Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | MALADIES - SYMPTOMES

 

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Un chien en bonne santé est bien évidemment exempt de maladies et de douleurs mais c’est aussi un chien « bien dans sa tête » qui ne souffre d’aucun troubles du développement ou du comportement, qui vit en harmonie avec son groupe social, qui rencontre régulièrement des congénères et à qui l’on propose régulièrement des activités qui permettent de le dépenser physiquement et mentalement.

Le chien, comme tout être vivant, n’est malheureusement pas épargné par les problèmes de santé. Il peut ainsi développer des maladies spécifiques à son espèce comme des affections communes avec d’autres animaux et avec l’être humain. Certaines de ses maladies sont même transmissibles à l’Homme et on parle alors de zoonose. C’est notamment le cas de la gale ou bien encore de la teigne.

Comme pour l’être humain, les maladies du chien peuvent trouver leur origine dans un dysfonctionnement interne de son organisme ou être causées par des agents externes et/ou des facteurs environnementaux.

Le chien peut ainsi être affecté par :

  • des maladies virales comme la maladie de carré, la parvovirose, l’hépatite de Rubarth, la toux du chenil, la rage ou bien encore la maladie d’Aujeszky (ou pseudo-rage),
  • d’autres maladies infectieuses causées par des bactéries comme la pyodermite (ou hot spot), la cystite, la pyélonéphrite, le pyomètre ou bien encore la maladie parodontale ou véhiculées par des parasites externes du chien comme la maladie de Lyme, l’ehrlichiose ou l’anaplasmose,
  • des maladies vectorielles causées par des protozoaires tels que la giardiose, la piroplasmose ou bien encore la leishmaniose,
  • des dermatoses et des démangeaisons causées le plus souvent par des parasites ou des infections fongiques,
  • des maladies liées à un dysfonctionnement du système immunitaire comme les allergies et l’atopie, le pemphigus, la myosite des muscles masticateurs, le lupus, la maladie de von Willebrand,
  • des maladies endocriniennes telles que le diabète, l’hypothyroïdie, la maladie d’Addison ou le syndrome de Cushing,
  • des maladies gastro-intestinales qui se manifestent notamment par des diarrhées et des vomissements et dont les origines peuvent être variées,
  • diverses maladies tumorales qu’elles soient cancéreuses ou non telles que les lipomes, les verrues ou bien encore les kystes,
  • des maladies d’origine génétique comme l’épilepsie essentielle, l’atrophie progressive de la rétine ainsi que diverses malformations cardiaques…
  • etc.

La santé du chien peut aussi être mise à mal par des accidents du quotidien, des blessures en tout genre, des intoxications et bien évidemment par le vieillissement de son organisme.

Mais, on y pense beaucoup moins, mais chez le chien, la maladie n’est pas seulement physique. Elle peut aussi affecter le bien-être mental du chien. Eh oui, un chien peut aussi souffrir de « maladies mentales » comme la dépression. De nombreux troubles du comportement sont même liés à une anxiété sous-jacente qu’il faut traiter à l’aide d’une thérapie comportementale, l’équivalent canin de séances de psychothérapie.


Reconnaître la maladie de son chien par les symptômes

Au cours de sa vie, votre chien peut attraper plusieurs maladies. Dans la plupart des cas, ces pathologies présentent un ou plusieurs symptômes qu’il convient de déceler pour prendre à temps sa maladie, qu’elle soit bénigne ou plus grave. Comment reconnaître les signes d’une maladie ? Quand réagir ?  L’objectif est de réagir au plus vite afin de ne pas compromettre ses chances de guérison.

Quand un chien est malade, il est important de faire en sorte qu’il soit examiné et soigné au plus vitepour augmenter ses chances de guérison rapide, voire de survie dans certains cas. Pour cela, il faut apprendre à identifier les signes potentiels d’un état anormal.

Tout changement dans le comportement, l’attitude et l’aspect de l’animal constitue un éventuel élément avertissant de la survenue d’une maladie. Il convient donc de savoir rester vigilant et d’observer attentivement son chien afin de réagir le plus rapidement possible en cas de besoin. Voici les principales maladies du chien et les symptômes qui y sont associés. Dans tous les cas, une visite chez le vétérinaireest à effectuer dans les plus brefs délais.


 

Perte d’appétit et amaigrissement

Votre chien ne mange plus alors qu’il a l’habitude d’avoir un gros appétit ? Il maigrit alors qu’il mange sa ration quotidienne ? Si ces signes ne cachent pas forcément une maladie sous-jacente, ils doivent vous alerter. Cela peut-être tout simplement un stress trop important chez votre canidé, qui ne supporte pas un changement dans son quotidien ou son environnement. Il peut également, dans le cas d’une perte d’appétit, ne pas apprécier ses croquettes ou la nourriture proposée. Vous devrez veiller à modifier son régime alimentaire. Un amaigrissement peut être le signe d’un trop faible apport en calorie par rapport à la dépense énergétique de votre chien. Il faudra veiller à davantage le faire manger.

Cependant, ces 2 symptômes peuvent correspondre à certaines maladies :

  • Affection bucco-dentaire qui empêche votre compagnon de se restaurer convenablement.
  • Une infection virale ou des troubles digestifs, qui s’accompagnent généralement d’autres symptômes.
  • La dépression.

 

Constipation

Votre chien a du mal à déféquer. Les causes peuvent être multiples : manque d’exercicestress, anxiétémauvais régime alimentairemanque d’eau au quotidien pour votre chien, ingestion d’un os trop important. Cela peut être le signe d’un problème plus grave comme une occlusion intestinale suite à l’ingestion d’objets dont la matière est dangereuse comme du plastique ou du tissu.


 

Diarrhée

La diarrhée peut vite devenir délicate à gérer, car elle s’accompagne d’une déshydratation rapide chez votre chien. Si elle est assez fréquente, la diarrhée qui se prolonge dans le temps est souvent le signe de maux plus profonds. Cela peut être le signe d’un parasite qui vient se loger dans le système digestif de votre animal. Elle peut correspondre à la maladie de Carré, la giardiose ou la parvovirose. Votre vétérinaire sera le mieux placé pour établir un diagnostic.

Cependant, il n’est pas toujours utile de le consulter, uniquement lorsque la diarrhée est passagère et qu’elle ne dure pas plus de 24h. Dans ce cas, il faut trouver la cause dans un aliment avarié, toxique ou dans un événement source de stress. Les causes alimentaires sont nombreuses comme un changement d'alimentation trop rapide (sans transition), un surdosage dans les rations quotidiennes ou même une intolérance ou allergie.


 

Vomissements 

Si votre chien vomit mais que cela ne dure pas, vous n’avez pas de raison de vous inquiéter. Il a sûrement avalé un aliment avarié, périmé ou a peut-être l’estomac un peu trop rempli. Comme l’humain, il peut être la conséquence d’un transport en voiture mal digéré ou d’un exercice physique trop poussé.

En revanche, si le vomissement se prolonge, il peut être le signe d’une maladie sous-jacente comme une gastrite, une occlusion intestinale, une insuffisance rénale ou un problème au niveau du foie. Dans ce cas, n’attendez pas avant de consulter.


 

Pancréatite

Qu’est ce que la pancréatite ? 

Le pancréas est un organe de l'abdomen qui est responsable de la libération d’enzymes (types de protéines) servant à digérer les aliments. Le pancréas libère aussi des hormones importantes (comme l'insuline) dans le sang. Une pancréatite survient lorsque le pancréas devient enflammé. Dans la plupart des cas, la pancréatite survient sans cause sous-jacente. Parfois il peut avoir une origine précise (comme la nourriture par exemple). La pancréatite affecte le plus souvent les patients d'âge moyen ainsi que les chiens plus âgés, ainsi que les chiens de certaines races (par exemple, cockers et races Terrier) sont plus enclins à développer la maladie. 

Quels sont les signes d’une pancréatite ? 

La pancréatite peut causer une variété de symptômes, allant de signes relativement légers (par exemple, une diminution d’appétit) à des signes plus importants (par exemple, une défaillance multi viscérale très sévère). Les symptômes les plus communs de la pancréatite comprennent la léthargie, la perte d'appétit, les vomissements, des douleurs abdominales (mis en évidence par de l'agitation et de l'inconfort) et de la diarrhée. 

Comment est diagnostiquée une pancréatite ? 

Une suspicion de pancréatite se fait sur la base de l’historique et de l'examen clinique effectué par le vétérinaire. Parce que de nombreuses autres maladies peuvent provoquer les mêmes symptômes, des analyses de sang et une échographie de l'abdomen sont nécessaires pour diagnostiquer une pancréatite. Bien que les tests sanguins de routine puissent conduire à une suspicion de pancréatite, un test sanguin spécifique (appelé « lipase pancréatique canine ») doit être effectué pour mieux appuyer le diagnostic. Une échographie est très importante dans le diagnostic d'une pancréatite. En outre, une échographie permet aussi d’observer des complications potentielles associées à la pancréatite (par exemple, le blocage du conduit de la bile du foie car il traverse le pancréas). 

Comment est traitée la pancréatite ? 

Il n'y a pas de traitement spécifique de la pancréatite, mais heureusement, la plupart des chiens récupèrent avec un traitement symptomatique approprié. Les mesures de soutien comprennent une perfusion intraveineuse (servant à fournir à l'organisme les liquides et les sels nécessaires) et l'utilisation de médicaments contre les nausées et les douleurs. La plupart des chiens atteints de pancréatite ont besoin d'être hospitalisés pour fournir un traitement et une surveillance nécessaire, mais les patients peuvent parfois être gérés avec des médicaments à la maison si les signes ne sont pas trop graves. À l'autre extrême, les chiens qui sont très durement touchées par la pancréatite doivent recevoir des soins intensifs, idéalement dans une unité de soins intensifs. 

L’alimentation fait partie des aspects les plus importants du traitement de la pancréatite. Une alimentation spécifique est indiquée. Si l’animal ne retrouve pas un appétit suffisant, il peut être nécessaire de placer une sonde d'alimentation assistée qui est placée dans l'œsophage, et à travers lequel l’alimentation peut être fournie. 

Quel est l’évolution d’un chient souffrant d’une pancréatite ? 

Il peut être nécessaire pour les chiens atteints de pancréatite d’être hospitalisés pendant plusieurs jours, mais heureusement, dans la plupart des cas un rétablissement complet est obtenu. Dans certains cas, les chiens peuvent souffrir d’épisodes répétés de pancréatite (appelée «pancréatite chronique»), ce qui peut nécessiter une gestion à long terme avec des adaptations alimentaires appropriées. 


 

Votre chien tousse et éternue

Une petite toux ou un éternuement peut avoir comme raison valable une allergie passagère ou tout simplement l'envie d'expulser une gêne dans son appareil respiratoire. Elle peut aussi être le fruit d’un petit rhume de saison, qu’il faudra traiter avant qu’il ne se transforme en bronchite qui s’accompagne d’autres symptômes. Il est important de vérifier si cette toux n'apparaît pas automatiquement après une activité physique qui pourrait laisser présager un problème cardiaque.


 

Votre chien respire mal

Ce symptôme n’est guère bénin. Dans le cas d’une respiration difficile, où vous entendez le souffle de votre chien, il s’agit probablement d’une pathologie liée à son appareil respiratoire. Votre chien peut souffrir d’une pneumonie, d’une infection des poumons ou être sujet à une maladie cardiaque. Il faut consulter rapidement. Cela peut également être la cause d’un coup de chaud chez votre canidé, notamment en été, ou d’une paralysie laryngée chez votre chien, s’il est âgé.


 

Votre chien a une haleine repoussante

Dans la majorité des cas, la mauvaise haleine de votre chien s’explique par un dépôt de tartre trop important sur ses dents si vous n’avez pas pris assez soin de sa dentition. Cela peut aussi être le fait d’une plaie dans la cavité buccale de votre compagnon.

Plus rarement, mais observable de temps en temps, cette mauvaise haleine est la conséquence de troubles digestifs, voire d’une inflammation des intestins ou d’une sinusite. Cette dernière occasionne de l’halitose.


 

La leishmaniose

La leishmaniose canine est une maladie parasitaire chronique grave. Elle est due à un parasite microscopique appelé leishmanie (Leishmania infantum), également responsable de la leishmaniose humaine. Chez l’Homme comme chez le chien, une fois déclarée, elle peut être fatale en l’absence de traitement. Selon des données récentes (2011), la prévalence nationale moyenne de la leishmaniose canine est de 4,1 cas pour 1 000, soit environ 40 000 cas de chiens malades chaque année en France. Mais c’est 5 fois plus de chiens qui sont infectés et qui risquent de déclencher la maladie.

