Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | MALADIES - SYMPTOMES

 

Maladies chien elevage du bois foucher bichons maltais

Reconnaître la maladie de son chien par les symptômes

Au cours de sa vie, votre chien peut attraper plusieurs maladies. Dans la plupart des cas, ces pathologies présentent un ou plusieurs symptômes qu’il convient de déceler pour prendre à temps sa maladie, qu’elle soit bénigne ou plus grave. Comment reconnaître les signes d’une maladie ? Quand réagir ?  L’objectif est de réagir au plus vite afin de ne pas compromettre ses chances de guérison.

 

Quand un chien est malade, il est important de faire en sorte qu’il soit examiné et soigné au plus vitepour augmenter ses chances de guérison rapide, voire de survie dans certains cas. Pour cela, il faut apprendre à identifier les signes potentiels d’un état anormal.

Tout changement dans le comportement, l’attitude et l’aspect de l’animal constitue un éventuel élément avertissant de la survenue d’une maladie. Il convient donc de savoir rester vigilant et d’observerattentivement son chien afin de réagir le plus rapidement possible en cas de besoin. Voici les principales maladies du chien et les symptômes qui y sont associés. Dans tous les cas, une visite chez le vétérinaireest à effectuer dans les plus brefs délais.


Perte d’appétit et amaigrissement

Votre chien ne mange plus alors qu’il a l’habitude d’avoir un gros appétit ? Il maigrit alors qu’il mange sa ration quotidienne ? Si ces signes ne cachent pas forcément une maladie sous-jacente, ils doivent vous alerter. Cela peut-être tout simplement un stress trop important chez votre canidé, qui ne supporte pas un changement dans son quotidien ou son environnement. Il peut également, dans le cas d’une perte d’appétit, ne pas apprécier ses croquettes ou la nourriture proposée. Vous devrez veiller à modifier son régime alimentaire. Un amaigrissement peut être le signe d’un trop faible apport en calorie par rapport à la dépense énergétique de votre chien. Il faudra veiller à davantage le faire manger.

Cependant, ces 2 symptômes peuvent correspondre à certaines maladies :

  • Affection bucco-dentaire qui empêche votre compagnon de se restaurer convenablement.
  • Une infection virale ou des troubles digestifs, qui s’accompagnent généralement d’autres symptômes.
  • La dépression.

 


Constipation

Votre chien a du mal à déféquer. Les causes peuvent être multiples : manque d’exercicestress, anxiétémauvais régime alimentairemanque d’eau au quotidien pour votre chien, ingestion d’un os trop important. Cela peut être le signe d’un problème plus grave comme une occlusion intestinale suite à l’ingestion d’objets dont la matière est dangereuse comme du plastique ou du tissu.


Diarrhée

La diarrhée peut vite devenir délicate à gérer, car elle s’accompagne d’une déshydratation rapide chez votre chien. Si elle est assez fréquente, la diarrhée qui se prolonge dans le temps est souvent le signe de maux plus profonds. Cela peut être le signe d’un parasite qui vient se loger dans le système digestif de votre animal. Elle peut correspondre à la maladie de Carré, la giardiose ou la parvovirose. Votre vétérinaire sera le mieux placé pour établir un diagnostic.

Cependant, il n’est pas toujours utile de le consulter, uniquement lorsque la diarrhée est passagère et qu’elle ne dure pas plus de 24h. Dans ce cas, il faut trouver la cause dans un aliment avarié, toxique ou dans un événement source de stress. Les causes alimentaires sont nombreuses comme un changement d'alimentation trop rapide (sans transition), un surdosage dans les rations quotidiennes ou même une intolérance ou allergie.


Vomissements 

Si votre chien vomit mais que cela ne dure pas, vous n’avez pas de raison de vous inquiéter. Il a sûrement avalé un aliment avarié, périmé ou a peut-être l’estomac un peu trop rempli. Comme l’humain, il peut être la conséquence d’un transport en voiture mal digéré ou d’un exercice physique trop poussé.

En revanche, si le vomissement se prolonge, il peut être le signe d’une maladie sous-jacente comme une gastrite, une occlusion intestinale, une insuffisance rénale ou un problème au niveau du foie. Dans ce cas, n’attendez pas avant de consulter.


Votre chien tousse et éternue

Une petite toux ou un éternuement peut avoir comme raison valable une allergie passagère ou tout simplement l'envie d'expulser une gêne dans son appareil respiratoire. Elle peut aussi être le fruit d’un petit rhume de saison, qu’il faudra traiter avant qu’il ne se transforme en bronchite qui s’accompagne d’autres symptômes. Il est important de vérifier si cette toux n'apparaît pas automatiquement après une activité physique qui pourrait laisser présager un problème cardiaque.


Une boule aux mamelles des femelles

Chez les femelles, surtout après l’âge de 7 ans, des boules peuvent se former au niveau de leurs mamelles. Dans la majorité des cas, c’est bénin. Cela peut-être une accumulation de graisse à cet endroit ou une tumeur bénigne, donc non-cancéreuse. Cependant, cela peut être le signe d’un sarcome ou d’un adénosarcome, des tumeurs cancéreuses. Veillez à consulter rapidement votre vétérinaire si vous découvrez l’apparition de ces boules. Plus elles sont dépistées précocement, mieux la guérison de votre chien s’effectuera.


Votre chien respire mal

Ce symptôme n’est guère bénin. Dans le cas d’une respiration difficile, où vous entendez le souffle de votre chien, il s’agit probablement d’une pathologie liée à son appareil respiratoire. Votre chien peut souffrir d’une pneumonie, d’une infection des poumons ou être sujet à une maladie cardiaque. Il faut consulter rapidement. Cela peut également être la cause d’un coup de chaud chez votre canidé, notamment en été, ou d’une paralysie laryngée chez votre chien, s’il est âgé.


Votre chien a une haleine repoussante

Dans la majorité des cas, la mauvaise haleine de votre chien s’explique par un dépôt de tartre trop important sur ses dents si vous n’avez pas pris assez soin de sa dentition. Cela peut aussi être le fait d’une plaie dans la cavité buccale de votre compagnon.

Plus rarement, mais observable de temps en temps, cette mauvaise haleine est la conséquence de troubles digestifs, voire d’une inflammation des intestins ou d’une sinusite. Cette dernière occasionne de l’halitose.


La leishmaniose

La leishmaniose canine est une maladie parasitaire chronique grave. Elle est due à un parasite microscopique appelé leishmanie (Leishmania infantum), également responsable de la leishmaniose humaine. Chez l’Homme comme chez le chien, une fois déclarée, elle peut être fatale en l’absence de traitement. Selon des données récentes (2011), la prévalence nationale moyenne de la leishmaniose canine est de 4,1 cas pour 1 000, soit environ 40 000 cas de chiens malades chaque année en France. Mais c’est 5 fois plus de chiens qui sont infectés et qui risquent de déclencher la maladie.

