Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | PSYCHOLOGIE CANINE

 

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La Psychologie canine est complexe !

Il est important de connaitre et de comprendre l'attitude et les besoins de votre chien pour qu'une bonne harmonie se crée entre vous


 

Les 5 sens du chien

 

Les 5 sens du chien

L’odorat constitue son principal atout, mais son ouïe et sa vue sont également bien développées. Voyons les spécificités de chacun des sens de nos compagnons canins

L’odorat : l’atout maître du chien

Les chiens sont réputés pour la puissance de leur flair. Ce sens est, en effet, plus développé que chez l’homme avec une moyenne de 200 millions de cellules (contre 5 petits millions pour nous). C’est aussi le nombre et l’étendue des récepteurs olfactifs qui confèrent au chien un net avantage sur ce plan, avec un total de 130 cm2 (contre 3 cm2 pour l’homme).

L’odorat du chien est si fin qu’il est capable de capter des odeurs jusqu’à 1 million de fois plus diluées que celles pouvant être détectées par l’homme.

Grâce à son flair remarquablement développé, les chiens peuvent reconnaître leur nourriture, distinguer leurs maîtres et interagir avec leurs congénères. Les signaux olfactifs émis et reçus par les chiens constituent autant d’indicateurs d’attitudes et de sentiments (crainte, agressivité, joie…) qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre.

Le puissant odorat du chien est exploité par l’homme depuis longtemps. Il s’en sert notamment pour retrouver des personnes disparues, ensevelies ou cachées. Les unités de police, douanières ou militaires l’emploient pour la recherche de stupéfiants, de billets de banque ou encore d’explosifs que les détenteurs s’évertuent à dissimuler de diverses manières.

L’ouïe : un sens d’une grande finesse chez nos toutous

Là encore, l’on a affaire à un sens beaucoup plus fin chez le chien que chez l’être humain. On estime, en effet, que l’ouïe de nos compagnons canins est 6 fois supérieure.

Grâce à la puissance de leurs capacités auditives, ces derniers peuvent percevoir des sons sur d’énormes distances, 4 fois plus grandes que l’homme. De plus, la grande mobilité de leurs oreilles leur permet de les orienter pour accroître la rapidité avec laquelle ils sont capables de localiser la provenance d’un son.

Sans oublier que les chiens disposent d’une ouïe si sensible qu’ils peuvent capter les ultrasons, ces sons à fréquences extrêmement élevées que nous ne pouvons percevoir.

La vue : performante la nuit

On a longtemps cru, à tort, que la vue constituait le talon d’Achille de nos amis à 4 pattes. Ce sens n’est certes pas aussi poussé que chez l’homme, mais dès que l’animal acquiert toutes ses capacités visuelles vers l’âge de 3 mois, il peut percevoir une gamme de couleurs assez variée (moins que chez l’être humain, mais pas au point de ne distinguer que le noir et le blanc, comme on a souvent tendance à le croire). Il peut même capter les gestes effectués par son maître sur une distance d’un kilomètre et n'éprouve aucune peine à voir pendant la nuit.

D’autant plus que le champ de vision canin est supérieur à celui humain : 270° chez nos toutous, alors qu’il n’est que de 180° chez nous. Avec quelques variations selon la race de chien et la forme de son crâne.

Le goût : moins développé que chez les humains

Si les chiens ne disposent que de 1700 papilles gustatives (contre 9000 chez l’homme), ce « handicap » est pratiquement sans conséquence sur leur quotidien, car ils n’en ont pas grand besoin.

C’est surtout grâce à leur odorat qu’ils reconnaissent et apprécient leur nourriture. D’ailleurs, ils ne s’attardent généralement pas à y goûter en la mâchant et l’avalant rapidement.

Le toucher : des mécanismes différents

Les chiens ont des pattes à la place des mains, mais cela ne les empêche pas de jouir d’une véritable sensibilité au niveau du toucher. Simplement, ce sens fonctionne différemment chez eux ; alors que pour nous, c’est la peau qui en est le vecteur, chez eux, ce sont les poils, les poils maxillaires, les vibrisses, les sourcils et les coussinets qui assurent ce rôle.

Communiquer avec son chien

 

Comment communiquer avec son chien ?

Il n’est pas toujours facile de se faire comprendre par un animal. Ils ne comprennent pas tous vos mots, (un chien moyen peut comprendre environ 165 mots, incluant des signes et des signaux. Les chiens les plus intelligents connaissent plus de 250 mots) mais peuvent déceler les intentions derrière vos intonations. L’important est de vouloir communiquer calmement et d’assumer la vision du chien. Il ne comprendra pas forcément pourquoi vous voulez le faire partir du canapé où il est si bien assis, ou pourquoi il se fait gronder alors qu’il ne faisait que mâchouiller gentiment vos rideaux. Prenez le temps de comprendre votre animal, et il fera l’effort de faire de même.

Il est inutile d’essayer de construire des phrases complexes.  Un « Il faut partir, rentre à la maison, et arrête de jouer » sera beaucoup trop long pour que votre chien puisse y comprendre quoi que ce soit. Un simple « viens ! » sera beaucoup plus efficace. C’est bref, concis, et facile à moduler. En aucun cas un ordre bref doit être considéré comme étant sec. Vous pouvez lancer un « viens ! » très doux sans agresser votre chien. Il est d’ailleurs important de garder cela en tête lors du choix du prénom. Si Rex est si courant, c’est qu’une syllabe c’est très simple à apprendre.

Utiliser un ordre court, c’est bien. Utiliser le même mot pour plusieurs situations, c’est mieux. Il est inutile d’essayer de diversifier le nombre de mots utilisés, cela ne fera que rendre votre chien confus. Définissez vos ordres basiques dès le début, et tenez-vous à cela. Inutile de changer un « assis ! » en « assis-toi ! ». Cette syllabe en plus peut paraître bénigne pour vous, mais pour le chien, c’est un ordre tout à fait nouveau. Toute la famille devra utiliser les mêmes mots.

Si vous criez sur votre chien, il prendra cela comme une agression, et vous comme un agresseur. Si vous voulez cultiver une bonne relation avec votre animal, vous allez devoir lui parler calmement, même s’il fait une bêtise. Ce n’est pas parce que c’est un chien qu’il faut mal lui parler, imaginez que c’est un enfant, et vous serez beaucoup plus doux naturellement. S’il ne comprend pas les mots, il comprend les intentions, alors même les gros mots sont à éviter. Vous pouvez hausser le ton afin de donner des ordres, mais c’est en cas de réprimandes, et ne doit jamais atteindre le stade du cri.

Les chiens sont comme les humains : ils peuvent vous ignorer, ils peuvent ne pas faire attention à vous. Coupler vos ordres à des gestes peut être le bon moyen de se faire repérer, et comprendre. Si un geste est associé à un ordre, une réprimande, ou quelque situation que ce soit, votre chien sera plus réceptif. Le chien va comprendre votre geste, qu’il s’agisse d’une invitation ou d’un interdit. Encore une fois, il faut rester constant dans votre démarche. Pensez à y recourir dès l’apprentissage du chiot.

 

Anthropomorphisme et chien

 

Anthropomorphisme et chien

On a tous au moins une fois fait preuve d’anthropomorphisme vis-à-vis de son chien, c’est un réflexe humain pour tenter de donner un sens aux comportements de nos toutous que l’on ne comprend parfois pas du tout.​

L'anthropomorphisme : qu’est-ce que c’est ?

Selon le dictionnaire, l’anthropomorphisme consiste à attribuer à un animal ou à un objet des réactions et sentiments humains.

C’est assez courant chez les propriétaires de chiens qui voient, dans la majorité des cas, leur chien comme un enfant et qui lui confère alors des intentions qui ne sont en réalité que le reflet de leurs propres sentiments.

L’anthropomorphisme n’est pas “dangereux” lorsque l’on en est conscient et que cela n’impacte pas directement l’éducation et la socialisation du chien (comme par exemple donner un prénom humain à son chien, lui mettre un manteau alors qu’il n’en a pas réellement besoin, lui mettre des nœuds dans les “cheveux”, etc.).

En revanche, c’est lorsque l’anthropomorphisme devient un réel obstacle au bon développement éducatif, physique, intellectuel et social du chien que cela devient réellement dommageable.

Les situations anthropomorphiques les plus courantes

Je vous propose de lister les situations anthropomorphiques les plus courantes mais surtout les plus dangereuses au regard de la vraie nature du chien et qui impactent la relation nouée entre son maître et lui.

Mon chien se venge quand je m’absente

C’est très certainement la situation anthropomorphique la plus courante et la plus absurde. Nombre de maîtres pensent à tort que leur chien échafaude des plans machiavéliques pour leur faire payer le fait de rester seul à la maison.

La vengeance est en réalité un vice propre à l’Homme. Les chiens n’ont pas suffisamment de capacités intellectuelles pour élaborer des stratégies de vengeance à l’encontre de leur maître. Et tant mieux pour eux d’ailleurs !

Les personnes qui assimilent comme une vengeance les destructions de leur animal se voilent complètement la face, souvent pour ne pas s’avouer que “peut-être”, le manque de dépense, l’ennui ou encore la mauvaise éducation font partie des problèmes qui engendrent les bêtises faites.

C’est une manière finalement de ne pas assumer les erreurs commises. Il est plus facile de se dire que l’on possède un chien qui a un fond “rancunier” et qu’après tout c’est comme ça c’est sa nature, plutôt que de se remettre en question et se demander : qu’est-ce que je fais ou qu’est-ce que je ne fais pas suffisamment pour que mon chien en vienne à agir ainsi.

Mon petit chien est trop fragile pour rencontrer ses congénères

Si vous avez un chien de gabarit moyen à grand, je mettrai ma main à couper que vous avez déjà croisé un maître avec un petit chien qui, à votre approche, s’est empressé de porter son toutou dans les bras. Je suis même certaine que vous avez déjà aperçu un maître promener son petit chien de compagnie en sac de transport ou pire, en poussette ou en porte-bébé. Ou peut-être que vous même vous avez un chien de petit gabarit et que vous avez toujours peur des dégâts que pourraient engendrer une rencontre avec un autre toutou ?

Les petits chiens sont souvent considérés comme des êtres fragiles qu’il ne faut pas brusquer. Quelle horreur d’imaginer qu’un chien d’agrément tout mignon jouer dans la boue avec une race plus rustique ! Or, c'est faire une différence entre un petit chien et un grand chien qui s'avère risqué car empêcher un chien d’être un chien : c’est dangereux !

Qu’il soit petit ou grand, un chien a besoin de rencontrer ses congénères ! Certes, les rencontres se doivent d’être contrôlées pour ne pas accumuler d’expériences trop négatives, mais par pitié : cessons de porter les petits chiens ! Ils ont quatre pattes, qu’ils s’en servent !

A vouloir “protéger” son petit chien de ses congénères, on en fait un chien dangereux car complètement désocialisé. Et c’est alors de ce petit chien que les autres devront se protéger. Quel comble n’est-ce pas ?

Mon chien sait lorsqu’il a fait une bêtise

Vous rentrez chez vous et votre chien se cache dans un coin ou vient ramper à vos pieds avec son regard de chien battu. Vous le savez : il a fait une bêtise et vient vous implorer de ne pas le gronder.

Eh bien vous avez tout faux ! Cette attitude n’est absolument pas en lien avec une éventuelle demande de pardon. C’est en réalité un réflexe qu’a votre chien en réponse à l’habitude qu’il a de vous voir rentrer énervé systématiquement.

Sachez qu’une expérience a d’ailleurs été réalisée à ce sujet pour prouver que les chiens ne réagissaient pas ainsi uniquement lorsqu’ils avaient fait une bêtise. En effet, que le chien ait réellement fait une bêtise ou que ce soit une autre personne ou un autre animal qui ait fait cette bêtise, sa réaction au retour de son maître est strictement la même. Ainsi, il est donc prouvé que l’anthropomorphisme cause de nombreux dommages, au point que l’attitude du maître devienne anxiogène pour l’animal.

Mon chien doit manger varié

Cliché bien moins grave mais pourtant souvent constaté : l’envie des propriétaires de chiens de diversifier les repas de leur toutou comme ils le feraient pour eux-mêmes.

Préparer des plats cuisinés pour son chien peut être une très bonne chose mais attention aux raisons pour lesquelles ce choix d’alimentation est fait.

Si c’est par souci économique ou pour être certain de donner de bons aliments de qualité à son chien : soit ! Mais si c’est uniquement pour varier ses repas et qu’il ne se lasse pas de ses rations journalières : ne perdez plus votre temps car les chiens n’ont absolument pas les mêmes exigences que nous !

De plus, vouloir à tout prix cuisiner pour son chien demande beaucoup de temps, d’une part, mais également de très bonnes connaissances sur les besoins spécifiques de son chien, sur les quantités nécessaires mais aussi sur ce qu’il ne faut absolument pas lui donner. Soyez vigilant : votre chien n’est pas un enfant, il n’a pas les mêmes besoins nutritifs que nous autres les humains et certains aliments lui sont toxiques !

