Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | L'EDUCATION

 

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Tous les chiens peuvent être dressés, mais pas de la même manière. Leur âge et leur caractère (souvent fonction de leur race) devraient ainsi apparaître comme des facteurs décisifs dans le choix d’une méthode de dressage.

Au maître de déterminer ce qu’ils convient le mieux pour son compagnon à quatre pattes… afin de partager un bout de chemin avec un animal équilibré, affectueux et obéissant.

Éduquer son chien : une étape importante

L’obéissance est primordiale : ce n’est pas seulement par besoin (celui du maître) qu’un chien doit être dressé, mais surtout par nécessité. La hiérarchie est naturelle (pour ne pas dire vitale) pour l’animal : il faut qu’il sache où se trouve sa place et qu’il comprenne que le maître, en tant que dominant, donne des ordres et se fait obéir.

Vouloir établir une relation d’égalité avec son chien n’aboutira qu’à un seul résultat : un animal au mieux ingérable, au pire agressif, voire dangereux. 

Pourquoi adapter son dressage ?

Parce que les chiens sont comme les humains : ils ont chacun leur petit caractère (un caractère qui fluctue en fonction de la race, mais aussi de l’âge). La méthode de dressage chien doit donc absolument être individualisée, afin de pouvoir s’adapter au comportement canin de l’animal (indispensable pour que le chien ne se braque pas).

Certes, certaines races apprendront plus rapidement que d’autres et avec bien plus de bonne volonté… Certes, il est plus facile d’éduquer son chiot que de modifier la mauvaise éducation de son chien âgé…

Mais au final, tous les chiens peuvent être dressés, pour peu qu’on prenne le temps de définir les qualités et traits comportementaux de chacun. Ce n’est pas la peine de faire de longues séances. Seulement 15 minutes suffisent. 

Comment éduquer son chiot ?

Le dressage de son chiot doit avoir lieu dès les premiers mois de sa naissance (l’idéal étant entre 2 et 5 mois). Pourquoi ? Tout simplement parce que le chiot entre dans une période d’adoration pour son maître (cette phase pourrait être comparée à celle de la petite enfance chez l’humain) : le dressage en sera donc facilité.

Attention cependant à ne pas tout gâcher, en lui inculquant de mauvaises habitudes, car à cet âge le chiot, une fois familiarisé avec son environnement et sa nouvelle famille, s’imprégnera de tout, du pire comme du meilleur ! La clé du succès : la confiance.

Le chiot doit apprendre à évoluer sans angoisse dans le monde qui l’entoure, et pour ce faire, la confiance qu’il vouera à son maître sera déterminante.

Le chien adolescent

L’adolescence canine débute vers le cinquième mois du chiot, pour finir vers sa troisième année. Phase d’apprentissage et de guidage, cette période est primordiale pour le chien, car c’est à ce moment qu’il va comprendre ce que le maître attend de lui, mais aussi qu’il doit faire les bons choix, en étant obéissant.

C’est aussi une phase de turbulences physiques (du neuvième mois jusqu’à sa première année), mentales et sociales (de sa puberté jusqu’à l’âge adulte). Le jeune chien doit ainsi apprendre que certains comportements, autrefois autorisés (comme les mordillements),ne le sont plus…

La bonne attitude : lui proposer une activité physique qu’il apprécie lorsqu’il se conduit bien.

Le chien adulte

Le maître et le chien forment maintenant une équipe, et fonctionnent en véritable binôme. Attaché à son maître, le chien est heureux d’accompagner celui-ci à chaque instant de sa vie : jogging, télé, jardinage… Le bonheur de partager un peu de temps ensemble, tout simplement !

Mais si le dressage de chiens porte maintenant ses fruits, il ne faut pas pour autant que le maître relâche ses efforts. Certes, l’apprentissage est achevé et le chien devenu adulte est éduqué… mais il faut qu’il le reste ! Et un chien sociable et bien élevé est un chien équilibré, qui bouge et se dépense.

Le chien âgé

Le chien entre dans sa période du troisième âge dès sa septième année. Ses besoins vont ainsi évoluer, selon sa constitution et sa race : il pourra se déplacer plus lentement, perdre ses sens l’un après l’autre, avoir, comme les humains, des problèmes de santé nécessitant un suivi médical…

Comme avec le jeune chiot, il faut savoir faire preuve de patience. Le chien âgé est beaucoup moins alerte et actif : moins enclin à faire les quatre cents coups et à désobéir (et pour cause !), il préférera un petit coin tranquille pour profiter de sa retraite bien méritée.

À chaque race son dressage

Si l’âge dressage chien est important pour correctement éduquer son animal de compagnie, sa race l’est également beaucoup, car si certaines ont tendance à faire preuve de zèle en matière d’apprentissage, d’autres au contraire rechignent plutôt à la tâche !

Chaque race de chien possède un caractère qui lui est propre, et donc un dressage qui lui correspond. Il est donc fortement conseillé de se renseigner avant de choisir une race plutôt qu’une autre… ou une méthode de dressage, si le chien est déjà à la maison.

Le caractère, l’âge, la race sont donc autant de critères à prendre en compte avant d’opter pour une méthode de dressage chien plutôt qu’une autre. Une contrainte nécessaire, car un chien qui apprend en étant respecté sera un chien équilibré.


