pour votre chien, de fait, en agissant ainsi vous légitimez et validez le mauvais comportement de votre chien à savoir sa peur.

Conseil n°4 : Si votre chien a bavé, vomi, uriné ou déféqué lors du trajet, ne nettoyez pas lorsque votre chien est encore dans la voiture. En effet, si vous nettoyez votre chien (bave ou vomit), cela pourrait s’apparenter à une caresse et si vous nettoyez ses malpropretés devant lui, il pourrait assimiler cela à un jeu.

Conseil n°5 : Si votre chien a peur en voiture et qu’il a en plus des difficultés à gérer la solitude, évitez au maximum de le laisser seul dans votre voiture. Si vous pouvez faire autrement, faites-le et réglez les deux problèmes individuellement. Mais surtout, ne faites pas subir cette double anxiété à votre chien sans avoir résolu les problèmes auparavant.

Conseil n°6 : N’hésitez pas à proposer à votre chien d’aller dans une caisse de transport. La caisse peut lui permettre de mieux gérer sa peur car il sera dans un espace plus réduit et n’aura pas la possibilité de voir ce qu’il se passe autour de lui. Chez nous, humains, cela pourrait être davantage stressant mais pour le chien, c’est le contraire. En effet, moins il a de fenêtres et/ou portes à checker, moins il a de visibilité, et plus il sera serein.

Conseil n°7 : Si votre chien est souvent malade, évitez tout simplement de lui donner à manger avant un trajet en voiture. Souvent, les chiens ont surtout davantage peur de vomir que de la voiture. Vous pouvez d’ailleurs demander conseil à votre vétérinaire pour des comprimés contre le mal des transports.

Conseil n°8 : Conduisez prudemment. Ce conseil peut paraitre tout bête, mais mettez vous à la place de votre chien ! C’est moins le cas lorsque le chien est dans une caisse de transport mais imaginez-vous à la place de votre chien sans avoir la possibilité ni les capacités d’anticiper un virage ou autre… ? Beaucoup d’entre nous seraient malades avec moins que ça !

Conseil n°9 : Vous pouvez aider votre chien à surmonter des moments de stress grâce aux Fleurs de Bach ou encore grâce aux colliers diffuseurs de phéromones apaisantes qui permettent de rééquilibrer l’état émotionnel un peu bancal de votre toutou.

Conseil n°10 : Vous pouvez également vous aider d’un deuxième chien qui n’a aucun problème avec la voiture. Cela pourra aider votre chien à s’y sentir mieux car il viendra imiter finalement l’attitude de son copain. L’apprentissage par imitation est très présent chez nos amis les chiens, autant en profiter !

Le travail de désensibilisation si votre chien a peur la simple présence d’une voiture aux alentours

Je tiens tout de même à préciser qu’un travail de désensibilisation est un travail délicat qui nécessite un respect du rythme d’apprentissage du chien et une grande patience de votre part. N’hésitez pas à faire appel à un  ► professionnel  de l’éducation et du comportement canin pour ne pas faire d’erreurs inconsciemment.

Première chose à savoir lorsque l’on désensibilise un chien d’une peur, c’est que si votre chien a plus d’un an et qu’il a toujours eu peur, le travail sera plus compliqué et ne sera pas nécessairement miraculeux.

De plus, il faut procéder par étape très progressive, n’imaginez pas que les étapes qui suivent se développent en une séance. Non, cela peut prendre plusieurs jours, voire semaines, voire mois pour certains chiens.

D’ailleurs, chaque séance ne doit pas durer plus de 10 ou 15 minutes car dites-vous bien que votre chien vit des émotions très intenses lors de ce travail de désensibilisation. Il faut donc le ménager et toujours lui donner la possibilité de se « défouler » à la suite d’une séance en lui proposant une activité agréable pour lui.

Et enfin, si vous allez trop vite, si vous brûlez des étapes trop rapidement, vous risquez de ruiner tout le travail fait jusqu’alors. Soyez donc bien observateur et apprenez à écouter et lire votre chien. Si vous voyez que votre chien rencontre des difficultés, facilitez de suite l’exercice, revenez à une étape précédente et terminez la séance sur une note positive (même si vous vouliez aller plus loin ce jour).

Etape n°1 : Placez votre chien à une distance qu’il tolère vis à vis de la voiture.

Etape n°2 : Jouez avec lui, distribuez lui des friandises, etc.

Etape n°3 : Petit à petit, diminuez la distance que vous mettez entre la voiture et votre chien tout en continuant à jouer ou donner des récompenses (sachant que le jeu est une récompense à part entière).

Etape n°4 : Une fois que vous êtes prêts de la voiture, n’hésitez pas à laisser votre chien renifler et tourner autour de la voiture. Surtout, continuez à jouer ou à distribuer des friandises. Ignorez toujours les manifestations de peur de votre chien. Il doit comprendre que cette attitude chez lui n’engendre aucune réaction chez vous.

Etape n°5 : Votre chien arrive à se trouver à coté d’une voiture sans problème, vous pouvez alors ouvrir le coffre. Attention, faites comme si de rien n’était et continuez à jouer ou à distribuer des friandises autour de la voiture.

Le petit plus : Aidez-vous d’un chien qui apprécie la voiture et qui monte facilement dans le coffre.

Etape n°6 : Demandez à votre chien de monter dans le coffre avec à la clé une récompense un peu « jackpot ». S’il ignore votre demande, ce n'est pas grave, c’est simplement qu’il n’est pas prêt. Recommencez les différentes étapes et soyez patients.

Etape n°7 : Votre chien arrive à monter dans le coffre de la voiture, proposez lui des jouets et des occupations une fois qu’il est dedans. Surtout, ne l’obligez pas à rester à l’intérieur, vous pouvez même lui demander d’en descendre puis d’y remonter, sous forme de jeu finalement.

Etape n°8 : Votre chien monte et descend de la voiture avec plaisir. Vous pouvez alors commencer à allumer le moteur. Ignorez toujours les attitudes de peur de votre chien s’il en manifeste, n’essayez pas de le rassurer, vous feriez l’inverse sans le vouloir.

Etape n°9 : Votre chien tolère la voiture, le fait d’être dans le coffre, le bruit du moteur ? Alors faites un petit trajet (parfois même une simple ligne droite de quelques mètres). Ensuite, de manière très progressive, vous pourrez faire des trajets de plus en plus longs et toujours en les finalisant par une activité agréable pour votre chien !

Etape n°10 : Finissez toujours chacune de vos séances par une réussite et une séance de jeu super agréable pour votre toutou.

 

Mon chien aboie tout le temps

 

Mon chien aboie tout le temps

Votre chien aboie sans arrêt ? Vous avez l’impression qu’il aboie vraiment sans raison et vous n’arrivez pas à l’arrêter ? Cela vous agace et ces nuisances sonores commencent à déranger vos voisins ?

Commençons tout d’abord par comprendre pourquoi votre chien aboie. Et oui, il est évident qu’il faut régler la cause du problème plutôt que le problème en soi. Souvenez-vous toujours de cela car souvent, les comportements gênants de nos toutous sont engendrés par un problème de fond, souvent très simple à repérer et donc à résoudre.

Première chose importante à savoir : pour un chien l’aboiement est quelque chose de tout à fait normal. Nos ancêtres avaient même volontairement encouragé ce comportement pour permettre aux chiens de garder et prévenir d’éventuels dangers.

Les principales causes de l'aboiement excessif :

Voici les principales causes qui poussent votre chien à aboyer de manière excessive :

Votre chien aboie par excitation

Un chien peut tout simplement aboyer car il n’arrive pas à gérer son état d’excitation. Aboyer lui permet donc d’évacuer cette frustration. Cela peut s’observer lorsque vous jouez avec votre chien ou lorsqu’il croise un autre chien dans la rue.

Pour ce cas, il faut apprendre à votre chien une indication telle que : stop ou tu laisses afin qu’il apprenne à se calmer et donc réguler son émotion.

Vous ne savez pas comment vous y prendre pour lui apprendre cette indication ?

1ère étape : à la maison, dans un endroit sans stimulation, on va venir conditionner notre toutou c’est à dire qu’on va lui apprendre tout simplement à faire l’association de l’indication « stop » à quelque chose de positif. Dites alors « stop » à votre chien et complimentez le avec joie et exagération, pour qu'il voit que vous êtes content et fier de lui. Renouvelez cette action régulièrement sur plusieurs jours jusqu’à ce que votre chien revienne systématiquement vers vous lorsque vous dites « stop ».

2ème étape : en balade, lorsque votre chien commence à se dissiper, dites lui « stop » et félicitez le s’il revient vers vous. S’il ne revient pas vers vous, n’hésitez pas à reprendre la première étape ou faciliter l’exercice.

3ème étape : si la deuxième étape est acquise, vous pouvez augmenter le niveau de stimulation en travaillant par exemple avec un jouet particulièrement apprécié de votre chien. Placez le dans une pièce et dès que votre chien s’en approche, dites « stop » et félicitez le toujours exagérement  quand il revient vers vous.

4ème étape : voici maintenant venu le temps de tester cette technique lors d’un aboiement de votre chien. Il aboie : dites « stop » et récompensez par la caresse.

Cet exercice est très simple à réaliser, il permet de faire comprendre au chien que lorsqu’il entend « stop », il a un câlin et vous êtes content de lui. De fait, quand vous lui direz, il reviendra vers vous !

Votre chien aboie car il s’ennuie

Et oui, parfois, vous avez vraiment l’impression que votre chien aboie sur tout et n’importe quoi sans réelles raisons apparentes : erreur ! Un chien n’aboie jamais pour rien, c’est sa manière de communiquer, dites vous donc que lorsqu’il aboie c’est toujours pour communiquer quelque chose. Et parfois il arrive que les chiens s’ennuient tellement qu’ils ne trouvent que cette activité pour palier à leur ennui.

N’oubliez donc pas de sortir quotidiennement votre chien en dehors du jardin pendant minimum 30 minutes. J’insiste vraiment sur le fait de le sortir en dehors du jardin car souvent les maitres pensent qu’un grand jardin permet de ne pas promener son chien et c’est une grande erreur. Les chiens ont besoin de sentir les odeurs laissées par les copains, de fait, dans leur jardin, ce sont leurs propres odeurs qu’ils déposent. Ils connaissent par cœur tous les recoins du terrain et donc finissent par s’ennuyer et parfois aboyer de manière excessive.

Vous verrez, répondre aux besoins de promenade de son chien résout parfois de nombreux problèmes.

Votre chien aboie par conditionnement :

Votre chien comprend très rapidement les associations que vous mettez en place. Et ce système d’apprentissage chez le chien est d’ailleurs très pratique pour l’éducation… Mais parfois, il en profite à nos dépends. Prenons un exemple : Votre chien est dans le jardin, il aboie derrière la porte. Par crainte que cela embête vos voisins ou parce que vous n’aimez pas l’entendre aboyer, vous vous empressez d’aller lui ouvrir. Alors, qu’est-ce que j’ai appris à mon chien en 2 secondes top chrono ? Et bien, je lui ai appris qu’aboyer devant la porte permettez d’obtenir ce qu’il voulait à savoir rentrer. Pire, il comprend maintenant que pour attirer votre attention : il lui suffit d’aboyer et vous accourez. C’est une super technique quand même, ce serait vraiment dommage de s’en priver !

Alors, un conseil : pour ne pas conditionner involontairement votre chien à aboyer pour obtenir ce qu’il souhaite et attirer votre attention, il vous suffit de ne plus répondre à ses demandes en l’ignorant. Vous verrez, vous n’aurez pas besoin de l’ignorer longtemps, il comprendra bien vite qu’aboyer ne sert plus à rien.

Mais attention, soyez cohérent et surtout assidu pendant la rééducation ! Soyez plus têtu que votre chien et ne cédez pas. S’il perçoit une faille, il n’hésitera pas à recommencer de plus belle.

En parallèle de ce travail : n’hésitez pas à renforcer les comportements souhaités que votre chien vous propose. Par exemple : Il s’assoit devant la porte pour rentrer, faites le rentrer et félicitez le.

Votre chien aboie par frustration

Souvent, les chiens qui aboient par frustration le font lorsqu’ils ne se retrouvent pas dans une situation qu’ils ont choisi et donc pas très confortable pour eux. Comme le fait de rester seul à la maison par exemple. Je rencontre énormément de maitres qui remarquent que leur chien aboie uniquement lorsqu’ils sont absents.

Cette frustration peut effectivement se manifester en aboiement excessifs, tout comme elle peut se manifester en destructions ou malpropretés.

Pour régler ce problème, il faut reprendre le problème à la base : votre chien doit comprendre qu’il ne peut pas tout gérer à la maison, que vous êtes le meneur. J’entends par meneur la personne référente qui sait ce qui est bon pour son bien être. Vous devez être cette personne et votre chien doit le comprendre.

Attention : souvent, les maitres désespérés finissent par acheter un collier anti-aboiement : NON ! Cet objet de torture sanctionne tous les aboiements et cela n’est absolument pas cohérent pour le chien. L’aboiement pour le chien est un réel outil de communication : ne le sanctionnez surtout pas de s’en servir.

Votre chien peut aboyer car il garde son territoire :

Pour certains chiens, la garde est instinctive, ils aboient donc pour prévenir d’un éventuel danger. Pour vous aider à régler ce problème, je vous conseille tout d’abord de ne pas permettre à votre chien de se placer dans les endroits « stratégiques » de votre maison comme devant la porte d’entrée ou en plein milieu du salon, en bref : ne le laissez pas seul dans des endroits où il pourra tout surveiller.

Si votre chien est dans le jardin, utilisez des brises-vue et mettez votre chien dans un endroit plus calme et serein lorsque vous partez.

Et lorsque vous êtes à la maison, apprenez lui la technique du « stop » que vous avons vu un peu plus haut.

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour régler ce problème infernal d’aboiement excessif de votre chien !

 

Mon chien est destructeur

 

Mon chien est destructeur

Pour quelles raisons un chien peut-il détruire des objets, des meubles ou des murs ? Comment remédier à ce comportement ?

Chien destructeur : de quoi parle-t-on ?

Les destructions chez le chien peuvent revêtir plusieurs formes.

Le chien peut détruire à l’aide de sa gueule : c’est le cas lorsqu’il éventre un canapé, saccage des coussins en mousse, ravage un livre ou ronge les pieds des chaises. Il peut alors se « contenter » de détruire l’objet en question en le mettant en pièces mais il peut aussi le mâchonner voire en avaler des morceaux. C’est alors beaucoup plus préoccupant car, en plus du préjudice matériel, le chien peut mettre sa vie en danger.

Il peut aussi faire beaucoup de dégâts avec ses griffes en grattant violemment les chambranles de porte, le plâtre des murs, les sols en plastique jusqu’à les détruire complètement.

Passé un certain âge, ces comportements, très problématiques pour le propriétaire de l’animal destructeur, ne sont pas ceux d’un chien « bien dans ses pattes ». Il est alors nécessaire d’identifier précisément ce qui pousse son chien à adopter un tel comportement afin de pouvoir y mettre un terme…et restaurer une cohabitation harmonieuse.

Pour quelles raisons un chien est-il destructeur ?

Les raisons susceptibles d’expliquer le caractère destructeur d’un chien sont variées. Ainsi, un chien peut se mettre à détruire des objets :

Parce que c’est encore un chiot

A l’instar des bébés humains qui explorent oralement leur environnement, les très jeunes chiots découvrent le monde avec leur gueule. Ils se mettent alors à flaire l’objet en question, le prendre en gueule et le mordiller. C’est un comportement juvénile qui doit normalement passer avec le temps à moins que l’animal ne souffre du syndrome Hs-Ha, un trouble du développement qui entraîne un besoin d’exploration oral exacerbé.