La leishmaniose est essentiellement transmise au chien et à l’Homme lors de la piqûre d’un « moucheron » bossu et jaunâtre de quelques millimètres, appelé phlébotome. Cet insecte, voisin du moustique, se nourrit surtout en fin de journée et en début de nuit, à des températures minimales de 18-22°C. 

En France, elle est principalement localisée dans les régions au climat méditerranéen, des Pyrénées-Orientales jusqu’à la Côte d’Azur et la Corse, en passant par les Cévennes et la Provence. La maladie est en progression avec une extension vers le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et le Nord.

Tous les chiens infectés ne développent pas la maladie. L’incubation peut être longue, de plusieurs mois à plusieurs années. Dans sa forme classique, les principaux signes cliniques sont :

  • Signes généraux : abattement, amaigrissement ;
  • Signes cutanés : perte de poils, pellicules ;
  • Gonflement des ganglions ;
  • Atteinte de la truffe, allongement anormal des griffes.

Le traitement de la leishmaniose canine est long, difficile et plus ou moins bien toléré. Généralement il permet juste de contrôler les signes cliniques mais pas de guérir le chien en le débarrassant totalement du parasite. Dans ces conditions, on voit que la prévention de la leishmaniose est essentielle.

Les mesures suivantes contribuent à prévenir l’infection du chien, en limitant l’exposition aux piqûres des phlébotomes :

  • Traiter le chien avec un insecticide à action répulsive sur les phlébotomes est le seul moyen efficace pour protéger son animal de la piqûre et ainsi du risque d’infection leishmanienne. Actuellement, seules les molécules de la famille des pyréthroïdes (ex. perméthrine, deltaméthrine) présentent ces propriétés.
  • Garder le chien à l’intérieur dès le crépuscule et la nuit, pendant la saison à risque.

Il est particulièrement recommandé de traiter :

  • Tout chien non infecté, exposé dans les zones à risque ;
  • Tout chien infecté malade ou infecté cliniquement sain, afin de limiter son rôle de source pour les phlébotomes ;
  • Pendant toute la période d’activité des phlébotomes.

Il est aussi conseillé de vacciner contre la leishmaniose canine tout chien :

  • vivant dans les zones à risque,
  • effectuant des séjours réguliers ou durables dans la zone concernée, et au moins 28 jours avant le départ
  • âgé de plus de 6 mois,
  • non infecté. Cela implique un test de détection du parasite.

La vaccination n’empêche pas l’infection, mais elle permet de:

  • freiner le parasite suite à l’infection par le phlébotome,
  • réduire le risque de déclencher la maladie, si l’animal est infecté.

Deux vaccins contre la leishmaniose canine existent en France avec une ou trois injections en première année, et d’un rappel annuel par la suite. La vaccination ne remplace jamais le traitement insecticide, mais s’utilise toujours en complément d’une lutte insecticide bien menée. Demandez conseil à votre vétérinaire.


La rage

La rage est une maladie virale commune à tous les mammifères et toujours mortelle une fois déclarée. Le fait que cette maladie soit transmissible à l'homme (on parle de zoonose) a entraîné une législation stricte concernant notamment la vaccination et le transit des carnivores domestiques

La rage fait l’objet d’un vaccin obligatoire  à renouveler chaque année, dans certaines régions de France et à l'étranger.

Si vous emmenez votre chien en vacances, certains hôtels, gîtes, campings, l'exigent.

Si vous le mettez en pension ou en chenil, il le sera également.

Les principaux symptômes de cette maladie sont aisément reconnaissables chez le chien : celui-ci a de la fièvre, les pupilles dilatées, est pris d’hypersalivation (salivation excessive) et peut afficher un changement radical de comportement, prenant souvent la forme d’une crainte excessive ou d’une grande agressivité.

Les symptômes constatés sont expliqués par le fait que le germe responsable de la maladie s'attaque au cerveau. Après une incubation de quelques jours à un mois, la maladie peut prendre deux formes chez le chien :

La forme paralytique débute comme son nom l'indique par une paralysie du train arrière, des mâchoires et du pharynx. Il ne peut pas mordre, ne peut pas aboyer et salive beaucoup car il ne peut plus avaler. La mort survient 2 à 3 jours après le début des symptômes ;

La forme furieuse débute par des modifications du comportement d'ampleur progressive. L'animal est triste, ne semble bien nul part, se pose et se relève aussitôt... Viennent ensuite de violentes démangeaisons incessantes accompagnées de phénomènes hallucinatoires et d'aboiements ou de hurlements. Dans une dernière phase, le chien s'attaque à tout ce qui lui passe près des dents et mord n'importe quoi et n'importe qui sans raison. Cette forme se termine par la forme paralytique décrite ci-dessus. La mort survient 4 à 5 jours après le début des symptômes.

Aucun traitement n'existe une fois la maladie déclarée et la rage est alors systématiquement mortelle. L'accent doit de ce fait être mis en priorité sur la prévention. C'est la raison pour laquelle la législation antirabique est draconienne non seulement en ce qui concerne la vaccination mais également vis à vis de la surveillance des animaux mordeurs.


La maladie de Carré

La maladie de Carré est une affection virale très contagieuse et le plus souvent mortelle. Elle atteint essentiellement tous les canidés, mais peut également affecter d'autres animaux comme le furet. Bien que les jeunes soient les plus sensibles, elle peut contrairement à une idée largement répandue frapper les chiens de tous âges.

Elle fait l’objet d’un vaccin préventif dès l’âge de 3 mois et doit être renouvelée tous les ans.

Le virus contaminant tous les organes (respiratoire, digestif, cutané, oculaire, nerveux), les symptômes sont extrêmement variés, complexes et de ce fait peu caractéristiques de la maladie.

Après une période d'incubation de 3 à 7 jours, une forte fièvre apparaît accompagnée d'une perte d'appétit, d'un fort abattement et d'écoulements nasaux et oculaires. Après 24 à 48 heures, les écoulements deviennent purulents et des petites pustules prurigineuses (qui démangent) apparaissent sur la peau notamment sur l'abdomen. Peuvent survenir également des symptômes respiratoires (toux, bronchite, trachéo-bronchite...), des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées), des symptômes oculaires (écoulements purulents, conjonctivite, kératite) ou des symptômes nerveux (tremblements, épilepsie, paralysie).

La maladie est mortelle. On peut constater quelques cas rares de guérison, mais les chiens qui en bénéficient portent toujours des séquelles plus ou moins importants dont la localisation dépend des organes ayant été envahis par le virus.

Les traitements sont malheureusement généralement inefficaces et ne visent qu'à limiter au maximum l'impact des symptômes et à éviter les éventuelles complications infectieuses. Les chiens qui ont la chance d'en réchapper sont ceux qui ont manifesté une forme bénigne de la maladie. Ils gardent néanmoins très souvent des séquelles plus ou moins importantes localisées le plus souvent au niveau du système nerveux.


