Elevage familial de Bichons Maltais et de Chiens Chinois à Crête | MALADIES PARASITAIRES ET VIRALES

 

Puces chez le chien elevage du bois foucher bichons et chiens chinois

 

Maladies infectieuses et parasitaires : de quoi parle-t-on ?

Qu’est-ce qu’une maladie infectieuse ?

Une maladie infectieuse est une maladie causée par l’introduction et la prolifération d’agents infectieux ou microbes dans l’organisme du chien. Ces microbes peuvent être des bactéries, des virus ou des champignons microscopiques.

Qu’est-ce qu’une maladie parasitaire ?

Une maladie parasitaire est, comme son nom l’indique, une maladie causée par l’infestation de l’organisme du chien par des parasites, des êtres vivants qui vivent aux dépens du chien et qui peut lui occasionner des troubles graves.

Le chien peut être infesté par différents types de parasites : les parasites externes (ou ectoparasites) et les parasites internes (ou endoparasites).


 

La Toux du chenil

 

La Toux du chenil

Comme son nom l’indique, la Toux du chenil est essentiellement rencontrée dans les structures où les chiens vivent en collectivité. Egalement connue sous le nom de trachéobronchite infectieuse, elle est extrêmement contagieuse et fait l’objet d’un vaccin préventif obligatoire si le chien est appelé à être placé dans un chenil ou tout autre établissement en réunissant d’autres.

Les symptômes vont d'une toux persistante bénigne à des signes graves de trachéo-bronchite. Parmi les principaux symptômes on distingue :

  • Une toux rauque et sèche facile à repérer
  • La fièvre
  • La fatigue
  • L'écoulement des yeux et du nez
  • Conjonctivite (œil rouge)
  • Des éternuements
  • Des régurgitations ou petits vomissements
  • Un manque d'appétit causé par une douleur à la gorge

Lorsque l'infection est légère, la mobilité et l'appétit du chien ne sont généralement pas affectés. Si ces symptômes sont constatés, c'est signe que la maladie est déjà bien installée.

Si votre chien tousse, manque d'énergie et n'a pas mangé depuis 24 heures, il est probablement atteint de toux de chenil. Il est impératif de consulter rapidement un vétérinaire. Si la pathologie n'est pas traitée à temps, la toux devient grasse et peut dégénérer en pneumonie qui peut s'avérer mortelle.

Le traitement est généralement long et difficile au moyen d'antitussifs qui aideront à faire disparaître les symptômes et d'antibiotiques pour enrayer et éliminer l'infection bactérienne. Il peut être associé au traitement antitussif des anti-inflammatoires et un traitement par aérosothérapie. L'animal doit être ensuite isolé pour éviter la contamination avec ses congénères.La zone douloureuse au niveau de la gorge peut faire perdre au chien son appétit. Il est cependant important qu'il se nourrisse pour accélérer la guérison. Pour stimuler son odorat, réchauffez très légèrement son repas.La diffusion d'huiles essentielles de thym ou d'eucalyptus dans l'atmosphère contribuera au bien-être du chien.

Le repos est un autre facteur de guérison. La toux de chenil fatigue l'animal qui doit être installé dans un endroit calme loin de toute source d'humidité qui entretient la maladie.Après traitement, les symptômes disparaissent en général au bout de 2 à 4 semaines. Les animaux peuvent malgré cela rester contagieux pendant une période de 4 mois après disparition des symptômes pouvant ainsi être source insidieuse de contagion.

 

La Maladie de Carré

 

La maladie de Carré

La maladie de Carré est une affection virale très contagieuse et le plus souvent mortelle. Elle atteint essentiellement tous les canidés, mais peut également affecter d'autres animaux comme le furet. Bien que les jeunes soient les plus sensibles, elle peut contrairement à une idée largement répandue frapper les chiens de tous âges.

Elle fait l’objet d’un vaccin préventif dès l’âge de 3 mois et doit être renouvelée tous les ans.

Le virus contaminant tous les organes (respiratoire, digestif, cutané, oculaire, nerveux), les symptômes sont extrêmement variés, complexes et de ce fait peu caractéristiques de la maladie.

Après une période d'incubation de 3 à 7 jours, une forte fièvre apparaît accompagnée d'une perte d'appétit, d'un fort abattement et d'écoulements nasaux et oculaires. Après 24 à 48 heures, les écoulements deviennent purulents et des petites pustules prurigineuses (qui démangent) apparaissent sur la peau notamment sur l'abdomen. Peuvent survenir également des symptômes respiratoires (toux, bronchite, trachéo-bronchite...), des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées), des symptômes oculaires (écoulements purulents, conjonctivite, kératite) ou des symptômes nerveux (tremblements, épilepsie, paralysie).

La maladie est mortelle. On peut constater quelques cas rares de guérison, mais les chiens qui en bénéficient portent toujours des séquelles plus ou moins importants dont la localisation dépend des organes ayant été envahis par le virus.

Les traitements sont malheureusement généralement inefficaces et ne visent qu'à limiter au maximum l'impact des symptômes et à éviter les éventuelles complications infectieuses. Les chiens qui ont la chance d'en réchapper sont ceux qui ont manifesté une forme bénigne de la maladie. Ils gardent néanmoins très souvent des séquelles plus ou moins importantes localisées le plus souvent au niveau du système nerveux.