 

Eduquer son Chien : les bases à lui apprendre

 

Éduquer son chien : Les bases à lui apprendre

Les règles pour réussir les apprentissages

Avant toute chose, il est important de rappeler quelques « règles » pour que les différents apprentissages que vous mettrez en place se passent au mieux :

  • Règle n°1 : vous devez être assidu, cohérent et régulier dans l’éducation de votre animal. Vous ne devez pas prendre cela à la légère car moins vous y mettrez de la bonne volonté maintenant, plus la suite sera compliquée et votre chien deviendra davantage une contrainte qu’un animal de compagnie agréable.
  • Règle n°2 : ne faites pas de leçons d’apprentissage trop longues, respectez le rythme d’apprentissage de votre chien et n’allez pas trop vite. J’ai toujours l’habitude de dire qu’avant d’en venir à l’apprentissage de la division, il faut obligatoirement passer par l’apprentissage de l’addition, celui de la soustraction ainsi que de la multiplication. Sachez que 5 ou 10 minutes par jour suffisent (si elles sont bien faites) à faire de votre chien un as de l’éducation.
  • Règle n°3 : l’apprentissage, c’est bien … mais il n’y a pas que ça ! Vous devez bien entendu toujours bien dépenser votre chien physiquement et olfactivement afin qu’il puisse « s’aérer l’esprit » après une séance de dépense mentale (à savoir l’apprentissage des différentes indications que vous aurez choisi).
  • Règle n°4 : il n’y a pas d’âge pour apprendre. Bien entendu, un chiot assimilera beaucoup plus vite les nouvelles indications (tout comme un enfant face à un adulte) mais sachez qu’un chien de n’importe quel âge peut encore apprendre. C’est bien évidemment plus long (et encore … pas toujours, cela varie selon les chiens, chacun est unique, et donc différent), mais il faut simplement adapter la technique d’apprentissage à chacun, et le résultat final sera le même.
  • Règle n°5 : de même, si vous avez un chiot : nul besoin d’attendre je ne sais quel âge pour commencer son éducation : le plus tôt sera le mieux (avec toujours le respect du rythme d’apprentissage bien entendu).
  • Règle n°6 : comprendre le fonctionnement du chien est indispensable pour lui apprendre des indications avec cohérence et justesse. Sachez que le chien est un animal opportuniste qui ira vers ce qui est agréable pour lui. Soyez donc conscient de cet aspect afin de renforcer toujours positivement les bons comportements de votre animal de sorte qu’il les reproduise ensuite.
  • Règle n°7 : soyez cohérent dans vos postures mais aussi dans vos mots. Utilisez toujours les mêmes gestes et les mêmes mots lorsque vous vous adressez à votre chien.
  • Règle n°8 : les séances d’apprentissage doivent se faire dans un endroit calme, sans trop de stimulations environnantes. Privilégiez ainsi des leçons en intérieur (votre salon par exemple) plutôt qu’en extérieur (sauf si c’est votre jardin et que votre chien le connaît par cœur).

L'apprentissage de base

L’indication du rappel

Cette indication est essentielle et est sûrement la plus simple à mettre en place avec un chiot : d’où l’intérêt de commencer l’éducation dès l’arrivée de votre chiot dans votre vie.

Pour que votre chien revienne lorsque vous lui demandez, il doit comprendre que revenir vers vous, lui procure quelque chose de très agréable. Nous l’avons vu, le chien est un animal opportuniste, il n’ira pas vers quelque chose de désagréable pour lui… De ce fait, si lorsque vous l’appelez il n’est pas récompensé ou pire, il est sanctionné (de ne pas être revenu assez vite par exemple), vous pouvez être certain qu’il ne reviendra jamais (ou très peu) lorsque vous lui demanderez.

Ainsi, à chaque fois que votre chien revient vers vous, félicitez-le très chaleureusement. Si vous êtes en balade, ne le rappelez pas uniquement pour le rattacher auquel cas il fera une mauvaise association et ne voudra plus revenir vers vous par la suite.

Si vous avez « peur » que votre chien ne revienne pas lorsque vous l’appelez, n’hésitez pas à utiliser une grande longe (10, 15 ou 20 mètres) afin de garder une sécurité.

L’indication du "assis"

C’est également une indication relativement simple à mettre en place car la position assise est naturelle chez le chien.

Vous pouvez d’ailleurs attendre que « naturellement » votre chien s’assied pour ensuite le récompenser. Au fil du temps, votre chien finira par faire l’association entre sa position et la récompense qui suit systématiquement.

Autrement, vous pouvez tout simplement lui apprendre en vous plaçant en face de lui avec une friandise que vous déplacez de sa truffe vers sa queue (sans lui donner). Votre chien aura le réflexe de suivre des yeux (ou plutôt de la truffe) la friandise et son arrière train se baissera automatiquement. Dès que votre chien s’est exécuté, félicitez-le comme il se doit et surtout : donnez-lui la friandise, mais attention : uniquement lorsqu’il s’est assis.

L’indication du "couché"

De même que pour le assis, on pourra profiter des positions naturelles du chien pour les renforcer positivement et ensuite mettre un « mot » sur l’action naturelle de votre toutou.

Mais encore une fois, il est possible en quelques minutes d’apprendre à un chien à se coucher en utilisant la même méthode que le assis, à savoir le leurre !

Placez votre chien en  position assise et ensuite, toujours avec une friandise dans les mains (ou son jouet préféré s’il n’est pas très gourmand), descendez doucement la friandise entre les pattes avant de votre animal. N’allez pas trop vite, placez bien la friandise au niveau de la truffe de votre chien afin qu’il la suive et finisse par se coucher pour ensuite l’obtenir. Ne placez pas non plus la friandise trop en avant, cela pourrait inciter votre chien à relever les fesses pour l’attraper.