L'épatite de Rubarth

Encore appelée "hépatite virale" ou "hépatite contagieuse canine", l'hépatite de Rubarth est une maladie très contagieuse, systématiquement mortelle, mais heureusement assez rare car elle atteint en priorité les tous jeunes chiots non vaccinés et n'est observée qu'exceptionnellement chez l'adulte.

Comme son nom l'indique, cette maladie s'attaque au foie ce qui explique les symptômes constatés. Après une incubation de quelques jours, la maladie peut prendre trois formes :

  • Une forme suraiguë foudroyante concernant essentiellement les chiots de moins d'un an. Elle provoque une forte fièvre, des vomissements de sang, des diarrhées hémorragiques, puis rapidement un état de choc et enfin la mort en 48 heures maximum ;
  • Une forme aiguë, la plus fréquente. Elle débute par de la fièvre, un abattement et une perte de l'appétit. Elle se poursuit par un accroissement de volume des ganglions, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une uvéite (inflammation oculaire) et un ictère (jaunisse). Après 8 à 10 jours, la maladie peut évoluer soit vers la guérison, soit vers la mort après une phase de coma ;
  • Une forme subaiguë dont les symptômes sont identiques à ceux de la phase aiguë mais en moins graves. L'animal guérit spontanément après 24 à 48 heures.

Il existe une forme masquée de la maladie, l'animal ne présentant quasiment pas de symptômes mais est néanmoins contagieux.

L'hépatite de Rubarth est provoquée par un adénovirus assez résistant dans le milieu extérieur. La transmission peut se faire par contact direct entre un chien malade et un chien sain, ou par l'intermédiaire d'objets souillés par de l'urine d'animal infecté. Les parasites externes tels les puces ou les poux ont également été incriminés dans la transmission de cette maladie.

Il n'existe pas de traitement spécifique à la maladie et seule la lutte contre les symptômes est envisageable. Celle-ci se fera à base d'anti-vomitifs, d'anti-diarrhéiques, de médicaments hépatiques et de collyres. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour assurer une réhydratation par perfusions.

Il existe un vaccin efficace ⇔ contre l'hépatite de Rubarth. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.


La leptospirose

La leptospirose est une maladie redoutable d'origine bactérienne qui, pour se transmettre, nécessite l'intervention d'un rongeur et notamment le rat. C'est une maladie transmissible à l'homme qui a dans le passé fait payer aux égoutiers un tribut non négligeable.

Provoquée par la bactérie Leptospira interrogans, cette maladie conduit le chien à vomir du sang, à émettre des selles noires et à uriner très peu, voire pas du tout par moments.

Une fois dans le sang, la bactérie se multiplie et gagne de nombreux organes dont principalement le foie, la rate et le cerveau. Ceci explique la multiplicité des symptômes observés. Après une période d'incubation de quelques jours, de la fièvre apparaît accompagnée de douleurs musculaires et de maux de tête. Viennent ensuite les atteintes viscérales revêtant essentiellement trois formes. Le chien peut n'en présenter qu'une, deux ou les trois en même temps :

  • Une hépatite avec ictère (jaunisse), vomissements, diarrhée parfois hémorragique, troubles de la coagulation. Le décès est généralement rapide ;
  • Une insuffisance rénale avec une augmentation de la soif et de la quantité d'urine émise, cette dernière diminuant ensuite pour devenir quasiment nulle. Le décès survient plus tardivement que dans la phase précédente ;
  • Une gastro-entérite hémorragique avec des vomissements sanguinolents et des diarrhées hémorragiques.

Il existe une forme suraiguë entraînant le décès du malade en quelques heures.

Le traitement est à base d'antibiotiques et de médications destinées à limiter l'impact des symptômes (réhydratation, diurétiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques...). Néanmoins, compte tenu de la répartition quasiment générale de la bactérie, le résultat est assez aléatoire et le pronostic très sombre. Dans la majorité des cas, le décès de l'animal malade est la seule issue.

Un vaccin annuel permet de prévenir cette maladie.


La piroplasmose

Forte fièvre, grosse fatigueperte d’appétit et urines de couleur foncée peuvent laisser suspecter l’atteinte du chien par la piroplasmose.

Cette maladie transmise par les tiques est traitée via divers vaccins et l’administration d’antibiotiques.

La maladie débute par une forte fièvre et un grand abattement. Le foie étant atteint, des vomissements apparaissent, parfois accompagnés de diarrhée. Une anémie s'installe progressivement. Le signe caractéristique est un changement de couleurs des urines. Elles deviennent orangés, puis marron clair et enfin marron foncé presque noir.

Sans un traitement rapide, la mort est inéluctable bien que quelques rares cas de forme chronique ont pu être constatés.

Soigné à temps, le malade a pratiquement 100 % de chances de guérir. Néanmoins, le foie gardant très souvent des séquelles de la maladie, toute nouvelle infection par le piroplasme est un peu plus difficile à soigner que la précédente et des piroplasmoses répétées se traduisent en général par le décès rapide de l'animal.

Il existe un vaccin contre la piroplasmose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.

Cette vaccination ne protège pas à 100 % mais néanmoins elle réduit considérablement les risques de contamination surtout chez les animaux qui n'ont jamais contracté la maladie.


La Toux du chenil

Comme son nom l’indique, la Toux du chenil est essentiellement rencontrée dans les structures où les chiens vivent en collectivité. Egalement connue sous le nom de trachéobronchite infectieuse, elle est extrêmement contagieuse et fait l’objet d’un vaccin préventif obligatoire si le chien est appelé à être placé dans un chenil ou tout autre établissement en réunissant d’autres.

Les symptômes vont d'une toux persistante bénigne à des signes graves de trachéo-bronchite. Parmi les principaux symptômes on distingue :

  • Une toux rauque et sèche facile à repérer
  • La fièvre
  • La fatigue
  • L'écoulement des yeux et du nez
  • Conjonctivite (œil rouge)
  • Des éternuements
  • Des régurgitations ou petits vomissements
  • Un manque d'appétit causé par une douleur à la gorge

Lorsque l'infection est légère, la mobilité et l'appétit du chien ne sont généralement pas affectés. Si ces symptômes sont constatés, c'est signe que la maladie est déjà bien installée.

Si votre chien tousse, manque d'énergie et n'a pas mangé depuis 24 heures, il est probablement atteint de toux de chenil. Il est impératif de consulter rapidement un vétérinaire. Si la pathologie n'est pas traitée à temps, la toux devient grasse et peut dégénérer en pneumonie qui peut s'avérer mortelle.

Le traitement est généralement long et difficile au moyen d'antitussifs qui aideront à faire disparaître les symptômes et d'antibiotiques pour enrayer et éliminer l'infection bactérienne. Il peut être associé au traitement antitussif des anti-inflammatoires et un traitement par aérosothérapie. L'animal doit être ensuite isolé pour éviter la contamination avec ses congénères.La zone douloureuse au niveau de la gorge peut faire perdre au chien son appétit. Il est cependant important qu'il se nourrisse pour accélérer la guérison. Pour stimuler son odorat, réchauffez très légèrement son repas.La diffusion d'huiles essentielles de thym ou d'eucalyptus dans l'atmosphère contribuera au bien-être du chien.