Par ailleurs, certains propriétaires poussent le vice en continuant, même après la première période de développement du chiot, à lui donner systématiquement trois repas par jour. C’est une grave erreur et la suralimentation engendre de réels problèmes de santé chez le chien !

Sachez que ce n’est pas maltraiter son chien que de lui donner “seulement” un repas le soir. N’oubliez pas que ce sont des chiens ! Ils n’ont pas besoin d’une grande variété de produits ni d’avoir trois repas quotidiennement, ni même de manger 5 fruits et légumes par jour. Et si vous n’en êtes pas convaincus : demandez conseil à votre vétérinaire, il saura vous renseigner précisément sur les besoins de votre chien.

Mon chien sourit lorsqu’il montre les dents

Les chiens ne sourient pas pour exprimer leur joie : ils ont bien d’autres moyens pour communiquer leur bien-être immédiat. Il est important d’apprendre à lire et bien interpréter les signaux de communication des chiens.

Il est très dangereux de considérer qu’un chien qui montre ses dents sourit ! Et c’est d’ailleurs souvent cela qui engendre les accidents de morsures, notamment sur enfants.

Mon chien bâille, c’est qu’il est fatigué

Dans le même registre, interpréter le bâillement d’un chien comme signe de fatigue (comme on l’interpréterait pour un humain) est une grave erreur qui peut elle aussi pousser le chien à adopter un comportement agressif.

Tout comme le fait de montrer ses dents, bâiller est pour le chien un moyen de signifier son inconfort. Si ces signaux sont interprétés de manière anthropomorphique, alors, risque de morsure il y aura.

Conclusion

Bien entendu il existe de nombreuses autres situations anthropomorphiques qui posent de réels problèmes, comme par exemple le fait de systématiquement aller “consoler” son chien lorsqu’il pousse des vocalises, le fait de le laver très régulièrement, lui mettre du vernis à ongles, interagir avec lui en faisant de longues phrases avec sujet-verbe-complément, etc.

Mais dans tous les cas, le plus important est d’en prendre conscience et pour ce faire : rien de mieux que faire appel à un professionnel de l’éducation et du comportement canin pour qu’il vous guide vers la meilleure attitude à avoir et vous apprenne à "parler chien".

 

10 Habitudes avec les chiens, mais qu'ils détestent !

 

10 habitudes avec les chiens, mais qu'ils détestent !

Nous avons parfois tendance à humaniser nos chiens, leurs comportements et leurs émotions. Cela part, certes, d’un bon sentiment, de l’impression (à juste titre) qu’ils sont des membres de nos familles à part entière et que nous les sentons donc très proches de nous, mais cela nous pousse également à adopter des attitudes inappropriées. Certaines d’entre elles peuvent être mal interprétées par nos toutous, voire détestées du tout par ces derniers.

Nous nous surprenons ainsi parfois à leur imposer des activités dont ils ne sont pas forcément friands ou à les priver de choses dont ils ont besoin pour leur équilibre.

1. Les caresses appuyées sur la tête

Les chiens n'aiment pas se faire tapoter trop souvent sur la tête. Ils préfèrent largement les caresses sur le dos ou l'abdomen.

2. Regarder un chien qu'on ne connaît pas dans les yeux

Fixer un chien dans les yeux ne peut être apprécié par celui-ci que s'il vous connaît. S'il n'est pas habitué à vous ou s'il ne s'agit pas du vôtre, évitez le "eye-contact" qu'il risque d'interpréter comme une agression. Il risque de mal réagir.

3. Parler à son chien

Il est agréable de se confier à son chien, mais les expressions trop longues et complexes peuvent le rendre confus. Il préfère largement les instructions simples et courtes.

4. Ne pas jouer avec lui

Promener son chien rien que pour lui permettre de faire ses besoins ou se dégourdir les pattes, ce n'est pas suffisant. Il a besoin de jouer, et surtout de le faire avec vous. Ces échanges sont très importants pour son bien-être psychique et émotionnel.

5. Ne pas lui donner de limite

Les chiens ont besoin que vous leur fixiez des règles, des limites. De cette façon, ils voient en vous le chef de meute. En trouvant sa place dans la hiérarchie, il est rassuré et ne développe pas d'angoisse. 

6. Le tirer fort par la laisse

Il n'y a rien qui rende le chien plus excité et rebelle que de le tirer par la laisse. Au lieu de le calmer, cela l'encourage à tirer encore plus fort, en plus d'être "contaminé" par la nervosité de son maître. Sur un chiot en apprentissage, le risque est qu'il se braque définitivement et ne veuille jamais marcher en laisse. 

7. Lui transmettre votre stress

Les chiens sont d'un formidable soutien dans les périodes difficiles, mais cela n'en fait pas pour autant des éponges à stress. Evitez de lui transmettre le vôtre. Il le ressent très bien et risque d'en souffrir.

8. L'empêcher de découvrir et de sentir durant les promenades

Laissez-lui le temps d'explorer ce qui l'entoure. Il a besoin de renifler, de voir, parfois de toucher. C'est sa façon de capter des informations importantes pour lui, comme par exemple s'il court un danger.

9. Le noyer sous les câlins

Les chiens aiment les câlins, mais il ne faut pas pour autant en abuser. Ce ne sont pas des peluches. Ils sauront d'ailleurs vous faire comprendre leur agacement en se dégageant, voir même en grognant. 

10. Le forcer à rencontrer des gens ou des animaux qu'il n'aime pas

Il y a certainement des gens que vous n'appréciez pas et que vous préférez éviter. C'est exactement la même chose pour les chiens. Ne les forcez pas à partir à leur rencontre si le courant ne passe pas. Sa première impression est souvent définitive, et il sera très difficile de le faire changer d'avis dans le temps.

 

Caresser un chien : les bons gestes à adopter

 

Caresser un chien : Les bons gestes à adopter 

Tout est question de compréhension avec un chien, il faut réussir à interpréter ses demandes et ses maux. Pourtant, il y a certains points qui sont depuis longtemps étudiés par les vétérinaires, et vous devez à tout prix les suivre. Le sujet des caresses reste sensible, mais peu de personnes semble vraiment s’en inquiéter. Lorsque l’on rencontre un chien que l’on ne connaît pas, on fait attention et on essaye de le flatter doucement, ne sachant pas trop s’il y a risque de morsure ou non. Lorsque le chien est avec nous depuis des années, ces précautions s’estompent, et il est facile de penser que chaque caresse est accueillie avec enthousiasme. Pourtant, le chien préférera telle ou telle flatterie à tel ou tel endroit de son corps. Il va falloir apprendre ces exercices dès l’adoption de l’animal, et les suivre tout au long de sa vie.

Caresser un chien est un acte reposant et relaxant, qu’il est important d’effectuer, qu’il s’agisse d’un geste de récompense ou tout simplement d’un moyen de créer une connexion avec son animal. Il faut cependant prendre en compte les préférences du chien, comme vous le feriez avec un humain. Vous n’iriez pas caresser la tête d’une personne sans son consentement, alors pourquoi le faire avec un animal ? Vous devez vous assurer que votre caresse est acceptée et appréciée, elle fait partie des outils d’apprentissage ! Si vous récompensez votre chien avec un geste qu’il considère inapproprié, vous perdez toute la valeur pédagogique de vos enseignements.

Les chiens utilisent, comme les Hommes, les contacts physiques afin de montrer leurs émotions, qu’il s’agisse d’amour, de haine, de provocation, ou d’intimidation. Soyez sûr de ne pas envoyer le mauvais message. Il existe des caresses malpolies, et forcer votre animal à subir un inconfort de manière répétée va créer des tensions dans votre relation. Vous pourriez développer des émotions négatives chez le chien, même avec les meilleures intentions.

Plusieurs études ont été menées sur le sujet, et si en fonction des races et des âges les préférences du chien peuvent changer, il existe des endroits de son corps à privilégier lors des séances de caresses. De lentes caresses sur la tête, sur les épaules et sur les pattes ont tendance à créer des signaux d’apaisement chez l’animal, surtout si c’est le maître qui les délivre. Les caresses d’inconnus seront un peu moins bien reçues. Il faut éviter au maximum de restreindre les mouvements de l’animal. Cela peut varier d’un chien à l’autre, mais généralement, les câlins sont plutôt mal reçus.

Le garder au sol, lui attraper le collier, lui lever la patte et lui couvrir le museau sont des gestes à proscrire au maximum. Si le chien se fige, regarde ailleurs, se lèche les lèvres ou essaye de partir, cela pourrait être un signe comme quoi vos caresses sont malvenues et le stressent. Si votre chien se secoue ou s’étire avec des séances physiques, cela veut dire que vos gestes ont été maladroits et qu’il se détend après un acte stressant. Dans tous les cas, le caresser sur le poitrail sera toujours associé à un acte calmant et reposant pour l’animal. La grattouille derrière les oreilles est également toujours recommandée, quel que soit le chien.

Il vaudra toujours mieux laisser le chien venir à vous que d’aller le chercher pour le caresser. Les chiens ont besoin de temps pour eux et d’espace personnel. Il peut leur falloir un peu de temps pour se préparer à un contact physique. Si vous initiez une caresse, arrêtez-vous et observez le chien, s’il en redemande, c’est que vous faites du bon travail !

Si votre chien n’aime pas être touché de manière générale, vous pouvez essayer de le désensibiliser. L’exercice est simple et ne demande que quelques friandises. S’il n’aime pas être tenu par le collier, pensez à lui donner une friandise à chaque fois que vous le faites, il créera ainsi un lien de cause à effet.

Gardez en tête que votre animal peut être malade ou blessé. Si vous remarquez un changement de comportement soudain, n’hésitez pas à consulter l’avis d’un vétérinaire. Et si ce n’est pas un problème d’ordre médical, consultez l’avis d’un dresseur professionnel. Expliquez aux gens souhaitant caresser votre chien quels sont les endroits qu’il préfère, et que si l’animal réagit négativement, il va falloir arrêter la séance. Encore une fois, tout dépend des aises du chien, de sa race, et de son âge.

 

Les sentiments chez le chien

 

Les sentiments chez le chien 

Est-ce que mon chien me comprend ? Que ressent-il ? Est-ce qu’il éprouve un réel amour pour moi ? Que se passe-t-il vraiment dans sa tête ?

On prête beaucoup de sentiments à nos chiens mais n’est-ce pas là un moyen de mieux y projeter nos propres émotions ? Parle-t-on réellement de sentiments chez les chiens ?

Voici tant de questions que n’importe quel maître s’est déjà posées. Nous allons essayer d’apporter quelques éléments de réponses à ces nombreuses interrogations.

L'attachement chez le chien

J’entends souvent de maîtres me dire que leur chien les aime plus que tout et cela de manière inconditionnelle. Oui… Presque ! D’un point de vue canin, on parlera davantage d’un très fort attachement.

Pourquoi attachement ? Et bien, en tant que maître de votre chien, vous représentez pour lui un être qui répond à ses besoins, le nourrit et surtout fait de son quotidien un réel bonheur.

Vous êtes, ne l’oubliez pas, le second être d’attachement de votre chien, le premier étant sa mère.

Les chiens nous assimilent plutôt à une figure parentale qui les aide à résoudre leurs problèmes, répondre à leurs besoins primaires (boire, manger, dormir) et leur procurer du plaisir à travers les séances de jeux, les moments complices, l’éducation, les balades, etc.

De fait, vous êtes, en tant que maître, au centre du quotidien de votre chien. C’est pour cela que l’on parle davantage d’attachement inconditionnel plutôt qu’amour inconditionnel.

Les émotions chez le chien

En revanche, on peut dire que le chien éprouve des émotions comme la peur, le stress ou encore l’excitation. Ce sont des émotions liées au système nerveux du chien et qui sont facilement repérables.

Effectivement, on observera aisément un chien tout content de revoir son maitre à la fin d’une journée de travail. On reconnaitra un chien triste à son attitude, son changement de rythme alimentaire par exemple ou encore, on pourra constater le stress et l’angoisse d’un chien s’il a des plaies de léchage et se met à avoir des activités de substitution.

Les aboiements sont également simples à identifier, ils transmettent des émotions et expriment l’état du chien. Les aboiements nous permettent de comprendre l’émotion du chien et cela simplement en écoutant la tonalité et la fréquence de l’aboiement. Par exemple, un chien qui aboie avec une tonalité assez élevée exprimera une peur, en situation anxieuse, un problème ou un danger. Alors que si la tonalité est assez grave, le chien sera alors plutôt en colère, sûr de lui, agressif et l’étape d’après pourrait être l’attaque.

En clair, pour connaitre l’état d’esprit de votre chien : regardez le. Il vous envoie une multitude de signaux (bâillements, léchages, clignements des yeux, etc.). Apprenez à lire ces signaux et vous serait en réelle harmonie avec votre chien.