L’indication du "pas bougé"

Cette indication est essentielle car elle apprend à votre chien à se contenir et à rester en position statique, ce qui peut, bien entendu, avoir certains avantages au quotidien.

Pour se faire, placez votre chien en assis ou en coucher et dites de manière très ferme « pas bougé ». Placez également votre main bien droite devant vous. Faites ensuite quelques pas en arrière puis revenez de suite vers votre chien en le récompensant s’il a bien exécuté l’indication. Si c’est trop difficile pour votre chien, facilitez l’exercice en diminuant soit la durée, soit la distance, soit les distractions environnantes.

L’indication « tu laisses »

Cette indication vous sera utile au quotidien car elle apprend à votre chien à renoncer à quelque chose pour ensuite se concentrer sur vous.

Pour se faire, il vous suffit de créer l’association suivante : tu laisses = friandise !

Au début, ne faites ni plus ni moins que dire à votre chien « tu laisses » et faire suivre ce mot par une friandise. Ne demandez rien d’autre à votre chien.

Ensuite, une fois que l’association est faite, « piégez » votre chien en mettant un jouet ou autre chose à côté de lui. Dès qu’il regarde dans la direction de l’objet en question, dites « tu laisses » et enchaînez avec une friandise si votre chien a bel et bien abandonné son idée d’aller vers le jouet pour vous regarder.

Si votre chien est tout de même attiré par l’objet c’est soit parce que le conditionnement n’est pas encore optimal (reprenez donc l’association classique du « tu laisses = friandise », soit parce que l’objet en question a une valeur trop importante pour votre chien et que vous avez été trop vite dans l’apprentissage. Reprenez donc l’exercice en le facilitant.

Nous n'insisterons jamais assez sur le fait que la "Friandise" n'est pas forcément une obligation... Sous peine que votre chien ne veuille vous obéir qu'à cette condition ! Le récompenser par des compliments et des caresses lui fera aussi très plaisir, il sera fier de lui, heureux de vous voir content, et cela renforcera votre complicité avec lui. 

 

Comment récompenser son chien ?

 

Comment récompenser son chien ?

Pour bien récompenser votre chien vous devez trouver la bonne récompense, respecter le bon timing et surtout adapter celle-ci selon le niveau d’obéissance de votre animal mais aussi de son caractère.

A quoi ça sert de récompenser son chien ?

La récompense permet à votre chien d’assimiler une action réalisée à quelques chose de positif et nous verrons juste après quelles sont ces « choses positives » que vous pouvez proposer à votre chien. Cette association positive permettra à votre animal de réitérer une action afin de pouvoir de nouveau accéder à ce qu’il désire (que ce soit une récompense verbale, une caresse ou une séance de jeu).

Récompenser son chien c’est donc le motiver à recommencer et c’est surtout renforcer un comportement que l’on souhaite voir réitéré par notre toutou.

Attention tout de même au bon timing des récompenses ainsi qu’à leur cohérence ! Concernant le timing, c’est très important car si vous ne récompensez pas au bon moment, vous risqueriez de récompenser et donc de renforcer un autre comportement que celui souhaité initialement. Et concernant la cohérence, il est évident que vous ne devez pas récompenser votre chien à tort et à travers et que les récompenses doivent être suffisamment « spéciales » pour leur apporter une certaine valeur.

De plus, les récompenses doivent être justes et adaptées à chaque situation. Par exemple, si votre chien sait parfaitement s’asseoir, vous n’allez pas le féliciter à chaque fois qu’il s’exécute. En revanche, si par exemple votre chien a beaucoup de mal à vous écouter lorsqu’il y a d’autres chiens et qu’un jour au parc, il est revenu vers vous du premier coup lorsque vous l’avez rappelé, alors là c'est la grosse fête et on récompense beaucoup beaucoup beaucoup pour montrer au chien que ce comportement précis est topissime.

Quelles récompenses pouvez-vous proposer à votre chien ?

La récompense verbale

Cette récompense est très certainement la plus utilisée au quotidien car elle permet une interaction plutôt spontanée avec l’animal. Néanmoins, lorsque l’on récompense son chien uniquement à la voix, il faut savoir jouer avec différentes intonations car si l’on dit à notre chien « c’est bien » de la même manière qu’on lui dirait « non »… Le chien ne comprendra tout simplement pas et ne se sentira pas particulièrement récompensé. Au contraire, cet échange ne le mettra pas à l’aise et son comportement pourrait à l’avenir être différent car n’oubliez pas que le chien est opportuniste et va vers ce qui est agréable pour lui. Si votre « c’est bien » n’est pas suffisamment agréable pour lui, il ne réitérera tout simplement pas le comportement qui lui a permis d’obtenir votre « c’est bien » si froid et neutre.

Pour les récompenses verbales, il ne faut donc pas avoir peur du ridicule, savoir exagérer les aiguës et avoir une intonation positive.

La récompense jeu

Récompense compliquée à mettre en place pendant un exercice mais tout à fait adaptée à la fin d’un exercice ayant demandé énormément de concentration à votre chien. Education et jeu sont difficiles à concilier, et le chien aura tendance à ne plus comprendre ce que vous attendez de lui... 