Le repos est un autre facteur de guérison. La toux de chenil fatigue l'animal qui doit être installé dans un endroit calme loin de toute source d'humidité qui entretient la maladie.Après traitement, les symptômes disparaissent en général au bout de 2 à 4 semaines. Les animaux peuvent malgré cela rester contagieux pendant une période de 4 mois après disparition des symptômes pouvant ainsi être source insidieuse de contagion.


La Giardiose

Le chien se contamine en avalant des kystes de Giardia situés dans son environnement (eau contaminée, léchage du sol, ingestion d’excréments, contact avec d’autres animaux…). Il suffit d’une dizaine de kystes de Giardia pour parasiter un chien

Généralement, les symptômes s’observent chez les chiots et les chiens de moins de 2 ans en bonne santé, ainsi que chez les chiens âgés, faibles ou malades.

Dans ce cas, on constate les symptômes suivants :

  • Des selles plus volumineuses ;
  • Des diarrhées chroniques ;
  • Des selles molles, sans forme, de couleur terne et luisantes en surface ;
  • La présence de matières grasses de l’alimentation dans les selles (stéatorrhée) ;
  • Un appétit plus important, car le chien absorbe mal ses aliments ;
  • Un amaigrissement malgré l’appétit décuplé, car le parasite ingurgite les nutriments, les vitamines et minéraux nécessaires à la bonne santé du chien ;
  • Un pelage qui pousse de manière irrégulière chez le jeune chien.

Cette maladie est transmissible à l'homme. 

La giardiose se traite avec des médicaments antiprotozoaires prescrits par un vétérinaire. Il faut cependant savoir qu’aucun médicament n’a actuellement d’autorisation de mise sur le marché pour cette indication chez le chien et qu’aucun médicament n’est efficace à 100%.

Compte tenu de cela et du grand risque de ré-infestation du chien, il est donc parfois nécessaire de renouveler le traitement régulièrement pendant quelques mois car la giardiose peut récidiver.

Le traitement médical devra s’accompagner d’un shampooing du chien en début et en fin de traitement afin d’éliminer le maximum de kystes infestants de son pelage.

Tous les animaux de la maison, même s’ils ne présentent aucun symptômes, devront être traités également.

Le vétérinaire pourra compléter le traitement par la prescription de probiotiques visant à rétablir la flore intestinale et à calmer la diarrhée. Sachez cependant que le parasite irrite la muqueuse intestinale et détruit les villosités de cellules de l'intestin et qu'il faudra un certain temps pour que celles ci se régénèrent.

Pour éviter la ré-infestation de l’animal par les nombreux kystes présents dans le milieu extérieur, il vous faudra donc associer aux traitements médicamenteux  des mesures d’hygiène draconiennes pendant toute la durée du traitement :

  • les gamelles d’eau et de nourriture devront être placées en hauteur (pour éviter une contamination fécale). Elles devront être quotidiennement nettoyées à l’aide de détergent, rincées à l’eau bouillante, puis désinfectées avec des désinfectants à base d’ ammoniums quaternaires (produits de la marque Sanytol® par exemple). N’oubliez pas de rincer à l’eau claire après la désinfection !

A savoir !

L’eau de Javel est inefficace sur les kystes de Giardia

  • Les cages, caisses, paniers et jouets devront être nettoyés selon le même protocole que les gamelles,
  • Les sols devront être désinfectés quotidiennement avec des ammoniums quaternaires ou par un nettoyage à la vapeur chaude,
  • Les coussins, couvertures et autres textiles de votre chien devront être changés et lavés en machine quotidiennement avec un désinfectant du linge,

Nettoyez également vos sols à l’aide de produits désinfectants et soignez le pelage de votre chien qui peut également être vecteur de kystes. Enfin, pensez à vous laver les mains après avoir caressé votre chien ou manipulé ses affaires.


La maladie de Lyme

Le chien peut être affecté par la maladie de Lyme, tout comme l'homme et de nombreuses autres espèces animales. Cette infection transmise par la tique est présente sur l'ensemble du territoire français. Lorsque la tique "mord" le chien, il faut quarante-huit heures de contact en moyenne pour qu'il y ait contamination.

L'un des problèmes avec la maladie de Lyme, c'est que le chien ne présente pas forcément de symptômes et qu'il peut même guérir spontanément lorsque la maladie en est à son premier stade. Parfois, les symptômes apparaissent plusieurs mois après la morsure de la tique.

Le chien atteint peut avoir de la fièvre, être fatigué et même apathique. Il a des douleurs musculaires et articulaires plus ou moins intenses. Les articulations peuvent être chaudes et gonflées et le chien aura du mal à se déplacer. Les symptômes peuvent se manifester par des crises qui durent quelques jours avant de diminuer.

Lorsque la maladie de Lyme en est arrivée aux deuxième et troisième stades, les problèmes sont nettement plus graves et l'on peut être confronté à des troubles cardiaques ou du système nerveux, à des lésions cutanées.

Le diagnostic est assez difficile à établir. Il faut prendre en considération le mode de vie du chien. Celui qui se promène beaucoup dans les champs et les bois a plus de risques d'avoir été mordu par une tique. L'observation des symptômes fait partie du diagnostic, mais elle doit être complétée par des examens complémentaires, comme une ponction articulaire et/ou la recherche d'anticorps par des analyses sanguines. Les signes extérieurs n'étant pas forcément évidents, il faut réaliser un examen rapproché et des analyses sanguines. Une réponse rapide au traitement antibiotique confirme le diagnostic.

Le traitement de la maladie de Lyme doit débuter le plus tôt possible. Il sera à base d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. Ces derniers permettent de soulager les douleurs articulaires. Le chien restera porteur de la bactérie durant plusieurs mois, même après la fin du traitement. Il doit rester au repos, au chaud et au sec durant les périodes de douleurs. Les antibiotiques sont prescrits durant trois à quatre semaines et permettent d'améliorer très rapidement les signes cliniques.

Si elle n'est pas traitée rapidement, la maladie de Lyme peut avoir des conséquences très graves : troubles cardiaques, troubles du système nerveux central ou maladies rénales mortelles. Même avec un traitement antibiotique, le chien n'est pas débarrassé immédiatement de la bactérie. Il restera porteur et peut souffrir de crises d'arthrite. Il faudra continuer à le traiter contre les tiques pour éviter qu'il ne contamine d'autres tiques, qui pourraient aller mordre d'autres chiens et les contaminer à leur tour.

Peut-on prévenir la maladie de Lyme ?