Attention ! Ne tombez pas dans le piège du « regard de chien battu ». C’est en ce sens que l’Homme a tendance à faire preuve d’anthropomorphisme envers les chiens c’est à dire leur prêter des sentiments humains.

Par exemple, on ne dira pas qu’un chien est jaloux. Il ne connait pas cette émotion. On parlera plutôt d’un problème de partage de ressources ou de gestion de la frustration.

La compréhension

Il faut avant tout comprendre le chien avant de chercher à ce qu’il nous comprenne. Pour être en harmonie, il faut que la compréhension s’opère des deux côtés, dans les deux sens.

Parlons en d’ailleurs, de la compréhension des chiens. On pense souvent que nos chiens nous comprennent, mais cela va bien plus loin : ils lisent en nous comme dans un livre ouvert. Nous sommes constamment observés et analysés. Nos moindres faits et gestes sont passés au peigne fin et ils arrivent en fait à lire nos comportements gestuels.

Les chiens arrivent à comprendre nos gestes grâce à leur grande qualité d’observation et d’analyse.

Alors, les chiens ont-ils des sentiments ? Non. Ils éprouvent des émotions. D’ailleurs, on dit souvent que les chiens sont des éponges à émotions, j’imagine que vous avez forcément déjà entendu cela au moins une fois ? Et bien maintenant vous comprenez pourquoi ? Leur système d’observation approfondi et leur anticipation de tous nos faits et gestes en font des êtres très sensibles.

 

Le chien a t-il des émotions ?

 

Le chien a-il des émotions ?

Ce n’est une surprise pour personne, les chiens ressentent de fortes émotions. Elles peuvent cependant être différentes de celles ressenties par les humains. Les chiens sont des animaux sociaux, qui vivent en meutes, ce qui leur force à avoir des relations socialisantes. Ils construisent leur propre structure sociale et adoptent des comportements qui n’ont d’autre but que celui de se lier avec les autres animaux de leur espèce. Certains diront que c’est similaire aux relations entre Hommes. De là découle la relation chien / maître. Ces connexions qui existent entre les animaux se transfèrent très facilement à n’importe quel autre groupe, qu’il y ait d’autres races d’animaux, ou même des êtres totalement différents. Pour votre chien, vous êtes sa famille.

Ce que le chien comprend

Le chien comprend énormément, ou plutôt interprète tout ce que vous faites. Certaines de ses habilités toucheraient même au surnaturel. La science a bien évidemment expliqué tous ces comportements touchants. Le chien sent lorsqu’une femme est enceinte, et le chien sent lorsque vous êtes malade, c’est comme ça et c’est tout. Il est cependant important decomprendre ce que ressent votre chien afin de pouvoir mieux interagir avec lui.

Ce que le chien ressent

La tristesse

Lorsque vous vous sentez triste, ou en détresse, le chien comprendra, et changera ses comportements en fonction de la situation. Ce n’est pas pour rien s’ils sont utilisés dans le cadre de thérapies. Ils sont utiles aux gens ayant des déficiences mentales, des maladies mentales, mais aussi des lacunes physiques. Si l’exemple connu est le chien d‘aveugle, ils sont également utilisés pendant certaines thérapies pour autistes, et certaines situations de troubles de stress post- traumatique. Le chien devient plus soumis, perdra de l’intérêt dans ses jouets et pourrait même refuser de manger. Il viendra vous voir lorsqu’il vous verra en mauvaise posture, et viendra poser sa tête sur votre genou. Certains chiens vont même jusqu’à lécher les larmes coulant sur les joues de leur maître. Vos émotions affectent directement votre animal.

La peur

Si vous avez peur, votre chien le saura immédiatement. Cela peut être induit par votre réaction. Si vous vous crispez sur la laisse lorsque vous le promenez et que vous croisez un autre chien, il le ressentira fortement. C’est d’ailleurs en partie pour cela que certains chiens aboieront sur d’autres, pour vous protéger de votre peur. De façon plus étendue, le chien sentira les odeurs que vous relâchez. L’adrénaline est, par exemple, associée à la peur et au danger. Il y a deux solutions pour le chien. S’il est courageux, puissant et imposant, il se mettra en garde et tentera de vous protéger à tout prix. Pour les plus petits chiens, ils ressentiront à leur tour de la peur et se mettront à geindre. Quelle que soit la situation, vous êtes le leader, et c’est vous qui devrez guider votre chien.

La colère

Au fil des années, vous n’aurez même plus besoin de gronder votre chien, il saura immédiatement lorsque vous êtes en colère. Si vous revenez du travail et voyez votre chien avec le nez dans la poubelle, votre réaction suffira bien souvent à lui montrer vos émotions. Placez vos mains sur vos hanches et lancez un regard déçu et vous aurez une réaction canine en retour. Si votre chien ressent de la honte, il se baissera, et s’il a peur, il pourrait trembler, pleurer, voire même perdre le contrôle de sa vessie. Il faut donc faire attention à bien jauger sa discipline. Le problème survient lorsque le chien ressent votre colère tout en n’étant pas la source de cette émotion. Il va se sentir puni, alors qu’il n’a rien fait. Si cela se produit trop souvent, votre chien sera confus et pourrait devenir frustré, ne sachant pas quelle action lui a valu cette colère

L'injustice

C’est un sentiment qui nous paraît très humain, et pourtant les chiens sont très sensibles à l’injustice… surtout si cela concerne la nourriture ! Si vos deux chiens vous donnent la patte et qu’un des deux reçoit une friandise, et l’autre non… Soyez bien sûr qu’il y aura des plaintes ! Peu importe cependant si les friandises sont différentes, ou de taille différente.

 

Le chien a t-il de la mémoire ?

 

Le chien a t-il de la mémoire ?

Le chien a-t-il de la mémoire ? Peut-il se souvenir d’événements passés ? Quel est l’état des connaissances scientifiques actuelles en la matière ? ​

En réalité, il n’existe pas une seule mémoire mais différents types de mémoires chez le chien que l’on peut catégoriser de la façon suivante :

La mémoire sensorielle

La mémoire sensorielle ou perceptive est la mémoire liée aux cinq sens. Elle identifie et conserve très brièvement et de façon inconsciente l’information apportée par la vue, le toucher, l’ouïe, le goût et l’odorat. Les informations pertinentes sont alors dirigées vers la mémoire à court terme.

La mémoire à court terme

Comme son nom l’indique, la mémoire à court terme est la mémoire du présent. Elle est utilisée pour retenir des informations de façon très brève, pendant quelques secondes à quelques minutes, après leur « entrée » dans le cerveau. 

Ce type de mémoire est sollicitée en permanence par le chien. Elle lui permet par exemple de se rappeler qu’un chat, qu’il observe dans le parc en face de chez lui, s’est caché derrière un arbre. La mémoire à court terme implique alors que le chien n’a pas oublié l’existence du chat alors même qu’il ne le voit plus et, également, que le chien est capable de se représenter mentalement un « objet invisible » (en l’occurrence dans notre exemple, un chat masqué par le tronc d’arbre).

La mémoire à court terme constitue la première étape d’une mémorisation à plus long terme.

La mémoire à long terme

La mémoire à long terme est une mémoire permet de stocker des informations pendant des jours, des mois voire des années.

On a coutume de la décomposer en :

  • mémoire implicite qui elle-même comprend notamment la mémoire procédurale et les conditionnements classiques,
  • mémoire explicite que l’on peut décomposer en mémoire épisodique et en mémoire sémantique.

La mémoire implicite

La mémoire implicite est un type de mémoire à long terme qui permet d'acquérir des automatismes de manière inconsciente, sans même devoir il n’y penser ni faire d’effort mental particulier.

Elle comprend ainsi la mémoire procédurale qui est la mémoire des savoir-faire et des habiletés motrices. C’est ce type de mémoire qui permet l’acquisition et l’utilisation de compétences motrices chez les chiens sportifs et chez les chiens de travail pour effectuer les tâches particulières pour lesquels ils sont entraînés. C’est aussi la mémoire qui intervient pour l’utilisation d’aptitudes « naturelles » de l’animal, telles que marcher ou courir.

La méthodes d’apprentissage par conditionnement classique, telle que décrite dans l’expérience du chien de Pavlov, font également appel à la mémoire implicite du chien.

La mémoire explicite

La mémoire est la mémoire à long-terme qui requiert un certain degré de pensée consciente. La mémoire explicite se subdivise encore elle-même en 2 types de mémoires :  la mémoire sémantique et la mémoire épisodique.

Chez l’être humain, la mémoire épisodique est la mémoire à long-terme des événements vécus dans un contexte (lieu, date, émotion associée…) particulier. C’est une sorte de mémoire autobiographique qui nous permet de raconter des faits, des événements tels que nous les avons ressentis et vécus, en passant par le prisme de notre subjectivité. Cette mémoire permet aussi de voyager mentalement dans le temps, de se remémorer des événements passés et de se projeter dans le futur. Elle suppose le fait d’avoir conscience de soi pour avoir la possibilité de s’immerger mentalement dans une situation passée. Le chien possède-t-il cette capacité de se remémorer des événements marquants de sa vie ? De se rappeler même de ce qu’il a fait, pensé ou ressenti la veille dans une situation donnée ? Nul ne le sait aujourd’hui avec une absolue certitude 

Si le chien a une mémoire épisodique (ce qui divise encore les experts), il semblerait cependant qu’elle soit beaucoup plus limitée dans le temps que celle de l’être humain (ou tout du moins différente de celle de l’être humain) compte tenu de la tendance constatée de l’animal à vivre dans le moment présent.

Une des conséquences les plus connues de ce constat est qu’il serait inutile et inefficace de réprimander le chien lorsque l’on ne l’a pas pris sur le fait de sa bêtise. Par exemple, le chien qui a fait pipi sur le tapis du salon ne comprendra pas qu’on le réprimande à son retour au domicile, que ce retour intervienne dans les 10 minutes ou les 2 heures qui suivent sa bêtise. Le chien n'a en effet pas les capacités cognitives de faire le lien entre la colère de son maître et sa bêtise quand la réprimande intervient "après-coup". En revanche, le chien retiendra beaucoup mieux "la leçon" s'il est "pris sur le fait" car il pourra alors mieux associer dans son cerveau son acte à la réprimande de son maître quand ces deux événements interviennent au même moment.

La mémoire sémantique est la mémoire des faits et des concepts. Elle nous permet de stocker des connaissances générales sur le monde afin de pouvoir les utiliser au moment où on en aura besoin. Chez l’être humain, la mémoire sémantique est la mémoire du savoir « encyclopédique ». Par exemple, on est capable grâce à elle de nommer les jours de la semaine, d’énoncer que Paris est la capitale de la France etc. Ce type de mémoire, à la différence de la mémoire épisodique, n’est pas liée à un contexte particulier : on sait, sans savoir exactement quand et où nous avons appris ce que l’on sait.

Le chien possèderait lui aussi une forme de mémoire sémantique qui lui permettrait d’extraire de l’information et du sens de ses différentes expériences. C’est ce type de mémoire qui lui permettrait d’associer un acte à une indication verbale de la part de son maître après une phase d’apprentissage.

Qu’est-ce qui influence les capacités de mémorisation du chien ?

On sait que les capacités de mémorisation chez un chien sont influencées par différents facteurs tels que sa vigilance et son attention, la répétition de l’expérience à mémoriser et l’émotion ressentie lors de cette expérience. Plus cette émotion sera forte, et plus l’expérience s’imprimera facilement et dans la mémoire de l’animal. C’est valable pour les expériences positives pour le chien comme pour les expériences négatives. Par exemple,  dans le premier cas, une exercice réalisé avec des récompenses qui procurent beaucoup de plaisir au chien sera retenu plus facilement alors qu’il pourra suffire, dans le second, d’un seul événement traumatisant pour le chien développe une phobie à partir de cette mauvaise expérience.

 

Le chien a t-il la notion du temps ?

 

Le chien a-il la notion du temps ?

Les chiens n’ont pas la même notion du temps que nous.

Ils ne rendraient pas compte de la longueur du temps qui s’écoule. Et finalement, ce n’est pas une mauvaise chose puisque la plupart des chiens restent plus ou moins sagement à la maison en attendant, des heures durant, le retour de leur maître et maîtresse partis au travail.

Nos toutous vivent ainsi dans le présent et ne sont pas conscients qu’ils ont un passé ni un futur.

Mais comment l'expliquer alors qu’ils se « souviennent » d’événements passés, des choses qu’on leur a apprises et même de nous ? Il semblerait que les chiens n'aient pas une mémoire « épisodique » semblable à celle de l'être humain. En d’autres termes, ils ne sont pas capables de « remonter mentalement le temps » pour se remémorer des souvenirs mais ils possèderaient d'autres formes de mémoires qui leur permettraient de stocker des informations sans toutefois être en capacité de pouvoir situer le moment de leur apprentissage dans le temps.