La récompense caresse

Attention avec la caresse, elle est très banale et pourtant elle n’est pas appréciée de tous. En effet, tout comme les humains, certains chiens ne sont pas tactiles et n’apprécient guère les « intrusions » dans leur bulle.

Il est de ce fait très important de savoir lire les signaux d’apaisement de votre chien lorsque vous le caressez. S’il se lèche la truffe de manière rapide et répétée, s’il baille ou s’il tourne la tête, cela veut dire qu’il n’aime pas vraiment votre geste et que manifestement la caresse n’est pas signe de récompense pour lui.

Dans ce cas, privilégiez plutôt la récompense verbale. 

Par ailleurs, n’oubliez jamais qu’une caresse « correcte » est une caresse demandée (main tendue vers la truffe du chien avant de passer à l’acte), et si le chien accepte le contact, veillez à caresser plutôt sur le coté ou sous le cou du chien (pas sur la tête).

La récompense friandise

La récompense friandise est souvent la plus efficace car pour nos chers amis opportunistes, c’est LA récompense par excellence qu’ils cherchent à obtenir.

Cependant, il se peut que votre chien ne soit pas gourmand ou qu’il n’ait tout simplement pas faim au moment de l’exercice. De plus, lorsque les chiens sont stressés ou ont trop chaud, ils n’ont souvent aucun appétit particulier. De ce fait, si vous misez toute l’éducation de votre chien sur l’apprentissage avec les friandises : vous risqueriez d’être bloqué.

A l'inverse, si votre chien est très gourmand, il n'acceptera plus aucun ordre et/ou exercice sans sa petite gâterie !

Elle doit être un dernier recours et ne pas être utilisée systématiquement...

La récompense d’obtenir

Nous l’avons vu, les chiens sont des animaux opportunistes qui iront aisément vers ce qui leur apporte quelque chose d’agréable. Et le simple fait d’obtenir ce qu’ils souhaitent est une forme de récompense en soi.

Un exemple très clair : votre chien aboie devant la porte pour sortir. Ce comportement ne vous plait pas particulièrement mais si vous ne lui ouvrez pas, il finira par faire ses besoins dans la maison. Si vous ouvrez la porte directement, vous le récompensez d’avoir aboyé en lui permettant d’accéder à ce qu’il désirait, à savoir sortir de la maison. De ce fait, vous lui avez appris qu’aboyer lui permettait de sortir = Mauvais apprentissage !

En revanche, si vous allez auprès de lui en lui demandant de s’asseoir (ou n’importe quelles indications qu’il connait déjà) et qu’il s’exécute, et que vous ouvrez a porte à ce moment là = Vous avez ainsi appris à votre chien que se calmer et obéir lui permettait d’accéder à ce qu’il désirait.

Ainsi vous l’aurez compris, les récompenses doivent être adaptées au caractère de votre chien, à votre façon de faire, votre vision de l’éducation et surtout elles doivent toujours être positives et aller dans le sens d’une éducation cohérente.

 

Comment punir son chien ?

 

Comment punir son chien ?

Comment punir son chien ? Telle est la question que l’on se pose aujourd’hui. Faut-il tout laisser passer ou tout réprimander ? Faut-il mettre le chien en position de soumission pour qu’il nous respecte ?

Pourquoi et quand punir son chien  ?

Tout d’abord, la première chose essentielle à savoir , c’est que le chien vit dans l’instant présent ! La règle numéro une à respecter en termes de sanction c’est le « pas vu, pas pris ». Si vous punissez votre chien après coup, lorsque la bêtise est déjà faite, votre chien ne comprend absolument pas pourquoi il est réprimandé. Sachez-le, si vous ne respectez pas cette règle du « pas vu, pas pris », vous enverrez à votre chien des messages incohérents et injustes.

Souvent, j’entends les maîtres me dirent : « Mon chien sait très bien quand il a fait une bêtise car il se cache et va dans son panier la queue entre les pattes lorsque je rentre à la maison ». FAUX ! Votre chien ne sait absolument pas qu’il a fait une bêtise, mais en revanche, il sait que vous le grondez systématiquement lorsque vous rentrez chez vous. Il anticipe donc votre réaction et a un comportement de peur envers vous. Vous voulez vraiment que votre chien vous craigne ?

Une sanction cohérente

A titre personnel, il est très rare que mes chiens fassent des bêtises lors de mes absences mais il arrive parfois que je laisse le placard de la poubelle ouvert et bien entendu mes toutous se font un malin plaisir de tout sortir pour se servir. C’est tout a fait normal, c’est comme si vous laissiez un enfant dans un parc d’attraction en lui interdisant de faire les manèges, c’est horrible n’est-ce pas ? Et bien pour mes chiens c’est pareil : la tentation est trop grande ! N’oublions pas que le sens premier développé chez le chien est son odorat et forcément, dans une poubelle, il y a de quoi faire !

Lorsque je rentre, mes chiens ne savent pas qu’ils ont fait une bêtise, ils sont plutôt tout content de me voir car ils ne me craignent pas et cela parce que je n’ai jamais eu de réaction de colère ou d’énervement à mon retour.

Si vous réprimandez votre chien lorsque vous revenez chez vous, il assimilera simplement la chose suivante : mon maitre revient = punition ! Et non pas : j’ai fait une bêtise il y a 1 heure = punition.

De plus, j’ajouterai que le fait que votre chien ait fait une bêtise en votre absence (monter sur la canapé, vider la poubelle, manger vos chaussons,…) ne remet absolument pas en cause votre autorité et votre relation avec lui. Rappelez-vous : seul ce qui est vu a de l’importance.