 

La Parvovirose

 

La Parvovirose 

La parvovirose est comme son nom l’indique une maladie canine due à des parvovirus. Il s’agit de virus extrêmement résistants aux désinfectants usuels qui causent des gastro-entérites hémorragiques très graves pouvant conduire à la mort des chiens infectés. La maladie est particulièrement dangereuse pour les chiots et chez les chiens non vaccinés.

Parvovirose du chien : causes et mode de contamination

La parvovirose est une maladie causée par, le parvovirus canin de type 2 aussi appelé Canine ParvoVirus 2 ou CPV 2.

Ce virus est disséminé dans le milieu extérieur par les excréments d’un chien infecté et peut y résister jusqu’à plusieurs mois si les conditions climatiques sont favorables à sa survie.

La transmission de la maladie se fait par voie orale : par léchage des selles ou des vomissures d’un animal malade ou au contact d’objets contaminés par le virus. Il s'agit donc d'une maladie extrêmement contagieuse, notamment chez les chiens qui vivent en collectivités (chenils, refuges, élevages, animaleries, exposition, etc).

Le virus se dissémine alors dans l’organisme de l’animal par voie lymphatique puis va se loger dans les cellules épithéliales digestives et de la moelle osseuse. Il provoque alors une destruction des cellules intestinales et des cellules présentes dans la moelle osseuse empêchant la production des globules blancs, des cellules immunitaires qui permettent de lutter contre les infections.

Lorsque le virus contamine de très jeunes chiots, il peut aussi venir se loger dans le cœur et provoquer une myocardite (inflammation du muscle cardiaque).

Quels sont les symptômes ?

Une fois le chien infecté, le virus se réplique rapidement et gagne tout l’organisme en seulement 4 à 7 jours.

Il va causer une forte fièvre (>40°C), une perte d’appétit et un très fort abattement. Il est aussi à l’origine de l’apparition de symptômes gastro-intestinaux tels que des diarrhées et des vomissements hémorragiques qui ne feront qu’accentuer l’affaiblissement de l’animal atteint de parvovirose et qui seront à l’origine d’une importante déshydratation du chien.

Les signes sont généralement plus marqués chez le chiot que chez le chien adulte.

La maladie se solde bien se solde par le décès rapide de l’animal dans 10 à 20% des cas, voire davantage chez les races sensibles.

Quel traitement ?

Il n’existe aucun traitement spécifique contre la parvovirose. Le vétérinaire s’attachera seulement à traiter les symptômes de l’infection et à soutenir les fonctions vitales de l’animal. Ce dernier aura besoin de soins intensifs et d’une hospitalisation au cours de laquelle le vétérinaire va s’attacher à :

  • réhydrater l’animal, bien souvent en état de déshydratation à cause des diarrhées et des vomissements à répétition. La perte d’appétit, les symptômes gastro intestinaux épuisent rapidement les réserves de l’organisme si bien que le chien se retrouve en hypoglycémie (taux de sucre anormalement bas dans le sang) et en déficit d’oligo-éléments comme le sodium, de potassium et de chlore. Bien souvent, le vétérinaire devra donc perfuser l’animal à l’aide de fluides et de glucose pour corriger les pertes digestives, les troubles électrolytiques et les hypoglycémies.
  • administrer des médicaments anti-émétiques (pour l’empêcher de vomir) ainsi que des pansements intestinaux pour soulager les muqueuses digestives mises à mal par l’infection virale.
  • mettre en place un traitement antibiotique lorsque d’autres infections viennent compliquer la maladie.

Prévenir la parvovirose grâce à la vaccination

Afin de se prémunir de la maladie, il existe un vaccin efficace. Il peut se faire à partir des 6-8 semaines du chiot avec un rappel toutes les 3-4 semaines jusqu’à l’âge de 16 semaines. Le protocole de vaccination nécessite généralement un rappel annuel.

La période qui se situe entre la 8ème semaine et la 12ème semaine du chiot est vraiment la plus critique car le chiot n’est plus protégé efficacement par les anticorps de la mère mais ces derniers inhibent le vaccin jusqu’à la 12ème semaine. La prudence est donc plus que jamais de mise pour garder votre petit compagnon en pleine forme !

En attendant sa vaccination, c’est le principe de précaution qui s’applique : il faut éviter de le mettre en contact avec des chiens non vaccinés potentiellement malades - surtout entre sa 8ème et sa 12ème semaine - et désinfecter tous les objets souillés par des excréments à l’eau de Javel, le seul désinfectant vraiment efficace contre le virus.

 

L'Hépatite de Rubarth

 

L'hépatite de Rubarth

Encore appelée "hépatite virale" ou "hépatite contagieuse canine", l'hépatite de Rubarth est une maladie très contagieuse, systématiquement mortelle, mais heureusement assez rare car elle atteint en priorité les tous jeunes chiots non vaccinés et n'est observée qu'exceptionnellement chez l'adulte.