La leishmaniose est essentiellement transmise au chien et à l’Homme lors de la piqûre d’un « moucheron » bossu et jaunâtre de quelques millimètres, appelé phlébotome. Cet insecte, voisin du moustique, se nourrit surtout en fin de journée et en début de nuit, à des températures minimales de 18-22°C. 

En France, elle est principalement localisée dans les régions au climat méditerranéen, des Pyrénées-Orientales jusqu’à la Côte d’Azur et la Corse, en passant par les Cévennes et la Provence. La maladie est en progression avec une extension vers le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et le Nord.

Tous les chiens infectés ne développent pas la maladie. L’incubation peut être longue, de plusieurs mois à plusieurs années. Dans sa forme classique, les principaux signes cliniques sont :

  • Signes généraux : abattement, amaigrissement ;
  • Signes cutanés : perte de poils, pellicules ;
  • Gonflement des ganglions ;
  • Atteinte de la truffe, allongement anormal des griffes.

Le traitement de la leishmaniose canine est long, difficile et plus ou moins bien toléré. Généralement il permet juste de contrôler les signes cliniques mais pas de guérir le chien en le débarrassant totalement du parasite. Dans ces conditions, on voit que la prévention de la leishmaniose est essentielle.

Les mesures suivantes contribuent à prévenir l’infection du chien, en limitant l’exposition aux piqûres des phlébotomes :

  • Traiter le chien avec un insecticide à action répulsive sur les phlébotomes est le seul moyen efficace pour protéger son animal de la piqûre et ainsi du risque d’infection leishmanienne. Actuellement, seules les molécules de la famille des pyréthroïdes (ex. perméthrine, deltaméthrine) présentent ces propriétés.
  • Garder le chien à l’intérieur dès le crépuscule et la nuit, pendant la saison à risque.

Il est particulièrement recommandé de traiter :

  • Tout chien non infecté, exposé dans les zones à risque ;
  • Tout chien infecté malade ou infecté cliniquement sain, afin de limiter son rôle de source pour les phlébotomes ;
  • Pendant toute la période d’activité des phlébotomes.

Il est aussi conseillé de vacciner contre la leishmaniose canine tout chien :

  • vivant dans les zones à risque,
  • effectuant des séjours réguliers ou durables dans la zone concernée, et au moins 28 jours avant le départ
  • âgé de plus de 6 mois,
  • non infecté. Cela implique un test de détection du parasite.

La vaccination n’empêche pas l’infection, mais elle permet de:

  • freiner le parasite suite à l’infection par le phlébotome,
  • réduire le risque de déclencher la maladie, si l’animal est infecté.

Deux vaccins contre la leishmaniose canine existent en France avec une ou trois injections en première année, et d’un rappel annuel par la suite. La vaccination ne remplace jamais le traitement insecticide, mais s’utilise toujours en complément d’une lutte insecticide bien menée. Demandez conseil à votre vétérinaire.


 

La rage

La rage est une maladie virale commune à tous les mammifères et toujours mortelle une fois déclarée. Le fait que cette maladie soit transmissible à l'homme (on parle de zoonose) a entraîné une législation stricte concernant notamment la vaccination et le transit des carnivores domestiques

La rage fait l’objet d’un vaccin obligatoire  à renouveler chaque année, dans certaines régions de France et à l'étranger.

Si vous emmenez votre chien en vacances, certains hôtels, gîtes, campings, l'exigent.

Si vous le mettez en pension ou en chenil, il le sera également.

Les principaux symptômes de cette maladie sont aisément reconnaissables chez le chien : celui-ci a de la fièvre, les pupilles dilatées, est pris d’hypersalivation (salivation excessive) et peut afficher un changement radical de comportement, prenant souvent la forme d’une crainte excessive ou d’une grande agressivité.

Les symptômes constatés sont expliqués par le fait que le germe responsable de la maladie s'attaque au cerveau. Après une incubation de quelques jours à un mois, la maladie peut prendre deux formes chez le chien :

La forme paralytique débute comme son nom l'indique par une paralysie du train arrière, des mâchoires et du pharynx. Il ne peut pas mordre, ne peut pas aboyer et salive beaucoup car il ne peut plus avaler. La mort survient 2 à 3 jours après le début des symptômes ;

La forme furieuse débute par des modifications du comportement d'ampleur progressive. L'animal est triste, ne semble bien nul part, se pose et se relève aussitôt... Viennent ensuite de violentes démangeaisons incessantes accompagnées de phénomènes hallucinatoires et d'aboiements ou de hurlements. Dans une dernière phase, le chien s'attaque à tout ce qui lui passe près des dents et mord n'importe quoi et n'importe qui sans raison. Cette forme se termine par la forme paralytique décrite ci-dessus. La mort survient 4 à 5 jours après le début des symptômes.

Aucun traitement n'existe une fois la maladie déclarée et la rage est alors systématiquement mortelle. L'accent doit de ce fait être mis en priorité sur la prévention. C'est la raison pour laquelle la législation antirabique est draconienne non seulement en ce qui concerne la vaccination mais également vis à vis de la surveillance des animaux mordeurs.


 

La maladie de Carré

La maladie de Carré est une affection virale très contagieuse et le plus souvent mortelle. Elle atteint essentiellement tous les canidés, mais peut également affecter d'autres animaux comme le furet. Bien que les jeunes soient les plus sensibles, elle peut contrairement à une idée largement répandue frapper les chiens de tous âges.

Elle fait l’objet d’un vaccin préventif dès l’âge de 3 mois et doit être renouvelée tous les ans.

Le virus contaminant tous les organes (respiratoire, digestif, cutané, oculaire, nerveux), les symptômes sont extrêmement variés, complexes et de ce fait peu caractéristiques de la maladie.

Après une période d'incubation de 3 à 7 jours, une forte fièvre apparaît accompagnée d'une perte d'appétit, d'un fort abattement et d'écoulements nasaux et oculaires. Après 24 à 48 heures, les écoulements deviennent purulents et des petites pustules prurigineuses (qui démangent) apparaissent sur la peau notamment sur l'abdomen. Peuvent survenir également des symptômes respiratoires (toux, bronchite, trachéo-bronchite...), des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées), des symptômes oculaires (écoulements purulents, conjonctivite, kératite) ou des symptômes nerveux (tremblements, épilepsie, paralysie).

La maladie est mortelle. On peut constater quelques cas rares de guérison, mais les chiens qui en bénéficient portent toujours des séquelles plus ou moins importants dont la localisation dépend des organes ayant été envahis par le virus.

Les traitements sont malheureusement généralement inefficaces et ne visent qu'à limiter au maximum l'impact des symptômes et à éviter les éventuelles complications infectieuses. Les chiens qui ont la chance d'en réchapper sont ceux qui ont manifesté une forme bénigne de la maladie. Ils gardent néanmoins très souvent des séquelles plus ou moins importantes localisées le plus souvent au niveau du système nerveux.


 

L'épatite de Rubarth

Encore appelée "hépatite virale" ou "hépatite contagieuse canine", l'hépatite de Rubarth est une maladie très contagieuse, systématiquement mortelle, mais heureusement assez rare car elle atteint en priorité les tous jeunes chiots non vaccinés et n'est observée qu'exceptionnellement chez l'adulte.

Comme son nom l'indique, cette maladie s'attaque au foie ce qui explique les symptômes constatés. Après une incubation de quelques jours, la maladie peut prendre trois formes :

  • Une forme suraiguë foudroyante concernant essentiellement les chiots de moins d'un an. Elle provoque une forte fièvre, des vomissements de sang, des diarrhées hémorragiques, puis rapidement un état de choc et enfin la mort en 48 heures maximum ;
  • Une forme aiguë, la plus fréquente. Elle débute par de la fièvre, un abattement et une perte de l'appétit. Elle se poursuit par un accroissement de volume des ganglions, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une uvéite (inflammation oculaire) et un ictère (jaunisse). Après 8 à 10 jours, la maladie peut évoluer soit vers la guérison, soit vers la mort après une phase de coma ;
  • Une forme subaiguë dont les symptômes sont identiques à ceux de la phase aiguë mais en moins graves. L'animal guérit spontanément après 24 à 48 heures.

Il existe une forme masquée de la maladie, l'animal ne présentant quasiment pas de symptômes mais est néanmoins contagieux.

L'hépatite de Rubarth est provoquée par un adénovirus assez résistant dans le milieu extérieur. La transmission peut se faire par contact direct entre un chien malade et un chien sain, ou par l'intermédiaire d'objets souillés par de l'urine d'animal infecté. Les parasites externes tels les puces ou les poux ont également été incriminés dans la transmission de cette maladie.

Il n'existe pas de traitement spécifique à la maladie et seule la lutte contre les symptômes est envisageable. Celle-ci se fera à base d'anti-vomitifs, d'anti-diarrhéiques, de médicaments hépatiques et de collyres. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour assurer une réhydratation par perfusions.

Il existe un vaccin efficace ⇔ contre l'hépatite de Rubarth. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.


 

La leptospirose

La leptospirose est une maladie redoutable d'origine bactérienne qui, pour se transmettre, nécessite l'intervention d'un rongeur et notamment le rat. C'est une maladie transmissible à l'homme qui a dans le passé fait payer aux égoutiers un tribut non négligeable.

Provoquée par la bactérie Leptospira interrogans, cette maladie conduit le chien à vomir du sang, à émettre des selles noires et à uriner très peu, voire pas du tout par moments.

Une fois dans le sang, la bactérie se multiplie et gagne de nombreux organes dont principalement le foie, la rate et le cerveau. Ceci explique la multiplicité des symptômes observés. Après une période d'incubation de quelques jours, de la fièvre apparaît accompagnée de douleurs musculaires et de maux de tête. Viennent ensuite les atteintes viscérales revêtant essentiellement trois formes. Le chien peut n'en présenter qu'une, deux ou les trois en même temps :

  • Une hépatite avec ictère (jaunisse), vomissements, diarrhée parfois hémorragique, troubles de la coagulation. Le décès est généralement rapide ;
  • Une insuffisance rénale avec une augmentation de la soif et de la quantité d'urine émise, cette dernière diminuant ensuite pour devenir quasiment nulle. Le décès survient plus tardivement que dans la phase précédente ;
  • Une gastro-entérite hémorragique avec des vomissements sanguinolents et des diarrhées hémorragiques.

Il existe une forme suraiguë entraînant le décès du malade en quelques heures.

Le traitement est à base d'antibiotiques et de médications destinées à limiter l'impact des symptômes (réhydratation, diurétiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques...). Néanmoins, compte tenu de la répartition quasiment générale de la bactérie, le résultat est assez aléatoire et le pronostic très sombre. Dans la majorité des cas, le décès de l'animal malade est la seule issue.

Un vaccin annuel permet de prévenir cette maladie.


 

La piroplasmose

Forte fièvre, grosse fatigueperte d’appétit et urines de couleur foncée peuvent laisser suspecter l’atteinte du chien par la piroplasmose.

Cette maladie transmise par les tiques est traitée via divers vaccins et l’administration d’antibiotiques.

La maladie débute par une forte fièvre et un grand abattement. Le foie étant atteint, des vomissements apparaissent, parfois accompagnés de diarrhée. Une anémie s'installe progressivement. Le signe caractéristique est un changement de couleurs des urines. Elles deviennent orangés, puis marron clair et enfin marron foncé presque noir.

Sans un traitement rapide, la mort est inéluctable bien que quelques rares cas de forme chronique ont pu être constatés.

Soigné à temps, le malade a pratiquement 100 % de chances de guérir. Néanmoins, le foie gardant très souvent des séquelles de la maladie, toute nouvelle infection par le piroplasme est un peu plus difficile à soigner que la précédente et des piroplasmoses répétées se traduisent en général par le décès rapide de l'animal.

Il existe un vaccin contre la piroplasmose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.

Cette vaccination ne protège pas à 100 % mais néanmoins elle réduit considérablement les risques de contamination surtout chez les animaux qui n'ont jamais contracté la maladie.


 

La Toux du chenil

Comme son nom l’indique, la Toux du chenil est essentiellement rencontrée dans les structures où les chiens vivent en collectivité. Egalement connue sous le nom de trachéobronchite infectieuse, elle est extrêmement contagieuse et fait l’objet d’un vaccin préventif obligatoire si le chien est appelé à être placé dans un chenil ou tout autre établissement en réunissant d’autres.