En revanche, le punir de manière incohérente et injuste peut nuire à votre relation. Votre chien aura peur de vous et ce n’est vraiment pas ce que l’on souhaite bien évidemment.

Une punition, une réprimande, une sanction doit donc être cohérente, vous l’aurez compris. Mais elle doit également être brève, une punition de plus de 15 minutes n’a aucun sens et ne signifie plus rien pour le chien car il aura tout simplement oublié pourquoi il est puni.

Bien entendu, je le précise, mais cela me semble complètement évidement : la sanction physique, la soumission au sol, les coups de pied ou n’importe quelle autre punition physique sont traumatisantes, douloureuses bien entendu et humiliantes pour votre chien. C’est à proscrire absolument et cela n’a aucune réelle efficacité. De plus, une telle attitude peut engendrer une crainte de l’humain ou pire, une agressivité de la part de votre chien et donc une possible morsure.

Le « Non »

C’est humain, c’est un réflexe que chacun d’entre nous a : on dit « non » lorsque notre chien ne fait pas ce que l’on veut de lui. Or, on utilise tellement le « non » pour tout et n’importe quoi qu’il n’a plus aucune réelle signification pour le chien. Alors, employez le à bon escient, lorsque vous prenez le chiot ou le chien sur le fait, en adoptant un ton sec, accompagné d'un claquement de main. 

Privilégier l'indication et l'accompagnement

En éducation, et dans la vie en général, il est toujours préférable et utile de savoir ce que l’on veut faire plutôt que savoir ce que l’on ne veut pas faire.

De ce fait, on privilégiera l’indication et l’accompagnement vers ce que l’on souhaite que notre chien fasse plutôt qu’être dans une attitude punitive et coercitive de manière constance.

C’est d’ailleurs souvent que je reprends les gens avec qui je discute des problèmes qu’ils rencontrent. Ils me disent toujours : « je ne veux pas que mon chien me saute dessus », « je ne veux pas que mon aboie dans le jardin », etc. Et si l’on tournait la phrase autrement ? « je souhaiterais que mon chien soit calme quand je rentre ou quand il est dans le jardin ». Demandez-vous toujours ce que vous attendez de votre chien, cela vous servira de base pour commencer un travail d’éducation sur les points que vous voulez améliorer.

N’oubliez pas que la punition doit rester exceptionnelle. Si votre chien n’est pas comme vous le souhaitez, demandez-vous tout d’abord pourquoi il agit ainsi. Dans la majorité des cas, c’est notre attitude qui influe sur le comportement du chien. Vous devez donc vous remettre en question avant de sanctionner votre chien.

Gardez toujours à l’esprit qu’il est indispensable de trouver la cause du problème plutôt que le « résoudre » par le biais d’une sanction qui au final, soyons d’accord : ne résout rien du tout.

De plus, il faut toujours respecter son chien. S’il n’arrive pas à faire un exercice, facilitez-le plutôt que de vous acharner. Parfois il suffit de revoir ses critères et être moins exigeant avec son chien. Ne rendez pas l’éducation désagréable pour votre toutou. Je pense notamment à l’éducation des chiots, je conseille toujours d’ignorer les mauvais comportements et récompenser les bons. Cela est bien plus efficace et constructif.

Bien entendu, dans certains cas, la fermeté est de mise pour régler un problème. Mais on jouera davantage sur la frustration du chien, sur le fait qu’il n’obtient rien avec son comportement actuel. On le guide et on l’accompagne vers le comportement souhaité et là, s’il agit en conséquence, il obtient une récompense, que ce soit une friandise, une caresse ou une séance de jeu.

Je pars personnellement du principe que si une technique, une méthode, une manière de faire, ne fonctionne pas, il faut en changer. Ce principe me sert au quotidien dans la vie et je le transpose à l’éducation de mes chiens. Peut-être telle ou telle technique ne vous convient pas, peut-être ne convient-elle pas à votre chien ? Pas de problème ! Il ne faut pas que les séances d’éducation soient toujours synonyme de cris et sanctions car vous ne prendrez aucun plaisir et vous dégouterez votre chien de l’éducation et il finira par ne plus vous écouter.

Pour finir, je dirais que dans la plupart des cas (hors problèmes d’agressivité ou comportements dangereux bien entendu), la meilleure punition reste l’ignorance. Votre chien sera bien plus réceptif à cette attitude plutôt que la violence verbale ou physique. Mais attention : soyez vigilant à toujours récompenser votre chien lorsqu’il adopte le bon comportement. Cohérence ! Justice ! N’oubliez pas !

 

Comment être un bon maître ?

 

Comment être un bon maître ?

C’est tout à fait naturel de se demander si l’on est réellement un bon maître ? Est-ce que l’on fait tout ce qui est possible pour rendre son chien heureux ou si l’on ne fait pas de grosse erreur pouvant impacter l’équilibre de notre cher toutou.​

Que votre chien ait un caractère fort ou non, il est toujours important de mettre en place, dès son arrivée, des règles de vie. Cela peut paraître trop strict et pas suffisamment en adéquation avec la vraie nature du chien, mais c’est faux ! Prenons l’exemple de notre société : des règles de savoir vivre et de citoyenneté sont indispensables à une cohabitation harmonieuse et respectueuse de chacun individu.