Comme son nom l'indique, cette maladie s'attaque au foie ce qui explique les symptômes constatés. Après une incubation de quelques jours, la maladie peut prendre trois formes :

  • Une forme suraiguë foudroyante concernant essentiellement les chiots de moins d'un an. Elle provoque une forte fièvre, des vomissements de sang, des diarrhées hémorragiques, puis rapidement un état de choc et enfin la mort en 48 heures maximum ;
  • Une forme aiguë, la plus fréquente. Elle débute par de la fièvre, un abattement et une perte de l'appétit. Elle se poursuit par un accroissement de volume des ganglions, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une uvéite (inflammation oculaire) et un ictère (jaunisse). Après 8 à 10 jours, la maladie peut évoluer soit vers la guérison, soit vers la mort après une phase de coma ;
  • Une forme subaiguë dont les symptômes sont identiques à ceux de la phase aiguë mais en moins graves. L'animal guérit spontanément après 24 à 48 heures.

Il existe une forme masquée de la maladie, l'animal ne présentant quasiment pas de symptômes mais est néanmoins contagieux.

L'hépatite de Rubarth est provoquée par un adénovirus assez résistant dans le milieu extérieur. La transmission peut se faire par contact direct entre un chien malade et un chien sain, ou par l'intermédiaire d'objets souillés par de l'urine d'animal infecté. Les parasites externes tels les puces ou les poux ont également été incriminés dans la transmission de cette maladie.

Il n'existe pas de traitement spécifique à la maladie et seule la lutte contre les symptômes est envisageable. Celle-ci se fera à base d'anti-vomitifs, d'anti-diarrhéiques, de médicaments hépatiques et de collyres. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour assurer une réhydratation par perfusions.

Il existe un vaccin efficace ⇔ contre l'hépatite de Rubarth. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.

 

La Leptospirose

 

La leptospirose

La leptospirose est une maladie redoutable d'origine bactérienne qui, pour se transmettre, nécessite l'intervention d'un rongeur et notamment le rat. C'est une maladie transmissible à l'homme qui a dans le passé fait payer aux égoutiers un tribut non négligeable.

Provoquée par la bactérie Leptospira interrogans, cette maladie conduit le chien à vomir du sang, à émettre des selles noires et à uriner très peu, voire pas du tout par moments.

Une fois dans le sang, la bactérie se multiplie et gagne de nombreux organes dont principalement le foie, la rate et le cerveau. Ceci explique la multiplicité des symptômes observés. Après une période d'incubation de quelques jours, de la fièvre apparaît accompagnée de douleurs musculaires et de maux de tête. Viennent ensuite les atteintes viscérales revêtant essentiellement trois formes. Le chien peut n'en présenter qu'une, deux ou les trois en même temps :

  • Une hépatite avec ictère (jaunisse), vomissements, diarrhée parfois hémorragique, troubles de la coagulation. Le décès est généralement rapide ;
  • Une insuffisance rénale avec une augmentation de la soif et de la quantité d'urine émise, cette dernière diminuant ensuite pour devenir quasiment nulle. Le décès survient plus tardivement que dans la phase précédente ;
  • Une gastro-entérite hémorragique avec des vomissements sanguinolents et des diarrhées hémorragiques.

Il existe une forme suraiguë entraînant le décès du malade en quelques heures.

Le traitement est à base d'antibiotiques et de médications destinées à limiter l'impact des symptômes (réhydratation, diurétiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques...). Néanmoins, compte tenu de la répartition quasiment générale de la bactérie, le résultat est assez aléatoire et le pronostic très sombre. Dans la majorité des cas, le décès de l'animal malade est la seule issue.

Un vaccin annuel permet de prévenir cette maladie.

 

La Rage

 

La rage

La rage est une maladie virale commune à tous les mammifères et toujours mortelle une fois déclarée. Le fait que cette maladie soit transmissible à l'homme (on parle de zoonose) a entraîné une législation stricte concernant notamment la vaccination et le transit des carnivores domestiques

La rage fait l’objet d’un vaccin obligatoire  à renouveler chaque année, dans certaines régions de France et à l'étranger.

Si vous emmenez votre chien en vacances, certains hôtels, gîtes, campings, l'exigent.

Si vous le mettez en pension ou en chenil, il le sera également.

Les principaux symptômes de cette maladie sont aisément reconnaissables chez le chien : celui-ci a de la fièvre, les pupilles dilatées, est pris d’hypersalivation (salivation excessive) et peut afficher un changement radical de comportement, prenant souvent la forme d’une crainte excessive ou d’une grande agressivité.

Les symptômes constatés sont expliqués par le fait que le germe responsable de la maladie s'attaque au cerveau. Après une incubation de quelques jours à un mois, la maladie peut prendre deux formes chez le chien :

La forme paralytique débute comme son nom l'indique par une paralysie du train arrière, des mâchoires et du pharynx. Il ne peut pas mordre, ne peut pas aboyer et salive beaucoup car il ne peut plus avaler. La mort survient 2 à 3 jours après le début des symptômes ;

La forme furieuse débute par des modifications du comportement d'ampleur progressive. L'animal est triste, ne semble bien nul part, se pose et se relève aussitôt... Viennent ensuite de violentes démangeaisons incessantes accompagnées de phénomènes hallucinatoires et d'aboiements ou de hurlements. Dans une dernière phase, le chien s'attaque à tout ce qui lui passe près des dents et mord n'importe quoi et n'importe qui sans raison. Cette forme se termine par la forme paralytique décrite ci-dessus. La mort survient 4 à 5 jours après le début des symptômes.