Autre question que l’on est en droit de se poser: en l’absence de notion du temps, comment se fait-il que le chien « sache » qu’il est l’heure de manger ou que je vais rentrer du travail ? En effet, la plupart des chiens s’agite quand l’heure de la gamelle a sonné ou anticipe votre arrivée en allant vous attendre à la porte de votre domicile pile à l’heure où vous rentrez du travail…et pourtant, il n’a pas de montre pour savoir quelle heure il est ! En effet, cela est certainement due à la routine quotidienne que vous avez établi plus ou moins consciemment avec votre chien. Ce dernier est attentif à des signaux que vous ne remarquez même plus tels que le passage d’un bus dans la rue ou la sonnerie d’un réveil qui jalonnent sa journée et lui indiquent qu’il est l’heure de pratiquer telle ou telle activité (manger, promener, retour des enfants de l’école etc.).

D’autres hypothèses sont avancées pour expliquer l’existence de  cette « horloge interne canine ». Certains avancent l’hypothèse du rythme circadien ou rythme biologique. En effet, les animaux sont à l’écoute de leurs sensations corporelles. Par exemple, un estomac qui gargouille sera le signe qu’il est l’heure de réclamer ses croquettes et la nuit qui tombe déclenche la production d’une hormone favorisant l’endormissement. D’autres supposent que les chiens sont capables d’analyser la longueur des ombres pendant la journée pour se repérer sur le principe du cadran solaire. Enfin, d’autres pensent que les chiens possèdent une « horloge interne en odorama » et se basent sur les odeurs qui s’estompent au fur et à mesure du temps passé pour se repérer dans le temps au cours de la journée.

 

Bref, vous l’aurez compris, la notion du temps chez nos toutous suscitent encore bien des interrogations et des conjectures chez les scientifiques qui s’intéressent à nos compagnons à 4 pattes.

Le chien sait-il qu'il a fait une bêtise ?

 

Le chien sait-il qu'il a fait une bêtise ?

 « Mon chien sait qu’il a fait une bêtise quand je rentre car il est tout penaud et ne sait plus où se mettre »…

Lorsque vous rentrez chez vous, votre chien adopte une attitude « coupable », il a une posture assez basse, les oreilles baissées, la queue entre les pattes, il détourne le regard, plisse les yeux et se réfugie dans un coin : ah mais c’est évident, il avoue sa bêtise ! … En fait non, pas du tout ! Tous ces signaux que vous envoie votre chien, sont en réalité des signaux d’apaisement qu’il vous transmet pour détendre la situation et donc éviter un conflit, une sanction.

Si l’on part du principe que le chien vit dans l’instant présent (ce qui est le cas), il est complètement incohérent de se dire qu’un chien peut se souvenir de l’acte qui a engendré la colère actuelle de son humain.

Je parle bien d’un acte et non d’une bêtise (même si je vais utiliser ce terme souvent dans cet article pour que ce soit plus simple) car le mot « bêtise » n’existe tout simplement pas chez nos amis canidés. Un chien va agir en fonction de son état (ennui, excitation, frustration, anxiété, etc.) ! Il ne va pas faire une bêtise pour se venger ou pour montrer sa jalousie ou encore sa rancune : ce sont des émotions tout simplement trop complexes intellectuellement pour le chien. Oui nos chiens sont intelligents, mais désolée … pas à ce point.

Par ailleurs, bien entendu, si vous prenez votre chien sur le fait, il est évident que votre chien associera son action immédiate avec votre sanction (verbale, et non physique évidemment). En revanche, si vous trouvez la bêtise après coup et que vous grondez votre chien, cela peut même devenir très problématique et nous allons voir pourquoi juste ici !

Pourquoi avez-vous l’impression que votre chien sait qu’il a fait une bêtise ?

S’il arrive que votre chien soit complètement terrorisé lorsque vous rentrez, sachez que ce n’est absolument pas parce qu’il sait qu’il a fait une bêtise, c’est parce qu’il sait qu’à coup sûr, vous allez rentrer et le gronder, parce que c’est ce que vous faites systématiquement. Pourquoi est-ce que vous le faites systématiquement ? Et bien parce qu’à chaque fois que vous rentrez chez vous, votre chien a fait une bêtise en votre absence.

Alors j’ai une seule question à vous soumettre et à laquelle vous devez répondre : est-ce que la méthode que vous employez, à savoir gronder votre chien à chacun de vos retours fonctionne ? Est-ce que votre chien a compris qu’il devait arrêter de faire des bêtises ? Alors ne réfléchissez pas trop longtemps car j’ai la réponse : NON !

Votre chien ne comprend pas pourquoi vous le grondez, en revanche, il sait que c’est systématique. C’est donc pour cette raison qu’il a une attitude très effacée, en retrait ou encore de peur, lorsque vous rentrez.

Vous voyez cela comme une signe « d’intelligence » mais c’est finalement le symptôme d’une mauvaise cohérence et justesse dans votre attitude.

Pourquoi ne faut-il pas gronder son chien après coup ?

Comme je le disais précédemment, le chien est un animal qui vit dans l’instant présent mais qui est tout de même réceptif à la répétition d’une même attitude. En clair, cela veut dire que votre chien ne comprendra pas pourquoi il est sanctionné d’une bêtise faite plusieurs heures avant mais il comprendra que votre attitude est toujours la même lorsque vous rentrez chez vous.

Gronder son chien après coup c’est donc exprimer à son chien une incohérence et une instabilité. Cela peut même finir par engendrer de grosses lacunes dans la relation que vous entretenez avec votre toutou.

Vous devez donc toujours respecter la règle du « pas vu, pas pris », que ce soit pour les malpropretés ou les destructions. Je sais bien que c’est parfois difficile de contenir son agacement face à des bêtises qui peuvent parfois être très désagréables, mais prenez sur vous et faites plutôt en sorte de comprendre la cause de ces bêtises pour régler le problème davantage en profondeur.

Des expériences prouvent que les chiens ne savent pas qu’ils ont fait une bêtise

Sur internet, chez notre cher ami Youtube, vous trouverez de nombreuses vidéos que des chercheurs (ou même des particuliers) ont réalisées pour faire le lien entre la bêtise et le «regard coupable» du chien lors du retour de son maître.

Et il s’avère que, que le chien soit coupable ou non, il adopte exactement la même attitude, avec les mêmes signaux d’apaisement (léchages de truffe, bâillements, yeux plissés, dos rond, queue entre les pattes, etc.).

Et pourquoi le chien adopte-t-il la même attitude ? Car son humain le gronde systématiquement, à chaque retour, sans d’ailleurs chercher à comprendre s’il y a réellement eu une bêtise ou pas, ni si la bêtise a été faite par ce chien en question d’ailleurs.

En résumé :

Votre chien ne devrait pas avoir peur de vous lorsque vous rentrez à la maison. Et si vous pensez que votre chien sait qu’il a fait une bêtise, c’est qu’il a associé votre retour à quelque chose de négatif. C’est triste non ?

Personnellement, je préfère que mon chien soit content que je rentre et que je m’occupe de lui plutôt qu’il ait peur de mes éventuelles réactions d’énervement et d’agacement.

  • Respectez la règle du « pas vu, pas pris »
  • S’il y a une bêtise, ne nettoyez/rangez pas devant votre chien.
  • Sanctionnez (verbalement) votre chien uniquement si vous le prenez sur le fait.
  • Lorsque vous rentrez chez vous : ignorez complètement votre chien (ne le regardez pas, ne le touchez pas et ne lui parlez pas).
  • Trouvez la cause des malpropretés ou destructions de votre chien et réglez le problème en profondeur.
  • Ne persévérez pas dans une attitude qui n’engendre pas de progression dans l’éducation et le comportement de votre chien. Ce qui ne fonctionne pas ne doit pas être réitéré !
  • Apprenez à lire et comprendre les signaux d’apaisement de votre chien.
  • Ayez toujours une attitude cohérente et juste envers lui.
  • Ne prêtez pas de sentiments humains à votre chien : la culpabilité, la vengeance : il ne connait pas !

 

10 Signes de stress chez le chien

 

10 Signes de stress chez le chien

Un chien anxieux peut développer plusieurs symptômes. En effet, le stress chez le chien peut se développer de plusieurs façons :

1. Hyperactivité

Le stress est très courant chez les chiens ayant un comportement hyperactif. Ils sont incapables de rester tranquilles et avec le temps, peuvent commencer à ronger des meubles ou tout objet qu'ils trouveront sur leur chemin pour libérer la tension accumulée. Si votre chien mange sa couverture, cela peut être un symptôme de stress.

2. Apparition de stéréotypies

Les stéréotypies sont des mouvements répétitifs constants que le chien exécute sans raison. Il existe de nombreux types de stéréotypies : chiens qui se mordent la queue, qui chassent des animaux invisibles, qui aboient sans arrêt... Ce sont des habitudes répétitives incessantes. Les stéréotypes peuvent être un symptôme d'un chien stressé.

3. Réactions exagérées

Peut-être que votre chien était déjà un peu aboyeur, mangeait des choses sur le sol ou réagissait face à d'autres chiens par le passé. Quelles que soient ses anciennes habitudes, vous avez remarqué que son comportement était de plus en plus intense. Les réactions s'intensifient chez les chiens stressés, comme par exemple un chien qui halète va haleter beaucoup plus fort et beaucoup plus vite.

4. Salivation et lèchement

Si vous remarquez qu'un chien se lèche et salive de façon très exagérée, il faut faire attention à ce que cela ne devienne pas une habitude répétitive et constante. C'est l'un des signes de stress chez le chien que vous devez surveiller s'il le fait de manière compulsive.

5. Manque d'attention

Les chiens stressés qui souffrent d'une nervosité généralisée ont des difficultés à se concentrer, à prêter attention, à obéir aux ordres... Cependant, si votre chien présente un manque d'attention généralisé depuis toujours (pas uniquement depuis qu'il est stressé) votre vétérinaire et vous-même pouvez déterminer s'il s'agit d'un problème de manque d'attention.

6. Halètement excessif

Le halètement est le moyen utilisé par les chiens pour évacuer la chaleur de leur corps. Si vous remarquez que votre chien halète dans des situations où il devrait être calme ou que votre chien respire vite ou respire fort, il est probablement stressé et a besoin d'évacuer les tensions qu'il ressent. Parfois, le halètement peut être accompagné de couinements et de pleurs. Si votre chien suffoque de temps en temps, consultez votre vétérinaire pour savoir s'il s'agit d'un problème de santé physique et non d'un problème psychologique.

7. Réactivité ou fuite

Le chien stressé se sent généralement mal à l'aise face à une situation inconnue ou stressante. Si par exemple, votre chien souffre de stress au contact d'autres chiens, chacune de ces rencontres le poussera à réagir de manière excessive. Votre chien stressé essaiera ainsi de fuir ou réagira de manière très négative à cette stimulation (que ce soit une personne, un environnement, un objet ou une situation précise).

8. Perte de poils

La perte de poils se produit généralement en cas de stress chronique, lorsque le chien commence à se sentir physiquement affecté par la situation dans laquelle il se trouve. Si vous remarquez que votre chien commence à perdre ses poils par anxiété, vous devez consulter un vétérinaire au plus vite. Il peut aussi perdre ses poils à force de trop se lécher (granulome acral) ou de s'arracher directement les poils avec les dents. Agissez au plus vite, votre chien stressé vous envoie des signes d'urgence.

9. Rigidité musculaire

Vous pouvez remarquer que votre chien est plus tendu et plus rigide que d'habitude, en particulier dans les situations stressantes pour lui. En général, la queue et les extrémités sont tendues, dans l'attente d'un événement significatif.

10. Altérations du comportement

Enfin, terminons la liste avec un problème courant : les altérations du comportement. Les chiens souffrant de stress développent très souvent des comportements qu'ils n'avaient jamais présenté auparavant : agressivité, timidité, dépression, phobies... Mais au lieu de les adopter dans des situations précises, les chiens stressés commencent à les faire de façon généralisée. Il s'agit d'un des signes de stress les plus révélateurs chez le chien.

 

Anxiété de la séparation

 

Anxiété de la séparation

Environ 40% des chiens souffrent d'anxiété de séparation pour différentes raisons. Certains d'entre eux souffrent de ce trouble à la suite d'un sevrage prématuré, tandis que d'autres l'ont développé après avoir vécu une situation traumatisante dans la solitude, parmi bien d'autres causes.

C'est sans aucun doute l'un des problèmes les plus courants et il est de notre responsabilité de le traiter pour nous assurer que l'animal reste émotionnellement stable.

L'anxiété de séparation est définie comme l'état de stress que le chien atteint lorsqu'il n'a pas accès à son tuteur, comme un hyper attachement du chien. Cet état ne se produit pas parce que l'animal se sent dépendant de son humain, mais parce qu'il n'est pas capable de gérer la situation de solitude et de séparation.