Ce comportement peut également s’accentuer momentanément lorsque l’animal « fait ses dents », c’est-à-dire quand ses dents de lait sont progressivement remplacées par ses dents définitives à partir de son 4ème mois jusqu’aux alentours de ses 6 à 7 mois.  Il cherche alors à mordiller divers objets pour soulager ses gencives douloureuses.

Parce qu’il s’ennuie

L’ennui peut aussi pousser votre chien à détruire tout ce qui lui tombe sous la patte ou sous la gueule. Il trouve alors dans la destruction d’objets une activité pour s’occuper.

Les destructions peuvent alors intervenir chez un chien qui est laissé seul à la maison de longues heures sans ses maîtres ou bien en présence des maîtres, pour attirer l’attention de ces derniers. Il est d’ailleurs fort possible que les maîtres de l’animal aient involontairement renforcé le comportement destructeur de leur chien. En effet, lorsque le chien vole un objet, cela attire irrémédiablement l’attention d’un humain de la maison qui, pour ne pas que l’objet en question soit détruit, se met à courir derrière le chien pour lui reprendre cet objet. Le chien comprend alors que, lorsqu’il agit de la sorte, il obtient ce qu’il veut : l’attention de son maître et une séance amusante de course-poursuite dans la maison ! Pourquoi s’en priverait-il alors ?

Parce qu’il souffre d’anxiété de séparation (voir notre article dans la rubrique  ►  "Psychologie canine" )

Quand les destructions interviennent en l’absence du/des maîtres du chien, elles trouvent peut-être leur cause dans une anxiété de séparation. Lorsqu’il est laissé seul, loin de son être d’attachement, le chien peut alors ressentir une forte anxiété qu’il va tenter d’apaiser en mâchouillant des objets, en particulier ceux qui portent l’odeur de son maître comme la télécommande, les coussins du canapé, les chaussons ou les chaussettes de ce dernier…

Bien souvent, chez un chien qui souffre d’hyperattachement, les destructions ne sont pas le seul symptôme de son angoisse. Elles s’accompagnent souvent de signes de panique et de détresse dès que le maître s’absente ou s’éloigne tels que des vocalises, des aboiements, des pleurs, des malpropretés (sous forme de diarrhées le plus souvent…), voire de troubles obsessionnels compulsifs comme des léchages exacerbés des pattes. Un chien hyperattaché se montrera également très collant envers son maître.

Parce qu’il ne gère pas bien sa frustration

Certains chiens, pour qui les règles de vie à la maison ne sont pas claires ou bien établies, peuvent se sentir frustrés de voir partir les membres de la famille sans eux. Ils manifestent alors leur désapprobation et leur « courroux » par des destructions, localisées préférentiellement autour des entrées et sorties de la maison (mais il peut y en avoir ailleurs). Généralement, les destructions ne sont pas le seul signe de cette frustration mal gérée. Elle peut aussi s’accompagner d’aboiements et des malpropretés lors du départ des maîtres et plus généralement d’un caractère quelque peu « tyrannique » à la maison.

Parce qu’il est atteint de pica  (voir article suivant, ci-dessous)

Le pica désigne le comportement d’ingestion répétitive d’éléments non alimentaires par le chien adulte. L’animal mange alors tout ce qui passe à portée de sa gueule : votre téléphone portable, des cailloux, des végétaux voire des morceaux de verre. Il s’agit d’un trouble obsessionnel compulsif du comportement alimentaire du chien qui est très préoccupant car il peut entraîner des blocages et des perforations du système digestif de l’animal.

Parce qu’il est vieux

Chez les chiens âgés, le vieillissement du cerveau peut mener à des modifications de leur comportement. La désorientation, l’apparition de malpropretés, la diminution de l’intérêt pour le jeu tout comme le mâchouillement/l’ingestion d’objets non comestibles peuvent ainsi faire partie du tableau clinique d’un syndrome confusionnel du chien âgé.

Parce qu’il est hyperactif

Les destructions et l’ingestion d’objets non comestibles peuvent enfin être un des signes d’un syndrome Hs-Ha du chien. Ce trouble du développement lié à un maternage incomplet de l’animal s’exprime aussi et surtout par une hyperactivité de l’animal.

Chien destructeur : les solutions

Une fois la cause du comportement destructeur de votre chien identifiée, il « suffit » de mettre en place des solutions adaptées au cas de votre chien. En voici quelques-unes…

Si votre chiot détruit

Si votre chiot a tendance à mordiller les objets/les meubles et les abîment, offrez-lui des jouets à mastiquer afin qu’il satisfasse son besoin d’exploration orale et qu’il soulage ses gencives sensibles, sur ces jouets plutôt que sur vos affaires. Choisissez des objets assez volumineux, lourds et durs et dont vous êtes sûr qu’il ne pourra pas en avaler des morceaux.  Si votre jeune animal persiste dans son comportement au-delà de l’âge auquel sa dentition définitive est complète, aux alentours de 6 mois, c’est qu’il souffre peut-être d’un déficit des auto-contrôles (voir le paragraphe sur le syndrome Hs-Ha). Il faut alors faire appel à un   ►  vétérinaire comportementaliste   et/ou à un éducateur canin comportementaliste professionnel pour vous aider à y faire face.

Si votre chien détruit par ennui

Interrogez-vous sur la qualité et la quantité d’activités que vous offrez à votre animal. Est-il promené tous les jours ? Est-ce une promenade suffisamment « riche » pour lui ? Pratiquez-vous des activités avec lui ? Jouez-vous suffisamment avec lui ? Lui proposez-vous des jouets d’occupation en votre absence ? Si la réponse à ces questions est « non » alors il est « normal » que votre chien s’adonne à la destruction de vos affaires. L’activité de destruction est alors pour lui une façon de s’occuper en votre absence ou d’attirer votre attention lorsque vous êtes présent. Un chien n’est en effet pas fait pour rester sage toute une journée puis pour rester coucher docilement le soir venu avant de s’endormir. C’est un être vivant qui a besoin d’activités physiques, mentales, ludiques et sociales.

Que votre chien détruise en votre absence ou pour attirer votre attention, les solutions consistent tout simplement à dépenser davantage votre chien en lui offrant :

  • au moins une grande promenade de 30 minutes minimum par jour. Et, par « grande promenade », on entend une sortie en dehors du jardin où le chien aura l’occasion de se dépenser physiquement (de courir), de sentir des odeurs, de rencontrer des congénères et idéalement de jouer et d’interagir avec son maître. Si votre chien ne revient pas au rappel et/ou que vous n’avez pas la possibilité de le détacher, promenez-le à l’aide d’une longe de 10 mètres pour le laisser courir tant qu’il le peut.
  • des jouets d’occupation comme des Kong garnis de friandises ou des os à mâcher pour satisfaire son besoin masticatoire,
  • des moments de jeu et d’interaction avec son/ses maîtres pendant lesquels il est possible de lui apprendre de nouveaux tours ou de nouvelles indications,
  • l’opportunité de faire des promenades canines en groupe lors des week-ends par exemple,
  • la possibilité de pratiquer un sport canin ou tout autre activité canine.

Notez bien !

Le fait de bien dépenser son chien et de répondre à ses besoins facilitera tous les travaux d’apprentissage, les thérapies comportementales et de rééducation que vous entreprendrez avec votre chien, et cela quelque soit le trouble du comportement dont il fait preuve.

Si votre chien détruit des objets en votre présence, ne renforcez pas son comportement en courant derrière-lui car votre chien prendrait cela pour du jeu mais apprenez-lui plutôt à renoncer. Prenez du temps pour lui et renforcez votre relation en lui proposant des séances de jeu ou des séances d'éducation.

Si votre chien détruit à cause de son anxiété de séparation

Si les destructions trouvent leur origine dans une anxiété de séparation de votre animal, il est alors nécessaire de mettre en place une thérapie comportementale de détachement.

Elle consiste à :

  • toujours être à l’initiative des contacts avec son chien. Par exemple, lorsque votre chien vient se coucher à votre contact (à vos pieds, sur vos genoux…), il faut alors le repousser doucement en manifestant de l’agacement et/ou en le renvoyant dans son panier. Et, quand le chien est demandeur d’une caresse, il faut le faire attendre systématiquement et attendre qu’il détourne son attention pour la lui faire.
  • habituer progressivement le chien à rester éloigné de la personne à laquelle il est hyperattaché en le laissant seul dans une pièce pendant quelques secondes puis en augmentant progressivement la durée de l’isolement. Pour ce faire, il peut être nécessaire d’interdire une pièce de son domicile à son chien.
  • banaliser tous vos départs et vos retours à la maison comme expliqué dans notre article « Mon chien ne veut pas rester seul ». Il faut alors ignorer complètement le chien (ne pas lui parler, ne pas le regarder, ne pas le toucher) au moins 15 minutes avant de partir de chez soi et pendant tout le temps qu’il lui faudra pour se calmer à votre retour,

Les chiens anxieux lorsqu’ils sont seuls pourront se trouver rassurés lorsque leur espace est réduit. Pour faciliter l’application de la thérapie de détachement à ses débuts, on pourra alors placer le chien dans une cage ou niche d’intérieur en l’absence du maître. Il est cependant nécessaire d’habituer positivement son chien à s’y rendre auparavant et limiter le temps passé dans la cage à 3 à 4 heures maximum par jour.

L’efficacité de la thérapie de détachement peut aussi être renforcée par l’utilisation de phéromones apaisantes ou des fleurs de Bach exemptes d’alcool.

Si votre chien détruit par frustration

Il peut arriver que votre chien détruise s’il se croit investi du devoir de contrôler les entrées et sortie du domicile. Si son maître part sans « sa permission », il manifeste alors sa désapprobation en détruisant ce qui se trouve à portée de patte ou de truffe.

Chez ces chiens, la solution consiste à (re)mettre en place des règles de vie claires et cohérentes à la maison, quant à la gestion des ressources importantes pour l’animal. Elles concernent :

  • la gestion de la nourriture,
  • la gestion de l’espace
  • la gestion des contacts.

Si votre chien détruit parce qu’il est atteint de pica

Si votre chien ne fait pas que détruire les objets mais qu’il en avale des morceaux, il peut être atteint de ce trouble obsessionnel compulsif qu’est le pica.

Ce trouble peut être atténué voire corrigé en donnant au chien des choses plus intéressantes (et surtout plus digestibles) à ronger et mastiquer comme des os à mâcher ou des oreilles de porc et en lui administrant des médicaments qui réduisent l’appétit. Ainsi, un chien atteint de pica devra obligatoirement être pris en charge par un vétérinaire comportementaliste.

Comme pour tous les troubles obsessionnels compulsifs, il faudra également veiller à ce que les besoins de dépense du chien soient comblés (voir ci-dessus « Si votre chien détruit par ennui »)

Si votre chien détruit parce qu’il est atteint du syndrome confusionnel du chien âgé

Bien qu’il ne soit pas possible de « guérir » ce syndrome confusionnel du chien âgé, il est tout de même possible d’agir pour ralentir le vieillissement de son cerveau (et atténuer les comportements indésirables qui lui sont associés) en lui administrant un traitement adapté (prescrit par votre vétérinaire), en enrichissant son alimentation avec des anti-oxydants et certains lipides et en lui proposant :

  • des jeux qui stimulent son intelligence et des activités de recherche,
  • suffisamment d’activité physique et de liens avec ses congénères.

Si votre chien détruit parce qu’il est atteint du syndrome Hs-Ha

Un chien hyperactif doit obligatoirement être pris en charge par un vétérinaire comportementaliste et/ou un éducateur canin comportementaliste professionnel. Ces professionnels mettront en place à la fois un traitement médicamenteux et une thérapie comportementale adaptée au cas du chien qui présente ce type de syndrome.

La thérapie comportementale repose notamment sur l’apprentissage du jeu contrôlé, aussi parfois appelé l’exercice du On/Off. Son principe est d’initier une séance de jeu avec l’animal puis de l’arrêter net dès le premier signe d’excitation du chien afin de lui apprendre les auto-contrôles.


 

Le Pica chez le chien

Votre chien se met soudain à happer tout ce qui passe sous son museau. Cailloux, vis, sable, verre… Tout est bon à ingérer. Il est sans doute atteint du Pica, une affection due à une carence qui implique que votre animal ingère tout ce qui est non nutritif. Comment fonctionne cette maladie ? D’où vient-elle ? Peut-on la traiter ?​

Qu’est-ce que le Pica ?

Tout d’abord déterminée comme étant à l’origine une carence en fer ou en vitamines, le Pica s’avère être bien plus que cela. Cette affection touche le comportement du chien. En effet, l’action de manger tout ce qui passe devant votre animal démontre un manque d’enthousiasme pour le monde qui l’entoure. Seuls les objets représentent pour lui un intérêt, jusqu’au point de les manger, par désir ou par accident. Il faut être particulièrement vigilant, car l’ingestion de certains objets et d’autres substances peut s’avérer extrêmement dangereuse pour votre animal.

Un diagnostic difficile

Prenez rendez-vous chez votre vétérinaire et partagez votre vécu avec votre animal. A-t-il fréquenté d’autres chiens ? A-t-il l’habitude de sortir ? Le besoin de tout ingérer peut provenir de la présence d’un ver dans l’organisme de votre chien. Dans ce cas, il faut absolument l’éliminer afin que votre ami puisse reprendre le cours normal de sa vie. Lorsque votre chien ne présente pas d’infestation aux vers, la cause est psychologique. Le plus souvent, il s’ennuie. Il se peut qu’il déprime après la disparition ou le départ de quelqu’un ou d’un animal de la maison. Prenez le temps de jouer avec lui et de le distraire.

Prévenir l’apparition de la maladie, c’est possible ?

La plupart des chiens vivent seuls pendant que leurs maîtres travaillent. Souvent, le Pica est la seule manière pour eux d’exprimer leur mal-être. Si le maître se fâche, c’est raté. Si le maître s’inquiète, il va pouvoir se rapprocher du chien et celui-ci aura gagné son opération inconsciente. Pour prévenir l’apparition d’un éventuel Pica, prenez soin de votre animal et ne le laissez pas évoluer en solitaire alors qu’il a besoin de vous. Plus vous stimulerez votre meilleur ami et plus il sera de bonne humeur et en bonne santé.

 

Mon chien creuse des trous

 

Mon chien creuse des trous

Votre chien a pris l’habitude de creuser des trous dans votre jardin. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Il va falloir les identifier pour pouvoir l’empêcher de continuer.

A chaque raison, il y a une solution

Il faut d’abord que vous sachiez que cela ne sert à rien de punir votre chien parce qu’il creuse. Le fait de creuser est un comportement naturel, chez votre compagnon. Il ne comprendrait pas la punition. Il vaut mieux l’en empêcher en lui disant fermement « non ».Mais il faut le prendre sur le fait et non pas plus tard car il ne comprendrait pas de quoi il s’agit.
Néanmoins pour plus d’efficacité, il vaut mieux avoir identifié la raison. Cela implique de bien connaître votre chien pour la déterminer.