Aucun traitement n'existe une fois la maladie déclarée et la rage est alors systématiquement mortelle. L'accent doit de ce fait être mis en priorité sur la prévention. C'est la raison pour laquelle la législation antirabique est draconienne non seulement en ce qui concerne la vaccination mais également vis à vis de la surveillance des animaux mordeurs.

 

La Leshmaniose

 

La leishmaniose

La leishmaniose canine est une maladie parasitaire chronique grave. Elle est due à un parasite microscopique appelé leishmanie (Leishmania infantum), également responsable de la leishmaniose humaine. Chez l’Homme comme chez le chien, une fois déclarée, elle peut être fatale en l’absence de traitement. Selon des données récentes (2011), la prévalence nationale moyenne de la leishmaniose canine est de 4,1 cas pour 1 000, soit environ 40 000 cas de chiens malades chaque année en France. Mais c’est 5 fois plus de chiens qui sont infectés et qui risquent de déclencher la maladie.

La leishmaniose est essentiellement transmise au chien et à l’Homme lors de la piqûre d’un « moucheron » bossu et jaunâtre de quelques millimètres, appelé phlébotome. Cet insecte, voisin du moustique, se nourrit surtout en fin de journée et en début de nuit, à des températures minimales de 18-22°C. 

En France, elle est principalement localisée dans les régions au climat méditerranéen, des Pyrénées-Orientales jusqu’à la Côte d’Azur et la Corse, en passant par les Cévennes et la Provence. La maladie est en progression avec une extension vers le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et le Nord.

Tous les chiens infectés ne développent pas la maladie. L’incubation peut être longue, de plusieurs mois à plusieurs années. Dans sa forme classique, les principaux signes cliniques sont :

  • Signes généraux : abattement, amaigrissement ;
  • Signes cutanés : perte de poils, pellicules ;
  • Gonflement des ganglions ;
  • Atteinte de la truffe, allongement anormal des griffes.

Le traitement de la leishmaniose canine est long, difficile et plus ou moins bien toléré. Généralement il permet juste de contrôler les signes cliniques mais pas de guérir le chien en le débarrassant totalement du parasite. Dans ces conditions, on voit que la prévention de la leishmaniose est essentielle.

Les mesures suivantes contribuent à prévenir l’infection du chien, en limitant l’exposition aux piqûres des phlébotomes :

  • Traiter le chien avec un insecticide à action répulsive sur les phlébotomes est le seul moyen efficace pour protéger son animal de la piqûre et ainsi du risque d’infection leishmanienne. Actuellement, seules les molécules de la famille des pyréthroïdes (ex. perméthrine, deltaméthrine) présentent ces propriétés.
  • Garder le chien à l’intérieur dès le crépuscule et la nuit, pendant la saison à risque.

Il est particulièrement recommandé de traiter :

  • Tout chien non infecté, exposé dans les zones à risque ;
  • Tout chien infecté malade ou infecté cliniquement sain, afin de limiter son rôle de source pour les phlébotomes ;
  • Pendant toute la période d’activité des phlébotomes.

Il est aussi conseillé de vacciner contre la leishmaniose canine tout chien :

  • vivant dans les zones à risque,
  • effectuant des séjours réguliers ou durables dans la zone concernée, et au moins 28 jours avant le départ
  • âgé de plus de 6 mois,
  • non infecté. Cela implique un test de détection du parasite.

La vaccination n’empêche pas l’infection, mais elle permet de:

  • freiner le parasite suite à l’infection par le phlébotome,
  • réduire le risque de déclencher la maladie, si l’animal est infecté.

Deux vaccins contre la leishmaniose canine existent en France avec une ou trois injections en première année, et d’un rappel annuel par la suite. La vaccination ne remplace jamais le traitement insecticide, mais s’utilise toujours en complément d’une lutte insecticide bien menée. Demandez conseil à votre vétérinaire.

 

La Piroplasmose

 

La piroplasmose

Forte fièvre, grosse fatigueperte d’appétit et urines de couleur foncée peuvent laisser suspecter l’atteinte du chien par la piroplasmose.

Cette maladie transmise par les tiques est traitée via divers vaccins et l’administration d’antibiotiques.

La maladie débute par une forte fièvre et un grand abattement. Le foie étant atteint, des vomissements apparaissent, parfois accompagnés de diarrhée. Une anémie s'installe progressivement. Le signe caractéristique est un changement de couleurs des urines. Elles deviennent orangés, puis marron clair et enfin marron foncé presque noir.

Sans un traitement rapide, la mort est inéluctable bien que quelques rares cas de forme chronique ont pu être constatés.

Soigné à temps, le malade a pratiquement 100 % de chances de guérir. Néanmoins, le foie gardant très souvent des séquelles de la maladie, toute nouvelle infection par le piroplasme est un peu plus difficile à soigner que la précédente et des piroplasmoses répétées se traduisent en général par le décès rapide de l'animal.

Il existe un vaccin contre la piroplasmose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.

Cette vaccination ne protège pas à 100 % mais néanmoins elle réduit considérablement les risques de contamination surtout chez les animaux qui n'ont jamais contracté la maladie.