Il ne s'agit donc pas d'une obsession, mais d'un lien d'attachement et d'une incapacité à construire un équilibre en étant seul. Pour le chien, son tuteur agit comme une figure de référence qui le guide et le protège, c'est-à-dire qu'il est sa base sécurisée. Lorsque sa base sûre n'est pas là, et que le chien n'a pas appris à faire face à cette situation, c'est lorsque le stress, la peur, la frustration et l'anxiété apparaissent, ce qui l'amène à présenter une série de symptômes et de comportements non désirés.

Cependant, il existe différents types ou degrés d'anxiété de séparation chez le chien, de sorte que certains peuvent être liés à une relation d'hyper-attachement de la part du chien et, en même temps, à une mauvaise gestion de la séparation¡ :

  1. Hyper-attachement de type A ou hyper-attachement primaire du chien : se produit chez les chiens qui ont été séparés prématurément de leur mère et de leurs frères et sœurs. Lorsque le sevrage précoce se produit, et donc moins naturel, le chien n'a pas connu de détachement progressif, il n'a donc pas appris à être séparé de sa base "familiale" (dans ce cas, sa mère). Idéalement, le sevrage devrait se faire naturellement afin que la mère enseigne à son chiot à être sans sa protection. Par conséquent, le meilleur âge pour adopter un chiot est donc dans les trois mois de vie, à la fois pour éviter le développement de ce trouble émotionnel et pour prévenir les problèmes de socialisation, et de comportement en général, découlant de la séparation précoce.
  2. Type B ou hyper-attachement secondaire du chien : se produit après avoir passé beaucoup de temps avec le chien, par exemple après des vacances ou un congé de maladie. Dans ce cas, le chien était initialement capable de gérer la solitude, mais après avoir vécu ce contact répétitif avec sa figure de référence, il crée une sorte de dépendance qui provoque de l'anxiété lorsque sa base "sûre" est absente. D'autre part, ce type d'anxiété de séparation chez le chien peut également survenir après un déménagement, un abandon ou la mort de leur tuteur de référence. Ici, le chien a perdu ce qui pour lui était un stimulus important (une maison ou une personne), ressent le besoin d'un contact rassurant et est effrayé, stressé, nerveux ou anxieux dans la solitude. Cela peut également se produire après la séparation d'un couple.
  3. Type C : se produit lorsque le chien a subi une expérience traumatisante ou négative seul. Dans ce cas, l'anxiété de séparation ne se manifeste que lorsque le stimulus qui provoque la peur apparaît chez le chien. Un chien anxieux en voiture ou un chien anxieux la nuit peut par exemple appartenir au type C.

En général, un chien souffrant d'anxiété de séparation est incapable de trouver un équilibre entre l'environnement, les stimuli sociaux et le tuteur de référence lorsqu'un de ces éléments n'est plus présent. Cette capacité à équilibrer les différents éléments qui l'entourent, bien que l'un d'eux soit absent pendant un certain temps, est appelée homéostasie sensorielle. Un chien équilibré est capable de maintenir cet équilibre même si son tuteur de référence n'est pas à la maison. Un chien dont l'homéostasie sensorielle est altérée, pour les raisons ci-dessus, souffre de ce type d'anxiété de séparation.

Lorsqu'il est laissé seul à la maison, le chien se sent menacé, en danger, et il active un état d'alerte qui peut entraîner la destruction d'objets, des pleurs désespérés, etc. Comme son nom l'indique, la séparation pendant une période de temps, courte ou longue, entre le chien et son maître produit chez le chien un état d'anxiété incontrôlable pour lui.

Comme nous l'avons mentionné dans la section précédente, le sevrage prématuré est l'une des causes les plus courantes de l'apparition de ce trouble. De même, le changement de domicile ou l'abandon sont aussi parmi les principales causes de l'anxiété de séparation chez le chien. Il est donc courant de trouver ce type de cas chez les chiens adoptés en refuge, adultes ou âgés, en raison de la séparation vécue avec les tuteurs précédents.

Cependant, ce ne sont pas les seules raisons, de sorte que cette perturbation de l'équilibre peut également se produire pour les raisons suivantes :

  • Si vous avez passé presque toute la journée avec votre chien et que pour une raison quelconque vous vous êtes arrêté, c'est probablement la cause. Le fait d'être toujours avec vous et de passer de nombreuses heures seul à la maison peut avoir déclenché chez lui un état d'anxiété de type B, ou hyper-attachement secondaire, expliqué dans la section précédente.
  • Par rapport au point précédent, avez-vous apporté des changements à votre routine ou à vos habitudes quotidiennes ? Si c'est le cas, c'est peut-être la raison.
  • Si votre chien a développé cet état soudainement et sans explication apparente, il peut être causé par un épisode traumatisant qu'il a vécu seul à la maison. La relation que le chien établit est très simple : quelque chose de négatif s'est produit sans sa base sûre, de sorte que la situation de solitude est maintenant précaire et, par conséquent, il ressent de la peur et de l'anxiété quand il est maintenant seul.

Une fois l'anxiété de séparation diagnostiquée, il est essentiel de la traiter afin de rétablir la stabilité émotionnelle du chien, car il a vraiment de la difficulté à être seul. Mais comment le diagnostique-t-on ?

Cela est très simple, il faut s'assurer que le chien ne manifeste des symptômes qu'en l'absence du tuteur. Ces signes doivent être montrés chaque fois qu'il est seul, y compris si le tuteur s'absente quelques minutes.

Bien que pas tous, la plupart des chiens souffrant d'anxiété de séparation montrent de la nervosité et de l'anxiété lorsque leur tuteur est parti, malgré le fait qu'à la maison il y ait une autre personne qui fait partie ou non du noyau familial.

L'anxiété de séparation se distingue par une série de comportements étranges ou anormaux chez le chien que l'on peut facilement entrevoir. Cependant, ils peuvent parfois être confondus avec les symptômes d'autres problèmes. Par conséquent, pour mieux les connaître et apprendre à les identifier sans erreur, nous les diviserons en deux groupes : les symptômes de l'hyper attachement du chien pendant la séparation et les signes associés qu'il présente avant ou après la séparation.

Pendant la séparation, le chien souffrant de ce type d'anxiété peut présenter des symptômes productifs ou des symptômes déficitaires. Les symptômes productifs sont les suivants :

  1. Comportement destructeur. Lorsqu'il est laissé seul à la maison, il peut détruire des objets, des meubles et même disperser les ordures.
  2. Aboie beaucoup et gémit et, selon la race du chien, peut même hurler lorsqu'il est seul.
  3. Uriner et/ou déféquer à l'intérieur de la maison, en particulier près de la porte de sortie, mais il peut aussi le faire partout dans la maison. Chez les chiens bien dressés, habitués à faire leurs besoins dans la rue, ce comportement inhabituel peut être la clé pour nous dire que quelque chose ne va pas.
  4. Vomissements ou diarrhée. Dans les cas graves d'hyper attachement du chien, il est possible de voir ces symptômes, bien qu'ils ne soient généralement pas très fréquents.

Quant aux symptômes déficitaires qu'un chien souffrant d'hyper attachement peut développer seul :

  1. Arrête de manger
  2. Ne boit plus
  3. Ignore ses jouets, y compris les distributeurs de nourriture.

Il est possible qu'un chien n'éprouve que ce type de symptômes, ce qui rend difficile l'identification du problème par ses maîtres. Cependant, dans ces cas, il est fréquent de voir le chien manger beaucoup ou boire beaucoup d'eau après que son maître soit rentré chez lui. Ce comportement peut paraître étrange, mais si l'on pense qu'il a pu passer toute la journée sans manger ni boire, c'est totalement justifié.

En continuant avec les symptômes de l'hyper attachement d'un chien, nous allons maintenant voir les signes associés, qui se produisent généralement avant ou après les départs du tuteur :

  • Anxiété anticipée. Le chien identifie les étapes avant le départ et avant la séparation et donc devient anxieux, nerveux, pleure, gémit ou aboie, suit son tuteur partout et essaie d'attirer son attention.
  • Réception exagérée. Il est possible qu'avant même que son tuteur n'entre à la maison, le chien aboie, saute ou gratte la porte pour le saluer. Une fois à l'intérieur, il est toujours nerveux, saute et fait plusieurs vocalisations, typiques d'un salut exagéré. Selon le chien, elle peut durer plus ou moins longtemps et il est même possible que quelques gouttes d'urine s'échappent due à l'émotion.

Si vous avez détecté que votre chien présente certains ou tous ces symptômes, vous devez l'emmener chez le vétérinaire pour vous assurer qu'il s'agit d'anxiété de séparation et d'hyper attachement du chien et non d'une anomalie physique ou pathologique interne. De même, il est possible de confondre les symptômes de l'anxiété de séparation avec des symptômes d'autres problèmes de comportement du chien. Les cas les plus fréquents sont les suivants :

  • Manque de stimulation. L'ennui, le manque d'exercice, le manque de développement du comportement exploratoire, etc., provoquent chez le chien un comportement destructeur, qui est souvent confondu avec les symptômes de l'anxiété de séparation et de l'hyper attachement.
  • Stimulation excessive. Écouter d'autres chiens aboyer, la sonnette de la maison ou celle des voisins, les voisins eux-mêmes parler ou entrer dans leur maison, etc. peuvent rendre le chien anxieux et nerveux et l'amener à aboyer, pleurer ou hurler. En général, elle est liée à un manque de socialisation.

Le traitement de l'anxiété de séparation chez le chien comporte un certain nombre de facteurs. D'une part, il est essentiel d'identifier la cause pour la corriger, car pour l'éliminer, il faut agir à la racine du problème. D'autre part, il est important de travailler sur les symptômes afin de réduire autant que possible l'anxiété et de traiter plus efficacement la cause sous-jacente. Ainsi, d'une manière générale, le protocole d'action comprend habituellement les lignes directrices suivantes :

  • Techniques de modification du comportement.
  • Thérapie biologique utilisant des médicaments, des phéromones ou de l'homéopathie pour traiter l'anxiété de séparation.

Les techniques de modification du comportement ne sont pas toujours faciles à mettre en œuvre, c'est pourquoi, surtout dans les cas les plus graves, nous recommandons de consulter un éducateur ou un éthologiste canin. Ceci dit, voyons ce que sont ces lignes directrices pour traiter l'anxiété de séparation chez les chiens.

1. Changez la relation avec votre chien pour traiter l'hyper attachement du chien

Comme nous l'avons dit, le principal problème de ce type d'anxiété est le manque de maîtrise de soi et l'incapacité à gérer la solitude pour votre chien. Pour cette raison, renforcer le chien lorsqu'il est dans un état de nervosité (avant notre départ ou à notre arrivée) ou lorsqu'il présente l'un des symptômes mentionnés, est totalement contre-productif. Il est donc essentiel de tenir compte de ces recommandations :

  1. Ne faites pas attention à lui jusqu'à ce qu'il soit complètement calme. Pendant qu'il est excité ou qu'il essaie d'attirer votre attention, ignorez-le. Rappelez-vous qu'un simple regard ou un "non" n'est pas un acte correctif, c'est un renforcement involontaire qui aggrave son état et donc l'hyper attachement du chien.
  2. Ne revenez pas si vous l'entendez aboyer, pleurer ou hurler dès que vous partez. Encore une fois, c'est un renforcement, parce que le chien à travers ce comportement obtient ce qu'il veut, qui est votre présence. Même si cela coûte cher et est difficile, ignorez-le et continuez à sortir de votre maison. En ce sens, parler à vos voisins pour qu'ils comprennent que vous êtes en cours de traitement pour corriger ce problème et les avertir des aboiements de votre chien, peut être très utile.
  3. Augmenter le nombre de séances de jeu et d'exercice. Cela vous permettra de mieux gérer la manipulation que vous devez avoir avec votre chien, en favorisant votre capacité à l'ignorer dans ses appels constants d'attention, et aidera l'animal à se sentir plus stimulé. Ce n'est pas une technique qui traite à elle seule l'anxiété de séparation, mais elle rend le travail plus facile.

2. Changez la façon de vous dire au revoir

Jusqu'à récemment, on considérait que l'une des directives à suivre pour corriger l'anxiété de séparation chez les chiens était d'empêcher le chien d'anticiper les départs. Cette méthode consistait à effectuer les rituels habituels de sortie pendant la journée, comme prendre les clés ou mettre le manteau, mais sans sortir pour réduire au maximum la valeur prédictive de la promenade, considérant que le chien éviterait ainsi d'être anxieux ou stressé lorsqu'il sentirait que ses tuteurs allaient partir. Cependant, des études récentes révèlent que ces lignes directrices ne sont pas bénéfiques pour les chiens comme on le croyait, mais qu'elles les maintiennent dans un état d'anxiété constant précisément parce qu'ils ne sont pas capables de contrôler quand leurs tuteurs vont être absents. En d'autres termes, un chien qui s'attend à ce que son tuteur parte peut être anxieux pendant les minutes où la personne se prépare à partir et est calme le reste de la journée (quand elle est accompagnée). Cependant, un chien qui ne sait pas quand ses tuteurs vont le laisser seul peut être nerveux toute la journée, attendant que le moment arrive parce qu'il ne le sait pas. Dans ce dernier cas, on pourrait dire que le chien est dans un état d'anxiété chronique.