  • L’ennui : la plupart du temps, c’est parce qu’il s’ennuie et qu’il manque d’activité. Il peut aussi agir ainsi parce qu’il aura remarqué que cela attirait votre attention. Un chien a besoin de se promener et de jouer avec des jouets ou avec vous.
  • La température extérieure : en été, votre chien peut creuser car il a trop chaud et qu’il recherche un air plus frais et humide. Pourquoi ne pas lui installer une petite piscine dans laquelle il pourra se rafraîchir ?
  • Pour sortir de votre terrain : si les trous sont à proximité des limites de votre jardin. Renseignez-vous sur ce qu’il peut y avoir de l’autre côté : des enfants qui jouent, des chiens. S’il creuse, c’est qu’il a peut-être besoin de se socialiser. Emmenez le dans des endroits où il pourra voir d’autres gens et rencontrer d’autres animaux de son espèce.
  • Pour chasser les petites bêtes : si votre jardin est envahi par des petits nuisibles, comme des taupes, votre chien voudra instinctivement les chasser. C’est à vous d’intervenir en les éliminant.

Que faire si votre chien continue de creuser ?

Dans certains cas, vous ne pourrez rien y faire. En effet, certaines races de chiens aiment creuser. D’autres le font pour enterrer leur nourriture.

Il va falloir que vous délimitiez un endroit dans lequel votre chien aura le droit de s’adonner à son passe-temps favori.

Pour lui apprendre qu’il aura le droit de creuser à cet endroit et pas un autre, il y a quelques astuces :

  • Enterrer des jouets ou des friandises (vous pouvez les insérer dans un kong, par exemple) à l’endroit qui lui est destiné jusqu’à ce qu’il ait compris.
  • Mettre des pelures d’agrumes à proximité de vos plantes, les chiens n’en aiment pas l’odeur.
  • Enterrer du grillage dans ses endroits favoris, le contact avec le grillage devrait le repousser.
  • Placer des pierres sur les anciens trous.
  • Déclencher un jet d’eau sur lui à chaque fois que vous pensez qu’il va faire des trous.

Pour que ces astuces soient efficaces, cela implique que vous ne relâchiez pas votre attention. Vous allez devoir être ferme et toujours lui montrer l’endroit qui lui est destiné.

 

Mon chien fugue

 

Mon chien fugue

Vous en avez marre de recevoir des coups de fils bien trop régulièrement de personnes qui vous appellent car elles viennent de récupérer votre chien. Vous n’en pouvez plus de passer vos soirées à chercher votre toutou qui s’est encore enfui ?

Pourquoi votre chien est-il fugueur et, surtout, que faire pour régler ce problème.

Pourquoi votre chien est-il fugueur ?

Tout d’abord, il est important de bien faire la différence entre un chien qui ne revient pas quand vous l’appelez en balade et un chien qui fugue intentionnellement. Lorsque l’on parle de chien fugueur, on est bien là en présence d’un problème de comportement et non d’un « simple » problème d’éducation facilement corrigible comme le rappel au pied ou le suivi naturel de votre chien. 

Un chien qui fugue est un chien qui va intentionnellement creuser un trou sous la clôture ou carrément sauter par-dessus, ouvrir les portes ou passer le portail pour aller vaquer à ses occupations.

Votre chien n'est pas suffisamment promené

Sachez que 9 fois sur 10, un chien qui fugue est un chien qui n’est pas suffisamment sorti. Lorsque des maitres viennent me voir pour me faire part de ce problème de fugue mais qu’ils me disent dans la même phrase qu’ils ne comprennent pas puisqu’il a tout de même accès à tout le jardin… Une question me vient directement à l’esprit : « Mais … Vous le sortez quand même tous les jours ? » Et bien oui, dans le jardin me répondent-ils dans 90% des cas ! Ah .. D’accord, et bien ne cherchez plus : vous avez la solution. Sortez votre chien !

N’oubliez pas, votre chien a besoin de sortir quotidiennement minimum 30 minutes par jour. C’est un besoin social qui lui permet de se dépenser, de sentir toutes les odeurs laissées par les copains et parfois même d’y répondre. Que vous ayez un immense jardin ou un appartement, votre chien en aura bien vite fait le tour et finira par s’ennuyer et donc décidera, seul, d’aller se promener pour répondre à son besoin de découverte. Dites-vous que votre chien préfèrera grandement découvrir le monde à vos côtés que seul. Alors profitez-en et faites-lui plaisir, pour son bien.

« Oui, d’accord j’entends bien mais quand je promène mon chien il est insupportable, il tire sur sa laisse et je n’en peux plus »

Travaillez la marche en laisse

Voici comment éviter un problème et en créer un autre ! Travaillez avec votre chien la marche en laisse, ne lâchez rien et surtout ne baissez pas les bras. C’est un cercle vicieux dans lequel il ne faut pas rentrer : votre chien tire, donc vous le promenez moins, donc les rares fois où vous le reprenez en laisse il est trop excité, donc il tire de plus belle, donc vous ne le sortez plus du tout, donc il fugue.

Si vous avez envie que votre chien soit bien dans ses pattes, prenez du temps pour vous occuper de lui et faire que votre relation soit plus harmonieuse.

Votre chien est excité sexuellement

Par ailleurs, si vous retrouvez systématiquement votre chien chez les voisins qui, oh malheur, ont une belle petite chienne en chaleurs, pensez à la castration, cela pourrait permettre de limiter son instinct sexuel. Si c’est chez un copain de même sexe qu’il se retrouve systématiquement : pensez à toujours proposer des rencontres régulières avec ses congénères, c’est un besoin très important pour votre chien et cela a pour autre bénéfice de lui permettre de renforcer et entretenir ses codes canins et cela évite une éventuelle dyssocialisation future.

Votre chien fugue par faim

Si votre chien fugue pour aller fouiller dans les poubelles ou finir les gamelles des copains voisins,  en bref, s’il décide d’aller se servir tout seul chez les autres tous les soirs : n’hésitez pas à fractionner sa ration quotidienne en plusieurs repas et si possible à des horaires complètement variables.

Que faire ?

Les Jeux, mais pas n'importe lesquels

Tout d’abord, proscrire tous les jeux de lancés (balles, bâtons, frisbee) car cela renforce l’instinct de poursuite de votre chien, si celui-ci est fugueur.

Il est davantage conseillé de travailler avec votre chien le pistage par exemple afin de l’habituer à utiliser cet instinct mais de manière contrôlée. Attention, il faut le faire régulièrement, être assidu et cohérent. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des clubs canins qui pratiquent cette activité autour de chez vous.

Faites-lui aimer votre jardin

Je vous conseille également de renforcer le plaisir d’être dans le jardin. Ne le laissez pas systématiquement dehors quand il a fait une bêtise ou que vous partez travailler. Jouez avec lui régulièrement, cachez des friandises, des jouets, des os à mâcher, etc. dans votre jardin lorsque vous partez. Imaginez bien que s’il ne se sent pas bien dans cet espace, il voudra en partir à tout prix.

En clair, vous l’aurez compris, dans la majorité des cas : les chiens fuguent par manque d’activité, donc n’hésitez plus, lâchez-vous sur les balades, les séances de jeux et les temps de complicité avec votre toutou !

Si cela ne suffit vraiment pas, si votre chien continue à fuguer : renforcez vos clôtures ! Parfois il suffit de la rehausser si le chien saute par-dessus ou de l’enterrer s’il creuse pour s’enfuir.

Rappelez-vous qu’avoir un chien nécessite de lui offrir un environnement sécurisé et adapté.

Votre attitude face à la fugue

Dernière astuce, qui est très importante : ne grondez pas votre chien lorsqu’il revient de son petit tour en solitaire !

Sachez qu’il aura le choix entre rester tout seul tranquille à sentir toutes ces odeurs et revenir chez lui tout en sachant qu’il se fera punir. Le choix est vite fait vous ne croyez pas ?

Malgré le fait qu’il soit parti plusieurs heures ou plusieurs jours, malgré le fait que vous soyez agacé de ses multiples fugues et malgré le fait qu’il vous fasse une énorme frayeur à chaque fois : lorsqu’il revient c’est la super fête, la plus belle qu’il n’ait jamais connue !!! 

N’oubliez jamais que les chiens vivent dans l’instant présent, si vous le grondez d’être parti, lui, de son point de vue de chien, comprendra que son humain le gronde d’être rentré : mauvaise stratégie !

 

Mon chien me saute dessus

 

Mon chien me saute dessus

Si ce jeu vous paraît anodin pour un chiot, vous changerez certainement d'avis quand votre chien pèsera 30 kilos et manquera de vous faire tomber à chaque fois que vous rentrerez chez vous. Alors, n’encouragez pas ce type de comportement ou réservez-le à des exercices d'obéissance codifiés.

En sautant, votre chien recherche simplement votre attention. Il s'agit rarement d'un comportement dominant. Ce comportement n'est d'ailleurs pas lié non plus à sa race mais bien à son éducation.

Comment faire pour corriger cette réaction ?

Surtout pas par la violence ni par des cris qui transformeraient un moment de joie en incompréhension pour votre animal. La meilleure attitude à adopter est le calme. Restez serein et ne criez pas ! Voici quelques exercices pratiques pour empêcher votre chien de sauter sur les gens.

Exercice à la porte d’entrée.

Si votre chien maîtrise les ordres de base et notamment le « assis », c'est parfait. Lorsqu'il commence à sauter sur vous à l’ouverture de votre porte d’entrée, arrêtez-vous et regardez devant vous. Dîtes-lui « pas sauter » accompagné d'un geste de négation de la main. Puis, ordonnez immédiatement à votre chien de s’asseoir avec un « assis » ferme et énergique. Dès qu'il est assis, tournez-vous vers lui et félicitez-le d'une caresse. S’il saute à nouveau sur vous, tournez-lui le dos et recommencez l'exercice. Répétez cette séquence jusqu'à ce que votre chien arrête de sauter.

Exercice dans une pièce

L’exercice suivant est une variante de l'exercice d’apprentissage précédant. Vous êtes dans une pièce et votre chien dans une autre séparé par une porte fermée. Ouvrez la porte et entrez dans la pièce. Si votre chien vous saute dessus, prenez immédiatement du recul et sortez en refermant la porte tout en la laissant entrouverte. Par l'ouverture, dîtes « assis » à votre chien. S’il obéit à l’ordre en s’asseyant, entrez de nouveau et félicitez-le avec une caresse. En revanche, si votre chien saute à nouveau sur vous, sortez et répétez l'opération. Votre chien comprendra ainsi qu'il ne doit plus sauter sur vous.

Exercice pour ne plus sauter sur les visiteurs

Apprenez également à votre chien à accueillir les visiteurs sans sauter. Choisissez un ami n'ayant pas peur de votre chien pour faire l'exercice avec vous. Prenez le temps de lui expliquer les bonnes attitudes et les bons mots à utiliser. Demandez à votre ami de sonner à la porte. Près de la porte d’entrée, de votre côté, faites asseoir votre animal d'un « assis ». Ouvrez la porte et faites pratiquer le deuxième exercice à votre ami sans intervenir. Votre ami ne rentrera dans votre domicile que lorsque votre chien ne sautera plus. Cela peut demander plusieurs essais. Soyez patient !

En résumé si votre chien vous saute dessus :

  • restez calme avant tout
  • ignorez-le plutôt que de le réprimander ou de le repousser avec les mains
  • félicitez votre chien uniquement lorsque ses quatre pattes sont au sol

Vous savez tout ! Il n’y a plus qu’à pratiquer ces exercices

 

Mon chien mange de l'herbe

 

Mon chien mange de l'herbe

Pour quelles raisons votre carnivore de chien se prend-il parfois pour un herbivore ? Se purge-t-il vraiment en faisant cela ? Ce comportement peut-il révéler un problème de santé chez votre animal ? 

Pourquoi votre chien mange-t-il de l’herbe ?

Si l’on ne connaît pas encore avec précision les origines de ce comportement chez le chien, plusieurs hypothèses sont cependant couramment avancées.

Ainsi, un chien pourrait manger de l’herbe :

Par instinct

En tant que descendant du loup, le chien peut instinctivement chercher à reproduire le régime alimentaire de son ancêtre constitué de proies herbivores dont le contenu gastrique contenait des baies, des plantes…et de l’herbe. C’est d’ailleurs dans le contenu stomacal des petites proies que les loups trouvent des fibres qui participent à leur confort digestif.

Parce qu’il aime ça

Bien que le sens du goût ne soit pas le plus développé chez le chien, ce dernier peut néanmoins manger de l’herbe parce qu’il en apprécie tout simplement le goût.

Parce qu’il a mal à l’estomac

Si votre chien ne parvient pas à digérer son dernier repas, il peut éprouver une gêne au niveau de son estomac dont il voudra se libérer. Pour cela, il va ingérer une grande quantité d’herbe assez rapidement. Cela va irriter la paroi de son estomac et le faire vomir.

Ce comportement n’a rien de préoccupant lorsqu’il est occasionnel mais il doit éveiller votre vigilance quand il devient fréquent. En effet, les douleurs abdominales à l’origine de ce comportement sont peut-être le signe d’une maladie digestive ou d’une intolérance alimentaire qu’il vous faudra identifier au cours d’une consultation vétérinaire.

Attention !

Ne confondez pas vomissement et régurgitation. Quand un chien mange de l’herbe, elle peut aller « chatouiller » le fond de sa gorge et le faire régurgiter. Il « recrache » alors l’herbe en elle-même et de la salive. Quand le chien vomit, il expulse le contenu de son estomac à la suite de contractions abdominales.

Parce qu’il est atteint de pica

Quand votre chien mange en permanence des matières inhabituelles et non comestibles telles que du sable, de la terre, des cailloux, du tissu, des crottes, du plastique ou même… de l’herbe, c’est qu’il est peut-être atteint d’un trouble du comportement alimentaire qu’on appelle le pica.

Le pica peut être la résultante d’un trouble du comportement ou d’un problème d’ordre médical comme des troubles digestifs chroniques ou des troubles métaboliques.

En cas de pica, il est donc nécessaire de consulter son vétérinaire afin de trouver rapidement l’origine du problème et d’y remédier efficacement.

(voir notre article concernant le pica dans la rubrique   "maladies/symptômes")

Parce qu’il n’est pas rassasié

Il est enfin possible qu’un chien mange de l’herbe parce qu’il a faim… et l’herbe riche en fibres contribuerait à le rassasier. D’ailleurs, les chiens dont l’alimentation est riche en fibres fermentescibles ont moins tendance à manger de l'herbe. On sait en effet que la fermentation de ces fibres dans l'intestin au cours de la digestion pourrait être à l’origine d’une meilleure sensation de satiété chez ces chiens.

Si vous pensez que votre chien mange de l’herbe pour se rassasier, vous pouvez ainsi enrichir son alimentation en riches fermentescibles pour tenter de faire cesser son comportement. Les fibres fermentescibles se trouvent notamment dans :

  • des fruits comme la pomme, la poire, la prune, ou la banane,
  • des légumes comme les carottes, le brocoli ou le fond d’artichaut,
  • des légumineuses comme les lentilles, les pois ou les haricots grain…
  • le son de blé.

Une absorption d’herbe sous surveillance

Même si l’absorption d’herbe par un chien n’est pas toujours inquiétante, il faut tout de même faire attention à ce que l’herbe que votre chien ingère ne soit pas traitée avec des produits chimiques comme des engrais ou des pesticides qui pourraient nuire à sa santé.

D’autre part, vous devez veiller à ce que votre animal soit vermifugé régulièrement car c’est sur l’herbe que différents parasites déposent leurs œufs et que le chien peut se contaminer.

Quand consulter ?

La plupart du temps, le fait d’ingérer de l’herbe est tout à fait anodin chez le chien et ne présente pas quelque chose d’inquiétant.