Les symptômes vont d'une toux persistante bénigne à des signes graves de trachéo-bronchite. Parmi les principaux symptômes on distingue :

  • Une toux rauque et sèche facile à repérer
  • La fièvre
  • La fatigue
  • L'écoulement des yeux et du nez
  • Conjonctivite (œil rouge)
  • Des éternuements
  • Des régurgitations ou petits vomissements
  • Un manque d'appétit causé par une douleur à la gorge

Lorsque l'infection est légère, la mobilité et l'appétit du chien ne sont généralement pas affectés. Si ces symptômes sont constatés, c'est signe que la maladie est déjà bien installée.

Si votre chien tousse, manque d'énergie et n'a pas mangé depuis 24 heures, il est probablement atteint de toux de chenil. Il est impératif de consulter rapidement un vétérinaire. Si la pathologie n'est pas traitée à temps, la toux devient grasse et peut dégénérer en pneumonie qui peut s'avérer mortelle.

Le traitement est généralement long et difficile au moyen d'antitussifs qui aideront à faire disparaître les symptômes et d'antibiotiques pour enrayer et éliminer l'infection bactérienne. Il peut être associé au traitement antitussif des anti-inflammatoires et un traitement par aérosothérapie. L'animal doit être ensuite isolé pour éviter la contamination avec ses congénères.La zone douloureuse au niveau de la gorge peut faire perdre au chien son appétit. Il est cependant important qu'il se nourrisse pour accélérer la guérison. Pour stimuler son odorat, réchauffez très légèrement son repas.La diffusion d'huiles essentielles de thym ou d'eucalyptus dans l'atmosphère contribuera au bien-être du chien.

Le repos est un autre facteur de guérison. La toux de chenil fatigue l'animal qui doit être installé dans un endroit calme loin de toute source d'humidité qui entretient la maladie.Après traitement, les symptômes disparaissent en général au bout de 2 à 4 semaines. Les animaux peuvent malgré cela rester contagieux pendant une période de 4 mois après disparition des symptômes pouvant ainsi être source insidieuse de contagion.


 

La Giardiose

Le chien se contamine en avalant des kystes de Giardia situés dans son environnement (eau contaminée, léchage du sol, ingestion d’excréments, contact avec d’autres animaux…). Il suffit d’une dizaine de kystes de Giardia pour parasiter un chien

Généralement, les symptômes s’observent chez les chiots et les chiens de moins de 2 ans en bonne santé, ainsi que chez les chiens âgés, faibles ou malades.

Dans ce cas, on constate les symptômes suivants :

  • Des selles plus volumineuses ;
  • Des diarrhées chroniques ;
  • Des selles molles, sans forme, de couleur terne et luisantes en surface ;
  • La présence de matières grasses de l’alimentation dans les selles (stéatorrhée) ;
  • Un appétit plus important, car le chien absorbe mal ses aliments ;
  • Un amaigrissement malgré l’appétit décuplé, car le parasite ingurgite les nutriments, les vitamines et minéraux nécessaires à la bonne santé du chien ;
  • Un pelage qui pousse de manière irrégulière chez le jeune chien.

Cette maladie est transmissible à l'homme. 

La giardiose se traite avec des médicaments antiprotozoaires prescrits par un vétérinaire. Il faut cependant savoir qu’aucun médicament n’a actuellement d’autorisation de mise sur le marché pour cette indication chez le chien et qu’aucun médicament n’est efficace à 100%.

Compte tenu de cela et du grand risque de ré-infestation du chien, il est donc parfois nécessaire de renouveler le traitement régulièrement pendant quelques mois car la giardiose peut récidiver.

Le traitement médical devra s’accompagner d’un shampooing du chien en début et en fin de traitement afin d’éliminer le maximum de kystes infestants de son pelage.

Tous les animaux de la maison, même s’ils ne présentent aucun symptômes, devront être traités également.

Le vétérinaire pourra compléter le traitement par la prescription de probiotiques visant à rétablir la flore intestinale et à calmer la diarrhée. Sachez cependant que le parasite irrite la muqueuse intestinale et détruit les villosités de cellules de l'intestin et qu'il faudra un certain temps pour que celles ci se régénèrent.

Pour éviter la ré-infestation de l’animal par les nombreux kystes présents dans le milieu extérieur, il vous faudra donc associer aux traitements médicamenteux  des mesures d’hygiène draconiennes pendant toute la durée du traitement :

  • les gamelles d’eau et de nourriture devront être placées en hauteur (pour éviter une contamination fécale). Elles devront être quotidiennement nettoyées à l’aide de détergent, rincées à l’eau bouillante, puis désinfectées avec des désinfectants à base d’ ammoniums quaternaires (produits de la marque Sanytol® par exemple). N’oubliez pas de rincer à l’eau claire après la désinfection !

A savoir !

L’eau de Javel est inefficace sur les kystes de Giardia

  • Les cages, caisses, paniers et jouets devront être nettoyés selon le même protocole que les gamelles,
  • Les sols devront être désinfectés quotidiennement avec des ammoniums quaternaires ou par un nettoyage à la vapeur chaude,
  • Les coussins, couvertures et autres textiles de votre chien devront être changés et lavés en machine quotidiennement avec un désinfectant du linge,

Nettoyez également vos sols à l’aide de produits désinfectants et soignez le pelage de votre chien qui peut également être vecteur de kystes. Enfin, pensez à vous laver les mains après avoir caressé votre chien ou manipulé ses affaires.


 

La maladie de Lyme

Le chien peut être affecté par la maladie de Lyme, tout comme l'homme et de nombreuses autres espèces animales. Cette infection transmise par la tique est présente sur l'ensemble du territoire français. Lorsque la tique "mord" le chien, il faut quarante-huit heures de contact en moyenne pour qu'il y ait contamination.

L'un des problèmes avec la maladie de Lyme, c'est que le chien ne présente pas forcément de symptômes et qu'il peut même guérir spontanément lorsque la maladie en est à son premier stade. Parfois, les symptômes apparaissent plusieurs mois après la morsure de la tique.

Le chien atteint peut avoir de la fièvre, être fatigué et même apathique. Il a des douleurs musculaires et articulaires plus ou moins intenses. Les articulations peuvent être chaudes et gonflées et le chien aura du mal à se déplacer. Les symptômes peuvent se manifester par des crises qui durent quelques jours avant de diminuer.

Lorsque la maladie de Lyme en est arrivée aux deuxième et troisième stades, les problèmes sont nettement plus graves et l'on peut être confronté à des troubles cardiaques ou du système nerveux, à des lésions cutanées.

Le diagnostic est assez difficile à établir. Il faut prendre en considération le mode de vie du chien. Celui qui se promène beaucoup dans les champs et les bois a plus de risques d'avoir été mordu par une tique. L'observation des symptômes fait partie du diagnostic, mais elle doit être complétée par des examens complémentaires, comme une ponction articulaire et/ou la recherche d'anticorps par des analyses sanguines. Les signes extérieurs n'étant pas forcément évidents, il faut réaliser un examen rapproché et des analyses sanguines. Une réponse rapide au traitement antibiotique confirme le diagnostic.

Le traitement de la maladie de Lyme doit débuter le plus tôt possible. Il sera à base d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. Ces derniers permettent de soulager les douleurs articulaires. Le chien restera porteur de la bactérie durant plusieurs mois, même après la fin du traitement. Il doit rester au repos, au chaud et au sec durant les périodes de douleurs. Les antibiotiques sont prescrits durant trois à quatre semaines et permettent d'améliorer très rapidement les signes cliniques.

Si elle n'est pas traitée rapidement, la maladie de Lyme peut avoir des conséquences très graves : troubles cardiaques, troubles du système nerveux central ou maladies rénales mortelles. Même avec un traitement antibiotique, le chien n'est pas débarrassé immédiatement de la bactérie. Il restera porteur et peut souffrir de crises d'arthrite. Il faudra continuer à le traiter contre les tiques pour éviter qu'il ne contamine d'autres tiques, qui pourraient aller mordre d'autres chiens et les contaminer à leur tour.

Peut-on prévenir la maladie de Lyme ?

Il faut surveiller activement la présence de tiques après chaque promenade. Si vous retirez la tique dans les trente-six à quarante-huit heures après sa fixation, vous aurez moins de risque qu'elle transmette la maladie. Les antiparasitaires externes sont à utiliser régulièrement. De plus, il existe un vaccin ⇔ avec rappel annuel qui permet de limiter les risques chez les sujets les plus exposés et dans les régions les plus touchées.


 

Le tétanos du chien

Le tétanos du chien est le même que chez l'homme : une bactérie entre dans le corps du chien après une morsure ou une blessure et s'attaque au système nerveux de l'animal. Il s'agit d'une infection très grave et douloureuse qui, si elle n'est pas prise à temps, peut être mortelle.

Il se caractérise par un affaiblissement rapide de l'animal et des contractures de la face qui donnent une impression de « rire sardonique ». A mesure que la maladie s'amplifie, la température augmente et la respiration devient rare. Comment reconnaître la présence du tétanos ? Comment le soigner ?

Une morsure, une plaie par perforation (clou), des lésions dentaires sont autant de portes d'entrée pour la bactérie du tétanos. Chez le chien, le tétanos se caractérise par plusieurs symptômes. Tout d'abord, le chien est en proie à des spasmes musculaires qui lui font perdre de la force, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus tenir sur ses pattes. Ensuite, ce sont les muscles de la face qui se contractent, tirant les lèvres en arrière et dilatant les narines. Le chien ne peut plus ouvrir la bouche, s'abreuver ni manger. Il a de plus en plus de mal à supporter le moindre bruit et la moindre lumière. Peu à peu, la température corporelle augmente, jusqu'à atteindre 42 °C, et la respiration de l'animal se fait de plus en plus superficielle. Les symptômes n'apparaissent pas tout de suite après l'infection. Les premiers signes de présence de la bactérie interviennent en général entre trois et dix-huit jours après l'infection, mais ce délai peut être de plusieurs semaines.

Vient alors la question du diagnostic de la maladie. Celui-ci ne peut être réalisé qu'après l'étude de signes cliniques et de l'historique de la blessure. En effet, il n'existe aucun test pouvant prouver la présence du tétanos dans l'organisme de l'animal. On peut toutefois mesurer le taux d'anticorps présents dans le sang, mais ce test n'est pas utilisé dans le cadre de soins cliniques. Le diagnostic le plus sûr est celui qui intervient après une observation de quelques jours, voire quelques semaines, des spasmes musculaires.

Le chien est plus résistant que l'homme à la bactérie du tétanos. Ainsi, prise à temps, la maladie peut être soignée et le chien guéri. Dans un premier temps, il est nécessaire de veiller à ce que le chien soit tenu au calme. Concernant les traitements, un curetage des plaies et des injections de pénicilline seront prescrits. Pour calmer les spasmes musculaires, on a recours à des tranquillisants. En plus des antibiotiques, un sérum antitétanique peut être utilisé, mais cela dépend des cas, car son emploi est controversé. En effet, son administration peut provoquer un choc anaphylactique fatal. Des sédatifs peuvent être employés pour soulager l'hypersensibilité du chien aux bruits et à la lumière.Si la maladie est déjà bien installée, il faudra aussi lutter contre les difficultés respiratoires. On mettra alors le chien sous ventilation assistée. Il faut compter plusieurs jours voire plusieurs semaines pour que le chien soit complètement guéri.

Le pronostic est bon si la maladie est découverte et localisée à ses débuts. En revanche, si le chien est atteint d'un tétanos généralisé, le pronostic est faible: les chances de guérison n'excèdent guère 50 %, et s'il s'en sort, le chien peut en porter les séquelles à vie. Quelquefois, des complications surviennent. Le chien peut être atteint de paralysie, d'hypertension, d'arythmie cardiaque, d'escarres importantes, de pneumonie et il peut même mourir d'une asphyxie due à la paralysie des muscles respiratoires.

Pratiquer les soins sur un chien malade :
 s'occuper d'un chien atteint du tétanos est assez long et coûteux. Si vous décidez de poursuivre les soins chez vous si son état le permet, il vous faut veiller à un certain nombre de choses. D'abord, le chien doit être mis au calme dans une pièce sombre. Le lieu du couchage doit être changé régulièrement, le chien changé de position souvent, pour éviter les escarres, et il vous faut faire la vidange de la vessie. Pour soulager le chien, vous pouvez aussi lui faire des massages musculaires. Il vous faudra beaucoup de patience, mais votre compagnon le mérite.