Il faut surveiller activement la présence de tiques après chaque promenade. Si vous retirez la tique dans les trente-six à quarante-huit heures après sa fixation, vous aurez moins de risque qu'elle transmette la maladie. Les antiparasitaires externes sont à utiliser régulièrement. De plus, il existe un vaccin ⇔ avec rappel annuel qui permet de limiter les risques chez les sujets les plus exposés et dans les régions les plus touchées.


Le tétanos du chien

Le tétanos du chien est le même que chez l'homme : une bactérie entre dans le corps du chien après une morsure ou une blessure et s'attaque au système nerveux de l'animal. Il s'agit d'une infection très grave et douloureuse qui, si elle n'est pas prise à temps, peut être mortelle.

Il se caractérise par un affaiblissement rapide de l'animal et des contractures de la face qui donnent une impression de « rire sardonique ». A mesure que la maladie s'amplifie, la température augmente et la respiration devient rare. Comment reconnaître la présence du tétanos ? Comment le soigner ?

Une morsure, une plaie par perforation (clou), des lésions dentaires sont autant de portes d'entrée pour la bactérie du tétanos. Chez le chien, le tétanos se caractérise par plusieurs symptômes. Tout d'abord, le chien est en proie à des spasmes musculaires qui lui font perdre de la force, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus tenir sur ses pattes. Ensuite, ce sont les muscles de la face qui se contractent, tirant les lèvres en arrière et dilatant les narines. Le chien ne peut plus ouvrir la bouche, s'abreuver ni manger. Il a de plus en plus de mal à supporter le moindre bruit et la moindre lumière. Peu à peu, la température corporelle augmente, jusqu'à atteindre 42 °C, et la respiration de l'animal se fait de plus en plus superficielle. Les symptômes n'apparaissent pas tout de suite après l'infection. Les premiers signes de présence de la bactérie interviennent en général entre trois et dix-huit jours après l'infection, mais ce délai peut être de plusieurs semaines.

Vient alors la question du diagnostic de la maladie. Celui-ci ne peut être réalisé qu'après l'étude de signes cliniques et de l'historique de la blessure. En effet, il n'existe aucun test pouvant prouver la présence du tétanos dans l'organisme de l'animal. On peut toutefois mesurer le taux d'anticorps présents dans le sang, mais ce test n'est pas utilisé dans le cadre de soins cliniques. Le diagnostic le plus sûr est celui qui intervient après une observation de quelques jours, voire quelques semaines, des spasmes musculaires.

Le chien est plus résistant que l'homme à la bactérie du tétanos. Ainsi, prise à temps, la maladie peut être soignée et le chien guéri. Dans un premier temps, il est nécessaire de veiller à ce que le chien soit tenu au calme. Concernant les traitements, un curetage des plaies et des injections de pénicilline seront prescrits. Pour calmer les spasmes musculaires, on a recours à des tranquillisants. En plus des antibiotiques, un sérum antitétanique peut être utilisé, mais cela dépend des cas, car son emploi est controversé. En effet, son administration peut provoquer un choc anaphylactique fatal. Des sédatifs peuvent être employés pour soulager l'hypersensibilité du chien aux bruits et à la lumière.Si la maladie est déjà bien installée, il faudra aussi lutter contre les difficultés respiratoires. On mettra alors le chien sous ventilation assistée. Il faut compter plusieurs jours voire plusieurs semaines pour que le chien soit complètement guéri.

Le pronostic est bon si la maladie est découverte et localisée à ses débuts. En revanche, si le chien est atteint d'un tétanos généralisé, le pronostic est faible: les chances de guérison n'excèdent guère 50 %, et s'il s'en sort, le chien peut en porter les séquelles à vie. Quelquefois, des complications surviennent. Le chien peut être atteint de paralysie, d'hypertension, d'arythmie cardiaque, d'escarres importantes, de pneumonie et il peut même mourir d'une asphyxie due à la paralysie des muscles respiratoires.

Pratiquer les soins sur un chien malade :
 s'occuper d'un chien atteint du tétanos est assez long et coûteux. Si vous décidez de poursuivre les soins chez vous si son état le permet, il vous faut veiller à un certain nombre de choses. D'abord, le chien doit être mis au calme dans une pièce sombre. Le lieu du couchage doit être changé régulièrement, le chien changé de position souvent, pour éviter les escarres, et il vous faut faire la vidange de la vessie. Pour soulager le chien, vous pouvez aussi lui faire des massages musculaires. Il vous faudra beaucoup de patience, mais votre compagnon le mérite.


Sang dans les selles

La présence de sang dans les selles d'un chien est un signal d'alarme à ne pas prendre à la légère, sans toutefois tomber dans la panique. Cela se traite en général très bien avec des médicaments appropriés.

Les selles de votre chien sont d'une nette couleur rouge, ou bien anormalement foncées. Bien qu'impressionnant, ce trouble aux origines complexes reste relativement commun. Il est cependant important d'en comprendre les origines, afin de mieux y faire face.

On distingue deux situations distinctes : l'hématochézie et le méléna.

L'hématochézie désigne des selles mélangées à du sang rouge pur, provenant de la partie basse du système digestif (gros intestin ou rectum). Ce symptôme peut s'expliquer par :

  • une affection parasitaire
  • une intolérance alimentaire
  • une colite (inflammation de la muqueuse du côlon)
  • une maladie infectieuse : parvovirose, gastro-entérite hémorragique
  • une tumeur rectale
  • la présence d'un corps étranger dans le système digestif
  • un trouble des glandes anales

Dans le cas du méléna, c'est du sang digéré provenant de la partie haute du système digestif qui se retrouve dans les excréments. Il est très foncé, rendant les crottes noires. Il provient en général :

  • D'une blessure, un abcès ou une tumeur de la bouche ou de la cavité nasale
  • D'une gastrite sévère, un ulcère ou une tumeur de l'estomac
  • D'une inflammation, un ulcère ou une tumeur de l'intestin grêle proximal

Il est malheureusement impossible de déterminer avec exactitude l'origine des selles ensanglantées d'un chien sans analyses. Il est par conséquent très difficile d'y remédier vous-même...Ne donnez surtout aucun médicament à votre animal, au risque d'aggraver les choses. Le seul traitement que vous pouvez lui administrer sans crainte est un pansement digestif, dans le cas où les saignements s'accompagnent d'une diarrhée.

  • Du sang dans les selles ne cache pas forcément une maladie atroce, mais souvent une pathologie qui se soigne très bien avec un traitement adapté. Sachez également que l'hématochézie est moins alarmante que le méléna, le sang rouge provenant généralement d'une simple irritation du colon ou de l'anus. Il convient cependant de consulter votre vétérinaire au plus vite, surtout si les pertes de sang sont associées à des vomissements, et si l'état général du chien se dégrade. Votre praticien pourra pratiquer une analyse de selles, une échographie ainsi qu'un examen radiologique ou une endoscopie si nécessaire.