Il est néanmoins nécessaire de consulter un vétérinaire lorsque la consommation d’herbe chez le chien :

  • vous semble excessive et/ou systématique,
  • est associée à des symptômes qui peuvent vous évoquer un pica ou des problèmes digestifs. Parmi ces symptômes, des vomissements fréquents et/ou dont l’aspect est inquiétant doivent notamment vous inciter à consulter un vétérinaire dans les meilleurs délais.

L’herbe aide-t-elle le chien à se purger ?

Ce qu’on appelle une purge est une pratique basée sur l'utilisation de plantes et dont le but est de débarrasser le corps d’éléments nocifs qui le rendent ou qui pourraient le rendre malade. Chez le chien, ces éléments nocifs peuvent être des parasites intestinaux si bien qu’on assimile souvent la purge à une vermifugation.

Selon une idée reçue bien ancrée, les chiens pourraient manger donc manger de l’herbe pour se purger, en d’autres termes pour se vermifuger naturellement.

S’il est vrai que la consommation d’herbe peut accélérer le transit intestinal grâce aux fibres qu’elle contient, elle n’a en aucun cas d’action vermifuge. Bien au contraire, c’est même souvent par le biais de la consommation d’herbe que les chiens se contaminent avec des œufs de vers digestifs qui y sont présents.

La meilleure des façons de vermifuger son animal reste donc d’avoir recours à des produits vermifuges vétérinaires dont l’efficacité a été testée et prouvée.

 

Mon chien mange des excréments

 

Mon chien mange des excréments

Votre chien mange ses crottes, celles du chat ou d’un autre chien ? On dit alors qu’il est coprophage. Ce comportement est-il normal ou pathologique ? Comment l’expliquer et comment y remédier ?​

Qu’est-ce que la coprophagie ?

On parle de coprophagie chez le chien quand ce dernier mange ses propres excréments ou ceux d’autres animaux (voire ceux des êtres humains).

Selon une étude, la coprophagie est un comportement relativement courant chez le chien car sur 1500 propriétaires de chiens sondés, près d’un maître sur 4 a déjà vu son chien manger des crottes.

Dans certains cas bien particuliers, ce comportement est tout à fait normal. C’est le cas chez la chienne pendant les 2 à 3 premières semaines de la vie de ses chiots. La mère ingère les matières fécales de ses petits après avoir léché leur périnée pour provoquer leur défécation en vue de garder son nid propre. La coprophagie est également normale chez les chiots lorsqu’ils commencent à explorer leur environnement à la manière d’un bébé qui serait dans sa phase orale et qui découvre le monde en portant tous les objets à sa bouche.

Mais, bien que répandu, ce comportement devient anormal quand il est fréquent et répétitif chez le chien adulte. Il peut alors être dû à des troubles médicaux ou comportementaux.

Les causes de la coprophagie chez le chien

La coprophagie d’origine médicale

Un excrément dans lequel persistent des nutriments peu ou pas digérés (matières grassesprotéines, amidon…) reste « appétissant » pour un chien qui va donc chercher à le manger. La persistance d’éléments non digérés dans les excréments – et donc la coprophagie qui lui est associée peut avoir des origines variées comme :

La présence de parasites dans l’intestin

De nombreux parasites digestifs du chien peuvent perturber l’assimilation des nutriments dans l’intestin qui se retrouvent alors dans les selles.

Les gastrites chroniques et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Ces affections pourraient favoriser la coprophagie en affectant l’efficacité de la digestion des nutriments.

Un déficit enzymatique

Les chiens qui appartiennent à des races rustiques comme les Beaucerons, les chiens de chasse ou bien encore les races nordiques possèdent moins d’amylase, l’enzyme permettant la digestion de l’amidon. Ainsi, lorsque leur alimentation apporte trop d’amidon par rapport à leur capacité de digestion de ce glucide (ce qui est le cas de la plupart des croquettes pour chien), leurs crottes contiennent alors des grains d’amidon non digérés qui les rendent appétentes.

Les chiens qui souffrent d’une insuffisance pancréatique exocrine « produisent » également des crottes qui contiennent encore de nombreux nutriments dont des graisses. Leurs selles ont généralement un aspect jaunâtre, luisant, gras et pâteux qu’on appelle une stéatorrhée. La maladie est en effet à l’origine d’un manque d’enzymes digestives responsable d’un syndrome de malabsorption/maldigestion qui peut expliquer une coprophagie.

Une alimentation peu digérée

Lorsqu’un chien ne parvient pas à digérer correctement ses aliments, on retrouve à l’intérieur de ses excréments divers éléments nutritifs n’ayant pas été complètement digérés. Ils sont alors susceptibles d’être ingérés à nouveau puisque qu’ils rendent les excréments appétents.

Cette mauvaise digestion peut se produire :

  • en cas de changement brutal d’alimentation sans que le maître de l’animal n’ait pratiqué de transition alimentaire,
  • lorsque l’animal est trop nourri. La quantité de nourriture présente dans son système digestif dépasse alors ses capacités à la digérer correctement et les nutriments non digérés se retrouvent dans ses fecès,
  • lorsque l’animal mange trop vite. Cela peut être le cas lorsqu’il se trouve en compétition avec d’autres chiens lors des repas. Il avale alors trop rapidement des quantités de nourriture qui dépassent ses capacités digestives enzymatiques. Il en résulte une accélération de son transit digestif et une mauvaise assimilation des nutriments qui se retrouvent alors presque intacts dans ses crottes,
  • lorsque l’alimentation du chien est de mauvaise qualité : trop riche en amidon, en fibres végétales, en protéines végétales, en protéines animales non digestes ou en matières grasses. Cela peut être le cas avec des croquettes bas-de-gamme fabriquées avec trop de céréales et/ou de légumineuses et trop peu de matières carnées de bonne qualité.

Enfin, l’industrie du « pet-food » utilise un certain nombre de facteurs d’appétence pour favoriser l’acceptation des croquettes par le chien. Ces facteurs d’appétence sollicitent les sens du goût et l’odorat du chien. Seul hic : on peut retrouver ces arômes et ces exhausteurs de goûts dans les crottes des chiens nourris avec ces croquettes car ils traversent le tube digestif sans être digérés ou absorbés.

La dépression d’involution du vieux chien

La dépression d’involution est une affection qui touche certains chiens âgés qui semblent alors « retomber en enfance ». Ces chiens peuvent ainsi redevenir malpropres et ont tendance à manger n’importe quoi dont des excréments…à la manière des chiots.

Cette affection peut aussi être liée à une anxiété non traitée, à une maladie hormonale comme un syndrome de Cushing ou une hypothyroïdie ou à l’évolution d’une tumeur cérébrale.

La coprophagie d’origine comportementale

En l’absence de raisons « médicales » qui pourrait expliquer le fait que le chien mange ses excréments ou ceux d’autres animaux, il existe des explications comportementales à la coprophagie.

Un comportement instinctif

La consommation occasionnelle d’excréments d’herbivores serait un comportement instinctif qui n’aurait rien d’inquiétant chez le chien adulte d’un point de vue comportemental. L’ingestion d’une bouse de vache, d’un crottin de cheval ou de crottes de lapin trouverait en effet sa source dans le fait que les ancêtres des chiens dévoraient les intestins de leurs proies et qu’ils en auraient aujourd’hui conservé l’attrait. Les chiens pourraient en effet y trouver des nutriments d’origine végétale prédigérés et donc plus digestes pour eux, de la vitamine B et des acides gras volatils dont le goût et l’odeur sont très attirants pour le chien.

Le syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité

La coprophagie d’un chien peut trouver son origine dans un trouble du développement de l’animal qui concerne un déficit des autocontrôles et des filtres sensoriels que le chiot doit normalement acquérir avant ses 4 mois. Ce syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité se manifeste par une excitation qui monte très vite et que le chien ne contrôle pas, l’apparition de troubles obsessionnels compulsifs, une hypervigilance qui rend très difficile leur concentration et tout apprentissage ainsi qu’un fort besoin d’exploration orale de leur environnement. Ce sont généralement des chiens très gloutons, qui prennent tout en gueule et qui ont tendance à avaler tout et n’importe quoi dont…des crottes.

Ce trouble trouve son origine dans une séparation trop précoce de la mère et du chiot ou dans une incapacité de la mère à lui enseigner les auto-contrôles. Cela arrive si la mère est immature, souffre elle-même de ce trouble ou si la portée est trop nombreuse et rend impossible ce « travail » d’apprentissage.

Un manque d’espace

Les chiens sont des animaux qui ont plutôt un sens inné de l’hygiène et qui vont faire leurs besoins loin de leur couchage et de l’endroit où ils ont l’habitude de manger. Quand l’espace du chien est trop restreint, il peut avaler ses crottes ou celles des congénères qui partagent son environnement afin de dégager le lieu de vie des déjections afin de le garder propre.

La peur d’être puni

Une punition trop sévère (cris ou pire, des violences de la part du maître) ou intervenue à retardement lorsque le chien a fait ses besoins à l’intérieur du domicile lors de l’apprentissage de la propreté peut l’inciter à faire disparaître ses excréments par un comportement coprophage. En effet, si l’on est trop brutal avec le chien lors de l’apprentissage de la propreté, le chien ne comprend pas que son maître ne veut « pas de caca dans la maison » mais il comprend simplement que « caca= punition ». Pour éviter de se faire disputer, il mange alors ses excréments afin de les cacher à son maître.

Manger ses selles peut aussi relever du jeu pour le chien qui souhaite alors ramasser sa crotte avant que son maître ne le fasse, comme s’il entrait dans une sorte de compétition avec lui.

L’ennui, le stress et l’anxiété

Un chien qui s’ennuie cherchera tous les moyens qui sont en sa possession pour attirer l’attention de son maître et la coprophagie en fait partie. En effet, il y a de fortes chances que vous réagissiez en voyant votre chien déguster des excréments, soit en le disputant, soit en essayant de l’en empêcher. Bingo ! Il a alors obtenu satisfaction en ayant réussi à attirer votre attention et le fait que vous ayez réagi renforce encore son comportement.

Le stress et l’anxiété chez le chien peuvent aussi être à l’origine de coprophagie entre autres comportements gênants comme des vocalises, des automutilations, des troubles obsessionnels compulsifs…autant de comportements qu’on appelle des activités substitutives pour rendre le stress et l’anxiété un peu plus supportables.

Mon chien mange des crottes : quels sont les risques ?

La coprophagie chez le chien peut être responsable :

  • d’une mauvaise haleine,
  • d’une toxi-infection alimentaire par l’ingestion de crottes contaminées par des bactéries, des virus ou des champignons pathogènes. Ces affections sont plus fréquentes chez les chiens âgés et chez les chiots bien qu’elles puissent toucher les chiens adultes également,
  • d’une transmission des parasites intestinaux évacués dans les excréments par voie orale.

Comment remédier à la coprophagie du chien ?

Pour remédier efficacement contre la coprophagie du chien, il faut avant tout déterminer la cause du problème.

Si la cause de comportement est d’origine médicale, seul un traitement prescrit par un vétérinaire permettra d’en venir à bout. Il peut s’agir :

  • d’un traitement vermifuge en cas de parasitisme digestif,
  • d’une supplémentation enzymatique en cas d’insuffisance pancréatique exocrine,
  • d’un traitement anti-inflammatoire en cas de gastrite chronique,
  • Etc.

Si la coprophagie trouve sa source dans une alimentation peu digeste, plusieurs stratégies sont envisageables :

  • changer l’alimentation du chien pour une alimentation de meilleure qualité et/ou plus digeste : passage d’une alimentation à base de croquettes à une alimentation maison ou sélection d’une marque de croquettes pour chien de meilleure qualité nutritionnelle,
  • effectuer tous les changements d’alimentation de façon progressive en respectant une transition alimentaire progressive,
  • revoir les quantités distribuées à l’animal à la baisse en fonction de ses besoins afin de ne pas le sur-nourrir avec l’aide d’un vétérinaire,
  • laisser manger l’animal seul à l’écart de ses congénères et en essayant de ralentir le rythme d’ingestion de ses repas à l’aide d’une gamelle anti-glouton.

Si la coprophagie de votre chien est lié à un syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité, il sera nécessaire d’envisager un traitement médicamenteux prescrit par un vétérinaire (idéalement un vétérinaire comportementaliste) associé à une thérapie comportementale menée avec l’appui d’un professionnel du comportement canin.

Si, enfin, la coprophagie de votre chien est lié à un autre problème d’ordre comportemental, nous vous conseillons de vous adresser à un éducateur comportementaliste canin.

 

Mon chien est agressif au moment des repas

 

Mon chien est agressif au moment des repas

Rentrons de suite dans le vif du sujet : NON, il ne faut pas retirer des croquettes dans la gamelle de son chien lorsqu’il mange pour éviter qu’il ne devienne agressif.

Et oui, nous voici face à l’une des idées reçues en éducation et comportement canin les plus ancrées et les plus fausses qu’il existe.

il est totalement incohérent de penser qu’un chien ne sera pas agressif si on vient tous les jours lui enlever une partie de l’une de ses principales ressources !

Bien au contraire, cette attitude pourrait même déclencher une forme d’agressivité (grognements par exemple, voire pire!) au moment du repas. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que le chien en question assimile, lors de son repas, la présence humaine à quelque chose de négatif (puisqu’on lui retire des croquettes).

Comment faire pour que mon chien ne devienne pas agressif au moment du repas ?

La première chose à faire est D’ARRÊTER de vouloir intervenir dans ce sens (en enlevant des croquettes) lors du repas de votre chien ! Laissez votre chien manger tranquillement et si vous voulez vraiment le désensibiliser à la présence de quelqu’un lorsqu’il mange : rajoutez des friandises, des croquettes, quelque chose de beaucoup plus appétent, etc.

En clair, soit vous créez un conditionnement neutre pour votre chien lors de son repas : présence d’humain = aucune action, aucune conséquence = neutralité… Ou alors vous créez un conditionnement positif lors du repas de votre chien, c’est à dire : présence d’humain = ajout de ressource = plaisir.

Personnellement, je suis plutôt d’avis de laisser le chien tranquille lorsqu’il mange. Le conditionnement positif serait éventuellement intéressant à intégrer si vous avez des enfants en bas âge par exemple, susceptibles de courir ou passer à côté de votre chien lorsqu’il mange.

En résumé, pour prévenir l’agressivité du chien au moment du repas :

  • Associez votre présence lors du repas à quelque chose de neutre (si votre chien ne rencontre aucun problème) ou de positif (si vous avez des enfants en bas âge qui courent autour de votre chien lors de son repas).
  • Si vous souhaitez renforcer positivement, déposez dans la gamelle de votre chien quelque chose de plus gourmand que ce qu’il est entrain de manger pour qu’il associe réellement votre action à quelque chose de positif.
  • Ne punissez et/ou n’enlevez jamais les croquettes de votre chien au moment de son repas ! La punition et le conditionnement négatif pourrait au contraire déclencher l’agressivité chez le chien car il aurait un instinct de protection de sa ressource !

Par ailleurs, il y a au-delà de cela, une notion de partage qui est très importante à inculquer à votre chien car, qu’il grogne ou soit agressif vis-à-vis de vous ou d’un autre chien qui s’approcherait trop près de sa gamelle, il y a ici un réel problème de partage de la ressource nourriture !

Mon chien est agressif au moment du repas : que faire ?

Avant de commencer à vous donner des conseils à appliquer pour faire en sorte que votre chien ne soit plus agressif au moment du repas, je vous recommande vivement de faire appel à un professionnel de l’éducation et du comportement canin ! Il pourra vous guider dans les différentes étapes à suivre et surtout vous indiquera la bonne attitude à adopter !