 

La gale des oreilles

Douloureuse et contagieuse, la gale auriculaire est à traiter dès les premiers symptômes !

Description et développement

Le parasite Otodectes cynotis appartient à la famille des Psoroptidae et habite les canaux auriculaires des animaux mangeurs de viande. C'est l'acarien de la gale le plus commun chez ces animaux.

L'acarien Otodectes cynotis se développe en environ 3 semaines, passant d'un œuf au stade larvaire, puis à deux stades nymphaux, le proto- et deutonymph, puis devient un acarien adulte. L'intégralité du développement des acariens a lieu dans le conduit auditif externe du chien. Les acariens femelles collent leurs œufs sur la peau du conduit auditif. Tous les stades de développement de l'acarien se nourrissent du liquide tissulaire et des cellules cutanées du chien. Les acariens adultes ont une durée de vie d'environ 2 mois. Ils se transmettent par contact direct avec des animaux infestés, généralement de mères infectées à leurs chiots ou de chiot à chiot. Les acariens peuvent également parfois être transmis par le cérumen et les croûtes de l'oreille lorsque le chien se secoue. Les animaux adultes sont moins fréquemment touchés.

L'Otodectes cynotis est présent dans le monde entier et n'est pas spécifique de l'hôte, ce qui signifie qu'il peut également être transféré d'une espèce à l'autre, par exemple du chat au chien. L'acarien de l'oreille est particulièrement fréquent dans les endroits où de nombreux animaux vivent ensemble, comme les refuges pour animaux, les élevages ou les fermes.

Symptômes d'infection par les acariens de l'oreille

Les acariens causent une irritation de la peau et des réactions inflammatoires dans l'oreille du chien en mangeant, en se déplaçant et en perçant la peau. Ils provoquent une accumulation de cérumen, de sécrétions inflammatoires, de composants sanguins et d'excrétions d'acariens, qui a un aspect brun-noir et friable semblable au café, dans le conduit auditif. Une infection par la gale des oreilles entraine typiquement de fortes démangeaisons chez le chien. Il se gratte alors les oreilles et secouent constamment la tête.

L'oreille interne peut être très rouge et gonflée, et le chien se cause parfois des blessures en se grattant. Les démangeaisons peuvent également s'étendre à d'autres parties de la tête, comme les joues. Souvent, mais pas systématiquement, les deux oreilles du chien sont affectées par les acariens. Dans de rares cas, l'Otodectes cynotis peut également se trouver sur d'autres parties du corps, comme le front et le dos. Cela peut entraîner une dermatite, qui ressemble à une réaction allergique.

Diagnostic 

Une première indication de la présence d'acariens de l'oreille sont les miettes brun foncé ou noires semblable à du café dans le conduit auditif du chien. Il est souvent facile de voir les acariens se déplacer en éclairant l'intérieur de l'oreille. Pour un diagnostic fiable des acariens de l'oreille, cependant, un frottis de cette masse friable doit être effectué. Les œufs ou les acariens peuvent alors être recherchés au microscope. Si la réaction inflammatoire est très prononcée et que des bactéries s'y sont ajoutées, les parasites ne peuvent parfois plus être détectés.

Traitement 

En raison du risque élevé d'infection et de transmission, le traitement du chien malade et de tous les animaux sensibles de la maison est recommandé. Le vétérinaire peut vous proposer différents traitements contre la gale des oreilles du chien.  Des traitements non-insecticides de l'oreille peuvent également fonctionner, mais ils seront plus longs à faire effet. Avant le traitement, le conduit auditif doit toujours être examiné attentivement et il faut vérifier si le tympan est intact. Le conduit auditif doit également être débarrassé des dépôts ressemblant à du marc de café par des moyens appropriés. Selon le type de traitement, il peut être nécessaire de le répéter plusieurs fois afin de tuer tous les stades de développement des acariens.

Prévention 

Une infestation d'Otodectes cynotis chez le chien peut être évitée par un traitement médicamenteux contenant des principes actifs acaricides. Les antiparasitaires à usage topique et les médicaments sous forme de comprimés sont particulièrement adaptés à cet usage. Il faut également éviter le contact avec des animaux infectés.

Le Stronghold, pipette intradermique que nous appliquons à nos chiots et nos chiens, à l'avantage de traiter contre les tiques, les puces, la gale, et de vermifuger. Disponible uniquement chez votre vétérinaire, dosage en fonction du poids.


 

Sang dans les selles

La présence de sang dans les selles d'un chien est un signal d'alarme à ne pas prendre à la légère, sans toutefois tomber dans la panique. Cela se traite en général très bien avec des médicaments appropriés.

Les selles de votre chien sont d'une nette couleur rouge, ou bien anormalement foncées. Bien qu'impressionnant, ce trouble aux origines complexes reste relativement commun. Il est cependant important d'en comprendre les origines, afin de mieux y faire face.

On distingue deux situations distinctes : l'hématochézie et le méléna.

L'hématochézie désigne des selles mélangées à du sang rouge pur, provenant de la partie basse du système digestif (gros intestin ou rectum). Ce symptôme peut s'expliquer par :

  • une affection parasitaire
  • une intolérance alimentaire
  • une colite (inflammation de la muqueuse du côlon)
  • une maladie infectieuse : parvovirose, gastro-entérite hémorragique
  • une tumeur rectale
  • la présence d'un corps étranger dans le système digestif
  • un trouble des glandes anales

Dans le cas du méléna, c'est du sang digéré provenant de la partie haute du système digestif qui se retrouve dans les excréments. Il est très foncé, rendant les crottes noires. Il provient en général :

  • D'une blessure, un abcès ou une tumeur de la bouche ou de la cavité nasale
  • D'une gastrite sévère, un ulcère ou une tumeur de l'estomac
  • D'une inflammation, un ulcère ou une tumeur de l'intestin grêle proximal

Il est malheureusement impossible de déterminer avec exactitude l'origine des selles ensanglantées d'un chien sans analyses. Il est par conséquent très difficile d'y remédier vous-même...Ne donnez surtout aucun médicament à votre animal, au risque d'aggraver les choses. Le seul traitement que vous pouvez lui administrer sans crainte est un pansement digestif, dans le cas où les saignements s'accompagnent d'une diarrhée.

  • Du sang dans les selles ne cache pas forcément une maladie atroce, mais souvent une pathologie qui se soigne très bien avec un traitement adapté. Sachez également que l'hématochézie est moins alarmante que le méléna, le sang rouge provenant généralement d'une simple irritation du colon ou de l'anus. Il convient cependant de consulter votre vétérinaire au plus vite, surtout si les pertes de sang sont associées à des vomissements, et si l'état général du chien se dégrade. Votre praticien pourra pratiquer une analyse de selles, une échographie ainsi qu'un examen radiologique ou une endoscopie si nécessaire.

Et si c'était une intoxication au raticide ?
L'ingestion de raticide anticoagulant peut également expliquer la présence de sang dans les selles d'un chien. Si votre animal a pu avoir accès à un tel poison, présente un état léthargique et vomit du sang, vous devez consulter votre vétérinaire sans tarder.


 

Sang dans les urines

Si votre chien a du sang dans les urines : c'est probablement de l'hématurie. Vous devez consulter d’urgence votre vétérinaire afin qu’il fasse des analyses et en détermine la cause.

Les infections urinaires sont assez fréquentes chez le chien. La présence de bactéries dans la vessie ou les reins est l’une des principales raisons pour lesquelles un chien peut avoir du sang dans ses urines. Mais c’est loin d’être la seule ! Parfois cette situation peut même gravement endommager les reins de votre animal, voire engager son pronostic vital. En effet, l’hématurie, qui désigne la présence de sang dans les urines est susceptible d’avoir des causes multiples : traumatisme des voies urinaires ou génitales, maladies infectieuses, calculs urinaires, tumeur dans les reins, la vessie ou les voies urinaires, troubles de la coagulation… Une intoxication peut également provoquer une hématurie.

Mais il est délicat de faire la différence entre une hématurie et une hémoglobinurie, cette dernière étant caractérisée par la présence d’hémoglobine dans les urines. Dans ce cas, les urines sont d’une couleur rouge-marron foncé. La destruction des globules rouges peut être due à une anémie, une intoxication ou une maladie parasitaire appelée piroplasmose.

Un troisième type de sang dans les urines est la myoglobinurie. Elle est, elle, plutôt due aux coups de chaleurs, convulsions et autres électrocutions.

Si vous constatez du sang dans les urines de votre chien, vous ne pourrez rien faire par vous-même pour y remédier. Il est par contre conseillé de se préparer à répondre à un maximum de questions vétérinaires : quelle est la couleur des urines ? Quand le sang apparaît-il ? Est-ce une coloration ou y a-t-il des caillots ? Le chien a-t-il des difficultés à uriner ? Sa miction semble-t-elle douloureuse ? Présente-t-il d’autres symptômes comme de la fièvre ? Notez tout ce que vous pourrez constater.

En effet, face à ce problème, il est toujours nécessaire de consulter rapidement votre vétérinaire. Lui seul peut établir un diagnostic précis et décider du traitement approprié. Des analyses d’urine et de sang seront pratiquées, les premières parfois sous cystosynthèse : la vessie est directement ponctionnée au travers de l'abdomen à l'aide d'une aiguille et d'une seringue. Des tests bactériologiques peuvent également s’avérer nécessaires, de même que l’imagerie pour déceler une éventuelle lésion ou tumeur. Une simple infection urinaire peut être soignée avec un traitement par antibiotiques (qui peut être assez long), alors que des calculs ou une tumeur nécessiteront une chirurgie.


 

Anémie

Qu’est ce qu’une anémie chez le chien ? A quoi peut-elle être liée ? Comment se manifeste-t-elle ? Comment est-elle diagnostiquée ?

L’anémie se définit comme une baisse du taux sanguin d’hémoglobine. L’hémoglobine est une protéine contenant du fer et présente dans les globules rouges du sang du chien. Sa fonction est de capter l’oxygène dans l’appareil respiratoire pour le libérer dans les autres organes de l’organisme.

Chez le chien, le taux sanguin d’hémoglobine est normalement compris entre 10,3 et 18g/dL de sang. On parle d’anémie lorsque ce taux d’hémoglobine chute en dessous des 10g/dL.

Les causes d’anémie chez le chien

On distingue deux types d’anémies chez le chien selon leur origine : les anémies arégénératives et les anémies régénératives.

Les anémies arégénératives

Les anémies arégénératives (ou anémies centrales) sont dues à une diminution de la production d'hémoglobine.

Cette diminution de la production d’hémoglobine peut elle-même trouver son origine dans :

Les anémies régénératives

Les anémies régénératives du chien, aussi appelées anémies périphériques, sont liées à une destruction des globules rouges (hémolyse) ou à une perte de ces derniers au cours d’une fuite de sang de l’organisme (hémorragie).

Ainsi, une anémie hémolytique peut trouver sa cause dans une grande variété d’affections du chien comme :

  • une maladie « auto-immune » au cours de laquelle le système immunitaire du chien, dont la fonction essentielle est normalement d’assurer la défense de son organisme vis-à-vis des agressions extérieures (bactéries, virus,...), se « dérègle » en produisant de façon anormale des anticorps dirigés contre ses propres globules rouges. On parle alors d’anémie hémolytique auto-immune,
  • diverses maladies congénitales qui entraînent une fragilité anormale des globules rouges du chien,
  • une intoxication de l’animal, notamment à l’oignon entre autres substances toxiques,
  • la piroplasmose et l’ehrlichiose, deux maladies vectorielles causées par des parasites du chien,
  • diverses maladies à l’origine de microangiopathies (atteinte des vaisseaux sanguins de petits calibres).

Une anémie hémolytique peut également survenir à la suite d’une transfusion sanguine du chien, lorsqu’il existe une incompatibilité entre le sang du chien donneur et celui du receveur.

L'anémie du chien causée par un saignement aigu ou chronique du chien ont des origines potentielles multiples comme:

  • un traumatisme,
  • une intervention chirurgicale,
  • des troubles de la coagulation sanguine en lien avec une intoxication du chien par des raticides, une maladie de Von Willebrand, une hémophilie, une anomalie au niveau des plaquettes sanguines, une coagulation intra-vasculaire disséminée etc.,
  • une infestation massive du chien par des parasites hématophages (qui se nourrissent de sang) du chien comme des puces, des tiques ou bien encore des ankylostomes,
  • la présence de tumeurs au sein du tractus gastro-intestinal ou dans la paroi des vaisseaux sanguins (hémangiosarcome),
  • l’existence d’ulcères gastro-intestinaux qui entraînent des fuites sanguines digestives.