Il ne s’agit pas ici de dominance, comme beaucoup pourrait l’imaginer. Il s’agit de proposer au chien un accompagnement pour éviter qu’il ne prenne n’importe quelle initiative. L’ensemble de ces règles, qui, vous le verrez, ne sont absolument pas basées sur une quelconque soumission du chien, permettent une cohérence dans le quotidien du chien.

L'alimentation de votre chien

  • Votre chien doit manger seul et en maximum 15 minutes (vous pouvez aller jusqu’à 30 minutes pour un chiot).
  • Au bout de ces 15 minutes, retirez la gamelle, qu’elle soit terminée ou non. Ne vous inquiétez pas votre chien ne se laissera pas mourir de faim, il mangera plus vite le lendemain.
  • Ne lui laissez surtout pas sa gamelle en libre service. La nourriture en libre service pose deux problèmes majeurs : tout d’abord, si votre chien mange un peu toute la journée, il est donc constamment en période de digestion ce qui n’est bien entendu pas à privilégier. D’autre part, d’un point de vue comportemental, ce n’est pas quelque chose de correct de laisser le chien manger à chaque fois qu’il en a envie. Vous devez être à l’initiative de cette ressource pour votre chien.
  • Lorsque vous êtes à table, préférez que votre chien soit à minimum à 2 mètres de la table afin qu’il ne prenne pas l’habitude de quémander lorsque vous mangez.
  • Bien entendu, ne donnez jamais rien à manger à votre chien lorsque vous êtes à table. Que ce soit pour sa santé ou pour son comportement, cela n’est pas acceptable.
  • Beaucoup de personnes, dès l’arrivée du chiot (ou du chien adulte) à la maison veulent faire ce fameux « test de la gamelle » pour voir si leur chien est agressif. Erreur ! Remuez votre main dans sa gamelle voire, pire, lui retirer sa gamelle ne fera qu’augmenter sa réactivité lors de la présence de quelqu'un pendant son repas. Mais … ne serait-ce pas exactement le contraire que l’on souhaite en faisant ce test ? Et bien si, mais souvent, c’est ce fameux test (mal fait) qui engendre des problèmes lors de la prise du repas de votre chien. Préférez alors rajouter des croquettes ou des friandises dans sa gamelle lorsqu’il mange pour qu’il assimile votre présence à quelque chose de positif.
  • Mais d’ailleurs, n’avons nous pas dit précédemment que le chien devait manger seul de préférence ? Et oui, laissez le tranquille pendant ce moment très important pour lui. Vous voudriez que l’on vous regarde manger, que l’on vous prenne votre nourriture ? Non ? Et bien n’infligez pas cela à votre toutou !

L’espace de votre chien à la maison

  • Proposez lui un panier confortable, pour qu’il ne soit pas trop tenté de préférez le confort des coussins du canapé !
  • Placez son panier dans un endroit où il ne pourra pas « surveiller » les allées et venues de tous les membres de la famille, c’est à dire pas à coté d’une porte, sous l’escalier ou carrément au milieu du salon.
  • Placez plutôt le panier dans un endroit calme de votre salon, où il n’y a pas trop de passage. N’oubliez pas que votre chien va dans son panier pour être tranquille, il ne faut pas qu’il soit dérangé régulièrement lorsqu’il y est sinon il trouvera un autre endroit (votre lit par exemple).
  • Ne jamais aller voir et/ou caresser un chien qui est couché dans son panier. Comme je vous l’ai dit précédemment : le chien y va pour être tranquille, il ne faut donc pas le déranger. C’est d’ailleurs une règle à prioriser lorsque l’on a des enfants ! Et oui, ils veulent souvent caresser le chien sans cesse mais il lui faut, à lui aussi, des moments de détente et de calme.
  • Si votre chien est dans le passage, ne l’enjambez pas, demandez lui de se pousser.
  • Réglementez l’accès du canapé (et du lit si votre chien a le droit d’aller dans les chambres) pour éviter qu’il ne prenne l’initiative d’y monter quand il le souhaite. Je pense toujours aux risques lorsqu’il y a des enfants en bas âge au sein du foyer. Et oui, s’ils sont en train de manger un gâteau sur le canapé, le chien, pensant que le canapé est également « sa place », va s’approprier tout ce qui est sur le canapé, et donc les gâteaux des enfants en font partie. C’est évidement un comportement très gênant et à éviter.
  • Je vous conseille enfin d’interdire certaines zones de la maison, souvent les propriétaires que je rencontre interdisent l’accès à un étage s’il y a ou l’accès aux chambres par exemple. Cela permet au chien de ne pas vous suivre partout et de réussir à gérer votre absence (même si vous êtes encore un peu présent). Et oui ! J’en ai souvent parlé, mais l’apprentissage de la solitude commence lors de votre présence à la maison !

La gestion des contacts

  • Soyez à l’initiative de tous les contacts de votre chien, que ce soit des caresses ou des séances de jeux. Ignorez-le lorsqu’il vient réclamer une attention et appelez-le pour qu’il vienne à vous lorsqu’il est passé à autre chose.
  • Ne tolérez aucune tentative de chevauchement de la part de votre chien sur votre jambe ou même sur un objet.

Le respect de ses besoins que j’appelle ses besoins sociaux

  • Proposez à votre chien des rencontres régulières avec ses congénères.
  • Promenez votre chien tous les jours minimum 30 minutes par jour, d'autant plus si vous vivez en appartement.

Maintenant que vous avez instauré toutes les bonnes habitudes à prendre à la maison, notons qu’être un bon maitre c’est aussi avoir une attitude cohérente.