 


La Giardiose

 

La Giardiose

Le chien se contamine en avalant des kystes de Giardia situés dans son environnement (eau contaminée, léchage du sol, ingestion d’excréments, contact avec d’autres animaux…). Il suffit d’une dizaine de kystes de Giardia pour parasiter un chien

Généralement, les symptômes s’observent chez les chiots et les chiens de moins de 2 ans en bonne santé, ainsi que chez les chiens âgés, faibles ou malades.

Dans ce cas, on constate les symptômes suivants :

  • Des selles plus volumineuses ;
  • Des diarrhées chroniques ;
  • Des selles molles, sans forme, de couleur terne et luisantes en surface ;
  • La présence de matières grasses de l’alimentation dans les selles (stéatorrhée) ;
  • Un appétit plus important, car le chien absorbe mal ses aliments ;
  • Un amaigrissement malgré l’appétit décuplé, car le parasite ingurgite les nutriments, les vitamines et minéraux nécessaires à la bonne santé du chien ;
  • Un pelage qui pousse de manière irrégulière chez le jeune chien.

Cette maladie est transmissible à l'homme. 

La giardiose se traite avec des médicaments antiprotozoaires prescrits par un vétérinaire. Il faut cependant savoir qu’aucun médicament n’a actuellement d’autorisation de mise sur le marché pour cette indication chez le chien et qu’aucun médicament n’est efficace à 100%.

Compte tenu de cela et du grand risque de ré-infestation du chien, il est donc parfois nécessaire de renouveler le traitement régulièrement pendant quelques mois car la giardiose peut récidiver.

Le traitement médical devra s’accompagner d’un shampooing du chien en début et en fin de traitement afin d’éliminer le maximum de kystes infestants de son pelage.

Tous les animaux de la maison, même s’ils ne présentent aucun symptômes, devront être traités également.

Le vétérinaire pourra compléter le traitement par la prescription de probiotiques visant à rétablir la flore intestinale et à calmer la diarrhée. Sachez cependant que le parasite irrite la muqueuse intestinale et détruit les villosités de cellules de l'intestin et qu'il faudra un certain temps pour que celles ci se régénèrent.

Pour éviter la ré-infestation de l’animal par les nombreux kystes présents dans le milieu extérieur, il vous faudra donc associer aux traitements médicamenteux  des mesures d’hygiène draconiennes pendant toute la durée du traitement :

  • les gamelles d’eau et de nourriture devront être placées en hauteur (pour éviter une contamination fécale). Elles devront être quotidiennement nettoyées à l’aide de détergent, rincées à l’eau bouillante, puis désinfectées avec des désinfectants à base d’ ammoniums quaternaires (produits de la marque Sanytol® par exemple). N’oubliez pas de rincer à l’eau claire après la désinfection !

A savoir !

L’eau de Javel est inefficace sur les kystes de Giardia

  • Les cages, caisses, paniers et jouets devront être nettoyés selon le même protocole que les gamelles,
  • Les sols devront être désinfectés quotidiennement avec des ammoniums quaternaires ou par un nettoyage à la vapeur chaude,
  • Les coussins, couvertures et autres textiles de votre chien devront être changés et lavés en machine quotidiennement avec un désinfectant du linge,

Nettoyez également vos sols à l’aide de produits désinfectants et soignez le pelage de votre chien qui peut également être vecteur de kystes. Enfin, pensez à vous laver les mains après avoir caressé votre chien ou manipulé ses affaires.

 

La maladie de Lyme

 

La maladie de Lyme

Le chien peut être affecté par la maladie de Lyme, tout comme l'homme et de nombreuses autres espèces animales. Cette infection transmise par la tique est présente sur l'ensemble du territoire français. Lorsque la tique "mord" le chien, il faut quarante-huit heures de contact en moyenne pour qu'il y ait contamination.

L'un des problèmes avec la maladie de Lyme, c'est que le chien ne présente pas forcément de symptômes et qu'il peut même guérir spontanément lorsque la maladie en est à son premier stade. Parfois, les symptômes apparaissent plusieurs mois après la morsure de la tique.

Le chien atteint peut avoir de la fièvre, être fatigué et même apathique. Il a des douleurs musculaires et articulaires plus ou moins intenses. Les articulations peuvent être chaudes et gonflées et le chien aura du mal à se déplacer. Les symptômes peuvent se manifester par des crises qui durent quelques jours avant de diminuer.

Lorsque la maladie de Lyme en est arrivée aux deuxième et troisième stades, les problèmes sont nettement plus graves et l'on peut être confronté à des troubles cardiaques ou du système nerveux, à des lésions cutanées.

Le diagnostic est assez difficile à établir. Il faut prendre en considération le mode de vie du chien. Celui qui se promène beaucoup dans les champs et les bois a plus de risques d'avoir été mordu par une tique. L'observation des symptômes fait partie du diagnostic, mais elle doit être complétée par des examens complémentaires, comme une ponction articulaire et/ou la recherche d'anticorps par des analyses sanguines. Les signes extérieurs n'étant pas forcément évidents, il faut réaliser un examen rapproché et des analyses sanguines. Une réponse rapide au traitement antibiotique confirme le diagnostic.

Le traitement de la maladie de Lyme doit débuter le plus tôt possible. Il sera à base d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. Ces derniers permettent de soulager les douleurs articulaires. Le chien restera porteur de la bactérie durant plusieurs mois, même après la fin du traitement. Il doit rester au repos, au chaud et au sec durant les périodes de douleurs. Les antibiotiques sont prescrits durant trois à quatre semaines et permettent d'améliorer très rapidement les signes cliniques.