Et si c'était une intoxication au raticide ?
L'ingestion de raticide anticoagulant peut également expliquer la présence de sang dans les selles d'un chien. Si votre animal a pu avoir accès à un tel poison, présente un état léthargique et vomit du sang, vous devez consulter votre vétérinaire sans tarder.


Sang dans les urines

Si votre chien a du sang dans les urines : c'est probablement de l'hématurie. Vous devez consulter d’urgence votre vétérinaire afin qu’il fasse des analyses et en détermine la cause.

Les infections urinaires sont assez fréquentes chez le chien. La présence de bactéries dans la vessie ou les reins est l’une des principales raisons pour lesquelles un chien peut avoir du sang dans ses urines. Mais c’est loin d’être la seule ! Parfois cette situation peut même gravement endommager les reins de votre animal, voire engager son pronostic vital. En effet, l’hématurie, qui désigne la présence de sang dans les urines est susceptible d’avoir des causes multiples : traumatisme des voies urinaires ou génitales, maladies infectieuses, calculs urinaires, tumeur dans les reins, la vessie ou les voies urinaires, troubles de la coagulation… Une intoxication peut également provoquer une hématurie.

Mais il est délicat de faire la différence entre une hématurie et une hémoglobinurie, cette dernière étant caractérisée par la présence d’hémoglobine dans les urines. Dans ce cas, les urines sont d’une couleur rouge-marron foncé. La destruction des globules rouges peut être due à une anémie, une intoxication ou une maladie parasitaire appelée piroplasmose.

Un troisième type de sang dans les urines est la myoglobinurie. Elle est, elle, plutôt due aux coups de chaleurs, convulsions et autres électrocutions.

Si vous constatez du sang dans les urines de votre chien, vous ne pourrez rien faire par vous-même pour y remédier. Il est par contre conseillé de se préparer à répondre à un maximum de questions vétérinaires : quelle est la couleur des urines ? Quand le sang apparaît-il ? Est-ce une coloration ou y a-t-il des caillots ? Le chien a-t-il des difficultés à uriner ? Sa miction semble-t-elle douloureuse ? Présente-t-il d’autres symptômes comme de la fièvre ? Notez tout ce que vous pourrez constater.

En effet, face à ce problème, il est toujours nécessaire de consulter rapidement votre vétérinaire. Lui seul peut établir un diagnostic précis et décider du traitement approprié. Des analyses d’urine et de sang seront pratiquées, les premières parfois sous cystosynthèse : la vessie est directement ponctionnée au travers de l'abdomen à l'aide d'une aiguille et d'une seringue. Des tests bactériologiques peuvent également s’avérer nécessaires, de même que l’imagerie pour déceler une éventuelle lésion ou tumeur. Une simple infection urinaire peut être soignée avec un traitement par antibiotiques (qui peut être assez long), alors que des calculs ou une tumeur nécessiteront une chirurgie.


Convulsions

Mouvements désordonnés de tout le corps ou seulement d'une partie, les convulsions résultent de contractions musculaires involontaires consécutives à un dysfonctionnement nerveux. Les crises convulsives, chez le chien comme chez l'homme, constituent le paroxysme des troubles épileptiques.

Certaines lésions cérébrales ont un rôle direct dans le déclenchement des crises convulsives. Les tumeurs, les accidents vasculaires, les maladies infectieuses endommageant l'encéphale, sont ennemis du fonctionnement normal du cerveau. Les tissus malades engendrent des anomalies électriques, souvent à cause d'un manque d'oxygénation. Ces décharges sont à l'origine des contractions musculaires involontaires.

Le fonctionnement optimal du cerveau de votre chien exige une alimentation suffisante des tissus cérébraux en éléments nutritifs et en oxygène. C'est le sang qui a cette fonction de transport et d'approvisionnement. Un sang souillé joue mal ce rôle et empêche les réactions physiologiques cérébrales de s'accomplir normalement. Les insuffisances rénales, voire hépatiques ou cardiaques, impliquent un sang insuffisamment filtré de ses déchets toxiques. Un empoisonnement peut de même rendre le sang impropre à ses fonctions habituelles. Les crises convulsives sont alors causées indirectement.

Si ni les prises de sang ni les examens d'imagerie ne peuvent détecter les raisons des convulsions, alors ces dernières sont dites idiopathiques. Le cerveau de l'animal est simplement très aisément excitable et donc sujet à la surchauffe. On peut suspecter ce type de convulsions chez les chiens jeunes et en bonne santé.

Il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire si votre chien a des convulsions sous vos yeux. Il est même conseillé d'en faire le moins possible, les stimuli (auditifs et tactiles) lui étant néfastes. Vérifiez si l'environnement risque de le blesser lorsqu'il a ses convulsions et agissez en conséquence (déplacez un meuble par exemple). La prévention des crises passe par le vétérinaire qui proposera un traitement à base d'antiépileptiques, associé éventuellement aux soins que requiert la cause organique primaire.

Les convulsions sont rarement graves en elles-mêmes, mais révèlent parfois des maladies sous-jacentes potentiellement fatales. Une crise d'épilepsie apparaissant sur un vieux chien jusque-là indemne de ces troubles doit amener le propriétaire à consulter immédiatement. Mais même pour les animaux jeunes, le vétérinaire peut proposer une batterie de traitements efficaces limitant à la fois l'intensité et la fréquence des crises convulsives.

Et si la crise perdure ?
L'hébétude de l'animal et sa maladresse pour se déplacer sont fréquentes dans les minutes qui suivent une crise. En revanche, une crise convulsive durant plus d'une dizaine de minutes est un cas d'urgence qui demande une prise en charge immédiate.


Fièvre

La fièvre chez le chien indique que le chien est malade, mais ne permet pas de savoir si la situation est grave ou non. Seule la température rectale est fiable.

La chaleur de la truffe peut être une indication mais elle n'est pas fiable. Pour savoir si votre chien a de la fièvre, il faut prendre sa température rectale. Au-delà de 39,5 °C, il faut consulter votre vétérinaire. La fièvre est associée à de très nombreuses maladies et seul un examen complet permettra d'en déterminer la cause.

La température normale du chien est comprise entre 38 et 39°. Si la température augmente, plusieurs mécanismes vont se déclencher dont le halètement. La fièvre est l'un des symptômes présents dans de très nombreuses maladies et les causes sont multiples. L'augmentation se fait sous le contrôle du cerveau afin de répondre à une agression par des microbes. La fièvre fait partie intégrante des phénomènes d'inflammation et permet d'aider le corps à se défendre.

La fièvre peut être déclenchée par la plupart des maladies infectieuses. Il peut s'agir d'une bronchite, d'une gastro-entérite, d'une métrite, d'infections urinaires, d'un abcès...

La température du corps du chien peut augmenter pour lutter contre des affections virales comme la maladie de Carré ou la parvovirose.

Si votre chien a été mordu par des tiques, il peut souffrir de différentes maladies dont la piroplasmoseLe parasitisme est à considérer lorsque la température augmente.