Des études indiquent que, comme la prévisibilité est l'un des facteurs psychologiques qui affectent directement la réponse du corps au stress, l'amélioration de la prévisibilité des sorties profite aux chiens souffrant d'anxiété de séparation car elle leur permet de savoir quand aura lieu la marche de leurs tuteurs ou non, ce qui permet également de contrôler quand il peut être détendu et calme.

Après avoir vu tout ce qui précède sur la prévisibilité, le traitement de l'anxiété de séparation chez les chiens ne devrait pas être basé sur l'élimination des signaux de sortie, bien au contraire. Ainsi, nous recommandons de continuer avec le rituel habituel des sorties. Cependant, en plus de travailler sur vos signaux, il est essentiel de modifier certains aspects de votre routine de sortie, tels que ceux décrits ci-dessous :

  • Ignorez le chien 15 minutes avant votre départ pour éviter de le renforcer involontairement et d'aggraver son état d'anxiété.
  • Lorsque vous rentrez chez vous, ignorez le complètement, ne le saluez pas avant qu'il ne soit détendu et calme. Si vous le saluez dès votre arrivée, vous renforcez à nouveau inconsciemment les comportements d'un chien anxieux.

3. Faites de petites promenades pour traiter l'anxiété de séparation

Faire les signes de sortie sans sortir maintient le chien dans un état d'anxiété chronique, cependant, faire de vraies petites sorties dans la journée peut vous permettre de travailler sur l'anxiété de la séparation du chien, l'aider à mieux gérer la solitude et l'amener à comprendre que ses tuteurs vont revenir.

Il est donc fortement recommandé de prévoir une série de sorties tout au long de la journée pour commencer à le désensibiliser, ce que nous appelons les " fausses sorties ". Qu'est-ce que cela signifie ? À partir de ce moment, le traitement qui aidera l'animal à gérer la séparation commencera. Pour ce faire, les experts recommandent d'introduire un nouveau signal, par exemple en plaçant un objet sur la poignée de porte, juste avant de partir. Dans un premier temps, ce nouveau signal ne doit être utilisé que lorsqu'il y a de fausses sorties, de sorte qu'il ne sera pas utilisé lorsque vous devez partir pour aller au travail, par exemple. De cette façon, le chien comprend que ce rendement fait partie de l'entraînement et que, dans un court laps de temps, ses tuteurs reviendront, ce qui lui permettra de rester plus détendu. Les étapes sont les suivantes :

  • Au début, faites des sorties très courtes, de cinq minutes au maximum, dans lesquelles vous sortez, vous êtes un peu dehors et vous revenez pour entrer. N'oubliez pas de régler le signal de départ avant de partir.
  • Effectuez ces fausses sorties autant de fois que possible par jour pour que le chien s'y habitue, comprenez que vous revenez toujours et comprenez que rester seul n'est pas négatif.
  • Avec le temps, prolongez progressivement les minutes de votre absence. A ce stade, vous pouvez intercaler de fausses sorties de cinq minutes avec des fausses sorties légèrement plus longues de 10 ou 15 minutes. Cependant, si l'animal présente à nouveau des symptômes lorsque les sorties sont prolongées, cela signifie que vous avez bien fait jusqu'à présent, mais que vous avez prolongé le temps trop rapidement, de sorte que vous devrez faire un pas en arrière pour pratiquer de nouvelles sorties courtes.
  • Au fur et à mesure que le chien s'y habitue, réduisez le nombre de fausses sorties.
  • En cas d'absence prolongée, de 8 heures ou plus, ou pour les périodes de vacances, pendant le traitement, il est conseillé de laisser le chien avec une personne de confiance ou une résidence canine qui sait comment faire face à ce type de troubles.

Une fois que vous avez réussi à garder le chien calme pendant une heure entière, c'est-à-dire sans présenter de symptômes d'anxiété de séparation, vous pouvez également utiliser le signal de faux départ pour des sorties réelles. Il est essentiel que tous les changements s'effectuent progressivement et, surtout, que vous soyez constant avec la formation. Si vous rompez avec le traitement sans avoir obtenu les résultats souhaités, ce sera comme si vous n'aviez rien fait et votre chien continuera à montrer de l'anxiété de séparation.

4. Maintenez un environnement stimulant pour traiter un chien anxieux

Même si votre maison peut vous sembler confortable, est-elle confortable pour votre chien, a-t-il suffisamment de stimuli pour le divertir en votre absence, éteignez-vous habituellement la lumière lorsque vous partez ? Pour réduire autant que possible l'hyper attachement du chien, il est essentiel de compléter les directives ci-dessus avec un environnement approprié. Mais comment cela devrait-il être ?

  • L'espace doit être aussi proche que possible du moment où vous y êtes. Ainsi, nous recommandons de laisser un peu de lumière allumée, de la musique ou même la télévision. De cette façon, le chien ne remarquera pas autant la différence.
  • L'utilisation de jouets peut fonctionner chez certains chiens, bien qu'au début nous disions qu'ils peuvent ne pas être entièrement efficaces. Quoi qu'il en soit, un espace bien aménagé, avec un endroit confortable pour s'allonger, une couverture, des jouets, etc. est toujours plus recommandé.
  • Les jouets distributeurs d'aliments comme le Kong sont souvent efficaces chez les chiens souffrant d'anxiété de séparation. Cependant, comme nous le disons, il est possible qu'au début du traitement, le jouet soit intact lorsque vous rentrez chez vous et c'est seulement quand vous rentrez qu'il décidera d'y prêter attention.

5. Soyez patient et constant

Traiter l'anxiété de séparation chez les chiens adultes n'est ni facile ni rapide, alors soyez conscient que vous n'obtiendrez pas de résultats en deux semaines. La patience et la persévérance seront vos meilleurs alliés tout au long du processus, il est donc essentiel que vous ne rompiez pas avec les lignes directrices établies, comme nous l'avons déjà recommandé, et que vous consultiez un professionnel au besoin. Si les mois passent et que votre chien est toujours le même, il est possible que certaines lignes directrices ne soient pas appliquées correctement, ou que votre chien ait besoin d'un protocole d'action différent que seul un éducateur ou un éthologiste peut déterminer après évaluation personnelle du cas.

Traitement de l'anxiété de séparation chez le chien homéopathique et pharmaceutique

  • L'utilisation de drogues synthétiques, d'homéopathie ou de phéromones peut aider à accélérer le processus de récupération car elles réduisent temporairement le stress du chien. De cette façon, ils nous permettent de travailler beaucoup mieux sur la cause du problème et sur les symptômes.

  • Surtout en cas d'anxiété de séparation chez les chiots, les phéromones à diffuser aident à créer un environnement détendu en notre absence car l'odeur émise est la même que celle de la mère. Chez les chiens adultes, il ne fonctionne pas toujours, mais il est conseillé de l'essayer.

  • En ce qui concerne l'utilisation de médicaments pour l'anxiété de séparation, il est important de se rappeler que ces produits et les phéromones ne traitent pas le problème, mais combattent le stress produit, qui est l'un des principaux symptômes. De cette façon, nous ne recommandons pas de baser le traitement uniquement sur eux, car lorsqu'ils sont enlevés, le chien continuera à souffrir des mêmes symptômes. Par conséquent, ils devraient être un complément aux techniques de modification du comportement pour aider à mieux travailler avec l'animal en réduisant cet état de stress. Petit à petit, il faut les enlever.

Est-il bon d'adopter un autre chien pour traiter l'anxiété de séparation ?

Absolument pas. Comme nous l'avons expliqué tout au long de l'article, le problème réside dans l'incapacité de gérer la solitude en raison de l'hyper attachement du chien, donc l'introduction d'un autre chien ne changera rien. Le chien anxieux continuera à développer du stress lorsque la séparation se produit, qu'il soit accompagné ou non d'un autre chien.

Par contre, comme l'anxiété n'est pas traitée et que le chien continue à présenter la symptomatologie habituelle, il y a un risque que le nouveau chien décide de l'imiter, ce qui entraîne un double problème. Par conséquent, si vous voulez adopter un autre chien, même si ce n'est pas pour faire face à l'anxiété de séparation du chien actuel, valorisez bien votre cas particulier et agissez en pensant à ce qui est mieux pour le chien qui vit déjà avec vous.

Erreurs courantes dans le traitement de l'anxiété de séparation

Au cours de l'article, nous avons déjà souligné certaines des erreurs les plus courantes à éviter dans le traitement de l'anxiété de séparation et de l'hyper attachement du chien. Cependant, nous allons maintenant les examiner et en ajouter quelques autres :

  • Punir le chien lorsqu'il présente l'un ou l'autre des symptômes.
  • L'accueillir quand il est surexcité.
  • L'enfermer dans un petit espace ou dans une cage. Non seulement cela ne traite pas le problème, mais cela l'aggrave.
  • Ajouter un nouvel animal.
  • Ne pas lui faire faire d'exercices.
  • Ne pas être cohérent dans le traitement.
  • Abus de traitement pharmacologique.
  • Ne pas enrichir l'environnement.
  • Ne pas laisser de l'eau à portée de main par crainte qu'il n'urine à la maison.
  • Ne pas traiter la cause et baser le protocole d'action uniquement sur la réduction des symptômes (aboiements ou destruction).
  • Ne pas vous adresser à un professionnel dans les cas les plus graves.
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Dépression chez le chien

 

Dépression chez le chien

11 causes de dépression chez les chiens :

En général, les chiens ont tendance à souffrir de dépression lorsque se produit un changement significatif qui altère le quotidien de leur vie. Cependant, une maladie ou un processus hormonal peuvent être aussi les symptômes typiques de la dépression. Ensuite, nous vous donnerons quelques unes des causes possibles qui peuvent provoquer de la tristesse et de la dépression chez votre meilleur ami.

  • La mort d'un être cher à son cœur : qu'il s'agisse d'un être humain ou d'n animal, en général la mort nous affecte aussi bien que les animaux de compagnie. Perdre un compagnon de jeux, un ami ou un compère d'aventures peut être un coup dévastateur pour votre meilleur ami. Dans ces cas-là, le mieux que vous pouvez faire est d'essayer de rythmer sa vie avec des sorties plus fréquentes, des excursions, des jeux d'intelligence ou avec plus d'exercice physique.
  • Changement de foyer ou de famille : lorsque les chiens souffrent d'un changement radical dans leur vie, ils ont tendance à avoir besoin d'une période d'adaptation durant laquelle ils sont plutôt timides, peu sociales et tristes. Il s'agit d'un comportement complètement normal, vous allez devoir lui offrir une dose extra d'amour et de temps, sans l'obliger à vivre une situation qu'il ne désirerait pas.
  • Excessive solitude : l'anxiété liée à la séparation est un des problèmes les plus fréquents dont souffrent les chiens qui passent trop de temps seuls. Cette situation a tendance à dériver en trouble du comportement destructifs et il est essentiel de la traiter adéquatement. Dans ce cas précis, nous recommandons de proposer à votre chien des jeux d’intelligence tel que le Kong. Si votre chien est trop tout seul, il va falloir que vous adaptiez votre planning afin d'arriver à passer plus de temps avec lui pour qu'il soit plus heureux.
  • Une situation désagréable : en effet, si votre chien a été confronté à une situation désagréable il se peut que votre chien soit triste et dans un état apathique. Dans ces cas là, nous recommandons de lui laisser un temps afin qu'il récupère tout en lui offrant une dose abondante de tendresse et d'amour.
  • Bagarre de chiens : si votre chien a été embarqué dans une bagarre de chiens, il est plus que probable que cet événement marque un "avant" et un "après" dans son comportement. Certains chiens ont tendance à devenir plus réactifs tandis que d'autres peuvent devenir plus peureux. Il est important de travailler avec lui la socialisation adulte afin qu'il puisse avoir confiance à nouveau.
  • Rupture du noyau familial : si une personne a récemment quitté le foyer (une personne ou un animal de compagnie) votre chien peut souffrir d'une dépression provoquée par la perte de cet être aimé. Il sera important de combler le vide qu'il ressent avec des nouvelles activités, des câlins et peut être avec un nouveau compagnon de jeux avec qui il pourra se distraire et jouer. Comme l'a si joliment expliqué Léo Ferré, "avec le temps va tout s'en va".
  • L'arrivée d'un bébé : si vous n'avez pas pu préparer votre chien à l'arrivée du bébé, il est possible que votre chien soit jaloux et triste. Il s'agit là d'une attitude qu'il faut traiter rapidement pour ne pas qu'elle empire. Si vous voulez trouver une solution à ce problème, il sera très important que vous prêtiez tout particulièrement attention à votre chien.
  • Un nouvel animal de compagnie : de la même manière que pour l'arrivée d'un bébé, l'adoption d'un nouvel animal de compagnie peut rendre votre chien jaloux et triste. Vous devez absolument vous souvenir que vous devez toujours plus prêter attention au membre le plus ancien du foyer (dans ce cas, votre chien).
  • Maladies : une maladie peut être la raison de sa tristesse et de son apathie. C'est à ce moment que le diagnostic de votre vétérinaire devient très important car il vous permettra de savoir si votre chien est malade ou non.
  • Grossesse nerveuse : une grossesse nerveuse est un problème qui peut affecter les chiennes qui ne sont pas stérilisées provoquant ainsi de graves conséquences pour leur santé physique et mentale. Il est important de traiter au plus vite ce trouble.
  • Anxiété et stress : un chien avec des problèmes de stress peut affecter de manière négative votre chien, lui provoquant de la tristesse et de l'apathie. Découvrez nos remèdes pour lutter contre le stress chez votre chien.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus les causes de la dépression chez votre ami sont nombreuses et variées. L'important dans ce cas-là est d'identifier ce qui rend votre chien aussi déprimé afin de palier cette situation.