Si elle n'est pas traitée rapidement, la maladie de Lyme peut avoir des conséquences très graves : troubles cardiaques, troubles du système nerveux central ou maladies rénales mortelles. Même avec un traitement antibiotique, le chien n'est pas débarrassé immédiatement de la bactérie. Il restera porteur et peut souffrir de crises d'arthrite. Il faudra continuer à le traiter contre les tiques pour éviter qu'il ne contamine d'autres tiques, qui pourraient aller mordre d'autres chiens et les contaminer à leur tour.

Peut-on prévenir la maladie de Lyme ?

Il faut surveiller activement la présence de tiques après chaque promenade. Si vous retirez la tique dans les trente-six à quarante-huit heures après sa fixation, vous aurez moins de risque qu'elle transmette la maladie. Les antiparasitaires externes sont à utiliser régulièrement. De plus, il existe un vaccin ⇔ avec rappel annuel qui permet de limiter les risques chez les sujets les plus exposés et dans les régions les plus touchées.

 

Le Tétanos du chien

 

Le tétanos du chien

Le tétanos du chien est le même que chez l'homme : une bactérie entre dans le corps du chien après une morsure ou une blessure et s'attaque au système nerveux de l'animal. Il s'agit d'une infection très grave et douloureuse qui, si elle n'est pas prise à temps, peut être mortelle.

Il se caractérise par un affaiblissement rapide de l'animal et des contractures de la face qui donnent une impression de « rire sardonique ». A mesure que la maladie s'amplifie, la température augmente et la respiration devient rare. Comment reconnaître la présence du tétanos ? Comment le soigner ?

Une morsure, une plaie par perforation (clou), des lésions dentaires sont autant de portes d'entrée pour la bactérie du tétanos. Chez le chien, le tétanos se caractérise par plusieurs symptômes. Tout d'abord, le chien est en proie à des spasmes musculaires qui lui font perdre de la force, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus tenir sur ses pattes. Ensuite, ce sont les muscles de la face qui se contractent, tirant les lèvres en arrière et dilatant les narines. Le chien ne peut plus ouvrir la bouche, s'abreuver ni manger. Il a de plus en plus de mal à supporter le moindre bruit et la moindre lumière. Peu à peu, la température corporelle augmente, jusqu'à atteindre 42 °C, et la respiration de l'animal se fait de plus en plus superficielle. Les symptômes n'apparaissent pas tout de suite après l'infection. Les premiers signes de présence de la bactérie interviennent en général entre trois et dix-huit jours après l'infection, mais ce délai peut être de plusieurs semaines.

Vient alors la question du diagnostic de la maladie. Celui-ci ne peut être réalisé qu'après l'étude de signes cliniques et de l'historique de la blessure. En effet, il n'existe aucun test pouvant prouver la présence du tétanos dans l'organisme de l'animal. On peut toutefois mesurer le taux d'anticorps présents dans le sang, mais ce test n'est pas utilisé dans le cadre de soins cliniques. Le diagnostic le plus sûr est celui qui intervient après une observation de quelques jours, voire quelques semaines, des spasmes musculaires.

Le chien est plus résistant que l'homme à la bactérie du tétanos. Ainsi, prise à temps, la maladie peut être soignée et le chien guéri. Dans un premier temps, il est nécessaire de veiller à ce que le chien soit tenu au calme. Concernant les traitements, un curetage des plaies et des injections de pénicilline seront prescrits. Pour calmer les spasmes musculaires, on a recours à des tranquillisants. En plus des antibiotiques, un sérum antitétanique peut être utilisé, mais cela dépend des cas, car son emploi est controversé. En effet, son administration peut provoquer un choc anaphylactique fatal. Des sédatifs peuvent être employés pour soulager l'hypersensibilité du chien aux bruits et à la lumière.Si la maladie est déjà bien installée, il faudra aussi lutter contre les difficultés respiratoires. On mettra alors le chien sous ventilation assistée. Il faut compter plusieurs jours voire plusieurs semaines pour que le chien soit complètement guéri.

Le pronostic est bon si la maladie est découverte et localisée à ses débuts. En revanche, si le chien est atteint d'un tétanos généralisé, le pronostic est faible: les chances de guérison n'excèdent guère 50 %, et s'il s'en sort, le chien peut en porter les séquelles à vie. Quelquefois, des complications surviennent. Le chien peut être atteint de paralysie, d'hypertension, d'arythmie cardiaque, d'escarres importantes, de pneumonie et il peut même mourir d'une asphyxie due à la paralysie des muscles respiratoires.

Pratiquer les soins sur un chien malade :
 s'occuper d'un chien atteint du tétanos est assez long et coûteux. Si vous décidez de poursuivre les soins chez vous si son état le permet, il vous faut veiller à un certain nombre de choses. D'abord, le chien doit être mis au calme dans une pièce sombre. Le lieu du couchage doit être changé régulièrement, le chien changé de position souvent, pour éviter les escarres, et il vous faut faire la vidange de la vessie. Pour soulager le chien, vous pouvez aussi lui faire des massages musculaires. Il vous faudra beaucoup de patience, mais votre compagnon le mérite.