Les symptômes

Chez le chien, une anémie se manifeste par les signes suivants :

  • une pâleur des muqueuses,
  • un abattement et l’apparition plus rapide d’une fatigue lors des efforts,
  • un pouls faible,
  • un ralentissement de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire.

L’anémie s’accompagne la plupart du temps d’autres symptômes en lien avec l’affection qui en est à l’origine.

Comment est diagnostiquée l’anémie ?

Pour diagnostiquer une anémie, on mesure le taux d’hémoglobine dans le sang du chien. Le vétérinaire réalise alors une simple prise de sang sur laquelle il demande une numération-formule sanguine.

La numération réticulocytaire, c’est-à-dire l’évaluation du nombre de réticulocytes dans le sang, va ensuite permettre au vétérinaire de caractériser l’anémie. Les réticulocytes sont les globules rouges immatures, qui viennent d’être relâchés dans la circulation sanguine du chien après leur production par la moelle osseuse. Leur nombre permet donc de savoir si l’on a affaire à une anémie régénérative ou arégénérative.

A la lumière de ces résultats et d’autres signes observables lors de l’examen clinique du chien, le vétérinaire recourra à des examens complémentaires afin d’identifier les causes de l’anémie du chien.

Comment la traiter ?

Le traitement de l’anémie du chien dépendra bien évidemment de la cause de cette anémie, diagnostiquée uniquement par le vétérinaire.


 

Affection des glandes anales

Les glandes anales du chien, deux petits sacs placés de part et d’autre de l’anus, peuvent être le siège d’affections gênantes, douloureuses voire dangereuses pour l’animal. Quelles sont ces affections ? 

Les glandes anales du chien, siège de différentes affections

Les glandes anales, également appelées sacs anaux, sont constituées par un repli de peau au niveau du muscle de l’anus. Chaque sac débouche aux bords latéraux de l’anus par deux petits orifices situés à 4h et à 8h de la sortie du rectum. Ces glandes contiennent une sécrétion normalement brune ou jaune-orangée à l’odeur âcre très désagréable qui sert à la communication olfactive avec les autres chiens.

Il arrive malheureusement que ces glandes anales soient le siège de différentes affections : impaction (ou obstruction), inflammation, infection, abcès ou fistule.

La cause exacte de ces problèmes n’est pas encore réellement connue mais certains facteurs pourraient expliquer la survenue de ce type d’affections tels que des sécrétions trop épaisses, un canal d’évacuation des sécrétions trop étroit ou un affaiblissement du tonus musculaire anal.

D’autres affections comme des tumeurs peuvent atteindre les glandes anales.

Les impactions des glandes anales du chien

Les impactions résultent d’une accumulation de sécrétions dans les glandes anales que le chien est alors incapable de vidanger naturellement lors de la défécation. Il en résulte une sensation d’inconfort pour le chien qu’il va essayer de soulager en frottant son arrière-train au sol : c’est le fameux « signe du traîneau ». Le chien peut aussi essayer de se lécher ou de se mordiller la région du périnée, les flancs ou la région lombo-sacrée. Il peut aussi éprouver des difficultés à s’assoir ou à déféquer.

Il peut arriver, à force de léchages et de grattages répétés, qu’une dermatite pyotraumatique se développe au niveau des zones d’automutilation.

Les infections des glandes anales du chien

Les glandes anales du chien peuvent aussi s’infecter. Cette infection est très douloureuse pour le chien : elle se manifeste par des symptômes identiques qu’en cas d’impaction en plus d'un éventuel écoulement sanguinolent par le canal de la glande anale.

Les abcès et les fistules des glandes anales du chien

Une infection des glandes anales peut se transformer en abcès de la glande anale, très douloureux pour le chien. On observera alors un gonflement du côté du sac anal touché, de la fièvre ainsi qu’un abattement de l’animal.

Ces abcès peuvent se rompre et former une fistule, c’est-à-dire une petite plaie située à droite ou à gauche de l’anus et de laquelle s’écoule un liquide sanguinolent.

Les tumeurs des glandes anales

Les tumeurs des glandes anales se caractérisent par l’apparition d’une masse dans la région située autour de l’anus. Deux types de tumeurs peuvent essentiellement se développer au niveau des glandes anales : les adénomes, des tumeurs bénignes et les adénocarcinomes des glandes anales, des tumeurs cancéreuses.

Que faire si vous suspectez une affection ?

Si votre chien se frotte l’arrière-train par terre, se le lèche, ou montre des signes de douleur ou d’inconfort, la première des choses à faire est de s’assurer que votre chien a été vermifugé récemment. C’est probablement la première des choses que votre vétérinaire va vérifier si vous emmenez votre chien en consultation. En pour cause, la présence de vers intestinaux peut provoquer des symptômes similaires à une affection des sacs anaux.

Si ce n’est pas le cas, mettez à jour la vermifugation de votre animal.

Si malgré cela, les symptômes persistent, consultez votre vétérinaire afin qu’il procède à un examen des glandes anales votre chien.

Quel traitement en cas de simple obstruction ou d’inflammation des glandes ?

Si le vétérinaire constate que les glandes anales sont obstruées, il procèdera alors à leur vidange. 

En complément de cette vidange, il est possible d’aider naturellement à la décongestion des glandes anales de votre chien à l’aide de médicaments de plantes à base de Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum L.).

En cas d’inflammation associée, le vétérinaire pourra prescrire une pommade antibiotique et/ou anti-inflammatoire.

Quel traitement en cas d’infection des glandes anales ?

Si les glandes sont infectées, le vétérinaire prescrira un traitement antibiotique par voie générale pour faire suite à la vidange des sacs anaux. Ce traitement systémique pourra âtre accompagné de l’instillation locale d’antibiotiques et de corticoïdes directement dans les glandes.

Quel traitement en cas d’abcès des glandes anales ?

En cas d’abcès, la palpation ou la vidange des glandes par le vétérinaire est si douloureuse pour le chien qu’elle nécessite une sédation voire une anesthésie générale de l’animal. Le vétérinaire pourra si besoin soulager l’animal en incisant la région péri-anale afin de débrider un abcès qui n’aurait pas encore percé. Le traitement médical reposera ensuite sur l’administration de médicaments analgésiques pour lutter contre la douleur et antibiotiques pour faire disparaître l’infection.

Si les impactions sont récurrentes, que le besoin de vidange devient trop fréquent et/ou que les glandes s’infectent de façon répétée, votre vétérinaire pourra également envisager un retrait chirurgical des glandes annales.

Quel traitement en cas de tumeur cancéreuse des glandes anales ?

En cas de tumeur cancéreuse des glandes anales, le traitement peut être chirurgical, radiothérapique et/ou chimiothérapique mais le pronostic des chiens atteints de cette tumeur agressive est généralement mauvais.


 

Convulsions

Mouvements désordonnés de tout le corps ou seulement d'une partie, les convulsions résultent de contractions musculaires involontaires consécutives à un dysfonctionnement nerveux. Les crises convulsives, chez le chien comme chez l'homme, constituent le paroxysme des troubles épileptiques.

Certaines lésions cérébrales ont un rôle direct dans le déclenchement des crises convulsives. Les tumeurs, les accidents vasculaires, les maladies infectieuses endommageant l'encéphale, sont ennemis du fonctionnement normal du cerveau. Les tissus malades engendrent des anomalies électriques, souvent à cause d'un manque d'oxygénation. Ces décharges sont à l'origine des contractions musculaires involontaires.

Le fonctionnement optimal du cerveau de votre chien exige une alimentation suffisante des tissus cérébraux en éléments nutritifs et en oxygène. C'est le sang qui a cette fonction de transport et d'approvisionnement. Un sang souillé joue mal ce rôle et empêche les réactions physiologiques cérébrales de s'accomplir normalement. Les insuffisances rénales, voire hépatiques ou cardiaques, impliquent un sang insuffisamment filtré de ses déchets toxiques. Un empoisonnement peut de même rendre le sang impropre à ses fonctions habituelles. Les crises convulsives sont alors causées indirectement.

Si ni les prises de sang ni les examens d'imagerie ne peuvent détecter les raisons des convulsions, alors ces dernières sont dites idiopathiques. Le cerveau de l'animal est simplement très aisément excitable et donc sujet à la surchauffe. On peut suspecter ce type de convulsions chez les chiens jeunes et en bonne santé.

Il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire si votre chien a des convulsions sous vos yeux. Il est même conseillé d'en faire le moins possible, les stimuli (auditifs et tactiles) lui étant néfastes. Vérifiez si l'environnement risque de le blesser lorsqu'il a ses convulsions et agissez en conséquence (déplacez un meuble par exemple). La prévention des crises passe par le vétérinaire qui proposera un traitement à base d'antiépileptiques, associé éventuellement aux soins que requiert la cause organique primaire.

Les convulsions sont rarement graves en elles-mêmes, mais révèlent parfois des maladies sous-jacentes potentiellement fatales. Une crise d'épilepsie apparaissant sur un vieux chien jusque-là indemne de ces troubles doit amener le propriétaire à consulter immédiatement. Mais même pour les animaux jeunes, le vétérinaire peut proposer une batterie de traitements efficaces limitant à la fois l'intensité et la fréquence des crises convulsives.

Et si la crise perdure ?
L'hébétude de l'animal et sa maladresse pour se déplacer sont fréquentes dans les minutes qui suivent une crise. En revanche, une crise convulsive durant plus d'une dizaine de minutes est un cas d'urgence qui demande une prise en charge immédiate.


 

Fièvre

La fièvre chez le chien indique que le chien est malade, mais ne permet pas de savoir si la situation est grave ou non. Seule la température rectale est fiable.

La chaleur de la truffe peut être une indication mais elle n'est pas fiable. Pour savoir si votre chien a de la fièvre, il faut prendre sa température rectale. Au-delà de 39,5 °C, il faut consulter votre vétérinaire. La fièvre est associée à de très nombreuses maladies et seul un examen complet permettra d'en déterminer la cause.

La température normale du chien est comprise entre 38 et 39°. Si la température augmente, plusieurs mécanismes vont se déclencher dont le halètement. La fièvre est l'un des symptômes présents dans de très nombreuses maladies et les causes sont multiples. L'augmentation se fait sous le contrôle du cerveau afin de répondre à une agression par des microbes. La fièvre fait partie intégrante des phénomènes d'inflammation et permet d'aider le corps à se défendre.

La fièvre peut être déclenchée par la plupart des maladies infectieuses. Il peut s'agir d'une bronchite, d'une gastro-entérite, d'une métrite, d'infections urinaires, d'un abcès...

La température du corps du chien peut augmenter pour lutter contre des affections virales comme la maladie de Carré ou la parvovirose.

Si votre chien a été mordu par des tiques, il peut souffrir de différentes maladies dont la piroplasmoseLe parasitisme est à considérer lorsque la température augmente.

Toutes les grandes inflammations déclenchent de la fièvre mais c'est aussi le cas de plusieurs troubles urinaires, comme les infections urinaires voire les pyélonéphrites.

Si votre chien est resté trop longtemps au soleil ou dans une pièce mal aérée, il peut se déshydrater et souffrir d'une insolationou d'un coup de chaleur. Comme pour les hommes, ces situations déclenchent un mécanisme de fièvre.

Si votre chien a de la fièvre, ne cherchez pas à la faire baisser de manière artificielle. Il convient de mettre le chien dans un endroit calme et confortable pour qu'il puisse se reposer. Éviter les courants d'air, le froid ou les pièces surchauffées. Réduisez légèrement l'alimentation mais laissez-lui de l'eau fraîche à volonté. Prenez sa température de manière régulière et notez les résultats pour les communiquer à votre vétérinaire.

La température du chien augmente lorsque la maladie se généralise. Lorsque la fièvre persiste il faut consulter sans tarder votre vétérinaire. Vous devrez le renseigner sur le comportement anormal de votre chien, lui donner les circonstances et la date des premiers troubles. Votre chien peut manquer d'appétit, ne pas boire, être sujet à des vomissements ou des diarrhées, être abattu...