Toutes les grandes inflammations déclenchent de la fièvre mais c'est aussi le cas de plusieurs troubles urinaires, comme les infections urinaires voire les pyélonéphrites.

Si votre chien est resté trop longtemps au soleil ou dans une pièce mal aérée, il peut se déshydrater et souffrir d'une insolationou d'un coup de chaleur. Comme pour les hommes, ces situations déclenchent un mécanisme de fièvre.

Si votre chien a de la fièvre, ne cherchez pas à la faire baisser de manière artificielle. Il convient de mettre le chien dans un endroit calme et confortable pour qu'il puisse se reposer. Éviter les courants d'air, le froid ou les pièces surchauffées. Réduisez légèrement l'alimentation mais laissez-lui de l'eau fraîche à volonté. Prenez sa température de manière régulière et notez les résultats pour les communiquer à votre vétérinaire.

La température du chien augmente lorsque la maladie se généralise. Lorsque la fièvre persiste il faut consulter sans tarder votre vétérinaire. Vous devrez le renseigner sur le comportement anormal de votre chien, lui donner les circonstances et la date des premiers troubles. Votre chien peut manquer d'appétit, ne pas boire, être sujet à des vomissements ou des diarrhées, être abattu...

Puis-je donner un médicament à mon chien pour faire baisser la fièvre ?
Ne donnez jamais d'aspirine ou d'antibiotiques à votre chien sans avoir l'accord préalable de votre vétérinaire. En effet, ils peuvent être contre-indiqués voire aggraver le tableau clinique. De plus, rappelez-vous que votre chien ne parle pas et que les symptômes qu'il présente sont les seuls indices pour votre vétérinaire !


Diabète

Le diabète sucré est une maladie caractérisée par un excès de sucre dans le sang. Il est le résultat d'une concentration insuffisante d'une hormone pancréatique l'insuline, dans les tissus qui en ont besoin.

La maladie débute le plus souvent de façon insidieuse et les symptômes commencent à apparaître lorsque le taux de glucose sanguin dépasse le seuil limite pour que son excrétion par le rein soit acceptable. Le premier signe du diabète est la polydipsie-polyurie, c'est-à-dire que l'animal boit beaucoup et urine énormément. Ce syndrome peut se compléter d'une polyphagie (ou augmentation de la faim) malgré un amaigrissement général et progressif. Lorsque le diabète est important, le poil devient terne, a tendance à s'emmêler et à former des bourres. L'animal perd tout tonus et devient léthargique. Il dort beaucoup plus que d'habitude et semble faire des efforts énormes pour se déplacer. Non soigné, le diabète se complique fréquemment d'autres affections générant d'autres troubles. Ces pathologies peuvent être d'origine hépatique, rénale, urinaire ou hormonale.

La concentration insuffisante d'insuline dans les tissus peut être la conséquence d'une sécrétion anormalement basse par le pancréas ou d'un frein à son arrivée dans les sites qui en ont besoin. Plusieurs causes peuvent être mises en évidence (maladies infectieuses, tumeur du pancréas), mais il semble avéré que pour de nombreux diabétiques cette maladie serait héréditaire.

Une fois cette pathologie avérée par une simple prise de sang, le vétérinaire va devoir mettre en place un traitement corrigeant le déficit en hormone pancréatique. Il se compose de deux volets : un volet médical pur (les injections d'insuline) et un volet alimentaire, aussi important que le précédent. Il est impératif chez un animal diabétique de lui apporter un régime pauvre en glucides et en protéines mais riche en fibres. Ceci a pour but de limiter les apports en sucre et en graisse. Le dosage des différents composants étant dans ce cas assez difficile à réaliser en alimentation ménagère, il est fortement recommandé de recourir à l'alimentation industrielle. Des vétérinaires nutritionnistes ont en effet mis au point des aliments spécialement destinés aux animaux diabétiques permettant de leur offrir des rations de qualité constante et adaptées à leur pathologie.

L'animal diabétique doit être soumis à un suivi médical constant consistant entre autres à des dosages réguliers de la glycémie permettant de juger de l'effet du traitement et d'en affiner l'application.


Insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque chez le chien est un trouble grave. Heureusement, des traitements efficaces existent, permettant aux animaux affectés de mener une vie presque normale.

L'insuffisance cardiaque est caractérisée par un dysfonctionnement de la fonction cardiaque, soit due à une baisse générale de la performance du muscle cardiaque, soit suite à des modifications des valvules, soit due à des arythmies cardiaques. Si ce trouble touche particulièrement les sujets vieillissants, les chiens de tous âges peuvent en être victimes.

L'insuffisance cardiaque chez le chien démarre par une première phase asymptomatique, durant laquelle le cœur commence à fonctionner moins efficacement, mais compense cette défaillance en augmentant sa masse et la fréquence de ses battements.

La maladie évolue ensuite vers une deuxième phase décompensée. Le cœur ne parvient alors plus à s'autocorriger, et différents signes apparaissent en cas d'efforts intenses ou de stress :

  • Toux
  • Difficultés respiratoires (respiration accélérée, essoufflement)
  • Fatigue rapide
  • Chien qui semble chercher à cracher quelque chose, comme s'il s’étranglait

La phase sévère se caractérise par la manifestation nette des symptômes précédents, même au repos. Le cœur est si usé que le chien peut être victime d'une syncope, d'une crise cardiaque ou d'un œdème pulmonaire au moindre effort.

Les causes de l'insuffisance cardiaque sont diverses : défaut de fermeture des valves cardiaques, amincissement de la paroi des ventricules, hypertension artérielle... Une malformation congénitale peut être impliquée, tout comme des troubles acquis au cours de la vie du chien.Au stade asymptomatique, la maladie passe souvent inaperçue. C'est généralement à la deuxième phase qu'elle est mise en lumière, lors de l'apparition des premiers signes. Le vétérinaire va alors diagnostiquer la pathologie en auscultant l'animal à l'aide d'un stéthoscope, et en lui faisant passer des examens complémentaires (radiographie du thorax, échographie du cœur, électrocardiographie).

Dès que la maladie est détectée, les conditions de vie du chien doivent être adaptées pour limiter son activité cardiaque : les exercices violents et les sorties aux heures les plus chaudes sont notamment à proscrire. Il est important de passer à une alimentation thérapeutique pauvre en sel, et d'éviter l'obésité qui aggrave les symptômes. Ces mesures d'hygiène sont complétées par un traitement médicamenteux visant à améliorer le travail du cœur. Il s'agit dans la plupart des cas de comprimés à administrer quotidiennement au chien, pour le reste de sa vie. Mais cela améliore considérablement son état général et lui promet encore de belles années à vos côtés. Dans le cas particulier d'un jeune chien souffrant d'une malformation congénitale, le traitement est majoritairement d'ordre chirurgical. Le pronostic est malheureusement souvent réservé.