L’agressivité chez le chien n’est pas un comportement anodin, il ne faut bien entendu pas prendre ça à la légère et l’attitude du maître sera essentielle ! Vous n’avez pas vraiment le droit à l’erreur lorsque l’on traite de l’agressivité car on peut très rapidement et sans le vouloir renforcer le mauvais comportement !

Conseil n°1 : Gérez les ressources de votre chien

Je ne parlerai jamais ici (ni ailleurs d’ailleurs) de dominance et de toute puissance du maître ! Lorsque je parle de gestion des ressources de son chien, c’est simplement pour délimiter un cadre et des règles de vie au chien ! Car un chien sans limite et sans cadre n’est pas un chien heureux comme beaucoup le pensent, c’est un chien en insécurité !

Si votre chien est agressif au moment du repas, je vous invite donc à cadrer davantage ce moment. C’est-à-dire que vous devez être à l’initiative de ce moment, la gamelle ne doit pas être en libre service ! Donnez la gamelle à votre chien (en lui demandant un pas bouger pendant que vous posez la gamelle, c’est aussi bien) et indiquez à votre chien qu’il peut manger.

Au bout de 15 minutes, gamelle finie ou non, si votre chien s’en est désintéressé par exemple : retirez la gamelle ! 15 minutes sont largement suffisantes pour qu’un chien adulte puisse finir sa gamelle, s’il ne la termine pas, il mangera mieux le lendemain (on compte jusqu’à 30 minutes pour les chiots de moins de 6 mois).

Cela peut paraitre stricte, et pourtant cela participe également à la bonne santé de votre chien ! Et oui, car si votre chien mange quand il a envie, un peu tout au long de la journée, au delà des éventuels problèmes comportementaux que cela peut engendrer, cela signifie qu’il est toujours en période de digestion et risque un retournement d’estomac à tout moment !

Conseil n°2 : Apprenez à votre chien à partager

Si votre chien grogne lorsqu’un autre chien s’approche de sa nourriture, apprenez-lui à partager celle-ci. Comment faire ? Et bien il existe un exercice tout simple à mettre en place au quotidien :

  • Placez les deux (ou+) chiens face à vous.
  • Munissez-vous de friandises.
  • Donnez à tour de rôle aux chiens une friandise, en leur donnant dans la main puis ensuite devant eux, par terre.
  • Changez le rythme, donnez à l’un, puis à l’autre, puis deux fois de suite à l’un, puis à l’autre, etc.

Conseil n°3 : Ne ritualisez pas le moment du repas pour votre chien

Enfin, je vous recommande de ne pas donner à votre chien son repas toujours aux mêmes heures, afin qu’il ne se ritualise pas et ne renforce pas ses attitudes.

De plus, n’hésitez pas à lui donner à manger dans différents endroits pour qu’il n’assimile pas un lieu à son espace pour manger, et qu’il ne déclenche donc pas par la suite une protection liée à cet espace.

Puis, si votre chien grogne dès que l’on s’approche de sa gamelle (vide ou pleine), diversifiez la manière de lui donner à manger : en dispersant sa ration dans le jardin par exemple ou en lui mettant dans des jouets d’occupation, etc.

En résumé, pour supprimer l’agressivité de votre chien au moment du repas :

  • Soyez à l’initiative de cette ressource : votre chien doit pouvoir manger en 15 minutes maximum, lorsque vous lui demandez.
  • Ne laissez pas sa gamelle en libre service, au delà des 15 minutes, finie ou pas on retire la gamelle.
  • Apprenez à votre chien à partager cette ressource avec les autres chiens si cela pose problème lors du repas.
  • Diversifiez l’heure, l’endroit et la manière de lui donner à manger pour qu’il ne s’installe pas dans une routine et ne renforce donc pas ses mauvaises habitudes.

 

Mon chien vole de la nourriture

 

Mon chien vole de la nourriture

Votre chien quémande énormément lorsque vous êtes à table ? Il est parfois même arrivé qu’il se permette de mettre ses deux pattes et sa truffe dans votre assiette ?

Votre chien attend que vous ayez le dos tourné pour chaparder les gâteaux apéro que vous venez d’installer sur la table basse ? Ou encore si votre chien vous aide à débarrasser la table en vidant tous les restes présents, alors c’est que vous êtes au bon endroit ! Cet article est fait pour vous et vous permettra à coup sûr de trouver une solution à votre problème.

Les règles de vie à mettre en place à la maison

Tout d’abord, et avant toute chose, il est primordial de refaire un point sur les règles de vie à mettre en place à la maison pour permettre une bonne adaptation du chien dans son environnement. Cela peut paraître inutile lorsque l’on veut « seulement » résoudre le problème du vol de nourriture, mais, au contraire, il faut voir ce « petit » problème dans un contexte plus général avec, peut- être, des incohérences à pointer qui feront que, quelque soit la technique utilisée pour résoudre ce problème, elle ne fonctionnera pas si l’environnement n’est pas cohérent.

Règle n°1 : vous devez gérer les ressources de votre animal, que ce soit la nourriture, l’espace ou les contacts, cela doit être clairement défini et surtout respecté de tous. Je tiens à préciser avant de détailler mon propos sur cette première règle, que les points qui vont suivre sont à mettre en place uniquement si vous avez un chien avec un comportement plutôt gênant et qui a tendance à « déborder ». Ces quelques points pourront être adoucis et adaptés selon vos envies, le caractère de votre chien et l’environnement proposé.

Gestion de la nourriture : votre chien doit manger une ou deux fois par jour et ce à heures fixes. Et si la gamelle d’eau doit quant à elle être en libre service, en revanche, la ration de croquettes (ou autre alimentation, selon votre choix) doit être donné à heures fixes et dans un laps de temps défini (pas plus de 15 min pour le chien adulte, et jusqu’à 30min pour le chiot).

Gestion de l’espace : votre chien doit impérativement avoir son espace (niche d’intérieur, panier, tapis, etc.) et savoir y aller lorsque vous lui demandez de le faire. Par ailleurs, si vous ne souhaitez pas que votre chien accède à toutes les pièces de la maison, des zones interdites doivent être clairement définies et respectées de tous les membres de la famille.

Gestion des contacts : vous devez être à l’initiative des contacts que vous avez avec votre animal, si votre chien réclame votre attention, quémande des caresses, ou saute sur toutes les personnes qui entrent dans votre foyer : cela signifie qu’il est dans une gestion totale des contacts et ce n’est pas correct. Vous devez toujours décider de quand commence et se termine un contact (caresse, « bonjour », séance de jeu, etc.).

Pour ce faire, si votre chien réclame votre attention (en aboyant, en soulevant votre bras avec sa tête, en se plaçant devant vous, etc.), ignorez-le, attendez qu’il passe à autre chose et ensuite uniquement, invitez-le pour un contact et n’attendez pas qu’il se lasse de ce contact, anticipez et indiquez-lui que vous décidez que ce temps est terminé, par un « c’est fini » par exemple et/ou en le re-dirigeant vers autre chose : au panier, dehors, etc.

Règle n°2 : vous devez toujours être cohérent en tant que maître. Une règle mise en place doit être suivie par tous les membres de la famille à la lettre. Surtout avec un chien qui a tendance à « tester ». En effet, votre attitude est un élément majeur de l’éducation et, de manière plus générale, de votre relation avec votre animal. Si votre chien vous considère comme un être non fiable, il n’hésitera pas à n’en faire qu’à sa tête. Par ailleurs, une attitude incohérente n’étant que très peu rassurante pour votre chien, cela pourrait engendrer par la suite d’autres problèmes de comportement. Soyez donc vigilant quant à votre attitude.

Règle n°3 : veillez également à respecter les besoins de votre animal. En plus (bien évidemment), de combler les besoins primaires tels que manger, boire et dormir, un chien en bonne santé est un chien qui n’a pas de « manques » en termes de dépenses sociale, intellectuelle, physique et olfactive. Alors comment faire pour qu’un chien ne soit pas en pénurie ?

  • Dépenser son chien socialement : multiplier le plus régulièrement possible les rencontres congénères contrôlées et positives et promener son chien dans des environnements différents au quotidien.
  • Dépenser son chien intellectuellement : le stimuler quotidiennement intellectuellement à l’aide d’exercices/jeux d’obéissance (l’obé-rythmée par exemple), le stimuler avec des jouets d’occupation intelligents, lui apprendre de nouveaux « tours », de nouvelles indications et ce tout au long de sa vie.
  • Dépenser son chien physiquement : lui proposer de grandes balades (minimum 30 min/jour) où il pourra se défouler vraiment.
  • Dépenser son chien olfactivement : l'emmener quotidiennement dans de nouveaux lieux où il pourra découvrir de nouvelles odeurs. Le balader tous les jours afin qu’il ne s’ennuie pas dans son jardin et qu’il puisse avoir accès à tous les « messages » laissés par ses copains.

Règle n°4 : mettre en place une bonne éducation. Effectivement, cela peut paraître évident, mais il est néanmoins important de le rappeler. Un chien bien dans ses pattes et surtout bien dans sa « famille », est un chien qui a un cadre, qui a un référent sur lequel il peut se reposer. Et pour cela, des règles éducatives doivent être mises en place. Je ne parle pas uniquement des basiques assis, couché, pas bouger, rappel, je parle également du « tu laisses », du « au panier », etc. Ce sont des indications de base qui permettent de demander au chien un retour au calme par exemple, ou qui permettent de dévier le chien d’un comportement gênant, etc.

Conseils pratiques pour que votre chien ne vole pas de nourriture

Conseil n°1 : si votre chien ne mange qu’une fois par jour, donnez lui à manger matin et soir. Cela pourra lui permettre de ne pas « avoir faim ».

Conseil n°2 : ne laissez jamais les gamelles de croquettes en libre service. Cela pourrait apprendre au chien que lorsqu’il a faim = il mange, à volonté, et donc l’inciter à se servir lorsqu’il en a envie.

Conseil n°3 : ne laissez pas trainer de nourriture sous son nez, c’est le tenter et donc le mettre en faute. Vous pourrez faire cela lorsque vous lui aurez appris à ne pas voler en revanche.

Conseil n°4 : revoir la qualité de l’alimentation que vous donnez à votre animal, peut-être que ce que vous lui proposez n’est pas suffisant en termes d’apports nutritionnels par exemple.

Conseil n°5 : apprenez à votre chien l’indication « au panier » afin de le dévier vers une autre action lorsqu’il s’approche trop près de la table.

Conseil n°6 : soyez tous cohérents dans le foyer. Ne donnez jamais à votre chien de la nourriture qui, à la base, ne lui était pas destinée en dehors de ses propres repas. Si vous souhaitez lui donner vos restes, mettez-les de côté et donnez-lui lors de sa gamelle.

Conseil n°7 : ne grondez jamais votre chien d’avoir volé en votre absence : il ne comprendrait pas pourquoi il est sanctionné, et ne l’assimilerait absolument pas au fait d’avoir volé il y a quelques heures. N’oubliez pas le chien est un animal qui vit dans l’instant présent.

Comment apprendre à votre chien à ne pas voler la nourriture ?

Cela se fait en plusieurs étapes et ces dernières doivent être proposées progressivement au chien. Si vous voyez que votre animal a un peu de mal à franchir une étape, ce n’est pas grave, on revient alors à une étape inférieure afin de la renforcer et de toujours valoriser la réussite de votre chien.

Étape n°1 : « Piégez » votre chien en déposant sur la table un morceau de fromage, knaki, viande, bref, ce que vous voulez. Simplement ne mettez pas une friandise à lui ou une croquette. Restez à côté pour éventuellement protéger la nourriture afin que votre chien ne se « valide » pas en l’attrapant. Vous pouvez d’ailleurs mettre une laisse à votre chien pour plus de contrôle si vous préférez.

Étape n°2 : ANTICIPEZ ! N’attendez pas que votre chien ait la truffe dessus car il sera trop tard ! Dès que votre chien regarde ou renifle à distance la nourriture posée, faites un son comme un « héhé » par exemple, et ce de manière très ferme.

Je déconseille de proposer un « non » car cette indication est utilisée pour tout et n’importe quoi et peut finir par ne plus avoir aucun impact chez votre chien.

Étape n°3 : vous avez trois options :

  • Soit votre chien s’est immédiatement reculé et/ou a tourné la tête et/ou est complètement passé à autre chose : auquel cas vous récompensez très chaleureusement (voix, caresse, friandise ou jeu, selon ce que votre animal préfère), votre chien aura alors compris que renoncer, c’est gagner !
  • Soit votre chien n’a pas pu résister et s’est avancé (sans réussir à attraper la nourriture, car vous avez été assez rapide pour la protéger) : auquel cas vous insistez et accentuez la fermeté dans votre voix et/ou demandez à votre chien une indication pour le diriger vers autre chose (assis ou panier par exemple) >> d’où l’importance de l’éducation, voyez.
  • Soit votre chien a réussi à vous avoir… et à avoir la nourriture placée : auquel cas vous n’êtes vraiment pas content, vous « punissez » votre chien en l’excluant de la pièce, en l’isolant et l’ignorant complètement (souvenez-vous ignorer c’est ne pas toucher, pas parler, pas regarder). Et vous reprendrez bien entendu cet exercice plus tard, en le facilitant : nourriture moins appétente, distance plus proche, etc.

Étape n°4 : une fois une étape acquise, compliquez-la en vous reculant petit à petit. Le but étant, qu’au final, vous puissiez laisser "traîner" de la nourriture sans que votre chien n’y prête une quelconque attention.

Quelques conseils supplémentaires pour l’exécution (et surtout la réussite) de cet exercice :

  • De courtes séances (max 10/15 minutes), mais répétées régulièrement (même au sein d’une journée).
  • Toujours terminer sur quelque chose de positif, si c’est juste lui demander une indication qu’il connaît (comme un assis), ce n’est pas grave ! On termine TOUJOURS sur une note sympa.
  • Ne pas trop parler au chien, s’en tenir au « héhé » ou au « pas toucher » par exemple.
  • Être enthousiaste dans les récompenses données car un « c’est bien » du même ton qu’un « je voudrais un baguette s’il vous plait » ne fera pas dire à votre chien qu’il a fait quelque chose de bien.
  •  

Mon chien ne mange plus

 

Mon chien ne mange plus

Votre chien ne s’intéresse pas ou plus au contenu de sa gamelle ?  Il peut s’agir d’un caprice, du résultat de mauvaises habitudes ou du signe d’un véritable problème de santé.

Une absence de faim

Il est possible qu’un chien refuse de manger le contenu de sa gamelle tout simplement car il n’a pas faim. Ce cas peut se présenter si vous donnez trop de friandises ou de restes de nourriture en dehors de ses principaux repas.

Pour son équilibre et sa santé, un chien doit normalement être nourri à heure fixe et recevoir sa ration quotidienne d’aliments, fractionnée en 2 repas. Le chien doit avaler l’intégralité du contenu de sa gamelle dans les 15 à 20 minutes qui suivent sa présentation. Au-delà de ce temps, sa gamelle doit lui être retirée qu’il ait terminé sa ration ou non. S’il ne mange pas l’intégralité de son repas, réduisez ou supprimez toutes les friandises en dehors des repas. Si votre chien est en bonne santé, cela devrait suffire à lui redonner de l’appétit.

La faim d’un chien peut aussi baisser en raison d’une diminution de son besoin énergétique : un chien sportif qui cesse ou réduit son activité physique ou un chien qui prend de l’âge peut naturellement se mettre à moins manger sans que cela ne soit inquiétant.