Puis-je donner un médicament à mon chien pour faire baisser la fièvre ?
Ne donnez jamais d'aspirine ou d'antibiotiques à votre chien sans avoir l'accord préalable de votre vétérinaire. En effet, ils peuvent être contre-indiqués voire aggraver le tableau clinique. De plus, rappelez-vous que votre chien ne parle pas et que les symptômes qu'il présente sont les seuls indices pour votre vétérinaire !


 

Diabète

Le diabète sucré est une maladie caractérisée par un excès de sucre dans le sang. Il est le résultat d'une concentration insuffisante d'une hormone pancréatique l'insuline, dans les tissus qui en ont besoin.

La maladie débute le plus souvent de façon insidieuse et les symptômes commencent à apparaître lorsque le taux de glucose sanguin dépasse le seuil limite pour que son excrétion par le rein soit acceptable. Le premier signe du diabète est la polydipsie-polyurie, c'est-à-dire que l'animal boit beaucoup et urine énormément. Ce syndrome peut se compléter d'une polyphagie (ou augmentation de la faim) malgré un amaigrissement général et progressif. Lorsque le diabète est important, le poil devient terne, a tendance à s'emmêler et à former des bourres. L'animal perd tout tonus et devient léthargique. Il dort beaucoup plus que d'habitude et semble faire des efforts énormes pour se déplacer. Non soigné, le diabète se complique fréquemment d'autres affections générant d'autres troubles. Ces pathologies peuvent être d'origine hépatique, rénale, urinaire ou hormonale.

La concentration insuffisante d'insuline dans les tissus peut être la conséquence d'une sécrétion anormalement basse par le pancréas ou d'un frein à son arrivée dans les sites qui en ont besoin. Plusieurs causes peuvent être mises en évidence (maladies infectieuses, tumeur du pancréas), mais il semble avéré que pour de nombreux diabétiques cette maladie serait héréditaire.

Une fois cette pathologie avérée par une simple prise de sang, le vétérinaire va devoir mettre en place un traitement corrigeant le déficit en hormone pancréatique. Il se compose de deux volets : un volet médical pur (les injections d'insuline) et un volet alimentaire, aussi important que le précédent. Il est impératif chez un animal diabétique de lui apporter un régime pauvre en glucides et en protéines mais riche en fibres. Ceci a pour but de limiter les apports en sucre et en graisse. Le dosage des différents composants étant dans ce cas assez difficile à réaliser en alimentation ménagère, il est fortement recommandé de recourir à l'alimentation industrielle. Des vétérinaires nutritionnistes ont en effet mis au point des aliments spécialement destinés aux animaux diabétiques permettant de leur offrir des rations de qualité constante et adaptées à leur pathologie.

L'animal diabétique doit être soumis à un suivi médical constant consistant entre autres à des dosages réguliers de la glycémie permettant de juger de l'effet du traitement et d'en affiner l'application.


 

Insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque chez le chien est un trouble grave. Heureusement, des traitements efficaces existent, permettant aux animaux affectés de mener une vie presque normale.

L'insuffisance cardiaque est caractérisée par un dysfonctionnement de la fonction cardiaque, soit due à une baisse générale de la performance du muscle cardiaque, soit suite à des modifications des valvules, soit due à des arythmies cardiaques. Si ce trouble touche particulièrement les sujets vieillissants, les chiens de tous âges peuvent en être victimes.

L'insuffisance cardiaque chez le chien démarre par une première phase asymptomatique, durant laquelle le cœur commence à fonctionner moins efficacement, mais compense cette défaillance en augmentant sa masse et la fréquence de ses battements.

La maladie évolue ensuite vers une deuxième phase décompensée. Le cœur ne parvient alors plus à s'autocorriger, et différents signes apparaissent en cas d'efforts intenses ou de stress :

  • Toux
  • Difficultés respiratoires (respiration accélérée, essoufflement)
  • Fatigue rapide
  • Chien qui semble chercher à cracher quelque chose, comme s'il s’étranglait

La phase sévère se caractérise par la manifestation nette des symptômes précédents, même au repos. Le cœur est si usé que le chien peut être victime d'une syncope, d'une crise cardiaque ou d'un œdème pulmonaire au moindre effort.

Les causes de l'insuffisance cardiaque sont diverses : défaut de fermeture des valves cardiaques, amincissement de la paroi des ventricules, hypertension artérielle... Une malformation congénitale peut être impliquée, tout comme des troubles acquis au cours de la vie du chien.Au stade asymptomatique, la maladie passe souvent inaperçue. C'est généralement à la deuxième phase qu'elle est mise en lumière, lors de l'apparition des premiers signes. Le vétérinaire va alors diagnostiquer la pathologie en auscultant l'animal à l'aide d'un stéthoscope, et en lui faisant passer des examens complémentaires (radiographie du thorax, échographie du cœur, électrocardiographie).

Dès que la maladie est détectée, les conditions de vie du chien doivent être adaptées pour limiter son activité cardiaque : les exercices violents et les sorties aux heures les plus chaudes sont notamment à proscrire. Il est important de passer à une alimentation thérapeutique pauvre en sel, et d'éviter l'obésité qui aggrave les symptômes. Ces mesures d'hygiène sont complétées par un traitement médicamenteux visant à améliorer le travail du cœur. Il s'agit dans la plupart des cas de comprimés à administrer quotidiennement au chien, pour le reste de sa vie. Mais cela améliore considérablement son état général et lui promet encore de belles années à vos côtés. Dans le cas particulier d'un jeune chien souffrant d'une malformation congénitale, le traitement est majoritairement d'ordre chirurgical. Le pronostic est malheureusement souvent réservé.

Certaines races sont-elles plus à risque ?
 Certaines races sont sujettes à des pathologies particulières pouvant entraîner l'insuffisance cardiaque. Ainsi, le cavalier King-Charles, le yorkshire, et le caniche sont plus spécialement concernés par la maladie valvulaire dégénérative, et le doberman, le boxer et le Terre-Neuve par la cardiomyopathie dilatée.


 

Insuffisance rénale

L'insuffisance rénale du chien peut être chronique ou aiguë. Le rein ne fonctionne plus normalement et ne parvient pas à éliminer les toxines de l'organisme.

L'insuffisance rénale aiguë peut survenir à tout âge alors que l'insuffisance chronique est plutôt présente chez le chien âgé. Dans tous les cas, le pronostic dépend de l'âge du chien, de la cause de l'insuffisance et de la rapidité de la mise en place d'un traitement par le vétérinaire.

Les symptômes de l'insuffisance rénale aiguë sont nombreux mais non caractéristiques : seule une prise de sang permettra d'établir le diagnostic. Votre chien est fatigué, il manque d'appétit et peut même refuser la nourriture. Il vomit, a la diarrhée, peut avoir des douleurs en urinant et même arrêter totalement l'émission des urines. Il a mauvaise haleine.

Les symptômes de l'insuffisance rénale chronique apparaissent surtout chez le chien âgé. Il se met à boire beaucoup et urine nettement plus fréquemment. Il peut vomir et présenter des signes de fatigue. Votre chien s'alimente de moins en moins et peut être déshydraté. Lorsque la maladie en est à ses débuts, les symptômes ne sont pas visibles. La partie du rein qui fonctionne arrive encore à compenser la défaillance de celle qui est touchée. Les symptômes sont surtout visibles à partir du moment où plus de 70 % du tissu rénal est détruit.

Pour établir un diagnostic, votre vétérinaire va procéder à un examen complet mais il va également faire une prise de sang. Cette dernière va permettre de doser un marqueur qui évalue l'efficacité du rein. Le vétérinaire peut compléter cet examen par une prise d'urines, une radiographie ou une échographie afin de déterminer la cause de l'insuffisance rénale.

Lorsque le chien souffre d'insuffisance rénale aiguë, le traitement passe par la mise en place d'une perfusion permettant d'éliminer les toxines présentes dans le sang. La prise de diurétique (selon les cas), de médicaments pour lutter contre les vomissements ou les autres symptômes est également possible. L'alimentation doit généralement être modifiée afin de ne pas surcharger le rein. Les apports en protéines et en phosphore doivent être limités. Si la cause de l'insuffisance rénale est établie, il faut aussi la traiter. Les conséquences dépendent de l'âge du chien et de la rapidité de l'intervention du traitement. Toutefois, les reins vont rester fragiles et il faudra mettre en place un suivi particulier.

Le traitement de l'insuffisance rénale chronique est plus délicat. Lorsqu'une partie des reins est détruite, elle l'est de manière irréversible. Mais le chien peut vivre plusieurs années dans de bonnes conditions grâce à un traitement adapté. L'alimentation devra être modifiée pour apporter moins de protéines et de phosphore. Votre vétérinaire doit le plus souvent perfuser le chien pour le réhydrater et éliminer les toxines tout en soutenant l'organisme.


 

Epilepsie

Les crises d’épilepsie chez le chien sont très impressionnantes. La crise dure de quelques secondes à plusieurs minutes. Souvent, elle est précédée par un temps pendant lequel le chien paraît perdu.

Le chien se cache ou divague sans but précis, puis il perd conscience, tombe sur le sol et montre des convulsions, des signes de pédalage ; souvent, il urine et défèque. Sa mâchoire claque et la salive s’écoule. Petit à petit, les convulsions diminuent d’intensité puis disparaissent, et le chien reprend un état tout à fait normal, presque comme si rien ne s’était passé. Parfois, il a l’air un peu hébété.

La crise se déclenche par une stimulation anormale d’une zone du cerveau. Les causes de crises sont nombreuses. Les inflammations de l’encéphale, ou encéphalites, peuvent être à l’origine de crises d’épilepsie. De la même manière, les tumeurs du cerveau peuvent être mises en cause. Certaines maladies générales stimulent le cerveau et déclenchent une crise.

Lorsqu’on ne peut pas déterminer une cause connue, on dit qu’il s’agit d’une épilepsie essentielle. L’épilepsie essentielle apparaît toujours avant l’âge de trois ans.

Les cas de crises d’épilepsie chez les chiens sont rares mais certaines races sont prédisposées. Les symptômes des crises sont toujours identiques et surviennent à intervalles précis.

Le virus de la rage et la maladie de Carré attaquent le système nerveux central, et peuvent être à l’origine de crises. Les ascaris peuvent se loger dans le cerveau et provoquer des crises. À la suite d’un traumatisme crânien, le chien peut présenter des crises, car les zones de cicatrisation cérébrale peuvent devenir le siège de déclenchement de crises. Un événement générateur de stress va favoriser le déclenchement de la crise ; par exemple, la visite chez le vétérinaire, la venue d’un nouvel animal...

À l’origine de ces symptômes impressionnants, on peut aussi trouver des troubles métaboliques : par exemple, une hypocalcémie (diminution du calcium dans le sang) – fréquente chez les chiennes allaitantes – ou une hypoglycémie (diminution du sucre dans le sang). On peut également trouver une insuffisance rénale, ou une pathologie du foie (encéphalopathie hépatique).

Lorsque le chien est présenté au vétérinaire, la crise est passée. Il faut donc que le propriétaire puisse rapporter au vétérinaire le plus d’informations possible sur la crise et son déclenchement : le chien a-t-il souvent des crises ? À quel âge a-t-il eu sa première crise ? Quel temps sépare deux crises ? …

Le vétérinaire effectue un examen complet du système nerveux, et envisage un examen sanguin, une radiographie du crâne, éventuellement un scanner, etc. Vous l’avez compris, les crises d’épilepsie ne sont pas simples à diagnostiquer et les causes sont nombreuses, parfois banales et sans gravité, parfois sérieuses et graves.

Pour traiter, il faut évidemment supprimer la cause que l’on aura identifiée. S’il s’agit d’épilepsie essentielle, le traitement ne sera mis en place que si la fréquence des crises est importante. On peut l’envisager à partir d’une crise par mois, et plus. Le traitement est assez lourd, puisqu’il faut administrer quotidiennement au chien des médicaments pendant toute sa vie. Il est possible d’apprendre à détecter le déclenchement d’une crise. Il faut alors parler au chien et le rassurer.

Il faut l’installer au calme et à l’obscurité, à l’abri de tout objet qui pourrait le blesser. On peut également agir pendant une crise en injectant par voie intramusculaire, intraveineuse ou rectale, des anticonvulsivants. Il vous faudra apprendre à vivre avec votre chien épileptique, qui peut avoir une vie normale en suivant un traitement.


 

Torsion-dilatation de l'estomac

Savoir la prévenir et reconnaître ses symptômes est primordial car elle est toujours mortelle sans un traitement chirurgical d’urgence en à peine en quelques heures.​

A quoi est-elle due ?