La cohérence doit être présente de la part de tous les membres de la famille mais aussi de la part de toutes les personnes qui sont en contact avec votre chien de manière régulière. Tout le monde doit jouer le jeu afin de ne pas laisser l’incohérence prendre le dessus dans la tête de votre toutou.

Quand je parle de cohérence, je parle de la cohérence de votre attitude, de vos intonations lorsque vous vous adressez à votre chien.

Par exemple, appelez un chien pour qu’il vienne à vous de manière très stricte, très ferme, me parait tout à fait incohérent. Dites-vous que votre chien aura le choix entre continuer ce qu’il est en train de faire dans son coin tranquillement et revenir vers vous… Si vous êtes trop autoritaire et trop fermé, cela ne donnera absolument pas envie à votre chien de venir vers vous. Adoptez plutôt une position d’appel au jeu : accroupissez-vous, tapez sur vos jambes et appelez de la manière la plus positive possible. Et oui, parfois on parait complètement ridicule, mais après tout, on s’en fiche n’est-ce pas ?

Je parle aussi de cohérence quant à la gestion des contacts que vous avez avec votre chien.

Je prends un exemple que j’observe et constate au quotidien : on accepte volontiers que notre chien nous saute dessus pour nous dire bonjour, on le caresse lorsqu’il le fait et même parfois cela déclenche une super séance de jeu ! En revanche, le lendemain, petit chien a été se rouler dans une bête crevée ou dans une mare remplie de vase et là, lorsqu’il veut nous faire la fête, on le gronde, on est pas content et on le punit ! Que comprend votre chien à ce moment là ? Et bien il ne comprend rien du tout, vous devenez pour lui un être non fiable et en qui il n’a aucune confiance. Dommage non ?

L’éducation d’un chien est un moyen de rendre la cohabitation entre l’Humain et le Chien harmonieuse. Dans une majorité des cas, les problèmes comportementaux sont engendrés par un dysfonctionnement de l’environnement. S’occuper d’un chien demande de la rigueur, de la constance et de la cohérence. Il est donc de votre devoir et de votre responsabilité de répondre à ses besoins, mais surtout, de lui permettre de vivre sa vie de chien !

 


Ecole du Chiot

 

L'Ecole du chiot

Avant toute chose, il est utile de préciser que le terme « école du chiot® » est une marque déposée par son créateur, l’éthologue Joseph Ortega afin de protéger son concept et de ne pas dénaturer ses méthodes de travail.

Un centre d’éducation canine ou un éducateur canin professionnel ne peuvent donc pas légalement proposer ce service à leurs adhérents/clients en le nommant « école du chiot® » sans remplir les conditions prévues par l’auteur de la méthode. Parmi ces conditions, il est prévu qu’au moins un moniteur/éducateur de la structure qui propose une « école du chiot® » soit formé à la méthode conçue par son créateur.

Cela dit, de nombreuses structures s’en sont inspirées et la proposent aujourd’hui à leurs adhérents/clients sans posséder officiellement l’agrément de l’inventeur de la méthode. Ainsi, pour désigner toutes ces structures, nous parlerons plutôt de « récré des chiots » que d’école du chiot® dans la suite de cet article.

La récré des chiots : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La récré des chiots est un service proposé par des clubs d’éducation canine ou des éducateurs canins professionnels au cours duquel le jeune animal est mis en contact avec des autres chiens de toutes tailles, de toutes races, de tous âges et de sexes différents.

Sous des aspects ludiques où le chiot aura l’opportunité de jouer et d’interagir avec ces autres chiens, le but est d’enseigner au chiot la communication intra-spécifique, c’est-à-dire la communication avec ses congénères, au sein de sa propre espèce. Au contact de ses congénères, le chiot apprendra à bien se comporter, à communiquer ses intentions pacifiques, à éviter un conflit ou à transmettre son état émotionnel inconfortable. En d’autres termes, la récré des chiots doit permettre au chiot de continuer à apprendre les codes propres à son espèce (cet apprentissage ayant été initié par sa mère) et d’apprendre à être capable de stopper un de ses comportements « indélicats », sous peine d’être « recadré » par un de ces congénères.

Fréquenter une recré des chiots s’inscrit donc pleinement dans une démarche de socialisation de son chiot vis-à-vis de ses congénères. Cela lui permettra notamment de ne pas avoir peur des autres chiens dans sa vie future et de savoir « se tenir » en présence d’un de ses congénères en n’étant ni agressif, ni « harceleur » à son encontre.

La récré des chiots est donc un enseignement extrêmement enrichissant pour votre chiot…à la seule condition de bien choisir sa structure d’accueil. A défaut, fréquenter une récré des chiots pourrait bien s’avérer contre-productif voire dévastateur sur le comportement à venir de votre animal.

Une récré des chiots encadrée

La « récré des chiots » est donc très utile pour le chiot…lorsqu’elle est organisée correctement.  Pour ce faire, il est indispensable que les chiots évoluent en la présence d’au moins un chien adulte régulateur (et, idéalement de plusieurs chiens en fonction du nombre de chiots à encadrer) ET d’un éducateur canin compétent pour encadrer les séances.