Pour savoir comment la traiter, retrouvez notre article dans la Rubrique  ►  "Comportement"   (Mon chien est triste)

 

Frustration chez le chien

 

Frustration chez le chien

Tout comme nous, les chiens doivent apprendre, et ce le plus tôt possible, à gérer ce sentiment épouvantable qu’est la frustration.

l’apprentissage de la frustration est primordial et très important car il permet d’instaurer un équilibre dans la relation humain / chien et de ce fait, permet l’intégration des chiens dans nos vies et une cohabitation harmonieuse.

Ne pas apprendre à nos chiens à gérer leur frustration engendre des troubles comportementaux et un déséquilibre dans nos relations avec eux.

Instaurer des règles à la maison

Règle n°1 : Répondre aux besoins de son chien

Ne dit-on pas toujours que le respect, ça marche dans les deux sens ? Alors pour que votre chien vous écoute, ait confiance en vous et vous considère comme un être fiable, vous vous devez de répondre et respecter ses besoins primaires et sociaux. Vous avez envie que votre chien soit bien dans ses pattes ? Alors proposez lui 30 minutes de véritable dépense quotidiennement et à l’extérieur de votre jardin. De plus, multipliez autant que possible les rencontres positives avec ses congénères. N’oubliez jamais que les chiens sont des animaux sociaux et qu’ils ont besoin de voir leurs semblables, jouer avec eux et se dépenser.

Règle n°2 : La gestion des ressources

  • La gestion de la nourriture : votre chien doit manger seul et en 15 minutes maximum (jusqu’à 30 minutes pour les chiots). Pourquoi ne pas lui laisser sa gamelle en libre service au cas où il aurait un petit creux dans la journée ? Et bien tout d’abord pour des raisons évidentes de rythme alimentaire : manger un peu tout au long de la journée signifie être toujours plus en moins en période de digestion. En cas d’activité, votre chien risque alors un retournement d’estomac s’il vient de manger. De plus, il est important que vous, le maitre, soyez à l’initiative de cette ressource. De fait, c’est à vous de décider du début et de la fin du repas de votre chien.
  • La gestion des contacts : tout comme pour la nourriture, vous devez être à l’initiative des contacts de votre chien, que ce soit avec vous ou avec tout autre personne. C’est à vous de décider du début et de la fin de chaque activité, que ce soit des caresses, une séance de jeu ou l’accueil des invités par exemple. Je vous conseille donc d’ignorer toute tentative d’approche de votre toutou et appelez-le lorsqu’il est passé à autre chose. Votre chien comprendra alors qu’il n’a pas accès à toutes ces ressources quand il le souhaite mais que c’est à vous, son être d’attachement, sa « figure parentale », son être de confiance, de décider pour lui en quelque sorte. Attention, je ne vous dis absolument pas d’être froid, distant ou irrespectueux envers votre animal, loin de là. Ces conseils consistent simplement à mettre en place une relation saine entre un animal et son humain.
  • La gestion de son espace pour finir : vous devez proposer à votre chien un panier, une caisse ou une niche confortable, dans la pièce à vivre de votre maison. Cette place ne doit pas se situer au milieu de la pièce ni dans un endroit stratégique comme en bas d’un escalier ou à côté d’une porte par exemple. Et oui, votre chien doit pouvoir être tranquille, ne pas être dérangé par des allées et venues lorsqu’il est dans son panier. Donner une place à son chien lui permet d’avoir un endroit « refuge » dans votre maison, un lieu sans trop de passages et où, surtout, personne ne viendra l’embêter. Je pense notamment aux enfants qui vont souvent voir le chien lorsqu’il est en train de dormir dans son panier : mauvaise idée. Le chien pourrait venir à défendre cette place qui est la sienne et surtout défendre le lieu qu’il considérait comme sécurisant et avoir une réaction non appréciée de la part de nous, humains.

Règle n°3 : Votre attitude en dit long

La communication va dans les deux sens. Si vous voulez que votre chien vous écoute, si vous voulez qu’il vous respecte, vous devez faire de même. Oui, oui, vous devez « écouter » votre chien, lire et décrypter les signaux qu’il vous envoie à longueur de journée. De plus, vous devez être cohérent quant à vos postures, vos intonations de voix, vos gestes et le bon timing de vos récompenses. Cela permettra à votre chien de comprendre ce que vous attendez de lui. De fait, il comprendra beaucoup mieux une interdiction de votre part si vous êtes cohérent et respectueux.

Exercices et jeux pour travailler le renoncement

Maintenant que vous avez mis en place ces petites règles à la maison et afin de pouvoir apprendre à votre chien de manière concrète à gérer sa frustration, je vous propose ce que j’appelle des « exercices/jeux » pour travailler le renoncement.

Tout d’abord, le renoncement : qu’est-ce que c’est ? C’est réussir à stopper une action en cours ou stopper une intention de faire, suite ou non à l’intervention du maître. Pour un apprentissage réussi, votre chien doit faire l’association suivante : renoncer, c’est gagner !

Si je fais comprendre à mon chien que s’il lâche son jouet, il obtient une récompense (une caresse, une friandise ou un autre jouet), si je fais comprendre à mon chien que s’il revient vers moi plutôt que de continuer sa course au lapin il aura une récompense, alors mon chien comprendra que renoncer, c’est positif. Tout l’enjeu est donc là : il faut jouer sur la motivation du chien et le renforcement de votre relation avec lui.

Je parlais précédemment de stopper une action en cours ou stopper une intention de faire. Notez que pour l’apprentissage du renoncement et donc de la frustration, au début, on stoppera toute intention de faire au risque de mettre le chien en échec si l’action est déjà en cours.

Je m’explique, il faut toujours favoriser la réussite lors des premiers apprentissages. Pour faire une petite comparaison, c’est comme si on vous refusait l’accès à un concert alors que vous êtes déjà dans la salle à attendre l’arrivée de l’artiste avec impatience, votre frustration sera énorme et difficilement « gérable »; alors que si on vous interdit l’accès dès le départ, avant même de rentrer dans la salle de spectacle et que l’on vous explique pourquoi, la frustration sera moins difficile à encaisser.

Et bien pour nos chers toutous c’est la même chose : interdire au chien de s’intéresser aux gâteaux d’apéritif sur la table basse sera beaucoup plus simple que de lui demander de recracher le saucisson entier qu’il vient d’avaler. N’est-ce pas ? On viendra donc stopper l’intention de faire au lieu de stopper l’action qui est en cours dans un premier temps.

 

Enfin, deux « exercices/jeux » pour apprendre à votre chien le renoncement, afin qu’il gère de mieux en mieux la frustration.

Exercice/jeu n°1 : Le jeu du ON/OFF

Le principe de ce jeu est très simple, il permet de renforcer les auto-contrôles de votre chien, lui apprendre à se calmer sur demande mais aussi et surtout, ce jeu permet de renforcer votre relation avec lui ! Le plus important dans cet exercice/jeu : votre posture corporelle ainsi que vos intonations de voix :

Etape 1 : Prenez une corde à nœud ou un boudin. Tout en gardant le jouet dans la main (ne le lâchez jamais), indiquez à votre chien « choppe » ou « prends », comme vous souhaitez. Le but est que ce soit toujours le même mot et que vous le disiez d’un ton enthousiaste d’appel au jeu. Soyez courbé en avant et dans une attitude très positive afin que votre chien imite votre attitude.

Etape 2 : Pour stopper le jeu, redressez vous et dites d’un ton assuré : « tu lâches » ou « tu donnes ». Si votre chien ne veut pas rendre le jouet, vous pouvez essayer de troquer contre une friandise ou un autre jouet d’une valeur égale pour lui. Surtout ne rentrez pas dans une « bagarre de traction », si votre chien tire sur le jouet, essayez de rester immobile sans tirer sur le jouer à votre tour.

Etape 3 : Recommencez ceci plusieurs fois. A la fin du jeu, reprenez le jouet, ne le lui laissez pas à disposition. Vous n’avez pas oublié ce que l’on disait au début n’est-ce pas ? Toujours être à l’initiative du début et de la fin des activités !

Exercice/jeu n°2 : Le jeu du « renoncer c’est gagner »

Pour cet exercice/jeu vous avez besoin de friandises. Cet exercice/jeu permet vraiment de faire comprendre à votre chien que lorsqu’il renonce, lorsqu’il accepte la frustration : il gagne !

Etape 1 : Prenez une poignée de friandises dans votre main. Proposez une friandise à votre chien en lui indiquant « Ouiiiii »

Etape 2 : Refaites la même chose avec une seconde friandise. N’oubliez pas d’insister sur le « Ouiiiii »

Etape 3 : Pour la troisième fois, proposez la friandise à votre chien sans le laisser la prendre et dites « Hey Hey » d’un ton assez ferme. Le but étant de « crisper » le chien, lui indiquer qu’il ne doit pas prendre cette friandise. Votre intonation jouera un rôle important pour cette étape.

Etape 4 : Si votre chien renonce et détourne, ne serait-ce que très légèrement son regard de la friandise, dites « Ouiiii » et donnez lui.

Voilà, votre chien a compris qu’en renonçant, il gagnait, qu’en acceptant sa frustration, il gagnait !

 

Ces exercices/jeux sont à faire quotidiennement, ne vous attendez pas à ce que votre toutou y arrive du premier coup, soyez sûr de vous, adoptez les bonnes attitudes, les bonnes intonations, ainsi qu’une bonne cohérence globale, notamment grâce aux règles de vie à mettre en place à la maison.

Savoir rassurer son chien

 

Savoir rassurer son chien

Comme nous, nos chiens peuvent avoir peur. Cette émotion peut se manifester chez la gente canine de différentes façons qu’il n’est pas toujours aisé de décoder.

Quelles sont les manifestations de la peur chez le chien ?

Ainsi un chien effrayé peut se mettre à faire des bruitages. Gémissements, grognements ou aboiements permettent au chien d’exprimer sa peur et visent à « impressionner » l’objet de sa peur pour tenter de le faire reculer.

Ces bruitages sont le plus souvent accompagnés d’une posture corporelle caractéristique de la peur : ventre à terre, tremblements, oreilles basses et queue entre les pattes. Cette attitude est celle de la soumission : le chien restera immobile ou cherchera à se cacher dans un coin, derrière un meuble ou dans vos jambes. Il se peut même qu’il urine tant sa peur est pressante.

Certains chiens au contraire réagissent à la peur par un comportement agressif : poils hérissés, babines retroussées et crocs dehors. Ne dit-on pas : la meilleure des défenses, c’est l’attaque ?

Si cette émotion est tout à fait naturelle, elle était même salvatrice chez les ancêtres de nos toutous. Synonyme de survie, c’est elle qui les poussait à fuir ou à éviter le danger dans la nature hostile. Mais de nos jours, les manifestations de la peur chez nos animaux de compagnie peuvent être gênants voire dangereux. En effet, un chien qui a peur est potentiellement dangereux car il peut mordre en réaction à cette émotion. Il est donc nécessaire d’y remédier en sachant rassurer son chien.

Comment rassurer son chien ?

Afin de rassurer son fidèle compagnon, le premier des réflexes de tout maître est de caresser son chien. Sachez qu’il s’agit d’une très mauvaise habitude. En effet, en caressant votre chien lorsqu’il a peur, vous lui dites « Tu as peur, c’est très bien ! Je suis satisfait(e) de ton comportement ». En d’autres termes, vous le confortez dans sa réaction négative.

Alors comment faire pour rassurer son chien ?

Tout d’abord, il est nécessaire de bien identifier la cause de la peur du chien. De quoi a-t-il peur ? Du bruit ? Le(s)quel(s) en particulier ? De l’orage ? Des personnes ? Des enfants ? De ses congénères ?

Les techniques pour rassurer son chien vont en effet dépendre de l’objet de sa peur mais aussi de l’âge de votre chien.