Il s’agit d’une affection. Chez les chiens atteints de ce syndrome, l’estomac, en plus des aliments ingérés se remplit de gaz et de liquide de façon anormale après le repas. Tous ces éléments vont faire gonfler l’estomac comme un ballon de baudruche. Ce gonflement peut être accompagné d’un retournement (ou torsion) de l’organe qui l’empêche de se vidanger par l’œsophage ou par les intestins. Le chien est alors en sursis. Il ne lui reste que quelques heures à vivre si rien n’est fait pour le sauver.

Si toutes les causes de ce syndrome ne sont pas encore connues, on pense néanmoins que certaines races y sont sujettes en raison d’une faiblesse du ligament auquel est « suspendu » l’estomac, tel un hamac suspendu à la colonne vertébrale de l’animal. De la même façon, on a identifié certains facteurs favorisant la survenue de la maladie tels que :

-  un repas volumineux avalé trop rapidement par le chien

-  une trop grande quantité d’eau ou d’air absorbée

-  une activité physique trop intense après un repas (jeu, course…) ou un stress important

Connaissant ces facteurs favorisants, il suffit d’y remédier pour prévenir l’apparition d’un SDTE. Ainsi, ces quelques conseils devraient vous y aider :

-  Ne donnez pas à votre chien son repas en une seule prise mais donnez lui sa  ration alimentaire en 2 ou 3 repas par jour à heures fixes.

Maintenez votre chien au calme pendant le repas en évitant par exemple de le nourrir en même temps que d’autres animaux, ce qui induit forcément une compétition entre eux. C’est à celui qui mangera le plus vite !

- Maintenez également votre animal au calme, sans activité physique dans les 2 heures qui suivent  son repas. Ne le sollicitez pas pour jouer et évitez de le promener après avoir mangé ou alors avec une laisse pour l’empêcher de courir.

- Placez ses gamelles d’eau et de nourriture à sa hauteur afin d’éviter l’ingestion d’air en même temps que sa prise d’aliment ou d’eau.

- Si votre chien est de nature anxieuse, évitez de le nourrir en cas d’orage ou de feux d’artifices. Le stress joue un rôle important dans le SDTE.

Savoir la reconnaître et réagir

Ce syndrome se traduit par des efforts infructueux pour vomir, une salivation importante (mousse), un ventre très gonflé qui sonne creux si on tapote avec le doigt et une dégradation importante de l’état général du chien qui montre des signes de douleur. Si cela se produit chez votre toutou, prenez immédiatement contact avec votre vétérinaire en lui précisant la race de votre chien et en indiquant que vous suspectez un SDTE.  Il aura ainsi le temps pendant que vous acheminez votre chien à son cabinet de s’organiser pour intervenir le plus rapidement possible. En effet, le STDE est une urgence vétérinaire absolue qui doit être prise en charge le plus vite possible.

Après une stabilisation de l’état du chien, le vétérinaire devra pratiquer une intervention chirurgicale pour tenter de sauver l’animal, sauvetage qui ne réussit que dans 50% des cas. Alors soyez vigilant et rappelez vous que comme pour toutes les maladies et plus particulièrement pour le SDTE, il vaut mieux prévenir que guérir !


 

Rhume chez le chien

Temps froid et humide, gadoue, fluctuations constantes de température... Parfois, la météo en France met à rude épreuve notre système immunitaire, mais aussi celui des animaux. De nombreux propriétaires ont déjà pu expérimenter un épisode de rhume chez le chien.

Quels sont les symptômes typiques du rhume chez le chien ?

Si votre chien a le nez qui coule, qu'il ne veut pas manger ni aller se promener, ce sont des signes clairs que votre chien est malade. Toutefois, un chien enrhumé peut aussi présenter les symptômes suivants :

  • Muqueuses rouges
  • Fatigue inhabituelle
  • Éternuements réguliers
  • Écoulement nasal
  • Toux éventuelle
  • Parfois une évolution fiévreuse

Comment soigner un rhume chez le chien ?

  • Accordez quelques jours de repos à votre chien. Contentez-vous de petites promenades pour prendre l'air et séchez bien son pelage en rentrant.
  • Pendant un rhume, rester au chaud est très important. Par exemple, vous pouvez utiliser une lampe infrarouge chauffante. 10 minutes par séance sont largement suffisantes. Restez près de votre chien pendant ce temps, car il ne doit pas s'approcher à moins d'un demi-mètre de la lampe.
  • Enfin, assurez-vous que le chien s'hydrate suffisamment. Si votre petit compagnon refuse de boire, ajoutez de l'eau à ses croquettes ou donnez-lui de la nourriture en boîte.
  • Prenez la température de votre chien. Une température normale peut varier entre 38 et 39 degrés. Pour faciliter l'insertion dans le rectum, humidifiez le thermomètre avec de la vaseline et insérez-le doucement. Si la température de votre chien dépasse les 39 degrés, vous devriez le faire diagnostiquer par un vétérinaire.
  • Si votre chien n'a pas de fièvre et n'est que très fatigué, les remèdes homéopathiques peuvent également favoriser le processus de guérison et renforcer son système immunitaire. Cependant, si le rhume ne disparaît pas après 3 jours, veuillez toujours consulter un vétérinaire.
  • Pour les chiots ou les chiens séniors, consultez un vétérinaire pour tout type de symptôme, car leur système immunitaire est affaibli. Ainsi, ils sont plus dépendants aux médicaments.

En cas de rhume chez le chien, veuillez prendre garde à :

  • ne pas donner à votre chien des médicaments conçus pour les humains
  • éviter tout contact avec d'autres chiens : le risque de contamination est élevé

 


 

Conjonctivite

La conjonctivite fait partie des maladies les plus fréquentes chez le chien, affectant ses yeux. Il est rare que les chiens souffrent d’une conjonctivite sans ressentir d’autres symptômes. En effet, la conjonctivite du chien apparait souvent conjointement avec une autre affection.

Les causes  

Des modifications de l’aspect des paupières sont souvent à la cause de la conjonctivite chez le chien. Une paupière trop petite ou trop grande, l’ectropion (enroulement de la paupière vers l’extérieur), l’entropion (enroulement de la paupière vers l’intérieur) ou encore le distichiasis (croissance des cils en contact avec le globe oculaire) ou le trichiasis (croissance des cils inversée, vers le globe oculaire) causent une irritation de l’œil, provoquant une inflammation de la conjonctive. Le contact avec un allergène, un corps étranger comme par exemple la barbe d’un épi de blé, un traumatisme ou une infection à un virus, une bactérie ou encore à des parasites peuvent également entraîner une conjonctivite chez le chien.

Chez les jeunes chiens, on observe parfois un enflement des tissus lymphatiques sur le dessous de la paupière en même temps qu’une conjonctivite. Dans certains cas, un manque de larme peut provoquer une kératoconjonctivite.

Symptômes

Un seul œil peut être affecté par une conjonctivite, aussi bien que les deux yeux du chien. Les rougeurs de la paupière représentent le principal symptôme lors d’une conjonctivite. Les écoulements oculaires peuvent avoir un aspect aqueux, visqueux, purulent ou sanglant. Dans la plupart des cas, l’œil impacté est douloureux : le chien le ferme, cligne régulièrement ou se gratte la paupière avec la patte. Dans le cas d’une forte inflammation, la paupière enfle et son aspect change, à tel point qu’il devient difficile de reconnaitre l’œil de son chien. Dans les cas de conjonctivite chronique, de petits boutons peuvent faire leur apparition sur la paupière.

Diagnostic

Le vétérinaire procède en général à plusieurs examens afin de diagnostiquer une conjonctivite chez le chien. Tout d’abord, il inspecte l’œil concerné. Il estime la position de la paupière et cherche une éventuelle malformation de la paupière. De plus, la gravité des symptômes peut déjà donner des indications sur la cause de la conjonctivite et le moment où elle est survenue. A l’aide d’un test de Schirmer, le vétérinaire mesure la quantité de sécrétion lacrymale. Afin de trouver un corps étranger ou de trouver des petits boutons sur l’arrière de la paupière, une petite pincette peut être utilisée, pour parvenir à retourner la paupière et examiner cette zone. Un frottis peut donner des informations sur la nature de la conjonctivite, c’est-à-dire si elle a été provoquée par des bactéries, par un virus ou par des champignons. En disposant de la fluorescéine, un colorant verdâtre dans l’œil du chien, le vétérinaire peut déterminer si la cornée a été impactée par la conjonctivite et estimer l’état des canaux lacrymaux. Si le liquide lacrymal peut circuler librement dans le canal lacrymal, le colorant vert se retrouve rapidement dans les narines du chien.

Quel traitement ?

Le traitement d’une conjonctivite dépendra de sa cause et des éléments déclencheurs de l’inflammation. S’il s’agit d’une simple irritation de la paupière due à de la poussière ou à des substances similaires, un nettoyage quotidien des yeux de votre chien peut suffire. Un corps étranger devra être retiré complètement et avec précaution de l’œil du chien. A la suite de l’intervention, l’administration d’une pommade ou de gouttes anti-inflammatoires peut être utile.

Si une infection bactérienne est à la cause de la conjonctivite, votre vétérinaire prescrira un traitement antibiotique à votre chien. Dans les cas d’infections fongiques, vous devrez utiliser des produits fongicides adaptés. En présence d’une infection parasitaire telle que la thélaziose, des paupières sont soigneusement nettoyées et le vétérinaire y dépose un traitement antiparasitaire. Un mauvais alignement des paupières est traité par chirurgie, s’il cause des symptômes de manière répétée. De la même manière, la mauvaise position des cils par rapport au globe oculaire (distichiasis et trichiasis) peut être corrigée par un traitement au laser ou par chirurgie. La conjonctivite aiguë des jeunes chiots peut être traitée à l’aide d’une pommade ophtalmique prévue à cet effet. Après avoir atteint l’âge de 2 ans et demi voire 3 ans, la conjonctivite aiguë accompagnée de petits boutons ne survient plus. Les chiens atteints de kératoconjonctivite nécessitent un traitement adapté, selon les causes et l’intensité de l’infection.

Prévention

Faisant partie des zones les plus fragiles du corps du chien, il est conseillé de nettoyer les yeux de votre chien à l’aide d’un mouchoir humide, après chaque promenade. Ainsi, vous pourrez repérer rapidement d’éventuelles irritations, corps étrangers ou blessures suite aux jeux de votre compagnon dans les buissons. En présence de rougeurs ou d’écoulements lacrymaux, n’administrez pas de gouttes ou de pommade à votre chien sans l’avis de votre vétérinaire ! L’inflammation risquerait de s’aggraver. Enfin, ne prenez pas au sérieux les techniques impliquant d’utiliser différents thés pour soigner la conjonctivite de votre chien.


 

Arthrose

L’arthrose est la détérioration du cartilage articulaire. Tous les chiens peuvent être atteints d’arthrose. Cette maladie ne peut pas être guérie mais on peut soulager la douleur qu’elle entraîne.

Qu'est ce que l'arthrose ?

L’arthrose est une inflammation du cartilage. Le cartilage de hyaline s’affine, et des proliférations osseuses, appelées ostéophytes, apparaissent. Une effusion de liquide synovial, le fluide présent dans la capsule articulaire, est également observable. L’articulation perd en mobilité et devient douloureuse à chaque mouvement.

L’arthrose primaire

C’est l’arthrose qui touche les chiens âgés. Elle est due à une usure normale des articulations. Elle peut aussi toucher précocement les chiens qui ont une activité physique intense et donc sollicitent en permanence leurs articulations.

Les chiens obèses peuvent aussi avoir de l’arthrose avant l’âge. En effet, un surpoids entraîne une usure inhabituelle des articulations. Ces dernières ne sont pas adaptées pour supporter un poids trop lourd.

L’arthrose secondaire

Si l'arthrose  est secondaire, elle est la conséquence directe de plusieurs affections. Parmi ces affections, on peut citer un traumatisme, une déchirure des ligaments, des malformations génétiques ou encore une maladie des os.

Ainsi, nous savons que certaines races sont sujettes à la dysplasie de la hanche notamment les Golden Retriever ou les Bergers Allemands. Cette malformation congénitale évolue plus ou moins rapidement vers une arthrose douloureuse et invalidante. Un diagnostic précoce est alors indispensable pour traiter le chien au plus vite et ainsi prévenir l'apparition de l'arthrose.

Quels sont les symptômes de l'arthrose ?