Le chien régulateur est un chien adulte bien éduqué et bien équilibré dont le « travail » sera d’enseigner la communication intra-spécifique aux chiots. Ainsi, ce chien régulateur intervient pour faire cesser fermement mais de façon pacifique toutes les « impolitesses » du chiot envers lui, les montées en excitation, les brutalités, les morsures trop appuyées ou bien encore les séquences de jeu qui n’en finissent plus…Il permet ainsi d’apaiser et de discipliner les plus jeunes et de rétablir l’ordre au sein du groupe de chiens en enseignant aux chiots qu’il y a des limites à ne pas franchir. Il permet aussi d’éviter que certains chiots, plus forts que d’autres, ne fassent la loi en tyrannisant les plus faibles et, qu’une fois adultes, deviennent intolérants à toute forme de frustration. A l’inverse, il permet également que les chiots les plus timides ne se fassent harceler par les autres, au risque de les rendre craintifs vis-à-vis de leurs congénères à l’âge adulte voire anxieux.

En effet, il est important d’habituer le chiot à diverses stimulations pendant ses premiers mois de vie mais il est tout aussi important que ces expériences soient toujours positives pour qu’elles aient l’effet escompté sur son comportement d’adulte.

L’éducateur canin doit quant à lui bien connaître les codes intraspécifiques du chien et doit savoir différencier un comportement canin normal d’un comportement anormal pour intervenir si toutefois il en détecte un au cours de la séance.

Pour résumer, vous l’aurez compris, la récré du chiot doit certes être un moment ludique pour le chiot mais ne doit pas être qu’une « cour de maternelle » sans surveillance où tous les garnements évoluent sans qu’aucun adulte, chien et éducateur, n’intervienne jamais pour les apaiser ou les discipliner.

Une récré qui accepte les très jeunes chiots

Un chiot peut être accueilli dans une recré du chiot à partir de ses 2 mois et, généralement, jusqu’à ses 6 mois. Mais, en pratique, certaines structures se refusent d’accueillir les chiots avant que leur vaccination antirabique ne soit effectuée, laquelle ne peut pas se faire avant les 3 mois de l’animal. C’est dommage car la meilleure période pour socialiser un chiot se situe entre ses 1 et 3 mois, une période où le chiot est très curieux et où il est important de l’habituer à diverses stimulations sociales afin qu’il les considèrent comme « banales » à l’âge adulte. Au-delà de ses 3 mois, le chiot pourra se montrer un peu plus réticent aux rencontres.

De préférence, il faut alors privilégier les structures qui accueillent les chiots dès leurs 2 mois.

Une récré qui vous enseigne les bases de l’éducation de votre chiot

Privilégiez également les structures qui, en plus de proposer ce temps « récréatif » à votre chiot, vous accompagneront dans l’éducation de votre chiot. Une partie de la séance doit idéalement être consacrée à l’enseignement des indications de base et au décryptage du comportement de votre chien afin de vous donner les clés pour mieux le comprendre et mieux interagir avec votre chien afin d’établir avec lui, la plus belle des relations. Eh oui, à l"école du chiot®, il n'y a pas que le chiot qui doit apprendre de nouvelles choses.

 

Educateur Canin

 

Educateur canin

Ceux qui ont fait appel à un éducateur canin parlent du comportement de leur chien qui s’est amélioré et d’une relation maître et chien qui a évolué. Comment un éducateur de chien peut-il permettre tout cela ?

Les problèmes pour lesquels l’éducateur de chien est sollicité

Le chien est un animal domestique mais d’abord un animal, qui fait partie intégrante de la vie quotidienne de millions de personnes en France. Hors, cette vie quotidienne impose de nombreuses contraintes et a de nombreuses conséquences sur nos comportements avec les animaux domestiques.

S’il existe bel et bien des chiens plus difficiles que d’autres, à cause, notamment, de passés tourmentés ou d’une séparation d’avec la mère effectuée alors qu’ils n’étaient pas sevrés, bien souvent l’éducateur canin est consulté pour des problèmes d’éducation liées au manque de connaissance du comportement canin.

Loin de la nature désormais et de nos instincts primitifs, nous sommes nombreux à éduquer nos chiens avec des principes similaires à ceux de l’éducation de nos enfants. Également, nombreux sont ceux qui vivent seuls avec leur chien (personnes âgées, célibataires, divorcés…) et qui reportent tellement d’affection sur leur compagnon, qu’ils rendent son éducation quasiment impossible, et ce, bien malgré eux.

Les horaires de travail parfois difficiles et les voisins qui se plaignent des aboiements, le manque de temps et la fatigue, le stress et aussi l’envie de bien faire sans avoir aucune base : tout cela crée des problèmes de comportement chez les chiens ; des problèmes pour lesquels on fait appel à un éducateur de chien.

Le travail de l’éducateur canin

Contrairement au maître, l’éducateur canin, même si les chiens sont sa passion, n’a pas cette approche remplie d’un amour parfois mal communiqué au chien. Il a, en outre, des connaissances approfondies sur le comportement canin. Il sait ce que le maître peut faire pour obtenir ce qu’il veut de son chien et c’est qu’il va lui apprendre.

L’éducateur de chien va donc être un intermédiaire pour que deux langages complètement différents parviennent à se comprendre. Il n’enseignera pas au maître, les bases du comportement canin ou de l’éducation canine : il mettra en place une méthode d’éducation quasiment infaillible pour que chaque maître puisse corriger les mauvais comportements, mauvaises habitudes et toutes sortes de problèmes qui sont propres à son animal.

Qu’il s’agisse d’un chiot ou d’un jeune chien ou bien d’un chien plus âgé, il est en principe impossible qu’un éducateur canin professionnel n’obtienne pas de résultats.

 

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