Une température extérieure élevée en été peut aussi suffire, comme chez les Humains, à réduire l’envie de manger. Dans ce cas particulier, un appétit normal devra revenir en même temps que la baisse des températures.

Une peur de sa gamelle

Un chien peut refuser de manger par peur de sa gamelle. Il est alors nécessaire d'entreprendre un travail de désensibilisation à cet objet pour que votre chien retrouve l'envie de manger sereinement.

Un aliment qui n’est pas au goût du chien

Il existe des chiens qui ont naturellement un appétit d’oiseau et qui ont tendance à bouder les aliments qu’on leur présente car ils ne les trouvent pas à leur goût. D’autres, ont un appétit normal, mais rechignent à manger le contenu de leur gamelle tout en cherchant à voler d’autres aliments. Dans ces cas de figure, il est possible de rendre le contenu de la gamelle de votre chien plus attrayant en mélangeant son aliment habituel avec un aliment qu’il apprécie : un peu de fromage râpé, du jus de viande ou de thon en boîte, un peu de pâtes ou de riz…

Si vous donnez des aliments secs à votre chien, vérifiez que le sac n’est pas ouvert depuis trop longtemps. Votre chien peut simplement ne plus aimer ses croquettes car elles sont périmées ou altérées. Donnez-lui des croquettes issues d’un paquet fraichement ouvert pour vérifier cette possibilité. Si c’est le cas, préférez les croquettes en petit conditionnement afin d’éviter ce problème.

Sachez également, que les aliments humides de type pâtée sont généralement plus appréciés par les chiens « difficiles » que les aliments secs. Testez donc  le goût de votre chien pour les aliments en boîte ou une alimentation maison. S’il les apprécie, changez progressivement son alimentation. Attention, ce type d’alimentation revient plus cher que les croquettes et impose un brossage des dents du chien plus fréquent. Deux paramètres à prendre en compte avant de décider de passer des croquettes à la nourriture humide.

Soyez vigilant !

Augmentez l’appétence de la nourriture donnée à votre chien ne signifie pas pour autant céder à tous ses "caprices". Ne donnez jamais d’aliments à votre chien lors que vous êtes à table sous prétexte qu’il n’aime pas le contenu de sa gamelle. Cela n’est bon ni pour sa santé, ni pour son éducation.

Un manque d’appétit lié à une maladie

Le manque d’appétit chez un chien peut également être le symptôme d’une maladie, un signe de douleur et/ou de fièvre.

Toutes les affections du système digestif telles que les gastro-entérites, les gingivites, les pharyngites, les laryngites, les œsophagites, les gastrites ou les occlusions intestinales peuvent couper partiellement ou totalement l’appétit du chien.

L’hypothyroïdie peut également induire de modification du comportement alimentaire allant de l’anorexie à la boulimie. Cette affection de la thyroïde peut également altérer la perception des goûts chez le chien et le faire délaisser ses croquettes au profit d’aliments humides comme des fruits ou du pain.

Les états de dépression aigüe ou de stress peuvent aussi couper totalement l’envie de manger du chien pendant plusieurs jours d’affilée. Ces états  peuvent survenir suite à des bouleversements psychologiques (mort d’un être cher, arrivée d’un bébé ou d’un animal à la maison, mise en pension pendant les vacances…) ou être secondaires à des douleurs ou d’autres maladies.

Enfin, certains médicaments dont certains antidépresseurs ont comme effet secondaire de couper l’appétit de l’animal.

 

Si votre chien ne mange pas et qu’il présente des signes d’abattement, de fièvre, de diarrhées et/ou de vomissement, il est impératif de consulter votre vétérinaire dans les plus brefs délais pour identifier et traiter les causes sous-jacentes d’une perte d’appétit.

Mon chien boit beaucoup

 

Mon chien boit beaucoup

Un chien qui boit beaucoup, c’est souvent le symptôme d’une affection qu’il faut prendre en sérieux. Mais, à partir de quelle quantité d’eau bue, considère-t-on que c’est « trop » ? Et quelles sont les pathologies qui provoquent cette soif intense ? Comment faire pour y remédier ?

« Beaucoup », qu’est-ce-que ça veut dire ? »

Un chien augmente sa consommation d’eau lorsqu’il éprouve de la soif. C’est d’ailleurs tout à fait normal qu’un chien ingère davantage d’eau dans certaines circonstances : lorsqu’il fait chaud, lorsque l’animal a fait de l’exercice, lorsqu’il passe d’une alimentation humide (pâtées ou ration ménagère) à une alimentation sèche (croquettes) ou lorsque le chien a mangé un aliment trop salé.

Mais, lorsqu’un chien boit beaucoup et que la raison de cette soif intense ne vous paraît pas évidente, il faut alors l’envisager comme le symptôme d’une maladie. Ce symptôme est alors appelé la polyuro-polydipsie. Il signifie « uriner beaucoup et boire beaucoup ». Il est d'ailleurs courant qu’un chien qui boit "trop" rencontre des problèmes de propreté : le chien ne peut pas se retenir pour uriner davantage s’il n’a pas l’occasion de sortir plus fréquemment. Il ne faut cependant pas chercher à rationner le chien en eau.

On considère que la consommation d’eau est anormale et donc qu’il a polydipsie quand le chien boit plus de 90ml d’eau par jour et par kg de poids corporel.

Les causes possibles de la polydipsie du chien

Des médicaments

Certains médicaments diurétiques, corticoïdes ou progestatifs ont pour effet secondaire ou indésirable de faire augmenter la prise de boisson. Il faut alors en parler à son vétérinaire qui, lui seul, pourra juger de l’opportunité d’ajuster ou de changer le traitement.

Une diarrhée

Une diarrhée peut également pousser le chien à boire beaucoup plus car elle entraîne une perte hydrique importante par les selles. L’organisme du chien cherche alors naturellement à récupérer l’eau qui lui fait défaut.

Des maladies organiques et des troubles psychiques

De nombreuses maladies peuvent avoir pour symptôme une augmentation de la consommation d’eau parmi lesquelles :

  • Un diabète insipide. Les autres symptômes sont notamment des troubles neurologiques, des troubles liés à un problème rénal ou endocriniens et des envies d’uriner qui surviennent la nuit,
  • Un diabète sucré : cette maladie métabolique provoque également polyphagie (le chien mange plus), prise de poids ou amaigrissement et cataracte,
  • Une insuffisance rénale chronique qui provoque également un amaigrissement, des problèmes de diarrhée, des vomissements,
  • Une infection de l’utérus appelée pyomètre. Elle provoque en plus de la polyuro-polydipsie des écoulements vulvaires purulents, de la fièvre et des douleurs abdominales,
  • Une pyélonéphrite. Cette infection urinaire qui a atteint les reins se caractérise également par de la fièvre, des douleurs abdominales, de la présence de sang dans les urines et quand elle est chronique, un amaigrissement,
  • Une maladie de Cushing. Les autres symptômes sont une prise de poids, une polyphagie, un affinement de la peau et la présence de points noirs (comédons) sur celle-ci, une perte des poils et un ventre distendu,
  • Une insuffisance hépatique qui provoque aussi vomissements, amaigrissement, diarrhées, jaunisse, œdèmes…,
  • Une hypercalcémie ou une hypokaliémie,
  • Un trouble du comportement que l’on appelle la potomanie.

L’augmentation de la prise de boisson peut également être le signe de douleursd’anxiété ou de lésions neurologiques chez le chien.

Que faire si mon chien boit beaucoup ?

Si votre chien beaucoup, la seule chose à faire est de consulter un vétérinaire afin qu’il identifie la cause de ce besoin ressenti par votre chien et y rémédie.

N’hésitez pas à mesurer la consommation d’eau quotidienne de votre chien afin de pouvoir la communiquer à votre vétérinaire lors de la consultation.

 

Mon chien est devenu malpropre

 

  • Mon chien est devenu malpropre

Votre chien était propre et est devenu malpropre du jour au lendemain ? Votre chien n’a jamais réellement appris à faire ses besoins dehors et malgré qu’il soit adulte, vous devez toujours nettoyer ses « bêtises » ?

Pas de panique, voyons ensemble pourquoi votre chien est malpropre et surtout que devez-vous faire pour remédier à ce problème.

La malpropreté du chiot et la malpropreté du chien adulte

Tout d’abord, il est important de distinguer la malpropreté du chiot de celle du chien adulte. Concernant les chiots, n’hésitez pas à ► consulter notre article qui explique comment apprendre la propreté à son chiot afin de ne pas faire d’erreurs et de proposer à votre chiot un apprentissage cohérent et surtout efficace.

En revanche, pour ce qui concerne la malpropreté chez le chien adulte, ceci est plus délicat et le plus important est de trouver la cause pour ensuite proposer des pistes de travail adaptées.

Les principales causes de la malpropreté chez un chien adulte

Voyons ensemble quelles sont les principales causes qui expliquent la malpropreté chez un chien adulte

Les problèmes de santé

Un chien peut devenir malpropre en raison de problèmes de santé, comme par exemple des problèmes rénaux, des infections urinaires ou, tout simplement, une incontinence liée à l’âge avancé de votre toutou. Dans tous les cas, il est important d’exclure toutes raisons vétérinaires en consultant un spécialiste qui saura diagnostiquer et prescrire un traitement adapté si besoin est.

Un mauvais apprentissage

Vous n’avez jamais réellement appris à votre chien à faire ses besoins dehors, ou vous n’avez pas réussi à obtenir un résultat optimal.Il faudra reprendre l’apprentissage de base en respectant le chien, sachant qu’il repart à zéro avec parfois de nombreuses années d’habitude. Dites-vous que c’est un peu comme si on vous demandait d’apprendre à lire à l’âge de 30 ans, cela sera beaucoup plus compliqué qu’à 6 ans bien évidemment.

Vous pouvez aussi avoir adopté un chien adulte n’ayant jamais appris la notion de propreté lors des premiers mois de sa vie. C’est souvent le cas des chiens de refuge ou ayant passé la majorité de leur vie dehors ou en chenil. En effet, nul besoin de se retenir lorsque l’on peut faire ses besoins partout et à n’importe quel moment. Ici encore, l’apprentissage de base devra être proposé tout en sachant que cela ne se fera pas aussi rapidement que pour un chiot.

Dans tous les cas, la patience est le maître mot dans ce genre de situation car si vous vous énervez, vous risqueriez d’être incohérent et d’envoyer de mauvais messages à votre toutou et ainsi, le braquer et le stresser, ce qui n’apporterait absolument rien dans la résolution de votre problème.

Un changement d’environnement

Vous venez de déménager, vous venez de perdre un animal du foyer ou au contraire d’en intégrer un nouveau et votre chien est devenu malpropre à la suite de cela : rien de plus normal. En effet, votre chien est frustré et ne trouve plus sa place dans le groupe.

Malgré tout, le chien est un animal très facilement adaptable, c’est d’ailleurs pour cela que ce fut la première espèce domestiquée il y a plus de 15 000 ans, de fait, ne paniquez pas, cela peut juste être un mauvais moment à passer. Cependant, il est important de ne pas renforcer ce mauvais comportement et de faire en sorte de redonner une place à votre toutou, ne le laissez pas de côté car le problème ne fera qu’aggraver et potentiellement sous d’autres formes.

L'anxiété

Le chien est un animal sensible et certains d’entre eux le sont plus que d’autres. Cette hypersensibilité empêche certains de gérer leurs émotions et, de fait, la « bêtise » est inévitable. Il faut alors trouver les éléments qui déclenchent cette anxiété chez votre chien et en réduire les effets. Par exemple, si votre chien stresse lorsque vous partez ou arrivez chez vous, il faut faire en sorte que ces moments soient vécus de manière plus sereine pour votre chien.

Dans tous les cas, il faut redonner confiance à votre chien sans renforcer inconsciemment cette attitude gênante. En effet, ne rassurez pas votre chien lorsqu’il stresse ou devient tout à coup anxieux car en le caressant ou en lui parlant de manière calme, vous validez, sans le vouloir, son comportement.

Les absences trop longues

Cette cause peut paraître simple, mais pourtant à prendre en compte. En effet, parfois, les chiens sont tout simplement laissés trop longtemps seuls sans avoir la possibilité de faire leurs besoins. N’oubliez pas de sortir votre chien régulièrement et surtout de lui proposer de bonnes dépenses avant et après une absence, qu’elle soit longue ou non d’ailleurs.

Le territoire

Pour les chiens mâles, le marquage est très présent et il suffit qu’un autre chien soit venu chez vous pour que le votre passe derrière à son tour. De même qu’une chienne en chaleur pourra venir exciter un mâle et l’incitera à marquer son territoire. La castration peut alors être envisagée mais n’est pas non plus une solution miracle, notamment pour les chiens ayant dépassés l’âge d’un an.

6 conseils pour éviter ou régler ce problème de malpropreté chez votre chien

Conseil n°1 : Reprenez les bases de l’apprentissage

Conseil n°2 : Instaurez des règles de vie claires, notamment concernant la gestion des contacts, de l’espace, des caresses, etc. avec votre chien.

Conseil n°3 : Si votre chien est anxieux, faites en sorte de lui proposer un environnement plus serein, plus adapté à son caractère et ayez une attitude cohérente et respectueuse.

Conseil n°4 : Si votre chien connaît un changement d’environnement, faites en sorte de lui proposer de nouveaux repères afin qu’il retrouve sa place dans la groupe social.

Conseil n°5 : N’oubliez jamais la règle du « pas vu, pas pris ». Le chien est un animal qui vit l’instant présent et si vous le sanctionnez après coup, il ne comprendra pas la raison de cette réprimande.

Conseil n°6 : Et enfin, mon dernier conseil et peut être le plus important : soyez patient, n’allez pas plus vite que la musique et faites en sorte de bien trouver la cause du problème pour le régler. Si vous allez trop vite, vous passerez à côté de quelque chose qui ne fera qu’aggraver le problème

 

Mon chien est jaloux de mon conjoint

 

Mon chien est jaloux de mon conjoint

J’entends très souvent la phrase suivante : « Mon chien est jaloux ». Je comprends bien ce que les personnes qui expriment cela essaient de dire, seulement, la jalousie chez le chien n’existe pas !

En effet, on parlera davantage de mauvaise gestion des contacts, d’une mauvaise gestion de la frustration ou encore d’un mauvais apprentissage. Cependant, j’entends bien que le raccourci avec le terme de « jalousie » soit aisé et compris de tous. J’utiliserai donc ce terme avec de gros guillemets tout en insistant sur le fait que le chien n’est pas apte à ressentir un sentiment de jalousie, c’est davantage une émotion réservée à cet être complexe qu’est l’humain !

Pour commencer, le chien est un animal opportuniste. La notion d’opportunisme induit alors que lorsque le chien « perd » quelque chose d’agréable, il va tout faire pour essayer de retrouver son confort.

Prenons l’exemple d’une personne qui vit seule avec son chien depuis de nombreuses années. Le chien est finalement au centre de la vie de cette personne et ses temps libres sont souvent consacrés à des activités favorisant la relation maître/chien à travers des balades, des séances d’éducation, des séances de jeux, etc.

Puis, un jour, cette personne rencontre quelqu’un et tout à coup, quasiment du jour au lendemain, le chien n’est plus la priorité absolue de son maître et passe donc en second plan. Moins de papouilles le soir sur le canapé, plus de nuit passée sur le lit, des balades oui, mais beaucoup moins de séances de jeux, etc. Finalement, nous pourrions tout à fait apparenter cela à l’arrivée d’un enfant au sein du foyer. En effet, cela induit alors le fait que le bébé en question prend énormément de temps et d’énergie à la famille et que le chien est un peu livré à lui-même et n’est finalement plus le centre de l’attention de ses maîtres.