Si vous avez un chiot, il est important de savoir que ces derniers traversent, de la 8e à la 12e semaine de leur vie, une période pendant laquelle se met en place la peur. Ce que les chiots n'auront pas eu l'occasion de connaître pendant cette période déclenchera chez eux un comportement de peur. Il est donc crucial pendant ces 5 semaines de socialiser votre chiot. Cette socialisation passe par une stimulation accrue de votre petit chien en lui faisant connaître de nombreux bruits, en le faisant rencontrer des congénères de toutes races et de toute taille, en le faisant côtoyer le plus de personnes différentes possible.

N’hésitez pas à l’emmener partout : en ville, dans la foule, dans les galeries marchandes, en bordure de route etc. Plus l’environnement de votre chiot sera riche, moins il aura peur dans sa vie future. Il est aussi recommandé d’inscrire votre chiot à une école du chiot dans laquelle il pourra voir et jouer avec de nombreux chiens.

Les éducateurs canins prennent soin également de se présenter devant le chien avec des accessoires comme des chapeaux, des cannes ou des béquilles qui peuvent être source de peur chez nos toutous. Ils leur feront entendre pendant qu’ils joueront avec les autres chiots des bruits comme des coups de feu, des enregistrements d’orage ou de casseroles qui s’entrechoquent. Cette technique de conditionnement positif chez le chiot est de loin la plus efficace.

Si vous avez loupé le rendez-vous de la socialisation de votre chiot, tout n’est pas perdu pour autant. Il faudra alors déconditionner votre chien de sa peur de la même façon que pour les chiots.

Si votre chien a peur du bruit, achetez un CD de bruitages sur lequel le bruit qui effraie votre chien a été enregistré ou munissez-vous des accessoires nécessaires pour reproduire le bruit qui l’apeure. Passez-lui le CD à faible volume ou reproduisez le bruit pendant que votre chien effectue une activité qu’il apprécie. Si votre chien ne montre aucun signe de peur, encouragez votre animal d’une voix enjouée.

Sinon, n’insistez pas, récompensez votre animal dès qu’il se calme et recommencez plus tard en diminuant le volume du bruit effrayant jusqu’à ce qu’il ne montre plus aucun signe de peur. Le processus doit être graduel pour transformer la perception négative du stimulus (« ce bruit, je ne le connais pas, il me fait peur ») en perception positive (« ce bruit, je l’entends quand je joue ou quand je mange, finalement, il n’est plus si effrayant »).

Si votre chien a peur d’une personne ou d’un objet, ne le forcez jamais à l’approcher car vous risqueriez de déclencher chez lui un réflexe de morsure. Utilisez le jeu pour pousser votre chien à aller voir de lui-même ce qu’il lui fait peur. Cela peut prendre du temps avant que votre chien comprenne qu’il n’y a rien à craindre. Il faut alors faire preuve de patience en de compréhension!

Si vous avez besoin d’aide dans ce processus, les comportementalistes canins sont là également pour vous aider.

Enfin, en dernier recours et si la peur de votre chien devient chronique et que ce stress lui gâche la vie, il existe des solutions médicamenteuses. Parlez-en à votre vétérinaire. Il étudiera avec vous la meilleure solution pour votre compagnon.
 

 

Se faire aider par un Comportementaliste

 

Se faire aider par un Comportementaliste

À tout problème, sa solution. Ainsi, avant d'envisager d'abandonner leurs animaux, les propriétaires peuvent faire appel à des professionnels.

Le comportementaliste, formé à l’éthologie (la science qui explique le comportement d’une espèce), étudie les relations entre les Hommes et leurs animaux de compagnie, et propose aux personnes désemparées une aide pour corriger les éventuels problèmes et éviter les séparations.

Ce professionnel peut ainsi cibler l'origine des troubles du comportement chez l'animal, mais également rectifier l'attitude du maître. Si le chien n'arrive effectivement pas à s'ajuster au mode de vie de son propriétaire, c'est aussi à celui-ci de se mettre au niveau de son animal pour que leur relation fonctionne.

Par exemple, pour les maîtres de chien, ils pourront prévoir des promenades du chien plus fréquente si c'est ce dont l'animal à besoin, l'occuper en lui proposant diverses activités - comme les sports canins - ou en lui fournissant de nombreuses distractions.

S'il ne supporte pas la solitude et développe de l'anxiété de séparation, faire appel à des promeneurs de chiens professionnels peut aussi être une solution pertinente pour soulager les maîtres et éviter le comportement destructeur du chien.

Un comportementaliste est là pour conseiller les adoptants d’animaux et leur permettre de faciliter l’adaptation de l’animal à son nouvel environnement, mais aussi à les aider eux à s'adapter au nouveau membre de la famille.

Beaucoup de gens confondent les notions d'éducation canine et de comportementaliste canin. Ainsi, il est fréquent de voir des propriétaires dépassés par le comportement de leur chien faire appel à un dresseur ou à un éducateur canin. 

Pourtant, ce sont des choses complètement différentes ! Si votre animal a des problèmes de comportement (aboiements intempestifs, agressivité, comportement destructeur...) mieux vaut consulter un comportementaliste du chien. En effet, le métier d'un dresseur canin est avant tout d'apprendre des "tours" à votre chien, pas de soigner son comportement !

Tout propriétaire dont l'animal a des problèmes de comportement a tout intérêt à consulter un comportementaliste animalier. Par problèmes comportementaux, on peut entendre :

  • Agressivité
  • Destruction d'objets
  • Aboiements incessants
  • Refus d'obéir
  • Manque de propreté
  • Fugues répétées
  • Phobie
  • Etc.

La formation d'un comportementaliste canin mêle l'éthologie et la psychologie, à tel point que ce professionnel de la santé du chien pourra rapidement comprendre le mal caché derrière le comportement troublé de votre cher animal.

Le comportementaliste, en plus d’avoir une vue d’ensemble sur l’environnement que vous proposez à votre chien, est spécialisé dans la lecture du chien. Il saura vous indiquer et vous décrire les différents signaux d’apaisement de votre chien. Cela permettra d’éviter des situations problématiques et parfois même des morsures. En effet, les chiens ont un langage non verbal très riche et peu de propriétaires de chien savent les lire. Et lorsqu’ils arrivent à les lire, ils ne savent pas forcément les décrypter. Je pense notamment au bâillement du chien qui est souvent interprété comme un état de fatigue alors qu’absolument pas, c’est un signal d’apaisement à prendre en considération car cela signifie que le chien en question n’est pas forcément à l’aise. Un comportementaliste pourra donc informer et surtout prévenir concernant les différents signaux d’apaisement du chien.

En clair et pour résumer, un comportementaliste aura le souci de s’intéresser à l’environnement entier qui entoure votre chien, il ne s’occupera pas uniquement de résoudre la conséquence du problème mais s’intéressera davantage à la face cachée de l’iceberg. Le comportementaliste vous expliquera ainsi les règles à mettre en place pour une bonne intégration de votre chien chez vous, au sein de votre famille mais aussi, et surtout, dans la société de manière générale.

Le comportementaliste vous apprendra comment créer et/ou renforcer la relation « Homme/chien » et surtout comment trouver un équilibre avec votre chien car, rappelons-le, c’est tout de même pour une longue période de cohabitation que vous signez lorsque vous adoptez un chien. Je vous conseille d’ailleurs d’aller voir un éducateur canin comportementaliste avant même d’adopter votre chien. Il saura vous aiguiller sur le chien fait pour vous, sur quel chiot/chien choisir dans l’élevage/le refuge, quelle attitude à avoir, etc. Cela vous permettra d’anticiper et souvent d’éviter d’éventuels futurs problèmes de comportement.

Il est important de trouver un bon professionnel avec qui vous vous sentirez à l’aise, car c’est très important. N’hésitez pas à changer de professionnel si vous voyez que le feeling ne passe pas. Vous devez également bien vous renseigner des techniques et approches utilisées par le professionnel que vous choisirez, ces dernières doivent être en accord avec vos valeurs et principes et surtout être adaptées au cas de votre chien. Le professionnel a qui vous vous adressez doit savoir être à votre écoute et vous prodiguer avec pédagogie tous les conseils nécessaires à la résolution de vos problèmes avec votre chien. Il ne faut pas que les cours d’éducation, les conseils et exercices à faire à la maison soient réalisés dans la douleur pour vous car votre chien le ressentira et la situation n’évoluera pas forcément comme vous le souhaiteriez.

 

Se faire aider par un Educateur Canin

 

Se faire aider par un éducateur canin

L’éducateur canin dispense des conseils aux propriétaires de chiens en matière d’alimentation, de santé, d’hygiène, de comportement, de confort, de législation. Il aide ainsi les maîtres à dresser leur chien.

Description du métier

L’éducateur canin dresse les chiots ou les chiens dont on lui confie les soins. Son rôle est d’éduquer le chien aux normes de la société mais aussi d’éduquer le maître.

En quelques leçons individuelles, l’éducateur canin va travailler à résoudre les problèmes d’obéissance ou d’hygiène que le propriétaire rencontre avec son chien.

L’éducation est différente pour chaque chien et l’éducateur utilise la méthode la plus adaptée, selon la race, le caractère et l’environnement de l'animal.

Attention, il ne faut pas confondre l’éducateur canin avec le comportementaliste, spécialiste de la psychologie animale, ni avec le vétérinaire comportementaliste, qui pose un diagnostic médical et met en place une thérapie.

L’éducateur canin travaille sur le terrain ou à domicile. Les conditions de travail peuvent être difficiles : horaires, exercice par tous les temps, exigence de la clientèle.

Qualités d’un bon éducateur canin

Un éducateur canin rassemble différentes qualités essentielles :

  • Une passion pour l’éducation canine : il s’agit d’un spécialiste qui doit être passionné par son métier et par les chiens en général.
  • Une excellente connaissance du chien : il maîtrise à la fois le comportement du chien et son anatomie. Il connaît les différentes races de chien et ne doit jamais avoir peur d’un chien.
  • Une bonne pédagogie : l’éducateur canin est avant tout un professeur. Il doit transmettre son savoir pour permettre au maître d’adopter les bonnes techniques d’éducation canine.
  • De la rigueur : un éducateur doit savoir être strict et ferme avec les chiens.
  • Un bon contact humain : ce professionnel doit être à l’aise avec le chien comme avec le maître.

On entend souvent les maîtres dire de leur animal « il est têtu », « il veut me dominer ». Il ne faut pas confondre la notion de contrôle avec celle d'obéissance et de soumission.Les problèmes rencontrés peuvent avoir des causes multiples : comportement pathologique, comportement en contradiction avec la société humaine et ses règles, inadéquation de l'environnement de vie du chien ou même dysfonctionnements familiaux indépendants du chien. Il faut stopper l'antropomorphisme. Donner a son chien des traits et des intentions d'humains favorise l'apparitions de troubles.

Avant toute intervention d'un éducateur canin il faut voir si l'on est prêt a s'investir tant en termes de temps que d'argent. Il faut être prêt pour le bonheur des animaux a se remettre en question et travailler chaques jours afin d'améliorer les problémes rencontrés.

A la question un chien âgé s'éduque t'il? La réponse est oui bien sur mais cela prendra plus de temps car certains comportements indésirables seront déja bien ancrés MAIS rien n'est impossible avec du TEMPS et de l'AMOUR.La méthode traditionnelle a été la plus utilisée en France pendant longtemps. Elle consiste à "sanctionner" le chien lorsqu'il a un comportement indésirable. L'animal apprend alors a éviter le comportement, et donc la sanction en ayant un comportement adapté a la situation. Elle est de plus en plus remplacée par la méthode dite "positive"....croquettes et friandises???? Cette méthode dite des "pays nordiques" est une méthode très efficace et qui devrait supplanter les méthodes coercitives, qui s'apparentent parfois à du mauvais traitement (utilisation de colliers étrangleurs ou électriques), comme c'est déjà le cas dans les pays d'Europe du Nord. La méthode positive est basée sur le renforcement des comportements attendus, et l'ignorance des comportements indésirables. En effet, le chien est un animal opportuniste qui ne reproduit un comportement qui lui apporte satisfaction.

La méthode traditionnelle a été la plus utilisée en France pendant longtemps. Elle consiste à "sanctionner" le chien lorsqu'il a un comportement indésirable. L'animal apprend alors a éviter le comportement, et donc la sanction en ayant un comportement adapté a la situation.

Elle est de plus en plus remplacée par la méthode dite "positive"....croquettes et friandises???? Cette méthode dite des "pays nordiques" est une méthode très efficace et qui devrait supplanter les méthodes coercitives, qui s'apparentent parfois à du mauvais traitement (utilisation de colliers étrangleurs ou électriques), comme c'est déjà le cas dans les pays d'Europe du Nord. La méthode positive est basée sur le renforcement des comportements attendus, et l'ignorance des comportements indésirables. En effet, le chien est un animal opportuniste qui ne reproduit un comportement que s'il lui apporte satisfaction.

 

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