 

La Gale des oreilles

 

La gale des oreilles

Douloureuse et contagieuse, la gale auriculaire est à traiter dès les premiers symptômes !

Description et développement

Le parasite Otodectes cynotis appartient à la famille des Psoroptidae et habite les canaux auriculaires des animaux mangeurs de viande. C'est l'acarien de la gale le plus commun chez ces animaux.

L'acarien Otodectes cynotis se développe en environ 3 semaines, passant d'un œuf au stade larvaire, puis à deux stades nymphaux, le proto- et deutonymph, puis devient un acarien adulte. L'intégralité du développement des acariens a lieu dans le conduit auditif externe du chien. Les acariens femelles collent leurs œufs sur la peau du conduit auditif. Tous les stades de développement de l'acarien se nourrissent du liquide tissulaire et des cellules cutanées du chien. Les acariens adultes ont une durée de vie d'environ 2 mois. Ils se transmettent par contact direct avec des animaux infestés, généralement de mères infectées à leurs chiots ou de chiot à chiot. Les acariens peuvent également parfois être transmis par le cérumen et les croûtes de l'oreille lorsque le chien se secoue. Les animaux adultes sont moins fréquemment touchés.

L'Otodectes cynotis est présent dans le monde entier et n'est pas spécifique de l'hôte, ce qui signifie qu'il peut également être transféré d'une espèce à l'autre, par exemple du chat au chien. L'acarien de l'oreille est particulièrement fréquent dans les endroits où de nombreux animaux vivent ensemble, comme les refuges pour animaux, les élevages ou les fermes.

Symptômes d'infection par les acariens de l'oreille

Les acariens causent une irritation de la peau et des réactions inflammatoires dans l'oreille du chien en mangeant, en se déplaçant et en perçant la peau. Ils provoquent une accumulation de cérumen, de sécrétions inflammatoires, de composants sanguins et d'excrétions d'acariens, qui a un aspect brun-noir et friable semblable au café, dans le conduit auditif. Une infection par la gale des oreilles entraine typiquement de fortes démangeaisons chez le chien. Il se gratte alors les oreilles et secouent constamment la tête.

L'oreille interne peut être très rouge et gonflée, et le chien se cause parfois des blessures en se grattant. Les démangeaisons peuvent également s'étendre à d'autres parties de la tête, comme les joues. Souvent, mais pas systématiquement, les deux oreilles du chien sont affectées par les acariens. Dans de rares cas, l'Otodectes cynotis peut également se trouver sur d'autres parties du corps, comme le front et le dos. Cela peut entraîner une dermatite, qui ressemble à une réaction allergique.

Diagnostic 

Une première indication de la présence d'acariens de l'oreille sont les miettes brun foncé ou noires semblable à du café dans le conduit auditif du chien. Il est souvent facile de voir les acariens se déplacer en éclairant l'intérieur de l'oreille. Pour un diagnostic fiable des acariens de l'oreille, cependant, un frottis de cette masse friable doit être effectué. Les œufs ou les acariens peuvent alors être recherchés au microscope. Si la réaction inflammatoire est très prononcée et que des bactéries s'y sont ajoutées, les parasites ne peuvent parfois plus être détectés.

Traitement 

En raison du risque élevé d'infection et de transmission, le traitement du chien malade et de tous les animaux sensibles de la maison est recommandé. Le vétérinaire peut vous proposer différents traitements contre la gale des oreilles du chien.  Des traitements non-insecticides de l'oreille peuvent également fonctionner, mais ils seront plus longs à faire effet. Avant le traitement, le conduit auditif doit toujours être examiné attentivement et il faut vérifier si le tympan est intact. Le conduit auditif doit également être débarrassé des dépôts ressemblant à du marc de café par des moyens appropriés. Selon le type de traitement, il peut être nécessaire de le répéter plusieurs fois afin de tuer tous les stades de développement des acariens.

Prévention 

Une infestation d'Otodectes cynotis chez le chien peut être évitée par un traitement médicamenteux contenant des principes actifs acaricides. Les antiparasitaires à usage topique et les médicaments sous forme de comprimés sont particulièrement adaptés à cet usage. Il faut également éviter le contact avec des animaux infectés.

Le Stronghold, pipette intradermique que nous appliquons à nos chiots et nos chiens, à l'avantage de traiter contre les tiques, les puces, la gale, et de vermifuger. Disponible uniquement chez votre vétérinaire, dosage en fonction du poids.


 

Autres formes de la Gale

La gale sarcoptique

L’acarien en cause est le Sarcoptes scabiei. Le chien souffre de très fortes démangeaisons. Il a des plaques rouges sur lesquelles on peut voir des boutons et des croûtes. Elles se localisent au niveau du contour des yeux, des coudes, le ventre. Il est important d’intervenir le plus tôt possible pour éviter que ces lésions ne se propagent.

La gale démodécique ou la démodécie

L’acarien en cause est le dermodex canis. Cette gale peut être localisée : on observe quelques lésions sous forme de boutons et parfois une dépilation (alopécie) sur la tête et les membres antérieurs. Ce sont principalement les chiots, âgés de moins d'un an qui en souffrent. En effet, l’acarien peut être transmis par la mère. Cette gale n’est pas grave et peut dans certains cas se guérir sans aucune traitement.