En clair, tout ce qui va venir changer le quotidien du chien et surtout lui « enlever » certains moments très agréables pour lui comme les séances de jeux ou le fait de dormir dans le lit de son maître sera finalement pour le chien une « menace » pour son confort. Et il s’avère alors que le nouveau conjoint / la nouvelle conjointe en question est la cause et le point de départ de tous ces changements. Le chien n’est pas bête et fait vite le rapprochement : Quand je suis tout seul avec mon maître : on me permet beaucoup de choses, lorsque cette nouvelle personne est là : plus rien n’est possible.

Comment faire pour empêcher mon chien d’être « jaloux » ?

Conseil n°1 : Respectez les besoins de votre chien

Que vous soyez fatigué ou non, que vous soyez débordé ou non, votre chien, et bien lui, il s’en fiche un peu, voire beaucoup. Lui ce qu’il veut, et surtout ce dont il a besoin, c’est de se dépenser physiquement, mentalement et surtout olfactivement. Et ce n’est pas en restant toute la journée dans le jardin qu’il va réussir à dépenser son énergie. De fait, sortez-le, proposez-lui de vraies promenades, avec la possibilité de le détacher pour qu’il court à sa guise si vous le pouvez (sinon, prenez une grande longe pour qu’il puisse tout de même être en « semi-liberté »). Votre chien a besoin de ça et il n’y a que vous qui pouvez répondre à ce besoin.

N’hésitez pas à lui proposer des balades avec d’autres copains chiens afin qu’il renforce toujours  plus son langage et ses codes canins (et surtout qu’il ne les perde pas) et qu’il puisse se dépenser physiquement. N’oubliez pas non plus de jouer avec lui pour toujours renforcer davantage votre relation et lui permettre de toujours avoir des moments privilégiés avec vous.

De plus, n’hésitez pas à exercer toutes ces activités de complicité avec votre chien, accompagné de votre conjoint(e) pour que votre chien associe la présence de cette personne à quelque chose d’agréable.

Conseil n°2 : Ne laissez pas votre chien gérer les contacts à votre place

Votre chien demande de l’attention ? Il pose sa tête sur votre jambe, s’incruste sur le canapé ou vous apporte sa balle ? Si vous répondez favorablement à toutes ses demandes, vous laissez votre chien gérer les contacts. Il comprend alors que ce comportement est le bon pour avoir ce qu’il souhaite. Vous imaginez donc bien que si un jour vous êtes sur le canapé avec votre conjoint(e) et que votre chien demande de l’attention et que vous ne lui répondez pas, il ne va pas apprécier car tout simplement il ne sera pas habitué à ce qu’on lui refuse.

Ainsi, préférez ignorer votre chien, attendez qu’il passe à autre chose et ensuite proposez lui une séance de jeux ou de caresses. Si votre chien est trop insistant, n’hésitez pas à lui demander d’aller au panier, qui est sa zone « refuge » où il ira se calmer. Autre solution : partez dans une autre pièce où il n’a pas accès pour qu’il comprenne que ce comportement insistant engendre le fait qu’il se retrouve seul.

Conseil n°3 : Ne renforcez pas les mauvais comportements

C’est une des choses à éviter absolument : renforcer le fait que votre chien soit « jaloux ». En effet, on peut trouver cela gratifiant de voir que notre chien veut une relation exclusive avec nous, cela peut faire du bien à l’égo de se dire que notre chien nous « protège » des autres. Mais en vérité cela amène des comportements gênants, indésirables et parfois même dangereux. Ainsi, dès que votre chien grogne sur votre conjoint(e), ne le laissez surtout pas faire, partez ou ignorez-le pour qu’il comprenne que ce comportement n’engendre pas une réponse favorable à ce qu’il attend.

Si dès qu’il grogne, vous trouvez ça drôle et/ou que votre conjoint(e), de peur, s’éloigne de vous, votre chien comprendra alors que ce comportement (celui de grogner, de montrer les dents, d’insister, de sauter sur le canapé ou de se placer entre vous deux, etc.) fonctionne.

Conseil n°4 : Interdisez ou réglementez l’accès au canapé et au lit

En soi, le fait qu’un chien monte sur le canapé ou dorme dans le lit de son maître ne me dérange absolument pas. Mon chien H dort avec moi régulièrement ou monte sur le canapé le soir quand je regarde la télé. En revanche, il ne le fait uniquement que lorsque je lui demande et je sais que quand je lui demande de descendre, il le fait.

Si votre chien considère votre canapé ou votre lit comme étant son « panier » il est tout à fait normal qu’il n’accepte pas la venue d’un(e) étranger(e) dessus. C’est pour cette raison que votre chien doit comprendre que ce n’est pas à lui, mais plutôt à vous, de décider qui peut venir ou non sur le canapé ou dans le lit.

Pour ce faire, il est important de proposer quelque chose de quasiment aussi confortable au chien en échange. S’il a le choix entre un canapé moelleux ou le carrelage froid, je mets ma main à couper que le choix sera vite fait pour lui. Ainsi, proposez-lui un panier confortable et renforcez le fait qu’il y aille et surtout qu’il y reste avec des friandises ou ses jouets préférés par exemple. En procédant ainsi, vous rendez ce lieu agréable et confortable pour lui et il n’aura donc plus forcément envie de venir sur le canapé.

N’oubliez jamais la notion suivante : renoncer, c’est gagner ! Il faut que votre chien apprenne que s’il renonce à monter sur le lit ou sur le canapé, il gagne quelque chose de très agréable en échange.

Conseil n°5 . N’oubliez pas de renforcer les bons comportements

Surtout, lorsque vous voyez une évolution dans le comportement de votre chien, n’hésitez pas à renforcer cela et lui autoriser par exemple une séance de caresses auprès de votre conjoint lorsqu’il ne manifeste aucun signe de « jalousie » ou de possessivité. Votre chien comprendra alors que s’il est calme et tolère la présence de votre conjoint(e), il obtient ce qu’il veut. En revanche, s’il montre des signes « négatifs », il n’obtient pas ce qu’il veut, il obtient même tout l’inverse, à savoir une ignorance de votre part.

En résumé, voici les points clés à respecter et les conseils à suivre pour régler le problème :

  • Trouvez la source du problème sachant que l’élément déclencheur est souvent l’élément qui engendre un changement des habitudes chez le chien.
  • Changez vos habitudes, oui, mais progressivement pour que votre chien s’y adapte petit à petit.
  • Répondez toujours aux besoins sociaux et de dépenses de votre chien.
  • Ne répondez pas à toutes ses demandes d’attention.
  • Ignorez votre chien ou partez dans une autre pièce lorsqu’il manifeste des mauvais comportements à l’égard de votre conjoint(e).
  • Apprenez-lui l’indication « au panier ».
  • Ne renforcez pas sa mauvaise gestion des contacts et de la frustration ainsi que ses mauvais apprentissages.
  • Soyez et surtout restez cohérent dans ce que vous autorisez ou interdisez à votre chien.
  • Réglementez ou interdisez dans le pire des cas l’accès au canapé et au lit.
  • Récompensez votre chien lorsqu’il est calme et tolère votre conjoint(e).
  • Continuez à vous occuper de lui et à lui accorder des moments privilégiés avec vous.
  • N’hésitez pas à partager avec votre conjoint les activités que vous faites avec votre chien pour qu’il associe la présence de ce dernier à quelque chose d’agréable et positif.

 

Mon chien me suit dans la salle de bain

 

Mon chien me suit dans la salle de bain ou dans les WC...

La plupart des propriétaires de chiens ont droit à ces visites incongrues de la part de leurs compagnons à 4 pattes. Pour ceux-ci, l'intimité est un concept quelque peu abstrait, voire inexistant. Mais pourquoi nos chiens nous suivent-ils jusqu'au petit coin ?

Vivre sous le même toit qu’un chien, c’est comme avoir une « ombre » qui vous suit partout, même au petit coin. Les chiens adorent accompagner leur maître d’une pièce à une autre et profiter de leur présence. Mais on ne comprend pas pourquoi les chiens veulent à tout prix nous suivre même dans les WC.

Voici 10 raisons possibles qui expliquent ce comportement :

1. Ils veulent prendre part à toutes vos activités

Etant un membre de votre famille, votre chien veut tout partager avec vous, même vos moments intimes. Il est donc tout à fait normal pour lui de vous suivre partout, y compris dans les WC.

2. La curiosité

La curiosité pousse votre animal à vouloir savoir ce que vous faites dans la salle de bain. Il peut aussi croire que vous y allez souvent parce qu’il s’agit de votre territoire et qu’il faut toujours le sécuriser, comme le pensent les chiens en général.

3. Ils croient vous protéger

Aller seul à la salle de bain peut être risqué et vous pourriez être exposé à une attaque potentielle ! Ce n’est probablement pas le cas, mais votre chien à l’instinct protecteur le croit.

4. Ils veulent tout simplement être près de vous

Les chiens sont parmi les animaux les plus fidèles et sociables. Le fait de vous suivre pourrait tout simplement n'être qu'une preuve d'amour. Ainsi, ils vous indiquent à quel point ils tiennent à vous.

5. Ils aiment sentir plusieurs odeurs

Les chiens adorent découvrir de nouvelles odeurs et la salle de bain est l’endroit idéal pour sentir des senteurs diverses et variées. Entre savons, produits de nettoyage, parfums, crèmes de rasage et autres, c’est le paradis pour lui !

6. Ils s’inquiètent

Votre chien peut être inquiet que vous alliez à la salle de bain et le fait de rester près de vous à vous fixer des yeux est une tentative d’établir un lien affectif.

7. Ils souffrent d’anxiété de séparation

Certains chiens ne supportent pas le fait de rester loin de leur propriétaire. Pensez à consulter votre vétérinaire si le besoin de rester près de vous entraîne des comportements stressants. (► se repporter à notre article détaillé sur ce trouble) 

8. Ils ne comprennent pas la notion de vie privée

Les ancêtres des chiens, les loups, fonctionnaient toujours en meutes. Le chien est donc génétiquement programmé pour être constamment dans une famille. Il ne comprend donc pas la notion de vie privée et veut tout partager.

9. Ils expriment leur amour

Si votre chien ramasse le papier toilette et vous l’apporte, c’est sa manière de vous dire qu’il vous aime, même dans la salle de bain.

10. Ils essayent d'aider

Votre chien veut se rendre utile. Il peut vous tenir les papiers toilette ou vous apporter une serviette. L’essentiel, c’est qu’il cherche à vous aider.

Mon chien s'ennuie

 

Mon chien s'ennuie

Vous avez l’impression que votre chien s’ennuie ? Vous ne savez plus quoi faire pour éviter cet état ?

Découvrons quels sont les signes qui montrent que votre chien s’ennuie et surtout comment le stimuler pour qu’il n’arrive plus à ce stade émotionnel extrême.

Acquisition d'un chien : un acte responsable

Avant toute chose, il est important de souligner les responsabilités pour lesquelles on s’engage lorsque l’on adopte un chien. Et oui, ce n’est pas un jouet, un chien n'est pas juste un passe temps, un manque affectif à combler ou une peluche pour faire plaisir aux enfants.

Un chien demande énormément d’attention, de respect et de bienveillance afin de répondre à ses besoins.

N’oubliez jamais que le chien est un animal social qui a besoin de voir ses congénères, de se balader dans divers endroits, de sentir les odeurs laissées par ses copains de même espèce mais aussi celles de toutes les autres. Un chien a besoin d’être stimulé autant physiquement que mentalement sinon des conséquences comportementales non souhaitées viendront gâcher votre quotidien et l’harmonie de votre relation.

Beaucoup de chiens s’ennuient, mais ils ne le montrent pas tous de la même manière. Pour certains, on ne s’en rendra d’ailleurs peut être jamais compte malheureusement. Imaginez bien que rester à rien faire durant de longues heures voire de longues journées, de longues semaines, n’est absolument pas approprié, que ce soit pour un chien ou pour tout autre être vivant. La non sollicitation du corps et de l’esprit engendre automatiquement des troubles du comportement.

J’ai souvent l’habitude de dire que je préfère largement un chien qui habite en appartement et qui est promené tous les jours, jusqu'à plusieurs fois par jour, qui voit d’autres chiens régulièrement et une multitude de situations diverses et plus ou moins stimulantes plutôt qu’un chien vivant à la campagne sans jamais mettre une seule patte en dehors de son jardin. Sachez que vivre à la campagne et avoir un jardin n’est pas nécessairement la seule condition pour avoir un chien. Il faut être en mesure de répondre à ses besoins, de prendre le temps de s’occuper de lui et ne pas avoir peur d’en faire trop, jamais.

Pour nous, humains, les journées sont souvent trop courtes et l’on court dans tous les sens pour réussir à faire tout ce que notre quotidien nous inflige. Le travail, les enfants, les courses, le ménage, les activités extra-scolaires, les activités extra-professionnelles, etc. Tant de choses qui peuvent nous amener à négliger, malheureusement, cette petite boule de poils à qui l’on donne le vertige à force de courir dans tous les sens.

On finit même pas être agacés de devoir sans cesse enjamber le toutou qui est dans le passage, on en vient à être irrité du chien qui nous saute dessus pour nous supplier de le caresser…  Et on finit d’ailleurs par le trouver encombrant, ne voit-il pas qu’on a pas que ça à faire que de le caresser ? On a une vie nous, des choses à gérer, des responsabilités, des contraintes, etc. Pas que ça à faire après tout, qu’il aille dans le jardin faire sa crotte et on en parle plus. Ces mots pourront choquer mais pourtant, tout le monde s’accordera à dire qu’ils font écho. N’est-ce pas ?

Comment remarquer que mon chien s'ennuie ?

Un chien peut montrer de diverses manières à ses maîtres qu’il s’ennuie, mais la plupart du temps on le remarquera très facilement. Et oui, les chiens ne sont pas très doués pour dissimuler leurs émotions, et heureusement pour nous car le décryptage n’en est que plus simple.

La liste des signes qui montrent qu’un chien s’ennuie peut être infinie puisque n’importe quelle activité que votre chien trouvera pour combler ce manque et pour dépenser son trop plein d’énergie sera la bienvenue. Un chien qui s’ennuie pourra creuser des trous dans le jardinaboyer de manière excessivedétruire tout ce qui sera à sa portée lorsqu’il sera tout seul, attirer votre attention en faisant des bêtises juste devant vous car il saura que cela déclenchera une réaction de votre part ou encore se lécher de manière excessive pour décompresser et évacuer le stress qu’il accumule au fil de ses journées monotones et dénuées d’intérêts.

Mais alors, que faire ?

Prendre conscience du fait que votre chien s’ennuie, et que vous n’y êtes peut-être pas pour rien, est déjà un grand pas vers une évolution de la situation. Prendre conscience du mal-être que l’on engendre chez notre chien est une amélioration en soi. Il ne reste plus qu’à mieux comprendre comment fonctionne un chien et agir en conséquence.

Répondre à son besoin de promenade 

La première chose à faire est de répondre à ses besoins sociaux à savoir : une promenade tous les jours en dehors du jardin pendant minimum 30 minutes. Impossible pour vous ? Trop de contraintes ? Trop de pluie ? Il fait déjà nuit ? Et bien j’en suis désolée non pas pour vous, mais pour votre toutou…

Votre chien a besoin de découvrir des endroits autres que son jardin qu’il connait déjà par cœur afin de stimuler le sens qu’il a de plus développé : son odorat. Sentir de nouvelles odeurs, consulter et répondre aux mails que lui ont laissé ses congénères est un véritable plaisir pour votre chien. Ne négligez pas cette balade car elle permettra à votre chien de se sentir bien dans ses pattes, de se dépenser autant physiquement que mentalement et vous verrez que ce rituel ne fera que renforcer votre relation avec lui : que du bonheur en perspective non ?