Certaines races sont-elles plus à risque ?
 Certaines races sont sujettes à des pathologies particulières pouvant entraîner l'insuffisance cardiaque. Ainsi, le cavalier King-Charles, le yorkshire, et le caniche sont plus spécialement concernés par la maladie valvulaire dégénérative, et le doberman, le boxer et le Terre-Neuve par la cardiomyopathie dilatée.


Insuffisance rénale

L'insuffisance rénale du chien peut être chronique ou aiguë. Le rein ne fonctionne plus normalement et ne parvient pas à éliminer les toxines de l'organisme.

L'insuffisance rénale aiguë peut survenir à tout âge alors que l'insuffisance chronique est plutôt présente chez le chien âgé. Dans tous les cas, le pronostic dépend de l'âge du chien, de la cause de l'insuffisance et de la rapidité de la mise en place d'un traitement par le vétérinaire.

Les symptômes de l'insuffisance rénale aiguë sont nombreux mais non caractéristiques : seule une prise de sang permettra d'établir le diagnostic. Votre chien est fatigué, il manque d'appétit et peut même refuser la nourriture. Il vomit, a la diarrhée, peut avoir des douleurs en urinant et même arrêter totalement l'émission des urines. Il a mauvaise haleine.

Les symptômes de l'insuffisance rénale chronique apparaissent surtout chez le chien âgé. Il se met à boire beaucoup et urine nettement plus fréquemment. Il peut vomir et présenter des signes de fatigue. Votre chien s'alimente de moins en moins et peut être déshydraté. Lorsque la maladie en est à ses débuts, les symptômes ne sont pas visibles. La partie du rein qui fonctionne arrive encore à compenser la défaillance de celle qui est touchée. Les symptômes sont surtout visibles à partir du moment où plus de 70 % du tissu rénal est détruit.

Pour établir un diagnostic, votre vétérinaire va procéder à un examen complet mais il va également faire une prise de sang. Cette dernière va permettre de doser un marqueur qui évalue l'efficacité du rein. Le vétérinaire peut compléter cet examen par une prise d'urines, une radiographie ou une échographie afin de déterminer la cause de l'insuffisance rénale.

Lorsque le chien souffre d'insuffisance rénale aiguë, le traitement passe par la mise en place d'une perfusion permettant d'éliminer les toxines présentes dans le sang. La prise de diurétique (selon les cas), de médicaments pour lutter contre les vomissements ou les autres symptômes est également possible. L'alimentation doit généralement être modifiée afin de ne pas surcharger le rein. Les apports en protéines et en phosphore doivent être limités. Si la cause de l'insuffisance rénale est établie, il faut aussi la traiter. Les conséquences dépendent de l'âge du chien et de la rapidité de l'intervention du traitement. Toutefois, les reins vont rester fragiles et il faudra mettre en place un suivi particulier.

Le traitement de l'insuffisance rénale chronique est plus délicat. Lorsqu'une partie des reins est détruite, elle l'est de manière irréversible. Mais le chien peut vivre plusieurs années dans de bonnes conditions grâce à un traitement adapté. L'alimentation devra être modifiée pour apporter moins de protéines et de phosphore. Votre vétérinaire doit le plus souvent perfuser le chien pour le réhydrater et éliminer les toxines tout en soutenant l'organisme.


Epilepsie

Les crises d’épilepsie chez le chien sont très impressionnantes. La crise dure de quelques secondes à plusieurs minutes. Souvent, elle est précédée par un temps pendant lequel le chien paraît perdu.

Le chien se cache ou divague sans but précis, puis il perd conscience, tombe sur le sol et montre des convulsions, des signes de pédalage ; souvent, il urine et défèque. Sa mâchoire claque et la salive s’écoule. Petit à petit, les convulsions diminuent d’intensité puis disparaissent, et le chien reprend un état tout à fait normal, presque comme si rien ne s’était passé. Parfois, il a l’air un peu hébété.

La crise se déclenche par une stimulation anormale d’une zone du cerveau. Les causes de crises sont nombreuses. Les inflammations de l’encéphale, ou encéphalites, peuvent être à l’origine de crises d’épilepsie. De la même manière, les tumeurs du cerveau peuvent être mises en cause. Certaines maladies générales stimulent le cerveau et déclenchent une crise.

Lorsqu’on ne peut pas déterminer une cause connue, on dit qu’il s’agit d’une épilepsie essentielle. L’épilepsie essentielle apparaît toujours avant l’âge de trois ans.

Les cas de crises d’épilepsie chez les chiens sont rares mais certaines races sont prédisposées. Les symptômes des crises sont toujours identiques et surviennent à intervalles précis.

Le virus de la rage et la maladie de Carré attaquent le système nerveux central, et peuvent être à l’origine de crises. Les ascaris peuvent se loger dans le cerveau et provoquer des crises. À la suite d’un traumatisme crânien, le chien peut présenter des crises, car les zones de cicatrisation cérébrale peuvent devenir le siège de déclenchement de crises. Un événement générateur de stress va favoriser le déclenchement de la crise ; par exemple, la visite chez le vétérinaire, la venue d’un nouvel animal...

À l’origine de ces symptômes impressionnants, on peut aussi trouver des troubles métaboliques : par exemple, une hypocalcémie (diminution du calcium dans le sang) – fréquente chez les chiennes allaitantes – ou une hypoglycémie (diminution du sucre dans le sang). On peut également trouver une insuffisance rénale, ou une pathologie du foie (encéphalopathie hépatique).

Lorsque le chien est présenté au vétérinaire, la crise est passée. Il faut donc que le propriétaire puisse rapporter au vétérinaire le plus d’informations possible sur la crise et son déclenchement : le chien a-t-il souvent des crises ? À quel âge a-t-il eu sa première crise ? Quel temps sépare deux crises ? …

Le vétérinaire effectue un examen complet du système nerveux, et envisage un examen sanguin, une radiographie du crâne, éventuellement un scanner, etc. Vous l’avez compris, les crises d’épilepsie ne sont pas simples à diagnostiquer et les causes sont nombreuses, parfois banales et sans gravité, parfois sérieuses et graves.

Pour traiter, il faut évidemment supprimer la cause que l’on aura identifiée. S’il s’agit d’épilepsie essentielle, le traitement ne sera mis en place que si la fréquence des crises est importante. On peut l’envisager à partir d’une crise par mois, et plus. Le traitement est assez lourd, puisqu’il faut administrer quotidiennement au chien des médicaments pendant toute sa vie. Il est possible d’apprendre à détecter le déclenchement d’une crise. Il faut alors parler au chien et le rassurer.

Il faut l’installer au calme et à l’obscurité, à l’abri de tout objet qui pourrait le blesser. On peut également agir pendant une crise en injectant par voie intramusculaire, intraveineuse ou rectale, des anticonvulsivants. Il vous faudra apprendre à vivre avec votre chien épileptique, qui peut avoir une vie normale en suivant un traitement.


 



11 votes. Moyenne 5.00 sur 5.