Elle peut être aussi généralisée : le chien a plus de cinq lésions. La gale démodécique généralisée est rare mais est la plus grave de toutes les gales.

Le traitement

Tous les objets ayant été en contact avec votre chien doivent être nettoyés. Votre maison aura aussi besoin d’un grand nettoyage.

 

  • Pour la gale sarcoptique : un traitement par pipettes sera préconisé ainsi que des lotions et des bains acaricides. On pourra aussi lui prescrire des comprimés. Le traitement peut durer de 15 à 30 jours.
  • Pour la gale démodécique : dans le cas d’une gale démodécique localisée, c’est votre vétérinaire qui déterminera s’il faut administrer un traitement ou pas puisque cette maladie se guérit d’elle même dans 80% des cas.

Dans le cas d’une démodécie généralisée, la forme plus grave de la gale, un traitement acaricide ainsi qu’un traitement antibactérien sont prescrits à l’animal.

Chaque semaine, le vétérinaire fera des prélèvements pour voir l’évolution de la guérison qui peut être longue selon les sujets : de trois semaines à plusieurs mois.
 

La Teigne

 

La Teigne

Qu’est-ce que la teigne ?

La teigne est le nom courant que l’on donne à la dermatophytose (ou dermatophytie), une maladie de peau causée par des champignons microscopiques susceptibles de parasiter la peau des chiens. Ces champignons vivent et se reproduisent en partie sur le chien où ils se nourrissent de kératine et vivent sur tous les éléments qui en contiennent comme les squames (petites « pellicules » de peau morte), les poils mais aussi les griffes. Leur cycle de reproduction les rend capables de survivre et de se développer dans l’environnement si ce dernier contient de la kératine sous forme de poils morts ou de squames.

Ces champignons microscopiques et filamenteux appartiennent à différentes espèces dont Microsporum canisMicrosporum gypseum ou bien encore Trichophyton mentagrophytes qui peuvent non seulement parasiter le chien mais aussi des animaux d’autres espèces ou même l’Homme.

Le mode de transmission de la teigne par le contact avec un animal porteur, sain ou malade, du champignon ou à partir du milieu extérieur en fait par ailleurs une maladie extrêmement contagieuse pour l’Homme et pour les autres animaux (chiens, chats, cochons d’Inde, lapins…).

Quels sont les symptômes de la teigne ?

Les spores du champignon forment des filaments qui pénètrent dans le follicule pileux du chien puis se développent dans le poil jusqu’à le parasiter complètement. Lorsque toute la kératine du poil a été consommée par le champignon, le poil tombe et le champignon se propage aux autres poils. Ce mode de développement explique les symptômes observés sur un animal atteint de teigne : des pertes de poil circulaires qui évoluent du centre vers l’extérieur.

Sauf cas rares ou particuliers, les lésions de la teigne ne provoquent pas de démangeaisons chez le chien mais on y observe généralement des squames (pellicules) et des croûtes. On les retrouve le plus souvent sur la tête, les pattes et au niveau des griffes de l’animal.

Quand le poil repousse, à partir du centre d’une lésion alors que d’autres dépilations apparaissent ailleurs, le pelage de l’animal peut apparaitre comme « mité ».

Une forme particulière et plus rare de teigne peut aussi se manifester par la présence de « kérion » : il s’agit de lésions inflammatoires saillantes, rouges et très prurigineuses (ça démange !). Ces kérions apparaissent généralement sur la tête, au bout du museau, au-dessus des yeux ou entre la truffe et les yeux lors de teigne à Trichophyton mentagrophytes.

La teigne se déclare souvent les animaux chez qui la peau est déjà lésée ou malade en cas d’inflammation, de séborrhée ou de fragilité immunitaire.

Notez bien

Tous les chiens porteurs des champignons de la teigne n’expriment pas les symptômes de la maladie. On les appelle des porteurs sains. Si eux ne sont pas malades, ils peuvent tout à fait contaminer d’autres animaux ou l’Homme.

Comment se soigne la teigne ?

Chez un animal en bonne santé, la teigne peut guérir spontanément, sans qu’il ne faille la traiter. Cependant, il est tout de même fortement conseiller de traiter l’animal malade pour éviter qu’il ne contamine l’Homme ou les autres animaux qui partagent son foyer ou qu’elle ne devienne chronique chez les animaux immunodéprimés.

Le traitement du chien repose sur l’administration ou l’application de médicaments antifongiques destinés à « tuer » le champignon.  Chez le chien, ces traitements se présentent sous forme de poudre orale, de shampooing ou de comprimés. Le traitement est généralement long, de l’ordre de 4 à 6 semaines en moyenne.

En parallèle, il faudra prendre soin de bien nettoyer et désinfecter son domicile pour éliminer débris de poils et squames qui peuvent faire persister le champignon dans l’environnement et recontaminer le chien. Il est donc nécessaire de nettoyer et de désinfecter régulièrement tous les objets et les surfaces qui sont en contact direct avec votre chien à l’aide d’eau de Javel et, également de passer régulièrement l’aspirateur.

Il faudra également éviter tout contact direct avec l’animal atteint de la teigne pendant toute la durée de son traitement et jusqu’à sa guérison et utiliser des gants pour le manipuler.

 

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