Renforcer votre relation

Ne négligez pas les moments passés avec votre chien, ils sont précieux et le rendent très heureux. Le simple fait de faire une activité avec vous lui permettra de se dépenser physiquement et même  intellectuellement, pourquoi pas, selon l’activité que vous aurez choisi. Balade en forêt, jeux de lancés de balles ou de frisbee, jeux de cache cache, etc. Emmenez-le partout où il vous est possible de venir accompagné d’un poilu à quatre pattes. S’il ne fait pas suffisamment beau pour sortir, profitez-en pour renforcer son éducation à la maison en lui apprenant des petits tours, qui ne serviront peut être pas au quotidien mais qui vous permettront de renforcer votre relation, de renforcer son éducation et de le stimuler intellectuellement.

L’occuper lors de vos absences

Vous passez votre journée au travail ? Pas de problème : proposez à votre chien une balade avant de partir afin qu’il se dépense et ne pense qu’à une seule chose après votre départ : dormir ! Si vous n’avez pas le temps de lui proposer une vraie et longue promenade le matin entre le café et la salle de bain : pas de panique, ce n’est pas un problème tant que vous lui proposez une occupation lors de votre absence.

Nul besoin d’être un as du bricolage, ou la première fortune de France, faites simplement preuve d’imagination. Vous pouvez cacher des friandises dans le salon, lui donner un jouet auquel il n’a pas accès le reste du temps pour que ce dernier ait énormément de valeur à ses yeux, vous pouvez lui donner ce que l’on appelle des jouets d’occupation - type Kong - dans lesquels on viendra glisser des friandises à l’intérieur par exemple.

Plus vous proposerez des distractions à votre toutou, moins il sera tenté de s’occuper lui-même des rideaux du salon ou des chaussures dans l’entrée, et plus il aura envie de dormir pour récupérer de toute cette énergie dépensée.

 

Et pourquoi ne pas faire appel à un dog sitter qui viendra promener votre chien. N’hésitez pas à vous renseigner car, depuis quelques temps, de nombreux professionnels du monde canin ce sont lancés et proposent ce service.

Mon chien est triste

 

Mon chien est triste

"Mon chien est triste" est une des phrases qu'aucun maître de chien ne voudrait prononcer car le chien, qu'on le veuille ou non, est un membre à part entière de la famille. Vous devez vous préoccuper pour sa santé physique et mentale.

Les chiens sont des animaux très sensibles qui peuvent percevoir aisément notre état d'esprit. Quand vous êtes triste votre chien le ressent et vient vous consoler à coup de léchouille et de câlin mais que faire lorsque c'est votre chien qui est triste ?

Comment reconnaître un chien malheureux ?

Comme les êtres humains, les chiens sont susceptibles de souffrir de dépression. Pour cette raison si vous connaissez bien votre chien, il sera très facile d'identifier quand il est triste ou non. Cependant, si vous venez juste d'adopter un chien, vous pouvez ne pas savoir si il est réellement déprimé ou s'il s'agit de son comportement habituel.

Dans la suite de cet article, nous allons vous dresser une liste des symptômes les plus courants pour identifier la tristesse ou la dépression chez votre chien :

  • Perte d'appétit.
  • Comportement transpirant la tristesse.
  • Apathie.
  • Inactivité.
  • Peu affectif.
  • Changement de comportement.
  • Excès de sommeil.
  • Il se cache.
  • Il ne joue plus.

Voici les symptômes les plus habituels chez un chien triste ou déprimé. Si vous voyez que votre chien souffre de ces symptômes, il vaudrait mieux que vous alliez chez un vétérinaire afin qu'il puisse vous aider à analyser le cas et qu'il puisse vous aider à trouver la cause qui provoque la dépression de votre chien et le traiter ainsi en conséquence. N'oubliez pas que la tristesse et la déprime peuvent être des symptômes d'une maladie plus grave, de fait, il est important de demander conseils à un expert afin qu'il puisse vous guider.

11 causes de dépression chez les chiens :

En général, les chiens ont tendance à souffrir de dépression lorsque se produit un changement significatif qui altère le quotidien de leur vie. Cependant, une maladie ou un processus hormonal peuvent être aussi les symptômes typiques de la dépression. Ensuite, nous vous donnerons quelques unes des causes possibles qui peuvent provoquer de la tristesse et de la dépression chez votre meilleur ami.

  • La mort d'un être cher à son cœur : qu'il s'agisse d'un être humain ou d'n animal, en général la mort nous affecte aussi bien que les animaux de compagnie. Perdre un compagnon de jeux, un ami ou un compère d'aventures peut être un coup dévastateur pour votre meilleur ami. Dans ces cas-là, le mieux que vous pouvez faire est d'essayer de rythmer sa vie avec des sorties plus fréquentes, des excursions, des jeux d'intelligence ou avec plus d'exercice physique.
  • Changement de foyer ou de famille : lorsque les chiens souffrent d'un changement radical dans leur vie, ils ont tendance à avoir besoin d'une période d'adaptation durant laquelle ils sont plutôt timides, peu sociales et tristes. Il s'agit d'un comportement complètement normal, vous allez devoir lui offrir une dose extra d'amour et de temps, sans l'obliger à vivre une situation qu'il ne désirerait pas.
  • Excessive solitude : l'anxiété liée à la séparation est un des problèmes les plus fréquents dont souffrent les chiens qui passent trop de temps seuls. Cette situation a tendance à dériver en trouble du comportement destructifs et il est essentiel de la traiter adéquatement. Dans ce cas précis, nous recommandons de proposer à votre chien des jeux d’intelligence tel que le Kong. Si votre chien est trop tout seul, il va falloir que vous adaptiez votre planning afin d'arriver à passer plus de temps avec lui pour qu'il soit plus heureux.
  • Une situation désagréable : en effet, si votre chien a été confronté à une situation désagréable il se peut que votre chien soit triste et dans un état apathique. Dans ces cas là, nous recommandons de lui laisser un temps afin qu'il récupère tout en lui offrant une dose abondante de tendresse et d'amour.
  • Bagarre de chiens : si votre chien a été embarqué dans une bagarre de chiens, il est plus que probable que cet événement marque un "avant" et un "après" dans son comportement. Certains chiens ont tendance à devenir plus réactifs tandis que d'autres peuvent devenir plus peureux. Il est important de travailler avec lui la socialisation adulte afin qu'il puisse avoir confiance à nouveau.
  • Rupture du noyau familial : si une personne a récemment quitté le foyer (une personne ou un animal de compagnie) votre chien peut souffrir d'une dépression provoquée par la perte de cet être aimé. Il sera important de combler le vide qu'il ressent avec des nouvelles activités, des câlins et peut être avec un nouveau compagnon de jeux avec qui il pourra se distraire et jouer. Comme l'a si joliment expliqué Léo Ferré, "avec le temps va tout s'en va".
  • L'arrivée d'un bébé : si vous n'avez pas pu préparer votre chien à l'arrivée du bébé, il est possible que votre chien soit jaloux et triste. Il s'agit là d'une attitude qu'il faut traiter rapidement pour ne pas qu'elle empire. Si vous voulez trouver une solution à ce problème, il sera très important que vous prêtiez tout particulièrement attention à votre chien.
  • Un nouvel animal de compagnie : de la même manière que pour l'arrivée d'un bébé, l'adoption d'un nouvel animal de compagnie peut rendre votre chien jaloux et triste. Vous devez absolument vous souvenir que vous devez toujours plus prêter attention au membre le plus ancien du foyer (dans ce cas, votre chien).
  • Maladies : une maladie peut être la raison de sa tristesse et de son apathie. C'est à ce moment que le diagnostic de votre vétérinaire devient très important car il vous permettra de savoir si votre chien est malade ou non.
  • Grossesse nerveuse : une grossesse nerveuse est un problème qui peut affecter les chiennes qui ne sont pas stérilisées provoquant ainsi de graves conséquences pour leur santé physique et mentale. Il est important de traiter au plus vite ce trouble.
  • Anxiété et stress : un chien avec des problèmes de stress peut affecter de manière négative votre chien, lui provoquant de la tristesse et de l'apathie. Découvrez nos remèdes pour lutter contre le stress chez votre chien.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus les causes de la dépression chez votre ami sont nombreuses et variées. L'important dans ce cas-là est d'identifier ce qui rend votre chien aussi déprimé afin de palier cette situation.

Comment traiter la dépression chez les chiens :

Une fois que vous avez identifié la cause, il sera important de commencer à trouver une solution à ce problème. Si vous n'êtes pas sûr de ce qui peut provoquer la tristesse et la dépression chez votre meilleur ami, l'idéal serait de l'amener chez un spécialiste pour qu'il puisse vous guider sur le comportement à suivre. Un spécialiste est l'unique personne qui pourra vous donner un diagnostic sûr à propos du problème qui affecte votre chien.

Idéalement, quelle que soit la cause du stress, vous devriez examiner certains facteurs clés en commençant par ce qu'on appelle le bien-être animal. Si vous êtes sûr de remplir tous les besoins du chien, aussi bien physique qu'émotionnelle, vous êtes sur le bon chemin du bonheur de votre chien.

Il sera plus qu'utile de proposer à votre chien des activités divertissantes, stimulantes durant lesquelles vous serez très attentifs. Vous allez devoir lui offrir énormément de tendresse et d'attention car il s'agit là des deux meilleurs armes qui vous permettront de combattre la dépression de votre chien. La pratique de l'obéissance est aussi très utile afin de distraire votre chien et aussi pour lui apprendre des nouveaux ordres. Bien évidemment vous ne pourrez commencer à le traiter de cette manière qu'une fois que vous serez sûrs qu'il ne s'agit pas d'une maladie.

Dans les cas les plus graves de dépression, le vétérinaire peut être amené à lui prescrire des médicaments qui aideront votre chien à se sentir mieux. L'homéopathie chez les chiens est un remède que certaines personnes utilisent, de toute manière, votre vétérinaire vous indiquera la manière adéquate pour traiter le cas de votre chien.

 

Je ne reconnais plus mon chien

 

Je ne reconnais plus mon chien

"Mon chien est pris de crises où il devient agressif et semble devenir fou. Il ne nous reconnait plus et n'écoute plus. Il devient irrationnel. Puis, il se calme et tout rentre dans l'ordre comme si de rien n'était !"

Si votre chien présente ce type de comportement, peut-être souffre t-il de dysthymie

Qu’est-ce que la Dysthymie du chien ?

La dysthymie est un trouble de l’humeur, qui touche tous les comportements, et dans lequel le chien subit un changement de perception de la réalité. Il va présenter des réactions disproportionnées à des stimuli externes. La dysthymie constitue avec le syndrome dissociatif le groupe des maladies psychiatriques.

La dysthymie du chien peut être rapproché des troubles bipolaires décrits chez l’homme.

Chez le chien, on distingue deux formes de dysthymie :

  • les dysthymies bipolaires
  • les dysthymies unipolaires (sans phase dépressive)

Signes cliniques et manifestations comportementales

Dans tous les cas, la dysthymie est caractérisée par des phases productives, se traduisant par la survenue brutale et répétée de périodes avec une élévation du niveau de vigilance et d’activité.

Les crises apparaissent le plus souvent entre 1 et 4 ans, sur un chien dont le comportement a pu être tout à fait normal jusqu’à la première crise.

Les crises sont caractérisées par un changement brutal du chien dont les pupilles vont se dilater (mydriase). Pendant la crise, il est hypervigilant et hyperexcitable. Il peut s’agiter, produire des agressions brutales et sans contrôle dès le premier épisode.

Les propriétaires ont alors l’impression de ne plus reconnaitre leur chien, qui peut présenter des comportements ambivalents de recherche de contact et de menace, des stéréotypies, de la garde d’objets et semble ne plus les reconnaitre. De l’hyperphagie et de l’hyposomnie peuvent aussi accompagner ces phases.

Les crises sont irrégulières, et leur durée est très variable (de quelques minutes à plusieurs semaines).

Dans le cas de la dysthymie unipolaire, le chien va redevenir normal entre les crises.

Par contre, dans la forme bipolaire, les crises vont laisser place à des épisodes dépressifs avec une attitude de retrait et des réveils brutaux en début d’endormissement.

Motifs de consultation lors de syndrome dissociatif chez le chien :

En très grande majorité la consultation de comportement est motivée par la survenue brutale d’un ou plusieurs épisodes agressifs. La violence des agressions dès la première crise ainsi que l’impression de ne plus reconnaitre son propre chien sont des éléments très traumatisants pour les propriétaires. Le sentiment que le chien est fou et complètement disconnecté de la réalité est également fréquemment rencontré.

Comment explique-t-on le développement de la dysthymie chez le chien  ?

Dans les maladies psychiatriques un support génétique est fortement suspecté. Ainsi, des races comme le Cocker semblent posséder des lignées de chiens dysthymiques.

Cependant, comme dans beaucoup d’affections psychiatriques, il est possible que selon les conditions de vie de l’animal la maladie s’exprime ou à l’inverse reste silencieuse (effet épigénétique). Ces facteurs possiblement déclencheurs ne sont pas encore connus à ce jour.

Comment confirmer le diagnostic de dysthymie chez le chien ?

Le diagnostic de dysthymie chez le chien répond à des critères précis recherchés dans le cadre d’une consultation spécialisée de comportement. Il nécessite parfois plusieurs consultations pour être porté : la réponse au traitement proposé peut aussi être un facteur déterminant.

Le diagnostic de certitude ayant des conséquences importantes pour le chien et sa famille (mesures de sécurité strictes à observer, traitement à vie), il est important d’envisager les autres hypothèses possibles avant de conclure à une dysthymie (par exemple une sociopathie instrumentalisée, un trouble neurologique,…)

Traitement de la dysthymie du chien

Le traitement de la dysthymie du chien repose sur :

  • Un traitement médical

Un traitement médical est indispensable durant toute la vie du chien. Dans les meilleurs cas, il permet de contrôler parfaitement les crises et d’avoir un chien « normal » au quotidien. Dans certains cas, les améliorations n’empêchent pas d’observer des crises (souvent plus rares et moins intenses). Enfin, certains chiens ne répondent à aucun traitement médical. 

  • Un traitement comportemental

La qualité de vie du chien et la diminution du risque pris par la famille vont être au centre des mesures de thérapie.

La thérapie comportementale va donc toujours inclure des mesures de sécurité qui vont permettre d’envisager la vie à long terme avec le chien, même en cas de crise. Ces mesures comprennent par exemple la mise en place d’une muselière lorsque le chien est en contact avec des personnes vulnérables, la création d’un espace (pièce, enclos,…) dans lequel l’animal peut être isolé pendant les crises. Par ailleurs, le cadre de vie est souvent modifié avec des exercices visant à donner au chien un cadre de vie prévisible et respectueux de ses besoins physiologiques.

Pronostic de la dysthymie du chien

Le pronostic de la dysthymie du chien est réservé tant que le traitement n’a pas été essayé. Certains chiens diagnostiqués dysthymiques vivent une vie entière de bonne qualité, d’autres, malheureusement, ne répondent pas aux traitements et doivent être euthanasiés (risque important pour la famille et qualité de vie insuffisante pour l’animal).

14 votes. Moyenne 5.00 sur 5.