Lorsque l’animal est atteint, il est plus difficile pour lui de se déplacer. Une activité réduite, des difficultés à se lever ou à franchir des escaliers sont des signes qui doivent alerter le propriétaire.

Chez les chiens, la maladie se développe vers l’âge de 8 ans .

Une boiterie, une atrophie musculaire et un élargissement de la capsule articulaire sont d’autres signes remarquables. L’évolution progressive de cette condition peut  être ponctuée de « crises arthrosiques » très invalidantes, durant lesquelles l'animal peut présenter une douleur intense, au point de ne plus pouvoir se déplacer.

Pour confirmer le diagnostic, le vétérinaire procède à des examens radiologiques. Le cartilage n’étant pas visible sur les radiographies, ils permettent de visualiser un espace articulaire diminué. La maladie s’aggravant, des ostéophytes et des modifications de l’os sous-jacent sont visibles sur les radiographies

Le traitement de l’arthrose

Le traitement peut être médical ou chirurgical. Selon la sévérité et le type d’arthrose, l’animal pourra parfois récupérer intégralement sa mobilité une fois l’opération effectuée.

Il faut noter toutefois que l’arthrose est une maladie dégénérative et que le traitement est administré à vie.

Pour ce qui est du traitement médical, s’agit le plus souvent d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Leur administration doit se faire dans le cadre d’un suivi vétérinaire pour éviter le développement de complications, notamment, de troubles digestifs. Il arrive que des corticoïdes soient utilisés pour soulager rapidement la douleur, mais ils restent réservés à un usage sur le court terme.

Prévention de l'arthrose

Il existe plusieurs méta-analyses sur l’arthrose chez les animaux de compagnie. Une méta-analyse combine les résultats d'une série d'études indépendantes sur un problème donné, selon un protocole reproductible. Ainsi, les conséquences de l'obésité et de son stress mécanique sur l'apparition de l'arthrose sont bien établies et documentées, notamment par le biais de méta-analyses publiées par le “Journal of American Veterinary Medical Association".

Selon ces méta-analyses, il apparaît donc primordial de nourrir son animal de manière adaptée à ses besoins, tels que sa taille, son âge et son niveau d’activité physique. Ainsi, on évite une pathologie douloureuse pour l’animal et on augmente son confort de vie.


 

10 Signes précurseurs de cancer

Si vous savez reconnaitre certains signes, la détection précoce pourrait bien sauver votre fidèle compagnon. Nous voulons tous des animaux heureux et en bonne santé, aussi longtemps que possible ! 

1. PERTE DE POIDS ET DE L’APPÉTIT

Si votre animal suit un régime dans le but de perdre du poids et que cela fonctionne, alors tout est parfait. Par contre, si vous n’avez rien modifié dans ses habitudes alimentaires et qu’il ne semble plus intéressé par la nourriture qu’il dévorait auparavant, cela peut être source de préoccupation. Encore une fois, ne nous alarmons pas ! Le manque d’appétit et la perte de poids sont assez fréquents et peuvent simplement être d’ordre passager en raison d’un stress ou d’un quelconque changement vécu à la maison. Mais il reste que cela peut aussi être un signe qui nous interpelle en cas de durée à plus long terme. Soyez donc attentifs et gardez un œil réaliste sur le comportement alimentaire de votre animal. Si cela fait plus de deux ou trois jours qu’il ne mange pas, je vous conseille de le faire ausculter par un vétérinaire. Faites aussi attention à son poids. Si, par exemple, votre chat mange normalement, mais se met à perdre du poids sans raison apparente, essayez de le peser quotidiennement pendant une semaine ou deux. Si la situation persiste, votre vétérinaire aura alors en main des preuves tangibles du problème, ce qui l’aidera à poser un meilleur diagnostic.

2. APPARITION DE BOSSES

Ceci est, de loin, le signe le plus connu et le plus évident de cancer. Cependant, il ne faut pas sauter aux conclusions trop rapidement. Il est vrai toutefois que les tumeurs ou les bosses qui poussent ou ne disparaissent pas peuvent s’avérer très dangereuses dans certains cas. Nous aimons tous dorloter nos animaux. Que ces marques d’affection soient aussi une occasion de déceler ce qui n’est pas normal au toucher. C’est un examen médical finalement assez agréable ! Quel chien, chat ou cheval n’aime pas se faire masser délicatement et caresser ? Si vous trouvez des bosses, ne paniquez pas ! Il peut y avoir d'autres explications : verrues, tumeurs bénignes, kystes, etc. Si, toutefois, les bosses ne disparaissent pas ou se développent, faites-les examiner par votre vétérinaire dès que possible.

3. PROBLÈMES CHRONIQUES DE PEAU

Comme les animaux aiment être à l'extérieur, les lésions, plaies ou blessures ne sont pas rares. En particulier si votre compagnon joue ou se bat parfois avec d’autres. En soi, ces problèmes de peau (dans les cas non extrêmes) sont plutôt inoffensifs et guérissent avec le temps et, si nécessaire, avec un traitement médical. Cependant, si vous voyez que les plaies ou les blessures ne guérissent pas ou que votre animal a des démangeaisons chroniques et des lésions, cela peut être un signe de cancer de la peau et doit être pris au sérieux.

  • 4. TOUX OU DIFFICULTÉ À RESPIRER

La toux n’est jamais une chose naturelle chez les animaux. Ils ne dégagent pas leur gorge comme les humains dans le but de mieux aboyer ou miauler. Avez-vous remarqué une toux sèche et improductive chez votre chien ? Cela peut être un signe de cancer des voies respiratoires ou des poumons. Si la toux persiste ou, pire, si du sang apparait, ne perdez pas de temps et consultez rapidement.

5. DIARRHÉES ET VOMISSEMENTS

De temps en temps, tout comme nous, les animaux peuvent avoir des épisodes de troubles digestifs caractérisés par des diarrhées ou des vomissements. Ce n’est jamais agréable, mais est, dans beaucoup de cas, passager, voire bénin. Cela dit, ce n’est pas insignifiant. Si ces symptômes persistent, surtout s’ils sont accompagnés de ballonnements, cela peut être un signe de mauvaise santé de l'estomac ou du côlon. Il est préférable de demander un avis médical en cas de doute. Si vous trouvez du sang dans les selles ou les vomissements, consultez immédiatement.

6. ODEURS ANORMALES

Soyons honnêtes ! Nos compagnons à fourrure ne sentent pas toujours la rose, c’est vrai ! Des problèmes de digestion ou des changements dans les habitudes alimentaires et leur haleine peut soudain sentir très fort ! Cependant, certaines odeurs persistantes ne sont pas normales et doivent être prises au sérieux. Il est toujours sage d'enquêter d’un peu plus près si vous détectez une odeur inhabituelle plutôt nauséabonde. Prenez le temps de le dorloter un peu et profitez-en pour être à l’affut des petits changements : les mauvaises odeurs viennent-elles de la bouche ou des oreilles ? Est-ce une plaie qui guérit mal ? Ne vous dites pas simplement que votre animal a besoin d’un bon brossage de dents ou d’une sortie. Il est toujours préférable de consulter pour rien plutôt que d’en arriver à devoir gérer une situation incontrôlable.

7. FRÉQUENCES DES SELLES

Les animaux ont des habitudes très régulières dans tous les domaines. Leur horloge interne nous avertit quand ils veulent qu’on leur prête attention. Par exemple, les chiens et les chevaux font savoir quand il est temps de les emmener en promenade ou de les monter. Ils peuvent même exprimer des plaintes si nous sommes en retard ou distraits et que nous les oublions. Leurs habitudes en matière de selles sont très fixes également. Dans ce domaine aussi, nous devons être à l’écoute de leurs besoins comme nous le sommes des nôtres. Si vous remarquez que votre chat a de la difficulté à uriner ou va à la litière plus souvent que d'habitude, cela devrait vous interpeler. Si, pendant sa marche, votre chien tente à plusieurs reprises de déféquer, mais avec difficulté, quelque chose n’est pas normal ! Comme je l'ai déjà mentionné, si du sang apparait dans les selles ou l'urine, consultez sans tarder.

8. LÉTHARGIE

En cas de cancer, les animaux seront naturellement faibles et fatigués. Quelques signes sont assez évidents. Votre chien, très joueur d'habitude, devient tranquille ou semble ne plus apprécier les promenades qu’il aimait tant. Votre chat ne s’intéresse plus à ses jouets préférés ou y joue de moins en moins longtemps. Votre petite boule d’énergie n’a plus envie de bouger mais plutôt de se reposer toute la journée… Vous connaissez votre animal et son niveau d’énergie. Même les chats, qui ont tendance à dormir beaucoup, auront souvent une période de jeu au cours de la journée. Si, même quand vous le stimulez, votre animal n’a plus beaucoup de réaction, cela devient préoccupant. Penon ignore trop souvent ce sont les méfaits du soleil sur le chien. En effet, si l’origine des tumeurs malignes de la peau est souvent inconnue et que certains virus peuvent parfois être mis en cause, il n’en reste pas moins que le dysfonctionnement hormonal et les rayonnements solaires sont à l'origine du développement de bon nombre de cancers cutanés chez le chiende blessure et que ces symptômes persistent, le problème peut se situer dans les os, les muscles etc.

10. CONVULSIONS

Dernier symptôme et non le moindre : les convulsions. Le sentiment d’impuissance face à la souffrance de votre fidèle compagnon peut déclencher un sentiment de panique tout à fait normal. Même si cela n’est pas forcément un signe de cancer, il ne faut jamais prendre un épisode de convulsions à la légère. Chez les animaux d’un certain âge, une crise peut parfois indiquer la présence d’une tumeur au cerveau.


 

Cancer de la peau

On ignore trop souvent les méfaits du soleil sur le chien. En effet, si l’origine des tumeurs malignes de la peau est souvent inconnue et que certains virus peuvent parfois être mis en cause, il n’en reste pas moins que le dysfonctionnement hormonal et les rayonnements solaires sont à l'origine du développement de bon nombre de cancers cutanés chez le chien.

La multiplication excessive des cellules tumorales est à l'origine de modifications cutanées qui passent d'abord inaperçues, mais qui rapidement provoquent des signes cliniques, qui doivent " faire penser cancer ". 

Il s'agit essentiellement de lésions en relief, sous la forme de plaques, d'excroissances, de nodules, de plus ou moins grande taille, qui peuvent s'ulcérer et saigner. Ces lésions apparaissent dans n'importe quelle zone du tégument cutané, et évoluent plus ou moins rapidement. Retenons que l'aspect des différents types tumoraux est dans l'ensemble relativement semblable, même si certaines tumeurs peuvent avoir des caractéristiques évocatrices. La conséquence directe est la difficulté, voire l'impossibilité d'affirmer le caractère agressif ou inoffensif de la tumeur d'un point de vue clinique et la nécessité d'avoir recours le plus rapidement possible à des examens complémentaires. Ainsi, il n'est pas possible de prévoir le comportement d'un nodule de petite taille, sous prétexte qu'il évolue lentement et semble peu agressif.

D'autre part, il faut également noter que certaines tumeurs cutanées peuvent se manifester sous des formes cliniques très déroutantes, difficiles à diagnostiquer au prime abord : rougeur généralisée de la peau, empâtement cutané localisé, déformation du chanfrein…En outre, certaines tumeurs cutanées sont responsables de l'apparition de syndromes dits paranéoplasiques, c'est à dire qui accompagnent son développement, mais sans rapport direct avec sa présence " physique ". Ainsi, on peut observer des vomissements, une diarrhée, un amaigrissement, une soif augmentée, des troubles sanguins, une anémie...

Ces signes sont dans certains cas de véritables sonnettes d'alarme qui permettent d'attirer l'attention vers la présence de telle ou telle tumeur de la peau jusque là passée inaperçue.

Des races prédisposées

Certaines races sont plus prédisposées que d’autres aux tumeurs malignes de la peau engendrées par le rayonnement solaire : les boxers, les labrador retrievers, les teckels (mastocytomes de la peau), les beaucerons (carcinomes epidermoïde), les dobermanns, les bouledogues, les bull terriers, les bichons, les caniches, les schnauzers et la plupart des chiens nus, à poil court et fin, à poil blanc et clair, à peau rose.

Sont également concernés tous les chiens sujets à une exposition prolongée au soleil tels que les chiens vivant à l’extérieur, les chiens en promenade,  les chiens de travail, les chiens rasés en tout ou partie et les chiens de compagnie durant l’été.


 

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